Dossiers

Les coups de coeur de la rédac - 4ème partie

Romendil

En attendant de pouvoir me faire une première opinion de la Wii U, je retiendrai déjà pas mal de bonnes surprises en termes de jeux sur cette année 2012. A commencer par l'improbable Tokyo Jungle, un titre au concept aussi délirant qu'addictif qui rend fades tous les blockbusters de cette fin d'année ! Mon coup de coeur ira malgré tout à Theatrhythm Final Fantasy pour lequel je ne regrette aucunement la centaine d'heures passée ni la tonne de DLC achetés car quoi de mieux qu'un bon jeu de rythme dédié aux thèmes intemporels imaginés par Uematsu pour la saga FF ? Les seuls autres DLC à ne pas m'avoir déçue cette année concernent le très jubilatoire Asura's Wrath, à faire absolument si vous avez aimé le jeu car ils complètent merveilleusement bien ce titre unique en son genre. Je voulais évoquer aussi l'étonnant Spirit Camera sur 3DS, pas forcément aussi vendeur qu'un Kingdom Hearts, un Layton ou un Kid Icarus, mais dont le concept mériterait vraiment d'être approfondi pour donner lieu à quelque chose d'assez unique sur 3DS. Bien qu'en fin de vie, la Wii ne s'en sort finalement pas si mal cette année avec Pandora's Tower, The Last Story et Beat the Beat : Rhythm Paradise que j'attendais tous les trois de longue date. Restent les valeurs sûres, comme les troisièmes volets d'Assassin's Creed et de Mass Effect qui sont deux séries que je suis avec beaucoup d'intérêt, mais aussi Resident Evil 6 qui surclasse sans peine le cinquième volet. J'ai également beaucoup accroché à Sonic & All Stars Racing Transformed qui m'a tout simplement réconciliée avec les Mario Kart-like ! N'oublions pas non plus le splendide Dust sur le XBLA, véritable hommage au grandiose Muramasa qui sera porté l'année prochaine sur Vita !

Le top de Romendil :

 

 

 

Rupan

En dressant la liste des jeux qui ont marqué mon année de joueur, un constat tout bête m'a sauté aux yeux. A l'heure où de plus en plus de productions se tournent vers le multijoueur - quitte parfois à dénaturer l'identité d'une série -, ma préférence va toujours aux expériences solitaires. Parmi les cinq titres que j'ai retenus, certains proposent bien des modes permettant de s'amuser en ligne, mais à vrai dire, je n'ai même pas eu envie de les essayer. A tort probablement. Évidemment, ce n'est qu'une tendance et il existe beaucoup de contre-exemples. Je pense notamment aux simulations sportives auxquelles je préfère généralement jouer en ligne ou à certains cas particuliers comme Journey qui permet aux joueurs de partager une aventure enivrante de manière originale. En fait, je crois que c'est simplement une question de priorités. Celles-ci évoluent d'ailleurs avec l'âge. J'aime de plus en plus prendre mon temps, me plonger corps et âme dans un jeu, m'immerger pleinement dans un univers original, profiter de mécaniques de gameplay intelligentes, me laisser porter par un scénario fort, une bande-son fantastique, une direction artistique originale. Le tout, sans avoir un quelconque rapport avec le réel. Ainsi, j'ai été totalement envoûté par la narration et la mise en scène de Max Payne 3. Fez m'a accroché par son esthétique rétro somptueuse et sa bande-son incroyable. Le gameplay ouvert de Dishonored m'a totalement séduit, tout comme la direction artistique magnifique et la cohérence de l'univers du titre d'Arkane. Je n'oublierai pas non plus de sitôt Catherine et les multiples questions que le jeu amène à se poser sur soi, sa relation à l'autre, au couple. Enfin, avec ses musiques entêtantes, son ambiance malsaine et son gameplay très immédiat, Hotline Miami est selon moi l'une des belles surprises indépendantes de cette fin d'année.

Le top de Rupan :

 

 

 

Super.panda

Dubitatif. Voilà le mot qui qualifie le mieux mon sentiment vis-à-vis de cette année 2012. Certes, il y a eu quelques très bons titres, et il y a même eu la sortie de 2 nouvelles consoles : la Vita et la Wii U. Mais rien de tout cela ne m'a vraiment marqué. Pour moi, la Vita n'est pas intéressante. Elle ne possède pas beaucoup de jeux et quand bien même, je ne suis plus prêt à investir sur une console portable maintenant que j'ai un smartphone. Ce dernier me suffit amplement quand je suis en déplacement. Et lorsque je suis chez moi, je préfère jouer sur PC à des jeux plus beaux et plus profonds. Quant à la Wii U, je suis tout aussi circonspect : oui, les fonctionnalités tactiles pourront être intéressantes dans le futur, mais personnellement (et comme beaucoup de joueurs), j'attends surtout de voir les prochaines machines de Sony et de Microsoft. Bref pour moi, 2012 ne restera pas dans les annales et j'espère que 2013 apportera un vent de fraîcheur sur ce marché du jeu vidéo un peu morne.

Le top de Super.panda :

 

 

 

Turkish

Entamer 2012 sur Tatooine dans le MMORPG de Bioware, il y a pire pour fêter l'épiphanie tout en s'empiffrant de crêpes Suzette. Et pourtant, celui que tant de joueurs avaient désigné comme le WoW-killer n'aura pas passé l'hiver. La faiblesse du contenu HL et un modèle économique, que seul le titre de Blizzard est en mesure de légitimer (et d'assumer), auront eu raison de ma patience. Et le plus ironique dans l'histoire, c'est que j'ai fui cette guerre des étoiles sans éclats pour rejoindre une Citadelle brillante de mille feux. Car en ce début 2012, le vrai chevalier Jedi s'appelait bien Shepard. Les troupes de Cerberus m'ont en tout cas donné suffisamment de fil à retordre pour patienter avant l'événement de l'année et le retour en grâce d'une légende du hack'n slash. Diablo III, hormis les "pétages de plombs" pour se connecter les premiers soirs, reste "zi experience of the year". En revanche, j'ai peur d'en contrarier plus d'un, mais les zombies de Resident Evil me paraissent de plus en plus palots. En européanisant leur survival-horror, Capcom ne parvient plus à trouver la formule qui a tant contribué à la magie du gore. Ou alors, c'est le zombie qui n'a plus sa place dans le jeu vidéo... Toujours est-il que la saga Resident Evil creuse sa propre tombe d'année en année et aurait plutôt intérêt à en rester là avant que son image ne soit définitivement rongée par une médiocrité dévorante.

Le top de Turkish :

 

Retour haut de page