Si Nintendo se situait clairement un cran au dessus de Sega et surtout Microsoft en termes de présentations de nouveaux jeux (enfin non encore présentés au grand public), il y avait dans le choix proposé du très bon, du bon et du très mauvais.
On retiendra par contre l’excellente initiative du Big N qui est d’avoir mis à disposition des joueurs des titres pour le moins inattendus, ce qui ne veut nullement dire qu’ils étaient loin d’être inintéressants, bien au contraire ! ! Ainsi, les visiteurs du Japan Expo eurent la primeur d’essayer le dernier Naruto sur GameCube (un superbe jeu de baston, magnifiquement rythmé et réalisé) qui faisait honneur à la sérié animée éponyme ou encore le dernier titre de Gundam, également sur GameCube, se voulant un beat’em all reproduisant très fidèlement l’ambiance de la saga Gundam qui est constituée de multiples séries s’étalant sur une période de temps très large via des combats titanesques de mechas aussi bien dans l’espace que sur la terre ferme. C’est aussi en s’essayant à Shaman King, jeu de baston/RPG toujours sur le Cube, qu’on se demandait si de tels titres étaient présentés au public pour être tout simplement en accord avec l’ambiance générale de la convention (placée sous le signe de l’animation japonaise) ou s’ils avaient un jour une chance d’arriver sur le sol français, laissons l’avenir le décider.
En parallèle de ceci, plusieurs autres softs étaient aussi de la partie, les anciens côtoyant les nouveaux. Si on pouvait trouver sur GBA les nouveaux titres de Pokemon à venir, le héros 32 bits de la convention était malgré tout le dernier Zelda en date, The Legend Of Zelda : The Minish Cap. Reprenant le design de Zelda’s Four Swords et donc celui de Zelda : A Link To The Past, Minish Cap présente en fait la particularité de proposer à Link un compagnon de voyage peu banal en la personne d’un bonnet en forme de tête d’oiseau. Et c’est donc parti pour un jeu d’aventure/action très frais, truffé d’énigmes se basant sur les capacités entre autres du bonnet (très utile puisque vous distillant des conseils, vous permettant de voler votre chapeau se transformant en ballon, etc.) et bien entendu les éternels casse-tête de la série avec des piliers à déplacer, des interrupteurs à actionner… Ce titre m’aura fait une très bonne impression et si le tout n’évolue pas graphiquement c’est bien l’idée du chapeau (associé à celle qu’à Link de devenir plus petit par moment pour poursuivre l’aventure, idée reprise du Four Swords notamment) qui relance l’intérêt, encore un Zelda qui se fera attendre sur Gameboy Advance.
Tout aussi jouable et sympathique, l'excellent Paper Mario 2 (RPG en cell-shading bourré d'humour et très technique sous des dehors enfantins), la version américaine de Tales Of Symphonia (sublime RPG enfin accessible au plus grand nombre à l’aide de bons vieux textes en anglais), Pikmin 2 dont le mode Deux joueurs aura permis de se rendre compte que si l’aspect graphique perdait en détails, l’intérêt lui était renforcé avec son challenge qui demandait par exemple de voler une boule cristalline à l’adversaire en mettant des stratégies en place (combats de Pikmin, encerclement de l’adversaire, pièges à tendre…), ceci donnant lieu à des situations cocasses, les Pikmin adverses étant invisibles aux yeux de l’adversaire.
Bien que Donkey Konga eut ameuté des centaines de curieux, force est de reconnaître que Donkey Kong Jungle Beat aura réussi lui aussi à faire sensation. Utilisant aussi les Kongas, ce titre part sur un tout autre concept, délaissant le côté musical pour des parties plates-formesques remplies de plusieurs épreuves. Citons par exemple un combat contre un Dark Donkey Kong (en tapotant le plus rapidement possible sur les Jumbés), une poursuite sur le flanc d’une montagne, où coursé par une énorme boule de neige, vous deviez éviter de vous casser la figure en évitant troncs d’arbres, animaux et autres joyeusetés ou encore un niveau typiquement plates-formes dans lequel il fallait passer de liane en liane, évoluer vers le haut à la manière d’un Prince Of Persia en s’aidant de deux pans de murs proches l’un de l’autre, etc. Un titre assurément très original qui se voulait parfaitement jouable et bien fun même si à la longue on s’en lassera plus rapidement qu’un Donkey Konga.
