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Chronique de l'OST - Baten Kaitos Origins

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Chronique de l'OST
NGC
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Voyons maintenant ce qu'il y a de vraiment nouveau dans l'OST d'Origins. Petit best-of personnel :

Ali del Principio

C'est LE morceau dont tout le monde parle à propos de Baten Kaitos Origins. J'ai d'autres favoris dans le reste de l'OST mais j'admets que Sakuraba était en très grande forme pour pondre une ouverture aussi royale. Le premier thème à la harpe nous désarçonne instantanément par sa fragilité, qu'il laisse déjà sa place au couplet : un soprano italien accompagné par moult instruments à cordes et un piano discret. On pense avec inquiétude aux larmoiements habituels de ce genre de choriste mais on est très vite rassuré : la voix se retient et s'applique, évitant intelligemment les épanchements mélancoliques baveux. Le morceau décolle véritablement grâce aux arrangements de violons. Le thème, inoubliable, donne déjà une coloration mélancolique à l'oeuvre.

Fragments Of The Millenium - The voice Of Time

Le vrai démarrage du jeu, en deux parties. Un premier appel du pied de 30 secondes, splendide crescendo qui ressemble à une porte que l'on ouvre toute grande sur l'aventure. Puis The Voice Of Time, qui fiche des frissons partout. Comment dire ? C'est beau comme la synthèse de toutes les ouvertures des plus grands films fantastiques des années 80. Bienvenue dans Origins, nous allons remonter l'Histoire d'un monde, aller loin, très loin, vous aurez peur de ce que vous allez voir et entendre...

1 minute 19, et il y a toute la force du jeu à l'intérieur. A écouter fort.

Chronique de l'OST

Poacher

Le premier morceau du versant impérial. De grandes élancées de violons rompues par des fracas de cymbales. C'est parfaitement exécuté, le thème est très sympa et gonfle harmonieusement jusqu'à son climax un peu après la moitié de la piste. Il se laisse alors retomber de belle manière. Très efficace.

The Valedictory Elegy

La musique principale des combats. Sakuraba se repose sur une boucle de violon frénétique et gueularde. Musicalement, c'est un peu le néant mais on peut apprécier une belle audace dans l'interprétation. En tout cas suffisamment pour ne pas nous saouler au bout de la deux centième écoute. Ça n'empêche que le thème s'oublie aussi rapidement qu'il est venu.

A noter que cet air reviendra à d'autres reprises, sous d'autres formes, pour les différentes pistes attribuées aux combats, avec notamment une version guitare, dont le son de l'instrument fait très Brian May.

Chronique de l'OST

Ruinous Commander

Joli thème sur la folie en devenir de l'empire. Une utilisation efficace des techniques classiques : des petits coups aigus de violons, des percussions brisées, quelques rires inquiétants en fond. Ce n'est pas encore le thème tétanisant de Sephiroth, mais la peur est là.

Crystal Abyss

Sakuraba se prend pour György Ligeti et nous pond 4 minutes et demie de pure abstraction à la 2001. Cette piste, associée dans le jeu à un personnage fascinant et insondable, représente à elle seule toute la différence entre Origins et BK1. C'est noir, étouffant, incompréhensible, assez génial...

Chronique de l'OST

A Knight's Grave

Après un The Puppet Master assez mauvais et un Two Coffins très conventionnel, A Knight's Grave rattrape le coup. Toute la maudite force des Machinas Armas et l'impuissance du trio à les contrer se ressent dans ce thème en forme de grand huit : ça monte, ça descend. Les trompettes et les violons se croisent en permanence, et se rejoignent dans des désespérants coups de tambours. Comment va-t-on faire pour battre ces machines ?

Ruins

J'aime beaucoup ce morceau folklorique aux accents de voyage chamanique. Le sujet de la dépossession des terres, et par extension l'image des natifs Américains, sont très forts dans le jeu. Ruins évoque largement cette culture et son attachement à la nature. Une guitare qui suspend le temps, des flûtes qui imitent le vent, quelques raclements de voix comme la terre que l'on travaille... C'est doux, psyché et très beau.

