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Paroles d'anciens étudiants et actuels professionnels - Les Ecoles de Jeux Vidéo

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Paroles d'anciens étudiants et actuels professionnels
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Nous avons voulu, avant de clore ce tour d'horizon par quelques introspections, donner la parole à deux anciens étudiants, respectivement du DESS Jeux Vidéo et Médias Interactifs et de Supinfogame. Ces témoignages permettent de situer un peu comment se sont déroulés les premiers pas dans le monde professionnel de ces pionniers.

Ronan Soulier est actuellement à Ubisoft Montreuil, et travaille en tant que designer sur Red Steel.

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Bonjour, merci de répondre à nos questions !

jeuxvideo.com > Avez-vous toujours eu envie de travailler dans le jeu vidéo ? Quel a été le déclencheur qui a motivé votre entrée dans le DESS jeu vidéo d'Angoulême ?

Depuis longtemps cette orientation s'est révélée comme un non choix pour moi, il me paraissait impossible de passer à côté de cette industrie. J'ai donc dirigé très tôt mon cursus d'étudiant vers ce domaine, même s'il ne s'agissait pas vraiment du jeu vidéo, mais le but final était toujours présent.

Avec une maîtrise pratique d'audiovisuel, même en m'intéressant de près aux diverses sources d'informations traitant de l'industrie du jeu vidéo, il était assez délicat d'entrer directement dans cette industrie, particulièrement au moment de la crise. J'ai appris l'existence du DESS JVMI (jeux vidéo et médias interactifs) et il m'a alors semblé que c'était le meilleur moyen de structurer mes compétences préexistantes à cette industrie qui m'attirait toujours autant.

jeuxvideo.com > L'école a t-elle évolué pendant votre séjour là-bas ?

Faisant partie de la seconde promotion, les fondements théoriques de l'enseignement du DESS étaient évidemment en place, mais le fonctionnement au quotidien était parfois chaotique, un peu comme une production de jeu finalement.

jeuxvideo.com > A la sortie de l'école, avez-vous eu du mal à trouver un poste dans une entreprise ?

La fin de ma promotion du DESS était concomitante avec le creux de la crise de l'effondrement de la bulle internet. Il m'a donc été particulièrement difficile de décrocher mon premier contrat. Un peu partout la même rengaine : "votre profil est intéressant, mais vous n'avez pas d'expérience".

jeuxvideo.com > Y a-t-il eu des différences importantes entre l'enseignement disposé par le DESS et le travail en tant que designer au sein des studios ? Estimez-vous finalement que le DESS vous a permis de vous insérer facilement dans le marché ?

Paradoxalement, oui et non. Oui le DESS m'a permis d'être compétitif dans le processus de recrutement, car la formation était principalement dispensée par des professionnels en activité et donc au fait des techniques, termes et fonctionnements de l'industrie. Non car le DESS a pour but de former des "cadres" du jeu vidéo et sans vécu professionnel, les employeurs proposaient le plus souvent de refaire le parcours type (testeur puis level designer puis game designer...). Cette formation n'était pas encore reconnue à l'époque par cette industrie qui reste majoritairement composée des pionniers autodidactes, pour la plupart, et qui ont parfois un regard plutôt négatif sur les études orientées autour du jeu vidéo.

jeuxvideo.com > Jugez-vous positive l'actuelle recrudescence d'écoles privées autour du jeu vidéo (créajeux, creapole) ?

J'ai travaillé avec des personnes compétentes venant de plusieurs formations privées, donc même s'il existe des loupés (je ne suis pas très au fait), je pense qu'elles ont le mérite de faire vivre des personnes et de donner un certain bagage à des gens pleins de talents et désireux de tenter l'aventure. Mais ce qui m'importe le plus, c'est qu'il existe une formation publique dédiée à ce domaine. Cela aurait été un véritable gâchis que la France (entendre par là l'état) passe à côté de ce médium.

jeuxvideo.com > Quelle conclusion tireriez-vous finalement de la présence d'écoles sur le marché ? Est-ce que vous voyez un ou deux établissements devenir des institutions avec le temps ?

Avec mon passage dans le DESS JVMI et mon bagage de deux ans en tant qu'employé dans plusieurs studios, je pense que c'est un passage indispensable pour consolider l'évolution qu'opère actuellement l'industrie du jeu vidéo.

A noter qu'il existe encore, et heureusement, des gens qui rentrent "au bas de l'échelle" et qui gravissent les échelons à la force du talent. L'entreprise reste donc aussi une école du métier.

Allez, je vais être un peu chauvin.

L'Ecole Nationale du Jeu et des Médias Interactifs Numériques, l'évolution du DESS par lequel je suis passé, prend le pari de combiner insertion professionnelle et recherche. Si les résultats sont au rendez-vous, il est fort probable que cette école compte dans le futur. Je pense aussi que Supinfogame, qui profite de l'aura de sa grande soeur et qui semble proposer une très étroite collaboration avec les professionnels lors de la formation, va s'imposer. Bon après, je ne suis pas madame soleil non plus.

jeuxvideo.com > Merci pour votre attention et vos réponses !

Christophe Delabrouhe est actuellement à Ubisoft Montpellier et travaille en tant que designer sur Rayman Contre Les Lapins Crétins.

