Malgré sa puissance, l'Arcade au Japon reste un secteur difficile, où la concurrence est rude
Les GéSen nippons génèrent beaucoup d'argent. Le chiffre d'affaires annuel moyen d'un GéSen est de 25,9 millions de yens (env. 155 520 €). Chaque "siège" d'une borne d'un GéSen rapporte en moyenne 948 000 ¥, soit 6 010 € par an (Source : AOU mars 2006).
Mais ces chiffres cachent des changements importants. Si le chiffre d'affaires total des GéSen reste conséquent avec 4 milliards d'euros en 2006, la rentabilité des salles n'est plus aussi bonne que par le passé. Les dépenses de fonctionnement des salles se sont accrues avec des bornes toujours plus sophistiquées et chères (écrans plats, possibilité de jouer en réseau local ou même de défier des joueurs d'autres salles, "cockpit" ou bornes dédiées très coûteuses…). Il faut compter en effet 13,8 millions de yens (environ 82 800 euros) pour 4 cockpits du jeu de Namco Mobile Suit GUNDAM Senjô no Kizuna. Il s'agit d'un prix de base, car généralement une salle d'arcade prendra 8 cockpits au minimum pour permettre à 2 équipes de 4 mechas de s'affronter en réseau local. A cela, il faudra rajouter 8 000 yens (env. 51,25 €) par mois et par cockpit que prend Namco Bandai comme frais de connexion rapide au réseau pour les parties en ligne. Pour un jeu se manipulant à l'aide de cartes, comme SanGokuShi Taisen 3, il faut compter 598 000 yens, soit à-peu-près 3 829 euros la borne dédiée. Le très attendu Street Fighter IV sera vendu 2 280 000 ¥ (env. 14 600 €). Il s'agit d'un jeu, sinon LE jeu, le plus attendu par les passionnés d'arcade, et donc son prix n'est pas vraiment représentatif. Mais il illustre cependant les investissements nécessaires pour les GéSen, car ce prix ne correspond qu'à une simple carte-mère, sans borne ou meuble. Pour la version Deluxe avec 4 sièges, il faudra débourser 4,18 millions de yens, soit environ 26 765 € par borne.
La multiplication des bornes dédiées, populaires chez les joueurs, coûte cher en investissement aux salles d'arcade. D'autre part, ces bornes dédiées occupent un espace considérable, et l'espace est la chose la plus chère au Japon. Il y a 10 ans, la majorité des jeux se contentaient d'une carte-mère JAMMA, d'une borne simplette avec un écran, un monnayeur et un joystick et des boutons solides. Aujourd'hui, les joueurs réclament les dernières bornes dédiées, et la concurrence entre les GéSen est telle qu'ils doivent faire ces investissements.
Un autre facteur qui augmente les dépenses des GéSen est la forte popularité que connaissent actuellement les jeux où l'on gagne un lot. Contrairement aux jeux vidéo traditionnels où la récompense est virtuelle (la satisfaction d'être arrivé en tête d'une course ou celle, plus triviale certes, d'avoir explosé la tête de son adversaire), les Prize Games nécessitent l'achat des gadgets qui vont être remis au vainqueur. En effet, le GéSen acquiert la borne, appelée au Japon souvent UFO Catcher, et y place les lots qu'il souhaite. Ceux-ci ne coûtent pas très cher (généralement entre 1,70 € et 4,6 € ) car il est rare que l'on arrive à remporter un lot du premier coup et il faut souvent mettre plusieurs pièces de 100 € (env. 0,65 €) avant de pouvoir repartir avec quelque chose. Mais ces dépenses pour les lots viennent grever les bénéfices de la machine, et, à la fin du mois, l'accumulation des dépenses d'achat de lots commence à faire des sommes rondelettes.
La concurrence très forte entre les GéSen, souvent situés à 10 minutes à peine les uns des autres dans les quartiers à la mode, les oblige à rivaliser d'efforts pour attirer les clients. En effet, tous offrent grosso modo les mêmes jeux lorsqu'il s'agit de GéSen de la même taille. La concurrence des autres sources d'amusements, des consoles de jeux toujours plus puissantes et les factures de Keitai (nom japonais des téléphones mobiles) des adolescents et jeunes adultes sont également d'autres concurrents des salles d'arcade japonaises…
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Malgré sa puissance, l'Arcade au Japon reste un secteur difficile, où la concurrence est rude
Les GéSen nippons génèrent beaucoup d'argent. Le chiffre d'affaires annuel moyen d'un GéSen est de 25,9 millions de yens (env. 155 520 €). Chaque "siège" d'une borne d'un GéSen rapporte en moyenne 948 000 ¥, soit 6 010 € par an (Source : AOU mars 2006).
