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Test de la GTX 1070 Ti : Le point sur G-Sync, le moteur SMP, et le support logiciel - Test de la GTX 1070 Ti : Un dernier clou pour venir fermer le cercueil des Radeon Vega ?

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Test de la GTX 1070 Ti : Le point sur G-Sync, le moteur SMP, et le support logiciel
Test de la GTX 1070 Ti : Le point sur G-Sync, le moteur SMP, et le support logiciel
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Lorsque nous avions testé les cartes Vega il y a quelques mois maintenant, nous nous étions arrêtés un instant sur un certain nombre de technologies et services développés par AMD. A l’heure du lancement de la GTX 1070 Ti qui sera sans aucun doute la dernière des cartes Pascal, il nous semblait opportun de faire également un bilan similaire côté NVIDIA.

Commençons par aborder les questions de synchronisation verticale, et sur ce sujet, si l’on peut longtemps argumenter sur le coût des moniteurs G-Sync, il sera en revanche bien difficile de nier à la fois les bénéfices que cette technologie apporte, et la sécurité avec laquelle NVIDIA l’a implémenté au fil du temps. En effet, rappelons que le fabricant a été le premier à se lancer dans l’aventure de la FRV (pour Fréquence de Rafraichissement Variable) avec une méthode qui a fait polémique : elle consistait en l’intégration d’un module propriétaire au sein de certains moniteurs, afin que ces derniers puissent gérer leur fréquence de fonctionnement en fonction du framerate généré par la carte graphique. La solution est efficace, très efficace même, mais elle engendre un surcoût, ce qui la réserve à des moniteurs plutôt haut de gamme, en général au-delà des 600€. En face, AMD promettait de faire la même chose avec FreeSync, mais au travers d’une implémentation indolore pour le portefeuille, et en touchant des écrans très abordables. Une belle promesse, qui aura cependant mis un moment à se concrétiser. En effet, NVIDIA a non seulement pris son concurrent de vitesse, mettant sa solution FRV sur le marché presque deux ans avant son concurrent, mais tandis que l’approche G-Sync permettait à NVIDIA de contrôler la bonne intégration de sa technologie, AMD a eu du mal à gérer la mise en place de FreeSync, qui fut d’abord associée à des dalles de qualité disparate, ainsi qu’à des plages de fonctionnement parfois réduites (à partir de 50Hz, par exemple, là où G-Sync assure systématiquement son travail de synchronisation dès 30 Hz).

Test de la GTX 1070 Ti : Le point sur G-Sync, le moteur SMP, et le support logiciel

(Crédit : Blur Busters)

Au final, la marque au caméléon aura plutôt bien joué le coup, et durant nos tests de la GTX 1070 Ti, G-Sync a continué de se mettre en valeur, notamment en résolution 4K. Dans ce cadre, les derniers titres du marché affichent souvent des framerates dans un intervalle entre 25 et 60 FPS (33 FPS en Ultra sur Assassin’s Creed Origins, par exemple). Un intervalle dans lequel G-Sync est toujours parvenu à maintenir une excellente impression de fluidité. Notons également qu’à l’opposé, et pour les jeux à haut framerate (comme Overwatch), NVIDIA dispose maintenant de l’option Fast-Sync. Il s’agit là d’une solution 100% logicielle, qui contrairement à une V-Sync classique, permet de s’affranchir des contraintes de latence (ou input lag). Là encore, le système fonctionne plutôt bien, et n’a pas d’équivalent chez AMD. Reste que l’on aurait aimé découvrir avec Pascal les premiers écrans G-Sync HDR (qui nous ont d’ailleurs été montré à différentes reprises cette année). Ce sera sans doute pour 2018.

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L’autre point sur lequel NVIDIA a continué de surpasser son adversaire sur la génération Pascal, c’est le support logiciel. D’un point de vue quantitatif, les deux fabricants distribuent leurs mises à jour de pilotes quasiment au même rythme, et il n’y a qu’à comparer les pages rassemblant les différentes versions de pilotes de chaque camp pour s’en convaincre (ici et ). Par contre, au niveau qualitatif, les pilotes AMD affichent parfois des reculs ponctuels et pas toujours cohérents selon les jeux et les résolutions, là où NVIDIA parvient à garder une certaine constance (Call of Duty : WWII ou Assassin Creed Origins sont deux bons exemples à ce niveau). On remarquera qu’à l’image de ce que nous constations sur notre panel de » jeux de référence, dès que l’on parle DX12, AMD se détache parfois assez nettement. C’est le cas sur le dernier Total War Warhammer II, et c’est flagrant sur Forza Motorsport 7, dont les performances sous Radeon 64 restent bluffantes. DirectX 12 restera donc clairement un point d’amélioration sur lequel la génération Volta devra mieux se distinguer, car si l’API de Microsoft n’aura pas réellement percé sur cette génération, il est probable qu’elle finisse pas s’imposer à terme.

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Mais en 2017, qui dit support logiciel ne dit pas seulement fourniture de pilotes mais aussi déploiement de services. Et sur cet axe, NVIDIA marque des points, grâce à son environnement GeForce Experience, dont les fonctionnalités sont parfois uniques. C’est par exemple le cas du système Ansel, qui va permettre de capturer des scènes d’un jeu en conservant un contrôle total ou partiel de la prise de vue : position de la caméra, filtre à appliquer, image plane ou à 360°. On pourra argumenter sur le fait que cet artifice touchera un public de niche, mais pour les fans de captures et de photos, il ouvre de nouvelles possibilités, comme le démontre régulièrement MrDeriv.

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ShadowPlay est également un pilier de l’expérience GFE, et si AMD dispose maintenant d’une solution comparable (nommé ReLive), l’outil de NVIDIA dispose d’une maturité plus évidente, que ce soit sur le nombre de réglages accessibles en jeu via un overlay, ou sur la gestion automatique des enregistrements de nos sessions (ShadowPlay permet maintenant d’enregistrer automatiquement les moments forts d’un jeu, assassinats multiples ou achievement obtenu). On notera cependant sur ce sujet que si NVIDIA demeure leader sur la question du support logiciel, les points d’amélioration restent nombreux : à titre personnel, nous continuons par exemple de rager sur les notifications de l’overlay qui sont par défaut enregistrées par ShadowPlay, ou sur son intégration envahissante. Le positionnement des menus pose aussi question parfois (la capture du bureau dans l’onglet contrôle de la confidentialité). Egalement, ni GFE ni son overlay ne propose aujourd’hui d’accès à Ansel, au-delà du raccourci par défaut pour cette fonction (ALT + F2). Enfin, et considérant l’importance de GFE aujourd’hui dans l’écosystème NVIDIA, il serait agréable de profiter d’une fusion GFE + panneau de configuration graphique, ce dernier ayant des airs un peu archaïques aujourd’hui.

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Synchronisation verticale, GeForce Experience… Voilà des cas où les choses ont évolué dans le bon sens chez NVIDIA. Le moteur SMP introduit avec les puces GeForce 10, n’aura pas connu le même succès. Prévu à la base pour faire face aux spécificités des casques VR en matière d’affichage, il est resté relativement inexploité : en dehors de Shadow Warrior 2, de iRacing et de VR Funhouse, aucun titre majeur, en VR ou non, ne s’est approprié cette technologie. On notera cependant que cette dernière reste nécessairement lié à l’essor des jeux VR, un domaine qui attend sans doute les casques de seconde génération pour décoller.

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Mis à jour le 10/11/2017
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