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Bonjour, merci de répondre à nos questions !

jeuxvideo.com > Avez-vous toujours eu envie de travailler dans le jeu vidéo ?

Je n'ai jamais rêvé de travailler spécifiquement dans le jeu vidéo. Je voulais juste un milieu à la fois créatif et technique. J'étais passionné par l'image de synthèse, le graph 3D, la programmation, la mise en scène, etc. Le JV est donc venu tout naturellement car c'était le seul milieu dans lequel je pouvais, à défaut de tout faire, au moins être en permanence en contact avec des professionnels. Et puis bon, je suis un petit gamer quand même. Pas un hardcore mais j'aime vraiment bien jouer.

jeuxvideo.com > Quel a été le déclencheur qui a motivé votre entrée à Supinfogame ?

A la suite d'un DUT qui ne m'a pas passionné des masses, j'ai un peu cherché à droite et à gauche pour trouver une suite qui vaille le coup de se bouger, histoire de ne pas finir dans une banque. Je suis tombé sur Supinfogame un peu par hasard, comme tant d'autres, et j'ai passé le concours. C'est à ce moment-là que je me suis rendu compte à quel point cela me plaisait vraiment. Le jury a dû le ressentir puisque j'ai été admis !

jeuxvideo.com > Quelle conclusion tireriez-vous finalement de la présence d'écoles sur le marché ?

Je dois dire qu'au début, les avis des pros qui nous voyaient arriver étaient assez mitigés. Certains nous voyaient comme de jeunes arrivistes qui voulaient leur piquer leur job (une minorité cependant), certains étaient très intéressés et la grande majorité n'en avait rien à faire. Tous avaient en effet fait leurs preuves sur le terrain, personne n'était jamais arrivé à un bon poste sans trimer. Donc au début on a été considéré comme tout nouvel arrivant : jeune, motivé, mais devant faire ses preuves. Petit à petit, on a prouvé ce qu'on savait faire et désormais on est parfaitement intégré à l'équipe. Les nouveaux arrivants sont désormais bien mieux considérés que nous pouvions l'être au début : je crois que les formations ont prouvé qu'elles avaient du bon. Il y a toujours une réputation un peu élitiste pour ces formations : la majorité sont privées et coûtent cher. Mais comme la plupart des étudiants ont dû faire un prêt pour la financer, ça remet les pendules à l'heure. Ce qui est sûr c'est que désormais les boîtes vont fortement privilégier les étudiants sortis d'écoles en comparaison de nouveaux venant dans le JV par passion mais sans formation. Pour une raison simple : appréhender l'ensemble de la création d'un JV est quelque chose de long et pas toujours très clair. Les formations débroussaillent le terrain et mettent sur le marché des étudiants qui sont immédiatement opérationnels. Ce qui n'existait pas avant.

jeuxvideo.com > Est-ce que vous voyez un ou deux établissements devenir des institutions avec le temps ?

Je vais peut être prêcher pour ma paroisse, mais je crois que SIG en fera forcément partie avec l'ENJMIN. Il se trouve que nous avons reçu pas mal de stagiaires de cette école cette année. La formation semble très proche de celle de Supinfogame en matière de Game Design et de gestion de prod.

jeuxvideo.com > Merci pour votre attention et vos réponses !

Mis à jour le 08/09/2006
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COMMENTAIRES

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Rainjoy
Rainjoy
MP
le 23 août 2011 à 09:49

sa donne envie

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Sommaire Dossier
  • Il y a bien longtemps...
  • Pourquoi des écoles de jeux vidéo ?
  • Les prémices
  • L'officialisation
  • Point Info sur l'Ecole Nationale Du Jeu et des Médias Interactifs
  • Les six colorations
  • Les projets ENJMIN 2006 : Jia Ling
  • Les projets ENJMIN 2006 : Faceless
  • Les projets ENJMIN 2006 : Eye
  • Un projet 2004 du DESS Jeux Vidéos et Médias Interactifs : Kitchen Frenzy
  • Point info sur Supinfogame
  • Le cycle supérieur de Supinfogame
  • Le cycle préparatoire de Supinfogame
  • Les projets 2006 Supinfogame : >System_
  • Les projets 2006 Supinfogame : Cross Control
  • Les projets 2006 Supinfogame : Sonate
  • Drawn To Be Alive
  • Institut Supérieur de l'Art Digital
  • Alternance et Virtools
  • Le département Design et Réalisation Temps Réel
  • Les projets ISART Digital 2005 : Delirium Tremens
  • Les projets ISART Digital 2005 : Goutte
  • Les projets ISART Digital 2005 : Elements
  • LISAA
  • Creajeux
  • Formations et faux-semblants
  • Digipen
  • Digipen : Quelques Projets
  • Game Institute
  • Le cas Japonais : les senmon-gakko, la KGC et Nintendo
  • Le cas Japonais : Les senmon-Daigaku, la Konami Computer School et Toru Iwatani
  • Récapitulatif des formations francaises
  • Le choix du premier cycle universitaire
  • Les concours d'entrée : l'entretien
  • Les concours d'entrée : le Book
  • La veille technologique et culturelle
  • Paroles d'anciens étudiants et actuels professionnels
  • Introspection
  • Lexique
  • Remerciements