Mais ces chiffres cachent des changements importants. Si le chiffre d'affaires total des GéSen reste conséquent avec 4 milliards d'euros en 2006, la rentabilité des salles n'est plus aussi bonne que par le passé. Les dépenses de fonctionnement des salles se sont accrues avec des bornes toujours plus sophistiquées et chères (écrans plats, possibilité de jouer en réseau local ou même de défier des joueurs d'autres salles, "cockpit" ou bornes dédiées très coûteuses…). Il faut compter en effet 13,8 millions de yens (environ 82 800 euros) pour 4 cockpits du jeu de Namco Mobile Suit GUNDAM Senjô no Kizuna. Il s'agit d'un prix de base, car généralement une salle d'arcade prendra 8 cockpits au minimum pour permettre à 2 équipes de 4 mechas de s'affronter en réseau local. A cela, il faudra rajouter 8 000 yens (env. 51,25 €) par mois et par cockpit que prend Namco Bandai comme frais de connexion rapide au réseau pour les parties en ligne. Pour un jeu se manipulant à l'aide de cartes, comme SanGokuShi Taisen 3, il faut compter 598 000 yens, soit à-peu-près 3 829 euros la borne dédiée. Le très attendu Street Fighter IV sera vendu 2 280 000 ¥ (env. 14 600 €). Il s'agit d'un jeu, sinon LE jeu, le plus attendu par les passionnés d'arcade, et donc son prix n'est pas vraiment représentatif. Mais il illustre cependant les investissements nécessaires pour les GéSen, car ce prix ne correspond qu'à une simple carte-mère, sans borne ou meuble. Pour la version Deluxe avec 4 sièges, il faudra débourser 4,18 millions de yens, soit environ 26 765 € par borne.
La multiplication des bornes dédiées, populaires chez les joueurs, coûte cher en investissement aux salles d'arcade. D'autre part, ces bornes dédiées occupent un espace considérable, et l'espace est la chose la plus chère au Japon. Il y a 10 ans, la majorité des jeux se contentaient d'une carte-mère JAMMA, d'une borne simplette avec un écran, un monnayeur et un joystick et des boutons solides. Aujourd'hui, les joueurs réclament les dernières bornes dédiées, et la concurrence entre les GéSen est telle qu'ils doivent faire ces investissements.
Un autre facteur qui augmente les dépenses des GéSen est la forte popularité que connaissent actuellement les jeux où l'on gagne un lot. Contrairement aux jeux vidéo traditionnels où la récompense est virtuelle (la satisfaction d'être arrivé en tête d'une course ou celle, plus triviale certes, d'avoir explosé la tête de son adversaire), les Prize Games nécessitent l'achat des gadgets qui vont être remis au vainqueur. En effet, le GéSen acquiert la borne, appelée au Japon souvent UFO Catcher, et y place les lots qu'il souhaite. Ceux-ci ne coûtent pas très cher (généralement entre 1,70 € et 4,6 € ) car il est rare que l'on arrive à remporter un lot du premier coup et il faut souvent mettre plusieurs pièces de 100 € (env. 0,65 €) avant de pouvoir repartir avec quelque chose. Mais ces dépenses pour les lots viennent grever les bénéfices de la machine, et, à la fin du mois, l'accumulation des dépenses d'achat de lots commence à faire des sommes rondelettes.
La concurrence très forte entre les GéSen, souvent situés à 10 minutes à peine les uns des autres dans les quartiers à la mode, les oblige à rivaliser d'efforts pour attirer les clients. En effet, tous offrent grosso modo les mêmes jeux lorsqu'il s'agit de GéSen de la même taille. La concurrence des autres sources d'amusements, des consoles de jeux toujours plus puissantes et les factures de Keitai (nom japonais des téléphones mobiles) des adolescents et jeunes adultes sont également d'autres concurrents des salles d'arcade japonaises…
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