L'histoire d'Ailin Graef a fait le tour du monde. Cette ex-enseignante est en effet la première à avoir fait fortune grâce à un monde virtuel, puisqu'elle y aurait gagné plus d'un million de dollars. Plus connue sous le pseudonyme d'Anshe Chung (le nom de son avatar), elle a flairé le bon coup au cours de l'année 2004, lorsqu'elle découvrit Second Life. Son business model était simple : acheter de grandes surfaces de terrains et les revendre sous forme de petites parcelles. Le succès fut immédiat et très vite, Ailin Graef s'est diversifiée. Elle possède aujourd'hui des magasins virtuels, produit du contenu pour Second Life, et fournit aussi des solutions pour les professionnels. Pour s'occuper de toutes ces activités, Ailin Graef a fondé sa propre entreprise basée en Chine (Anshe Chung Studios) qui emploie une trentaine de personnes. Mais cette success story ne doit pas faire oublier que ce genre de cas est très rare.
Car il n'y a pas de miracle, si vous voulez y gagner de l'argent il vous faudra passer beaucoup de temps sur Second Life. Pour dégager un véritable salaire, on estime généralement qu'il faut y être à temps plein, c'est-à-dire au moins sept heures par jour, cinq jours par semaine. Il est possible d'exercer de véritables métiers virtuels par le biais de son avatar : créateur de parcs à thèmes, architecte, guide, designer, artiste, agent immobilier, gérant de boîte de nuit, publicitaire... Un constat s'impose assez vite lorsqu'on voit qui réussit à s'imposer et qui échoue : un certain talent et des compétences dans les domaines visés sont de gros atouts. Il n'y a donc pas de secret, si vous voulez mettre en place votre ligne de vêtements, il vous faudra les dessiner, ce qui réclame tout de même un minimum de goût. En outre, il est indispensable de maîtriser parfaitement les logiciels d'images tels que Photoshop ou Paint Shop Pro pour mettre au point ses créations avant de les importer dans Second Life.
Lorsque votre collection sera prête, encore faudra-t-il trouver un endroit où la vendre et là non plus, rien ne sera simple. Vous pouvez éventuellement passer par une agence pour acquérir un magasin tout prêt, mais cela vous coûtera de l'argent. L'autre possibilité, c'est de tout faire soi-même en louant un terrain et en créant sa boutique, mais dans ce cas, il vous faudra jouer les architectes et les décorateurs d'intérieur pour créer les lieux de toutes pièces et c'est loin d'être facile. C'est pour cela que des architectes virtuels proposent leurs services (payants bien évidemment). Car c'est là une des spécificités de Second Life : tout (ou presque) y est créé par les résidents et ce monde est donc en perpétuelle évolution. Ainsi, au début de son exploitation en 2003, il ne fallait que quelques heures pour faire le tour de cet univers online, alors qu'aujourd'hui, il doit falloir plusieurs jours pour voir tout ce qu'a créé la communauté : cinémas, centres commerciaux, maisons, discothèques, reproduction du Mont-Saint-Michel... Inutile de dire que la concurrence est très rude pour une petite boutique qui vient d'ouvrir face à des magasins disposant de plus gros moyens.
Malgré tous ces obstacles, imaginons qu'après plusieurs mois de travail acharné, vous soyez parvenu à vos fins. Votre petit commerce commence à bien marcher et vous engrangez quelques milliers de Linden de revenu par jour. Comment transformer cet argent virtuel en monnaie sonnante et trébuchante ? C'est très simple, il existe un cours officiel entre le Linden et le dollar américain. Sur le site officiel, vous pouvez ainsi très simplement acheter ou vendre du Linden. Au cours en vigueur à la date d'écriture de ce dossier, vous pourrez avoir 1 dollar pour 280 Linden. Pour ce qui est de l'imposition des revenus générés par votre activité virtuelle, il est nécessaire de vous renseigner auprès des autorités de votre pays, surtout si vous tirez des bénéfices réguliers de votre deuxième vie, cela vous évitera un redressement douloureux. Mais ne rêvez pas trop, seuls les plus persévérants parviennent à vivre de leur deuxième activité. Ce monde online n'est donc pas forcément un bon plan pour ceux qui souhaitent gagner de l'argent sans effort, puisque des efforts, il faut en fournir sans savoir s'ils se révèleront un jour payants. Celui qui est certain de gagner en revanche, c'est bien le studio de développement qui en proposant Second Life laisse aux utilisateurs le soin de gérer eux-mêmes tout le contenu. Ainsi, pas besoin d'engager du personnel pour créer des animations, développer des modèles de maisons ou de vêtements puisque tout est fait par les résidents. C'est autant de salaires économisés qui tombent directement dans la poche de l'entreprise.
