Personne n'aura oublié Ico. Sorti en 2002 à l'heure où la quasi-totalité de la production vidéoludique nous mettait aux prises avec des hordes d'ennemis de plus en plus nombreuses, Ico venait nous parler de poésie. Comme si les développeurs avaient voulu nous dire que le plaisir de jeu passe avant tout par une ambiance, ils ont imaginé le seul titre au monde qui soit à la fois poétique, zen, immersif, enchanteur et irréprochable, bien que totalement en marge de ce qui se fait actuellement. Ainsi, sans être d'une quelconque façon la véritable suite d'Ico, Shadow of the Colossus (alias Wando to Kyozô) est forcément attendu comme le messie par les nombreux adorateurs d'Ico.
Il nous faut à présent plonger dans une époque lointaine et oubliée, dans la peau d'un jeune homme qui s'aventure sur le territoire de géants. Des géants, ou plutôt des monstres si colossaux qu'ils sont capables de lui ôter la vie d'un simple mouvement du pied. Ces colosses, il va pourtant falloir les mettre à terre pour les vaincre, et prouver ainsi qu'on ne gagne jamais par la taille. Mais avant d'en découdre avec eux, il faudra d'abord arpenter les vastes territoires qui constituent leurs domaines pour les localiser en cavalant sur un fier destrier. Les mouvements de caméra mettent d'ailleurs tout en oeuvre pour nous faire ressentir l'immensité des paysages et la petitesse du personnage dans ces lieux empreints de mysticisme. Il faudra ensuite faire preuve de ruse et d'agilité pour atteindre leur retraite, souvent située dans des endroits difficilement accessibles.
Preuve en est faite avec la démo que l'on a pu essayer ici, où il fallait trouver le moyen d'atteindre le sommet d'une falaise escarpée à grands renforts d'acrobaties. L'occasion d'admirer les mouvements hyper réalistes du personnage, et la fluidité des animations, mais aussi de retrouver les sensations de jeu que l'on avait pu ressentir avec Ico. S'il est perdu, le héros peut recourir à sa lame pour réfléchir la lumière du soleil afin de connaître la direction à suivre, ce qui évite ainsi de salir l'image avec l'affichage d'un quelconque radar. A l'instar d'Ico, Shadow of the Colossus est en effet dépourvu de toute interface à l'écran, sans même une barre de vie, dans le but d'achever de renforcer complètement l'immersion dans l'univers du jeu.
Une fois le colosse localisé, on se retrouve à courir vaillamment à la poursuite de son adversaire aux airs invincibles mais qu'il va pourtant falloir faire plier. Il est temps alors de l'escalader en cherchant une faille dans sa cuirasse, quitte à sauter par exemple sur sa cheville pour lui sectionner le tendon d'Achille afin de l'immobiliser, le temps de se jeter sur sa fourrure pour s'agripper dessus. Une longue et laborieuse escalade commence alors pour arriver jusqu'aux épaules, puis à la tête, sachant que la moindre secousse peut vous faire chuter tout en bas. On a beau le transpercer de part en part pour le ralentir, le colosse ne fléchit pas et continue d'avancer malgré la présence d'un moucheron qui lui chatouille le dos. Il finira pourtant par céder, ce Goliath de chair, constituant ainsi le premier d'une longue liste de colosses à terrasser. Cette victoire d'un être insignifiant face à des géants, c'est bien là le message de ce Shadow of the Colossus qui sait cacher son jeu malgré son humilité et sa discrétion. Rendez-vous est d'ores et déjà pris pour le 27 octobre au Japon.
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Shadow of the Colossus - Playstation 2
Personne n'aura oublié Ico. Sorti en 2002 à l'heure où la quasi-totalité de la production vidéoludique nous mettait aux prises avec des hordes d'ennemis de plus en plus nombreuses, Ico venait nous parler de poésie. Comme si les développeurs avaient voulu nous dire que le plaisir de jeu passe avant tout par une ambiance, ils ont imaginé le seul titre au monde qui soit à la fois poétique, zen, immersif, enchanteur et irréprochable, bien que totalement en marge de ce qui se fait actuellement. Ainsi, sans être d'une quelconque façon la véritable suite d'Ico, Shadow of the Colossus (alias Wando to Kyozô) est forcément attendu comme le messie par les nombreux adorateurs d'Ico.
Il nous faut à présent plonger dans une époque lointaine et oubliée, dans la peau d'un jeune homme qui s'aventure sur le territoire de géants. Des géants, ou plutôt des monstres si colossaux qu'ils sont capables de lui ôter la vie d'un simple mouvement du pied. Ces colosses, il va pourtant falloir les mettre à terre pour les vaincre, et prouver ainsi qu'on ne gagne jamais par la taille. Mais avant d'en découdre avec eux, il faudra d'abord arpenter les vastes territoires qui constituent leurs domaines pour les localiser en cavalant sur un fier destrier. Les mouvements de caméra mettent d'ailleurs tout en oeuvre pour nous faire ressentir l'immensité des paysages et la petitesse du personnage dans ces lieux empreints de mysticisme. Il faudra ensuite faire preuve de ruse et d'agilité pour atteindre leur retraite, souvent située dans des endroits difficilement accessibles.
Preuve en est faite avec la démo que l'on a pu essayer ici, où il fallait trouver le moyen d'atteindre le sommet d'une falaise escarpée à grands renforts d'acrobaties. L'occasion d'admirer les mouvements hyper réalistes du personnage, et la fluidité des animations, mais aussi de retrouver les sensations de jeu que l'on avait pu ressentir avec Ico. S'il est perdu, le héros peut recourir à sa lame pour réfléchir la lumière du soleil afin de connaître la direction à suivre, ce qui évite ainsi de salir l'image avec l'affichage d'un quelconque radar. A l'instar d'Ico, Shadow of the Colossus est en effet dépourvu de toute interface à l'écran, sans même une barre de vie, dans le but d'achever de renforcer complètement l'immersion dans l'univers du jeu.
Une fois le colosse localisé, on se retrouve à courir vaillamment à la poursuite de son adversaire aux airs invincibles mais qu'il va pourtant falloir faire plier. Il est temps alors de l'escalader en cherchant une faille dans sa cuirasse, quitte à sauter par exemple sur sa cheville pour lui sectionner le tendon d'Achille afin de l'immobiliser, le temps de se jeter sur sa fourrure pour s'agripper dessus. Une longue et laborieuse escalade commence alors pour arriver jusqu'aux épaules, puis à la tête, sachant que la moindre secousse peut vous faire chuter tout en bas. On a beau le transpercer de part en part pour le ralentir, le colosse ne fléchit pas et continue d'avancer malgré la présence d'un moucheron qui lui chatouille le dos. Il finira pourtant par céder, ce Goliath de chair, constituant ainsi le premier d'une longue liste de colosses à terrasser. Cette victoire d'un être insignifiant face à des géants, c'est bien là le message de ce Shadow of the Colossus qui sait cacher son jeu malgré son humilité et sa discrétion. Rendez-vous est d'ores et déjà pris pour le 27 octobre au Japon.
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