Venaient ensuite la version française d’Animal Crossing (un petit jeu très mignon où il vous faire votre trou dans un village où vous venez fraîchement d’arriver, tout ceci en parlant aux NPC, en respectant les règles régissant la ville, en achetant des meubles pour votre maison, en prenant part dans l’évolution du hameau, etc.) ou encore Metroid Prime 2 : Echoes qui bien qu’ayant droit à un écran Plasma dernier cri n’aura pas vraiment convaincu de part son mode Multi un peu vide et manquant de rythme, un peu paradoxal quand on connaît la version solo qui elle se voulait toujours aussi belle et intense question d’action.
Terminons ce petit tour d’horizon avec le déplorable Starfox 2 et Resident Evil 4. Autant dire que le premier jeu nommé faisait office de vilain petit canard dans cette sélection de titres tant le soft était moche graphiquement, mou au niveau de l'action (aussi bien durant les phases à pied que durant les phases en vol) et au gameplay bancal et sans saveur (Fox staffant aussi vite qu’il ne marche, la visée étant peu précise).
Resident Evil 4, lui, tenait toutes ses promesses. La version Bêta qui était jouable possédait bien quelques points noirs (temps de chargement très longs entre deux grosses zones, intégration des boutons lors d’actions possibles avec le décor beaucoup trop visibles et cassant un peu le côté réaliste, ou plutôt hollywoodien véhiculé par le format 16 :9) mais dieu que le reste se voulait diablement excitant. L’ambiance est à ce titre totalement maîtrisée, le joueur ayant l’intime sensation d’évoluer dans un remake de Leatherface au pays de Jeepers Creepers. Maintenant, on ne sait pas encore ce qu’il en retourne exactement pour ce qui est scénario et on s’étonnera donc parfois de voir des villageois a priori ordinaires (bien au regard hagard et à la haine plus que farouche envers Leon) alpaguer notre flic de Raccoon et le projeter avec force à terre ou bien disparaître comme par enchantement après avoir reçu du plomb dans l’aile (limites techniques fixées par le Cube ou aspect scénaristique non dévoilé ?). Quoi qu’il en soit, la gestion des dégâts est précise, l’IA des ennemis bien dosée (il fallait voir un villageois arriver vers soi, son bras tombant après y avoir reçu une balle et éviter malgré tout en s’écartant au dernier moment une de vos balles !) et le fun omniprésent. Quel plaisir (quelle terreur !) de devoir se réfugier dans un clocher en grimpant à une échelle, de voir que vos poursuivants vous obligent à redescendre en jetant des cocktails Molotov dans votre abris de fortune, et enfin de devoir se taper une meute en furie à votre arrivée. Quelle sensation exceptionnelle de se retrouver sur un toit, les ennemis essayant de vous atteindre en montant à des échelles (encore une fois !), en faisant le tour et en passant par des fenêtres de maisons ! ! Bref, aucun doute à avoir sur le fait que ce Resident sera toujours aussi intense (on retrouve par exemple le coup du Nemesis, ici représenté par un homme masqué tenant une tronçonneuse, qui, plus rapide de ses camardes, ne cessera de revenir à la charge tout au long de certains niveaux) et si on retrouve plus ou moins l’architecture des menus (avec la représentation des objets en votre possession, la possibilité de mixer plusieurs herbes), le renouveau de la saga de Capcom semble être en bonne voie. Une ambiance toujours aussi horrifique (bien que puisant dans d’autres œuvres cinématographiques qui entretiennent beaucoup avec les œuvres de Tobe Hooper, Romero, même si les zombies ne sont plus de la partie), un gameplay bien pensé, il restera tout de même à voir ce que donnera la durée de vie et bien entendu un possible rattachement à la mythologie Umbrella via une éventuelle apparition de personnages connus. En l’état le jeu prend aux tripes et c’est bien ce qu’on demande à un Resident Evil !