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Peut-on devenir riche sur Second Life ?
L'histoire d'Ailin Graef a fait le tour du monde. Cette ex-enseignante est en effet la première à avoir fait fortune grâce à un monde virtuel, puisqu'elle y aurait gagné plus d'un million de dollars. Plus connue sous le pseudonyme d'Anshe Chung (le nom de son avatar), elle a flairé le bon coup au cours de l'année 2004, lorsqu'elle découvrit Second Life. Son business model était simple : acheter de grandes surfaces de terrains et les revendre sous forme de petites parcelles. Le succès fut immédiat et très vite, Ailin Graef s'est diversifiée. Elle possède aujourd'hui des magasins virtuels, produit du contenu pour Second Life, et fournit aussi des solutions pour les professionnels. Pour s'occuper de toutes ces activités, Ailin Graef a fondé sa propre entreprise basée en Chine (Anshe Chung Studios) qui emploie une trentaine de personnes. Mais cette success story ne doit pas faire oublier que ce genre de cas est très rare.
Car il n'y a pas de miracle, si vous voulez y gagner de l'argent il vous faudra passer beaucoup de temps sur Second Life. Pour dégager un véritable salaire, on estime généralement qu'il faut y être à temps plein, c'est-à-dire au moins sept heures par jour, cinq jours par semaine. Il est possible d'exercer de véritables métiers virtuels par le biais de son avatar : créateur de parcs à thèmes, architecte, guide, designer, artiste, agent immobilier, gérant de boîte de nuit, publicitaire... Un constat s'impose assez vite lorsqu'on voit qui réussit à s'imposer et qui échoue : un certain talent et des compétences dans les domaines visés sont de gros atouts. Il n'y a donc pas de secret, si vous voulez mettre en place votre ligne de vêtements, il vous faudra les dessiner, ce qui réclame tout de même un minimum de goût. En outre, il est indispensable de maîtriser parfaitement les logiciels d'images tels que Photoshop ou Paint Shop Pro pour mettre au point ses créations avant de les importer dans Second Life.
Lorsque votre collection sera prête, encore faudra-t-il trouver un endroit où la vendre et là non plus, rien ne sera simple. Vous pouvez éventuellement passer par une agence pour acquérir un magasin tout prêt, mais cela vous coûtera de l'argent. L'autre possibilité, c'est de tout faire soi-même en louant un terrain et en créant sa boutique, mais dans ce cas, il vous faudra jouer les architectes et les décorateurs d'intérieur pour créer les lieux de toutes pièces et c'est loin d'être facile. C'est pour cela que des architectes virtuels proposent leurs services (payants bien évidemment). Car c'est là une des spécificités de Second Life : tout (ou presque) y est créé par les résidents et ce monde est donc en perpétuelle évolution. Ainsi, au début de son exploitation en 2003, il ne fallait que quelques heures pour faire le tour de cet univers online, alors qu'aujourd'hui, il doit falloir plusieurs jours pour voir tout ce qu'a créé la communauté : cinémas, centres commerciaux, maisons, discothèques, reproduction du Mont-Saint-Michel... Inutile de dire que la concurrence est très rude pour une petite boutique qui vient d'ouvrir face à des magasins disposant de plus gros moyens.
Malgré tous ces obstacles, imaginons qu'après plusieurs mois de travail acharné, vous soyez parvenu à vos fins. Votre petit commerce commence à bien marcher et vous engrangez quelques milliers de Linden de revenu par jour. Comment transformer cet argent virtuel en monnaie sonnante et trébuchante ? C'est très simple, il existe un cours officiel entre le Linden et le dollar américain. Sur le site officiel, vous pouvez ainsi très simplement acheter ou vendre du Linden. Au cours en vigueur à la date d'écriture de ce dossier, vous pourrez avoir 1 dollar pour 280 Linden. Pour ce qui est de l'imposition des revenus générés par votre activité virtuelle, il est nécessaire de vous renseigner auprès des autorités de votre pays, surtout si vous tirez des bénéfices réguliers de votre deuxième vie, cela vous évitera un redressement douloureux. Mais ne rêvez pas trop, seuls les plus persévérants parviennent à vivre de leur deuxième activité. Ce monde online n'est donc pas forcément un bon plan pour ceux qui souhaitent gagner de l'argent sans effort, puisque des efforts, il faut en fournir sans savoir s'ils se révèleront un jour payants. Celui qui est certain de gagner en revanche, c'est bien le studio de développement qui en proposant Second Life laisse aux utilisateurs le soin de gérer eux-mêmes tout le contenu. Ainsi, pas besoin d'engager du personnel pour créer des animations, développer des modèles de maisons ou de vêtements puisque tout est fait par les résidents. C'est autant de salaires économisés qui tombent directement dans la poche de l'entreprise.
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