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Banc d'essai de la Treamcast
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La Dreamcast n'est plus produite mais n'en est pas pour autant morte dans le coeur des gamers (lire le dossier à ce sujet). En partant de cette constatation, « Bear City », un constructeur Hong Kongais généralement spécialisé dans les accessoires et les modifications de consoles, a mis au point en Mai 2003 une Dreamcast portable. Pas vraiment dans la veine des Gameboy mais plutôt comparable à un Laptop ou à une PSone affublée de son écran en option, cette machine est née sous le nom de « Treamcast ». La Treamcast est en fait fabriquée à partir du firmware principal de la Dreamcast en version Américaine. Le firmware est la technologie à l'intérieur de la console, ce qui reste après en avoir retiré la coque en plastique. A celui-ci s'ajoute un nouveau moule, fabriqué en série par Bear City, et sur lequel sont disposés un écran repliable et d'autres petits ajouts.

La Treamcast est emballée dans une grande sacoche en nylon qui semble avoir été confectionnée pour l'occasion. Dans le packaging vendu au détail à Hong Kong, vous trouverez dans le sac un adaptateur secteur officiel pour Dreamcast américaine (110 V, transfo nécessaire pour utilisation en Europe), un adaptateur pour allume-cigare (idéal pour les longs voyages, mais aussi pour les installateurs « Tuning » en manque d'idées, vu le nombre de combinés PSone / écran TFT qu'ils ont déjà installés dans de nombreux véhicules), deux manettes de marque Treamcast sans stick analogique et ressemblant furieusement à l'Ascii Fighter Pad, un adaptateur software pour CDs MP3 et VCD, et, enfin, la fameuse machine de guerre.

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Sur l'édition mise à ma disposition pour ce banc d'essai, il n'y a aucun logo ni nom de produit. C'était aussi le cas sur le prototype présenté à Sega Of Japan. Pourtant, sur les étagères des échoppes locales, les sensibleries ne sont pas de mise puisque l'appellation « Treamcast » apparaît à plusieurs reprises sur le produit : en bas de l'écran TFT, sur l'autocollant brillant qui explique le danger électrique en cas d'ouverture, à l'arrière de l'appareil, et même sur la sacoche en nylon, normalement pourfendue sur tout son long d'un immense « Treamcast » orangé imitant la police utilisée par Sega pour le lettrage de son logo Dreamcast. Violation évidente et un brin surréaliste des règles sur les droits d'auteur, il est évident que la version originale n'avait aucune chance aux yeux du département légal de Sega Of Japan. Par contre, le modèle que j'ai entre les mains est un « produit blanc » et il semble clair et net qu'il marque plus la distance avec Sega, nul ne pourrait en effet être trompé et croire, ne fût-ce qu'une fraction de seconde, qu'il puisse s'agir d'un produit officiel ou officiellement supporté.

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D'aspect, la Treamcast est assez proche de la Dreamcast et est d'ailleurs de la même couleur blanche. Cependant, l'ajout de l'écran rend le tout légèrement plus lourd et plus volumineux, si bien qu'il convient de parler de console transportable plus que d'une vraie portable. Qui plus est, la Treamcast n'est même pas une console sans fil puisqu'elle doit être connectée soit à la prise-secteur de la pièce, soit à l'allume-cigare de la voiture. Aucune batterie rechargeable n'est disponible, ni en standard, ni en option, et la Treamcast ne fonctionne bien entendu pas sur piles. Du coup, pas question de jouer sur la plage. Toutefois, quelques agréments ont été pensés avec le déplacement à l'esprit : un connecteur pour les écouteurs, des enceintes intégrées, un dialer de réglage pour le volume du son. Pour le reste, la bête offre la même connectique que la console de base avec quatre ports manettes, une carte réseau, un port link, un port pour l'alimentation ainsi qu'une sortie pour le signal vidéo NTSC (la Treamcast peut effectivement être connectée à un téléviseur ou un moniteur à l'aide de la VGA Box, si souhaité).