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Japan Expo 2004
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Nintendo bat le rythme
Si Nintendo se situait clairement un cran au dessus de Sega et surtout Microsoft en termes de présentations de nouveaux jeux (enfin non encore présentés au grand public), il y avait dans le choix proposé du très bon, du bon et du très mauvais.
On retiendra par contre l’excellente initiative du Big N qui est d’avoir mis à disposition des joueurs des titres pour le moins inattendus, ce qui ne veut nullement dire qu’ils étaient loin d’être inintéressants, bien au contraire ! ! Ainsi, les visiteurs du Japan Expo eurent la primeur d’essayer le dernier Naruto sur GameCube (un superbe jeu de baston, magnifiquement rythmé et réalisé) qui faisait honneur à la sérié animée éponyme ou encore le dernier titre de Gundam, également sur GameCube, se voulant un beat’em all reproduisant très fidèlement l’ambiance de la saga Gundam qui est constituée de multiples séries s’étalant sur une période de temps très large via des combats titanesques de mechas aussi bien dans l’espace que sur la terre ferme. C’est aussi en s’essayant à Shaman King, jeu de baston/RPG toujours sur le Cube, qu’on se demandait si de tels titres étaient présentés au public pour être tout simplement en accord avec l’ambiance générale de la convention (placée sous le signe de l’animation japonaise) ou s’ils avaient un jour une chance d’arriver sur le sol français, laissons l’avenir le décider.
En parallèle de ceci, plusieurs autres softs étaient aussi de la partie, les anciens côtoyant les nouveaux. Si on pouvait trouver sur GBA les nouveaux titres de Pokemon à venir, le héros 32 bits de la convention était malgré tout le dernier Zelda en date, The Legend Of Zelda : The Minish Cap. Reprenant le design de Zelda’s Four Swords et donc celui de Zelda : A Link To The Past, Minish Cap présente en fait la particularité de proposer à Link un compagnon de voyage peu banal en la personne d’un bonnet en forme de tête d’oiseau. Et c’est donc parti pour un jeu d’aventure/action très frais, truffé d’énigmes se basant sur les capacités entre autres du bonnet (très utile puisque vous distillant des conseils, vous permettant de voler votre chapeau se transformant en ballon, etc.) et bien entendu les éternels casse-tête de la série avec des piliers à déplacer, des interrupteurs à actionner… Ce titre m’aura fait une très bonne impression et si le tout n’évolue pas graphiquement c’est bien l’idée du chapeau (associé à celle qu’à Link de devenir plus petit par moment pour poursuivre l’aventure, idée reprise du Four Swords notamment) qui relance l’intérêt, encore un Zelda qui se fera attendre sur Gameboy Advance.
Tout aussi jouable et sympathique, l'excellent Paper Mario 2 (RPG en cell-shading bourré d'humour et très technique sous des dehors enfantins), la version américaine de Tales Of Symphonia (sublime RPG enfin accessible au plus grand nombre à l’aide de bons vieux textes en anglais), Pikmin 2 dont le mode Deux joueurs aura permis de se rendre compte que si l’aspect graphique perdait en détails, l’intérêt lui était renforcé avec son challenge qui demandait par exemple de voler une boule cristalline à l’adversaire en mettant des stratégies en place (combats de Pikmin, encerclement de l’adversaire, pièges à tendre…), ceci donnant lieu à des situations cocasses, les Pikmin adverses étant invisibles aux yeux de l’adversaire.
Bien que Donkey Konga eut ameuté des centaines de curieux, force est de reconnaître que Donkey Kong Jungle Beat aura réussi lui aussi à faire sensation. Utilisant aussi les Kongas, ce titre part sur un tout autre concept, délaissant le côté musical pour des parties plates-formesques remplies de plusieurs épreuves. Citons par exemple un combat contre un Dark Donkey Kong (en tapotant le plus rapidement possible sur les Jumbés), une poursuite sur le flanc d’une montagne, où coursé par une énorme boule de neige, vous deviez éviter de vous casser la figure en évitant troncs d’arbres, animaux et autres joyeusetés ou encore un niveau typiquement plates-formes dans lequel il fallait passer de liane en liane, évoluer vers le haut à la manière d’un Prince Of Persia en s’aidant de deux pans de murs proches l’un de l’autre, etc. Un titre assurément très original qui se voulait parfaitement jouable et bien fun même si à la longue on s’en lassera plus rapidement qu’un Donkey Konga.
