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Les origines - Fallout : Références culturelles d'hier et d'aujourd'hui

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Les origines
Les origines
PC PS4 ONE PS3 360 Mac
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Sorti en 1997 sur PC et Mac, Fallout est un jeu qui peut surprendre aujourd'hui. Réalisé par les créateurs de Black Isle Studios, ce titre en 2D isométrique était un sacré pari. Les journalistes aimaient d'ailleurs le comparer à un certain Diablo ou Baldur's Gate. Mais rapidement, ils ont compris qu'ils avaient à faire à une œuvre exceptionnelle, se frottant aux plus grands tout en distillant son aura.

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Ce premier volet, entièrement en 2D isométrique, instaure une ambiance "fin du monde" d'une grande cohérence... et d'une redoutable violence. C'est indéniable, l'univers de Fallout fait penser à celui de Mad Max. On y retrouve un monde adulte, fait d'humour noir, de prostitution, de combats acharnés et d'un foutoir pas possible. Alors que les habitants des abris - vivant en totale autarcie - ont utilisé leurs méninges pour évoluer, les badauds de la surface n'ont pas suivi le même chemin. Hostiles, ils sont devenus, pour certains, ce qu'il y a de pire dans la race humaine.

Avec un tel background, Fallout happe le joueur et le plonge dans une atmosphère très "années 50", comme si le temps s'était arrêté en dehors des abris antiatomiques. Par conséquent, nous sommes en droit d’imaginer que l’inspiration vient du célèbre long-métrage avec Mel Gibson. Et pourtant, selon l’aveu du créateur, ça n’a jamais été le cas. En effet, l'une des principales inspirations du jeu n'est pas Mad Max mais un certain A Boy and His Dog (à ne pas confondre avec A Boy and his Blob), une nouvelle de science-fiction de 1969. Écrite par Harlan Ellison, cette fable fantastique donnera lieu à une adaptation cinématographique en 1975. Chez nous, A Boy and His Dog est connu sous l'appellation Apocalypse 2024 ce qui est, on vous l'accorde, tout de suite moins classe. On y suit les pérégrinations d'un garçon et de son chien qui tentent de survivre au gré des mauvaises rencontres. L'animal, télépathe et doué une intelligence supérieure, porte souvent secours à son compagnon et l'averti des dangers qui rôdent. A Boy and his Dog est redoutablement cynique et rappelle totalement l'univers de Fallout. En 2007, la planète a été décimée par la Quatrième Guerre Mondiale (un conflit qui dura cinq jours) et l'histoire débute plusieurs années plus tard, en 2024. Les survivants se sont adaptés et deux mondes ont subsisté : celui de la surface, qui ne répond à aucune règle, et celui du sous-sol (ou souterrain), plus organisé et éduqué mais qui est tout aussi violent. Comme dans Fallout, le film dépeint ces différents univers avec plus ou moins de brio.

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L'autre référence, ayant fortement inspirée Fallout, n'est autre que Wasteland. Réalisé par Brian Fargo, Alan Pavlish, Michael A. Stackpole et Ken St. Andre, il est sorti en 1988 et s'appuie sur la même thématique apocalyptique et la sempiternelle Guerre Froide. Ce n'est ainsi pas un hasard si on retrouve le terme "wasteland" dans sa suite spirituelle. Si ce RPG a énormément vieilli et ne passionnera que les plus exigeants, il a apporté de nombreuses idées qui seront reprises par les autres jeux du genre. Une suite, financée par Kickstarter en 2012, est sortie sur PC et a été adaptée il y a peu sur Xbox One et PlayStation 4.

Ink Spots
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La série Fallout entretient une relation respectueuse avec la musique et plus généralement le groupe Ink Spots. Formée à Indianapolis en 1930, cette formation a fait carrière pendant vingt ans puis s'est séparée en 1952.

La chanson Maybe est devenue l'une des marques de fabrique de la saga d'Interplay. À l'origine, c'est le titre I Don't Want to Set the World on Fire qui avait les louanges des développeurs mais ces derniers n'ont pas pu acquérir les droits. C'est finalement Bethesda, avec des moyens financiers plus élevés, qui parviendra à inclure cette fameuse chanson dans Fallout 3. Voilà pourquoi on l'entend aussi souvent et la raison pour laquelle elle est devenue le thème principal du jeu. D'autres chansons du groupe, comme Into Each Life Some Rain Must Fall ou It's A Sin To Tell A Lie ont été utilisés dans différents volets de la saga. Fallout 4 aura lui aussi le droit à son titre inédit : It's All Over But The Crying.

Fallout a créé un phénomène qui n'est pas près de s'évaporer. Au cours de l'aventure, le jeu se nourrit du septième art et de la pop culture. Pêle-mêle, on y trouve du Docteur Who (la cabine est un clin d'oeil au TARDIS, le vaisseau qui permet de voyager dans le temps), Dune (les Mentats sont des produits chimiques mais le nom vient du roman de Frank Herbert), Monty Python (Mme Stapleton, la bibliothécaire), South Park (They killed Kenny !), les Simpsons (La cinématique d'intro montre un téléviseur de la marque Radiation King, qui est le nom de la télé d'Homer lorsqu'il était jeune) ou encore Robin des Bois (Loxley, le leader de la Guilde des Voleurs, est l'un des noms qu'on donnait au célèbre archer). Avec une telle richesse, la saga ne pouvait que donner lieu à des épisodes toujours plus ambitieux et étonnants.

Fallout New Vegas Reportage

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Mis à jour le 29/11/2015
PC PlayStation 4 Xbox One PlayStation 3 Xbox 360 Mac FPS RPG Interplay Obsidian MacPlay Bethesda Softworks Black Isle Studios Post-apocalyptique Rétrogaming

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Sommaire Dossier
  • Les origines
  • Vault au dessus d'une terre aride
  • La période Bethesda
  • Au delà du jeu vidéo
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