Chronique de l'OST

An Encounter

Un morceau tribal délicat, suite logique de Ruins. Il n'y a pas de thème qui se détache, on a juste l'impression d'assister, flottant dans un cercle de guitares, à une discussion sur les temps anciens, un drame que l'on ressasse avec regret. Toujours ce "grattement" de la terre en fond. Ces arrangements et l'envol fugitif d'une flûte au milieu du morceau, évoquent les errements magiques d'un Nick Drake sur son immortel River Man. Simple et superbe, peut-être mon morceau préféré. En tout cas, celui qui me semble le mieux définir l'essence d'Origins.

Endless Night

Le désastre de la promachination a inspiré cette pièce sombre. Les secousses des contrebasses sapent le moral tandis que la harpe lointaine représente l'avancée des héros dans l'obscurité, à tâtons. Le thème est plutôt classique et se répète plusieurs fois sans grands changements, afin "d'enfermer" le joueur dans la chanson. Ce sont plutôt la puissance des instruments et la qualité de la production qui emportent.

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The Broken Mana and my one and only

Un morceau aussi important que surprenant. Son association avec le jeu est primordiale puisqu'il incarne les plus tristes instants du second monde. Les vingt-cinq premières secondes de piano sont décevantes, c'est mou et trop sage. Mais à la troisième boucle, Sakuraba amène son thème vers un développement irrésistible, avec piano, violons et flûtes. Plusieurs mouvements différents dans leur rythme et leurs ambiances se succèdent avant de revenir sur le premier air. Le tout forme une impression de spirale et de marche solitaire. C'est exactement la tonalité qu'il fallait pour le second monde !

A noter une version uniquement au piano : le larmoyant Tears Of Compassion.

Ancient Slaughter

Certes, jusque là il y a quand même eu des instants optimistes dans l'OST, mais seul Ancient Slaughter réussit à gonfler pleinement notre coeur avide d'aventure. Élancé, ce morceau rappelle un peu Kings Of The Nine Heaven en moins foufou. Violons, percussions, choeurs de femmes, tout va vers l'avant, avec une détermination peut-être un peu "too much". Mais ça marche, c'est plein d'ardeur que nous entamons LE changement de rapport de force dans le jeu en compagnie de cette piste fougueuse. Une pièce pas transcendante mais clairement grisante.

Chronique de l'OST

Somaimaretsa - Shimunafosn

Deux actes musicaux au service du peuple le plus reculé, voire arriéré, de Baten Kaitos. Forcément, on revient dans le tribal. Sur Somaimaretsa, Sakuraba s'offre non seulement un recyclage de tous les instruments folklo qu'il a pu trouver (flûtes de pan, violon tzigane, hautbois d'écorce...) mais se permet de les désaccorder pour un boeuf malsain et franchement psychédélique. On ne sait pas si cette musique traduit la sagesse ou la folie. Shimunafosn est beaucoup plus classique, on a déjà entendu ça cent fois dans d'autres jeux. C'est une musique de clan, de peuple ancien. Dans n'importe quel Zelda, on pourrait l'entendre chez les Gorons ou les Zoras que ça ne choquerait pas. Avec tous ces tambourins et ces xylophones sous cloche, la ressemblance est d'ailleurs frappante.

Into The Spiral Tension

Ce petit morceau d'ambiance précède la révélation la plus importante d'Origins. Il fallait évoquer un puzzle macabre qui se met en ordre, la fin d'une piste dans la brume, mais aussi et surtout garder la tête du joueur sous l'eau. C'est réussi : cet air fait de contrebasses, de clochettes qui tournent en rond et de choeurs masculins, donne le vertige tout en annonçant une douloureuse vérité. Impossible de revenir en arrière, il faut qu'on sache ! Il n'y a rien de sophistiqué dans cette piste, juste une tension entêtante, comme le souligne fort justement l'intitulé du morceau.