Venaient ensuite la version française d’Animal Crossing (un petit jeu très mignon où il vous faire votre trou dans un village où vous venez fraîchement d’arriver, tout ceci en parlant aux NPC, en respectant les règles régissant la ville, en achetant des meubles pour votre maison, en prenant part dans l’évolution du hameau, etc.) ou encore Metroid Prime 2 : Echoes qui bien qu’ayant droit à un écran Plasma dernier cri n’aura pas vraiment convaincu de part son mode Multi un peu vide et manquant de rythme, un peu paradoxal quand on connaît la version solo qui elle se voulait toujours aussi belle et intense question d’action.
Terminons ce petit tour d’horizon avec le déplorable Starfox 2 et Resident Evil 4. Autant dire que le premier jeu nommé faisait office de vilain petit canard dans cette sélection de titres tant le soft était moche graphiquement, mou au niveau de l'action (aussi bien durant les phases à pied que durant les phases en vol) et au gameplay bancal et sans saveur (Fox staffant aussi vite qu’il ne marche, la visée étant peu précise).
Resident Evil 4, lui, tenait toutes ses promesses. La version Bêta qui était jouable possédait bien quelques points noirs (temps de chargement très longs entre deux grosses zones, intégration des boutons lors d’actions possibles avec le décor beaucoup trop visibles et cassant un peu le côté réaliste, ou plutôt hollywoodien véhiculé par le format 16 :9) mais dieu que le reste se voulait diablement excitant. L’ambiance est à ce titre totalement maîtrisée, le joueur ayant l’intime sensation d’évoluer dans un remake de Leatherface au pays de Jeepers Creepers. Maintenant, on ne sait pas encore ce qu’il en retourne exactement pour ce qui est scénario et on s’étonnera donc parfois de voir des villageois a priori ordinaires (bien au regard hagard et à la haine plus que farouche envers Leon) alpaguer notre flic de Raccoon et le projeter avec force à terre ou bien disparaître comme par enchantement après avoir reçu du plomb dans l’aile (limites techniques fixées par le Cube ou aspect scénaristique non dévoilé ?). Quoi qu’il en soit, la gestion des dégâts est précise, l’IA des ennemis bien dosée (il fallait voir un villageois arriver vers soi, son bras tombant après y avoir reçu une balle et éviter malgré tout en s’écartant au dernier moment une de vos balles !) et le fun omniprésent. Quel plaisir (quelle terreur !) de devoir se réfugier dans un clocher en grimpant à une échelle, de voir que vos poursuivants vous obligent à redescendre en jetant des cocktails Molotov dans votre abris de fortune, et enfin de devoir se taper une meute en furie à votre arrivée. Quelle sensation exceptionnelle de se retrouver sur un toit, les ennemis essayant de vous atteindre en montant à des échelles (encore une fois !), en faisant le tour et en passant par des fenêtres de maisons ! ! Bref, aucun doute à avoir sur le fait que ce Resident sera toujours aussi intense (on retrouve par exemple le coup du Nemesis, ici représenté par un homme masqué tenant une tronçonneuse, qui, plus rapide de ses camardes, ne cessera de revenir à la charge tout au long de certains niveaux) et si on retrouve plus ou moins l’architecture des menus (avec la représentation des objets en votre possession, la possibilité de mixer plusieurs herbes), le renouveau de la saga de Capcom semble être en bonne voie. Une ambiance toujours aussi horrifique (bien que puisant dans d’autres œuvres cinématographiques qui entretiennent beaucoup avec les œuvres de Tobe Hooper, Romero, même si les zombies ne sont plus de la partie), un gameplay bien pensé, il restera tout de même à voir ce que donnera la durée de vie et bien entendu un possible rattachement à la mythologie Umbrella via une éventuelle apparition de personnages connus. En l’état le jeu prend aux tripes et c’est bien ce qu’on demande à un Resident Evil !
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