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Les boss dans le jeu vidéo
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Avis de la rédaction - partie I
Au cours des années qui suivirent ponctuées par de nombreuses crampes dans les pouces, j’ai pu m’aguerrir et passer ses épreuves insurmontables avant que de nouveaux jeux m’offrent d’autres antagonistes qui resteront à tout jamais gravés dans ma mémoire. Je me rappelle avoir hurlé de joie la première fois que j’ai défait, avec un ami, le dernier boss de Double Dragon 2 sur NES. Je me souviens aussi avoir lutté très longtemps avant de me débarrasser de ce satané dragon qui me poursuivait dans le Dr Wily Stage 1 de Mega Man 2. En règle générale, on a tous été marqués par les boss qui nous ont fait trimer un maximum, surtout lorsque l’on était jeune et donc facilement impressionnable. La mise en scène des boss se faisant de plus en plus évoluée, des jeux comme Super Probotector ou Super Metroid ont fini de me scotcher la rétine avec leurs boss très bien amenés. Vinrent aussi en 1992/1993 mes premiers RPG, Soul Blazer et Final Fantasy V, tous les deux en japonais. Comme je ne comprenais rien à la langue, j’étais toujours surpris par l’apparition d’un boss et donc souvent très mal préparé. J’ai tout de même compris à cette époque l’importance de la musique dans un tel contexte. De nombreuses musiques de boss auront bercé (de façon assez énergique…) ma jeunesse, et j’ai encore certains classiques dans mon lecteur MP3, comme Dark Lich de Secret Of Mana, ou The Clash of Light and Shadow d’Illusion of Time. Par la suite, en grandissant, les boss m’ont moins marqué qu’ils ne le faisaient à l’époque. Seuls les Final Fantasy et les Metal Gear Solid m’ont donné des frissons à ce niveau-là. A ce sujet, Metal Gear Solid 3 est tout de même largement au-dessus du lot, avec des boss charismatiques, que l’on combat sous une tension palpable. Mon vrai dernier choc sera Shadow Of The Colossus, mais si je recommence à parler de ce jeu, ce dossier n'en finira jamais !
Mes boss préférés restent toutefois les plus grands par la taille. C'est toujours impressionnant de voir arriver une bestiole de 100 mètres de haut, comme Ugh Zan III à la fin du premier Serious Sam. Ce combat reste d'ailleurs un des plus difficiles qu'il m'ait été donné de mener. Un autre géant recueille aussi mes faveurs : Necrogiant, le premier boss de Painkiller. L'apparition de sa silhouette démesurée à travers la brume du cimetière me donne des frissons rien qu'en y repensant...
J'ai encore des souvenir très douloureux de Goro et Motaro dans les Mortal Kombat ou de ALPHA-152 dans Dead or Alive 4. J'ai également des problèmes pour survivre aux boss particulièrement difficiles de la plupart des shooters. A ce titre, l'un des plus coriace que je connaisse est l'Orcus de Total Carnage. Et pour cause ! Il faut littéralement le réduire en bouillie avant qu'il ne daigne enfin rendre son dernier soupir au terme d'un combat harassant. En matière de combats longs et difficiles, j'ai toutefois une préférence : la série Monster Hunter. Chaque créature que l'on y rencontre a ses propres habitudes, ses propres attaques, ses propres réactions. La moindre mission nécessite une longue préparation et une traque digne des meilleurs chasseurs. Faire mordre la poussière à son premier Rathalos au bout d'une vingtaine d'heures de jeu procure une joie indescriptible et pourtant, cet exploit ne fait à peine que préfigurer la stratégie, la patience, et la précision qu'il faudra mettre en oeuvre pour abattre les créatures de 10 à 30 mètres d'envergure que l'on chassera par la suite. Oui, dans le domaine des boss, Monster Hunter figure incontestablement dans mon top 3 aux côtés de Shadow of the Colossus et Final Fantasy VII.
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