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GAME France : Des premières boutiques au dépôt de bilan
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Les boutiques de jeux vidéo ont-elles encore un avenir ?
« Je crois fondamentalement qu'il y a un avenir pour les boutiques. Vous savez, on m'a annoncé tellement souvent la mort du marché depuis que je travaille dans les jeux vidéo que si j'avais écouté toutes les rumeurs, il y a longtemps que j'aurais mis la clé sous la porte. A un moment donné, le piratage faisait peur à tout le monde, aujourd'hui c'est la dématérialisation. Avec mon positionnement sur l'occasion et le reconditionnement, je ne suis pas inquiet. Je vois des clients très attachés au support physique, et pas seulement des trentenaires ou des quadras mais aussi des jeunes. Je pense que parvenu à un certain niveau de dématérialisation, on va assister à un mouvement de balancier. Séduit dans un premier temps par les avantages de la dématérialisation, le grand public va peu à peu se rendre compte de ses nombreux inconvénients et va revenir en partie au jeu en boîte. L'échange est un vecteur essentiel de la diffusion de la culture et en verrouillant l'échange avec la dématérialisation, les constructeurs et les éditeurs se tirent une balle dans le pied. La revente rend le marché vivant, le marché en a besoin. Si demain par exemple, la prochaine Xbox oblige le consommateur à acheter des jeux dématérialisés, je suis sûr d'une part que Microsoft continuera à vendre beaucoup de Xbox 360 et d'autre part qu'il finira à terme par faire machine arrière.»
« Pour moi, il ne fait aucun doute que les boutiques traditionnelles ont encore un avenir. Les joueurs que j'ai rencontrés quand je travaillais chez GAME aimaient venir dans le magasin pour chercher de bonnes occases, discuter avec les vendeurs et rencontrer d'autres passionnés. Ce n'était pas simplement de la consommation, ils étaient attachés à leur boutique. Sur le neuf, la grande distribution a généralement l'avantage, mais le marché de l'occasion n'est pas mort et je ne pense pas qu'il soit voué à disparaître. En se concentrant sur ses points forts qu'étaient l'occasion, la proximité et le conseil client, je pense que les magasins GAME n'étaient pas condamnés à disparaître.»
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