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En ce qui concerne l'écran incorporé, il s'agit d'un moniteur LCD (cristaux liquides) à matrice active TFT. La différence principale entre les matrices passives et actives, est la possibilité de regarder l'image autrement que de face, d'un angle visuel latéral. Il est donc possible de mater l'écran Treamcast en oblique, comme c'est le cas avec les ordinateurs portables récents ou même avec les écrans conçus pour la PSone (Sony et éditeurs tiers). Heureusement, car je n'ose imaginer une partie de Power Stone 2 à quatre de front, assis l'un à côté de l'autre, si il fallait être bien centré par rapport au cadre. Nul doute que la baston virtuelle se transposerait alors dans la réalité pour une empoignade tout ce qu'il y a de plus physique. En termes de dimensions, la diagonale est de 30 centimètres (5 pouces), ce qui correspond au plus grand des deux types de modèles conçus pour la PSone, comme par exemple le ScreenMate XL de Thrustmaster. Sur la tranche se trouvent deux dialers, qui permettent de régler luminosité et contraste, et l'écran est rétro-éclairé histoire de pouvoir jouer dans le noir. La visibilité est bonne, même si le rendu n'est bien entendu pas celui d'un téléviseur de salon. De même, la résolution peut apparaître moins bonne que sur la Gameboy Advance, mais il ne faut pas oublier la différence de taille importante (l'écran GBA est près de 40 % plus petit). En somme, la qualité est du même accabit que ce dont j'ai pu profiter sur les écrans PSone de haut niveau (NDLR : Je précise « de haut niveau » car certains modèles bas de gamme m'avaient donné les larmes aux yeux à l'époque).

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Il est inutile de s'attarder longuement sur le software et les périphériques puisque la Treamcast lit bien évidemment l'ensemble des GD-Roms DC, sans distinction de zones (USA, JAP, PAL), grâce à une puce universelle pré-installée à l'intérieur. Les accessoires DC sont eux aussi tous compatibles. Additionnellement, il est possible de lire ses compilations MP3 (sur CD-R) et ses VCDs sur la Treamcast grâce à un logiciel livré gratuitement avec la console. Toutefois, ce petit bonus n'est pas l'exclusivité de la Treamcast puisque le même adaptateur est disponible séparément.

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A l'exception des sites d'enchères (et encore, avec de la chance), la Treamcast n'est pas vraiment commandable sur Internet. Dans les boutiques sur Hong Kong (si vous avez de la famille ou projetez un voyage dans la région), elle se trouve par contre assez facilement pour un prix oscillant entre 1500 et 1800 Hong Kong Dollars (soit entre 150 et 180 Euros). La limitation de sa distribution s'explique par son illégalité. Les mentions « Treamcast » sont d'évidentes fautes, mais d'après les recommandations de Sega l'été dernier, même le spécimen tout blanc et sans le mot tabou semble hors-la-loi. En effet, il s'agit d'une modification préalable d'un produit Sega sans licence Sega et de sa revente sous la forme d'un autre produit. Cela ne peut se faire sans l'autorisation préalable expresse de Sega, que les revendeurs n'ont malheureusement (pour les joueurs fans de Dreamcast mais aussi pour les collectionneurs) pas obtenu. Cependant, le problème serait tout différent si seule la modification du hardware était facturée comme un service. En effet, pour respecter la loi, il faudrait que le consommateur fournisse sa propre Dreamcast et exige une modification (facturée) de son bien personnel. Pour être clair, j'utiliserais un exemple portant sur l'industrie de l'automobile : si un carrossier fabrique une coque permettant à une voiture Peugeot de voler, il ne peut pas modifier en masse des voitures Peugeot, pour les revendre et les promouvoir comme ses propres produits, sous le nom de « Voiture Avion » par exemple. Il est obligé de proposer la transformation dans un garage à des propriétaires de voitures Peugeot et de la facturer comme un service.

Mis à jour le 18/02/2004

COMMENTAIRES

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Dark-Orion0
Dark-Orion0
MP
le 24 oct. 2011 à 18:41

Le concept était pourtant sympa mais bon c'est à Sega de juger, et son jugement n'est pas plus mal: sinon porte ouverte à la contrefaçon.

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Pseudo supprimé
le 23 nov. 2010 à 23:49

pour un collectionneur peut etre?

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Diddy64
Diddy64
MP
le 12 oct. 2010 à 19:59

Je me souviens que Hooper avait présenté la TreamCast, mais que finalement, cette console non-officielle n'avait que très peu d'intérêt...

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