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A Road To The dignified future

Très belle composition qui précipite le final. Il n'y a pas d'espoir sans bravoure, alors à nous les coups de trompettes et les vrilles de violons qui annoncent les derniers affrontements ! Au milieu du morceau, un petit break à la flûte traversière nous rappelle qu'on se bat avant tout pour sauver la beauté de ce monde. Ce morceau optimiste relance le joueur après pas mal de séquences chocs. Comme toutes les pistes emphatiques de cet OST, ce n'est pas là que Sakuraba s'exprime le mieux, mais l'objectif est néanmoins atteint.

A Peaceful Four Season I, II et III

Un travail très intelligent d'orchestration à trois étages sur le même thème. C'est le village de Sedna qui se reconstruit peu à peu et retrouve son rayonnement d'antan. Cette ballade est agréable et bien adaptée au cadre d'une communauté en paix. La première variation est mené presque uniquement avec une clarinette et une harpe. La seconde est soutenue par l'arrivée de violons et de grosse caisses en fond. La dernière est royale : trompettes, cymbales, nappe de violons qui se place au niveau de la clarinette. La montée en puissance est délicieusement exécutée, effet assuré dans le jeu !

Chronique de l'OST

The Horizon Of A Mirage - The Shadow Of The Moon on The Water - Protecting The Twin Lights

L'épilogue du titre, en trois parties, soit trois pièces merveilleuses que j'éviterai de commenter en détail sous peine de vous en dire trop sur l'histoire. The Shadow Of The Moon On The Water est clairement la réponse au Adressing Stars de BK1 : même longueur, même réutilisation des thèmes les plus forts de l'OST (dont Ali Del Principio ou Voice Of Time). Quant à Protecting The Twin Lights, c'est une courte pièce qui parvient à nous toucher en 20 secondes, et qui ferme le récit propre à Origins. Mais ce n'est pas fini pour autant...

The Beginning Of The Unjust Journey And The Prelude To Betrayal

Une cloture simplement géniale qui fait le pont avec BK1. Cet air démoniaque, noir, martial et vicié par des vrilles de violons désaccordés, c'est la mauvaise plante qui repousse instantanément sur une terre meurtrie, c'est l'histoire qui se répète sans cesse, pour le pire. L'enseignement est douloureux mais nécessaire. Il fallait avoir le courage de terminer l'OST par une note aussi pessimiste, voire désespérante.

Chronique de l'OST

Pour synthétiser mon avis sur cet OST, je ne crois pas qu'il sera porté aux nues comme le fût son prédécesseur. Outre les nombreuses reprises, ces 3 CD ont aussi moins de constance que les deux disques de BK1. La plupart des actes musicaux consacrés à l'Empire sont assez anecdotiques. De toute façon, Sakuraba manque clairement d'inspiration pour les passages emphatiques, si on excepte évidemment les sommets que sont Voice Of Time ou A Knight's Grave. La vraie bonne surprise de cette bande-son tient plutôt dans ces morceaux folkloriques désenchantés, dont les douces vibrations psychédéliques rappellent indiscutablement les peuples que l'ont a chassés de leurs terres, et en particulier les natifs Américains. Ces passages, de Ruins à An Encounter en passant par Somaimaretsa, sont assez proches du travail de Neil Young sur le film Dead Man. L'OST réussit également son final en deux temps, une conclusion optimiste portée par des airs divins, puis la désillusion, l'éternel recommencement de l'Histoire. Dans son ensemble, le triple album est plutôt sombre et pesant, mais c'est bien le jeu qui veut ça. La capacité de Sakuraba à s'adapter parfaitement à son sujet est en cela aussi remarquable que dans Baten Kaitos 1. Cependant, écouté à part, il exigera un certain état d'esprit de la part de l'auditeur. Vous êtes prévenus...

Mis à jour le 13/04/2007
Gamecube RPG Nintendo Monolith Soft

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