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Fire Emblem : Ankoku Ryû to Hikari no Tsurugi

Versions existantes

Fire Emblem : Ankoku Ryû to Hikari no Tsurugi / Famicom (20 avril 1990 au Japon)
Fire Emblem : Ankoku Ryû to Hikari no Tsurugi / Wii Console Virtuelle (20 octobre 2009 au Japon)
Fire Emblem : Ankoku Ryû to Hikari no Tsurugi / 3DS eShop (1er août 2012 au Japon)

 

 

Fire Emblem : Ankoku Ryu to Hikari no Tsurugi NES - Screenshot 1Fire Emblem : Ankoku Ryû to Hikari no Tsurugi est l'épisode fondateur de la série. Né sur Famicom (la NES japonaise) en 1990, il connut deux remakes : Fire Emblem : Monshô no Nazo sur Super Famicom et Fire Emblem : Shadow Dragon sur DS. Son titre, qui signifie «le dragon des ténèbres et l'épée de lumière» renvoie à deux éléments clefs de la saga : le roi dragon Medeus et l'épée légendaire Falchion.

 

Descendant direct de la lignée d'Anri, le héros qui vainquit jadis le dragon Medeus, le jeune Marth, prince du royaume d'Altea, est contraint à l'exil lorsque son pays est envahi par les armées de Doluna. Il trouve refuge dans la contrée de Talis où réside son amie la princesse Sheeda (Shiida) avec laquelle il part en quête pour sauver sa sœur captive Ellis (Elice), épaulé par le paladin expérimenté Jeigan (Jagen). Leur objectif : trouver le Fire Emblem qui permettra à Marth de brandir la légendaire épée sacrée Falchion capable de terrasser les dragons. L'action démarre alors que le groupe doit repousser des pirates de Garuda qui menacent la cité de Talis.

 

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Le héros légendaire Anri et la carte du continent d'Akaneia.

 

Fire Emblem : Ankoku Ryu to Hikari no Tsurugi NES - Screenshot 98Bien que développé à l'aube des jeux de rôle tactiques sur consoles, il y a maintenant plus de vingt ans, ce premier Fire Emblem pose déjà les bases d'un gameplay qui n'évoluera finalement pas tant que ça au cours du temps. La grande majorité des idées établies dans cet opus ne seront en effet pas vraiment remises en question par la suite, les concepteurs s'attachant surtout à optimiser le système de jeu d'un épisode à l'autre plutôt que d'en renier les fondements. Ainsi donc, l'aventure se déroule au tour par tour sur des maps en vue de dessus où les unités se déplacent case par case, le tout dans un univers d'heroic fantasy à la fois sombre et romanesque. Les armées s'affrontent en croisant le fer ou à coups de flèches et de sortilèges dans des combats en un contre un qui sont mis en valeur par une animation en vue latérale où les deux duellistes s'affrontent sur un fond noir encore bien austère. Le terrain sur lequel évoluent les protagonistes influe sur leur vitesse de déplacement ainsi que sur leur capacité à éviter les assauts de l'ennemi. On peut bénéficier d'un bonus d'esquive dans une forêt, être ralenti dans les marais ou encore regagner de la vie dans un fort. Les pirates sont capables d'avancer dans l'eau, tandis que les cavaliers pégase survolent tous les types de terrains sans la moindre difficulté. Une notion cruciale à prendre en compte pour avoir un avantage souvent décisif sur ses adversaires.

 

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L'écran affichant les stats de Marth, Jeigan (Jagen) et le roi dragon Medeus.

 

Ce premier épisode autorise déjà la visite des villages et des échoppes pour acquérir ou acheter toutes sortes d'objets et d'armes, leur durabilité étant limitée. Il est aussi possible de recruter de nouveaux alliés en leur parlant avec le bon personnage sur le champ de bataille, et ces derniers sont généralement faciles à reconnaître puisque ce sont les seuls qui possèdent un nom et un portrait en dehors des boss. Le titre comporte plus d'une vingtaine de classes différentes (Lord, Mercenary, Fighter, Thief...) dont certaines se révèlent assez particulières. Par exemple, le Commando peut prendre l'apparence d'un autre personnage, tandis que le Mamkute peut se transformer en dragon. La contre-attaque est systématique et quelques coups suffisent à voir périr un allié ou un ennemi. Un élément d'autant plus important que la mort est définitive dans Fire Emblem et que ce premier volet ne propose pas encore toutes les informations indiquant la probabilité de réussir son attaque et le nombre de dégâts infligés avant le déclenchement du combat, ces données étant seulement visibles sous forme de jauges une fois l'attaque lancée.

 

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On peut déjà visiter les villages et recruter des alliés.

 

Dans le même ordre d'idées, l'écran n'affiche pas non plus d'indication visuelle concernant les déplacements des unités, ce qui fait qu'on ne peut connaître la limite des mouvements qu'en essayant de déplacer ses troupes jusqu'à ce qu'elles soient bloquées par une barrière invisible. A l'inverse des épisodes à venir, il n'est pas possible de déployer soi-même ses héros sur la map, la formation de départ étant imposée. Les échanges d'objets et d'armes entre unités sont limités à un seul item par échange et toutes les classes n'ont pas accès à la promotion, ce qui est d'ailleurs le cas de Marth, le héros du jeu. La notion de triangle des armes (épées > haches > lances > épées) n'existait pas encore dans ce premier volet, et on hallucine en découvrant que les prêtres ne gagnent pas d'XP en soignant leurs alliés mais uniquement en étant attaqués ! On termine une map en prenant le contrôle d'un emplacement précis avec le héros, généralement un fort gardé par un boss, celui-ci pouvant être attaqué par derrière et cerné de toutes parts, même à l'intérieur de sa forteresse.

 

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La réalisation des combats est encore très austère.

 

On le voit, un certain nombre de choix de gameplay restent discutables et seront modifiés dans les volets ultérieurs, mais l'essentiel est déjà en place et le titre fait déjà preuve d'une grande efficacité. L'aventure se termine au chapitre 25 par l'affrontement avec le dragon Medeus et, en dépit des limitations techniques de la console, les développeurs sont parvenus à créer un univers travaillé avec des personnages forts, même si le character design sommaire ne les met pas encore très en valeur. A sa sortie en 1990, Fire Emblem se démarque principalement des autres titres du genre par son challenge rehaussé découlant du fait que la mort des unités est définitive, par la possibilité de rallier certains ennemis à sa cause en plein combat, et par la rapidité des duels qui n'ont d'égal que la richesse du soft d'un point de vue purement tactique.

 

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Déjà plus d'une vingtaine de classes proposées.

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Vidéo : Spot TV "opéra"

 

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