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Une première trilogie qui casse les codes - Mortal Kombat : retour sur une saga emblématique du jeu de baston

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Une première trilogie qui casse les codes
Une première trilogie qui casse les codes
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Nous sommes au début des années 1990, là où bon nombre de chef-d’œuvres vidéoludiques ont vu le jour sur la console de Nintendo, mais aussi sur celle de SEGA. On compte bien entendu l'arrivée d'un certain hérisson bleu, d'un plombier habillé en rouge, et j'en passe forcément. Des mascottes toutes mignonnes qui marqueront l'histoire et continueront de sortir des opus de manière régulière durant des années et des années jusqu'à aujourd'hui. Puis, à l’image de la Nouvelle Vague au cinéma, le jeu vidéo évolue au début des années 1990 et débarque sur scène avec de nouveaux codes. Loin des jeux tout public habituels, ce média ose et brise les chaînes de la censure. Doom, Wolfenstein et bien évidemment Mortal Kombat ont ainsi marqué à leur manière l'histoire du jeu vidéo.

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Une saga naissante

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La série d'Ed Boon et de John Tobias, personnalités emblématiques du jeu vidéo, n'en est encore qu'à ses balbutiements avec ce premier épisode timide et loin d'être une franche réussite. Avec son casting réduit et son gameplay loin de faire l’unanimité, Mortal Kombat n’a pas encore les épaules pour rivaliser avec son concurrent direct, Street Fighter II, sorti la même année en Europe. Ici, on ne retrouve aucune technicité ou presque. Chaque personnage a bien un ou deux coups spéciaux comme Liu Kang et sa boule de feu ou Sub-Zero avec son jet de glace, mais ça n’allait pas tellement plus loin. La plupart des joueurs contournent alors la rigidité des personnages en se déplaçant constamment ou en sautant pour réaliser un coup de pied dans les airs et s’approcher de leur adversaire. Ce premier épisode afin de se démarquer décide de faire dans la surenchère pour vendre son produit. Exit les combos de folie à sortir à la frame près, ici, on fait dans l'ultraviolence et le grand-guignolesque avec par exemple les Fatality... un élément cher à la série sous forme de récompense permettant d'exécuter un adversaire via une combinaison de touches secrètes. Cette marque de fabrique attire les foudres des autres médias à l'encontre du jeu vidéo (la version Nintendo de Mortal Kombat premier du nom est d'ailleurs censurée) mais aussi la curiosité des joueurs et des non joueurs. Le public se réunit alors dans les salles d’arcades pour assister à la violence du titre et découvrir les nombreuses façons de tuer les adversaires. Les Fatality constituent à elles seules ou presque l’attraction du titre.

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Un visuel pas comme les autres

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Voulant prendre à contre-pied tout ce qu’avait réalisé Capcom avec son Street Fighter, Ed Boon décide de rendre son titre plus mature, non seulement par l’aspect sanglant et ultraviolent mais aussi par sa direction artistique. Les décors sont sombres, très gothiques et les personnages sont digitalisés. Même si la technologie n’est pas exempt de défauts, elle offre tout de même un aspect réaliste. Les sept combattants disponibles sont alors incarnés par presque autant d’acteurs, (Daniel & Carlos Persina, Elizabeth Malecki, Ho-Sung Pak et Richard Divizio) ce qui renforce une fois de plus le réalisme du titre ainsi que les polémiques qui naissent autour.

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Cette digitalisation des personnages devient d’ailleurs l'un des incontournables de la saga puisqu’on retrouve à nouveau cette technologie sur l’ensemble de la première trilogie. Le résultat est de plus en plus saisissant et réussi. Le nombre de personnages et donc d'acteurs se multiplie. C’est alors que s’ajoutent aux côtés de Liu Kang, Johnny Cage, Scorpion ou encore Sub-Zero, de nouvelles têtes devenues à leur tour iconiques comme Reptile, Jax, Kitana et Baraka. Des personnages qui ne manqueront pas les suites de peur de froisser les premiers joueurs même si Ed Boon n’hésite pas à retirer certains de ses personnages forts d’un opus à l’autre. D'ailleurs, Sub-Zero est le seul personnage à être présent sur l’ensemble de la saga.

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Des spécificités de gameplay

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Côté gameplay, Mortal Kombat est un jeu destiné aux manettes dotées de six boutons, enfin sur Mega Drive notamment si vous voulez avoir accès à la garde. Touche essentielle pour remporter le tournoi du Mortal Kombat. Il faudra également faire preuve de réflexes et d'agilité, ainsi que jouer avec les placements et bien évidemment les coups spéciaux. Ces attaques améliorées peuvent basculer à elles seules le déroulement du match, enfin si vous arrivez à les sortir. Le gameplay devient plus accessible dès le second opus. Il est enfin possible de créer quelques combos maison, pour peu que vous réussissiez à prendre les contrôles en main. Il faudra néanmoins s'habituer à presser une touche pour se protéger contrairement à tous les autres versus fighting où il suffit de maintenir la flèche arrière pour bloquer les coups de l'adversaire.

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Malheureusement, cette dernière s'avère défectueuse voire contraignante. Non pas à cause du système de garde en lui-même, mais tout simplement parce que les coups même gardés s'avèrent ultra punitifs. L’ennemi peut alors s'amuser à bloquer le joueur en garde contre un mur en spammant les touches de poing à répétition. Il faut attendre le troisième opus pour obtenir une garde qui fonctionne et un système de combo efficace, permettant de jolies combinaisons. Les personnages, maintenant beaucoup plus rapides, n'hésitent pas à lever la jambe après trois ou quatre coups rentrés dans l'adversaire, puis à assener une attaque spéciale pour prolonger le combo. Plus spectaculaire et plus vif aussi, cet épisode continue de surprendre en offrant toujours plus de spectacle. Il est maintenant possible d’interagir avec le décor. Outre les Fatality d’arène (apparues pour la première fois sur Mortal Kombat II), les joueurs ont la possibilité de changer de stage au cours du combat en délivrant un coup de poing dévastateur à l'adversaire. Ce dernier décolle du sol et traverse littéralement le plafond.

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Le casting de la série ne cesse de vouloir s’étoffer épisode après épisode. On passe de sept lutteurs pour le premier épisode, à douze pour le second. Mortal Kombat 3, quant à lui propose à sa sortie quatorze valeureux combattants. A l'image de son concurrent direct, Street Fighter II qui se décline en Super Street Fighter II : The New Challengers, puis en Street Fighter II Turbo ou encore en Street Fighter II Champion Edition, ajoutant toujours plus de personnages, Midway sort une nouvelle version du troisième volet de leur saga fétiche... Mortal Kombat 3 Ultimate. Dans ce dernier, on ajoute pas loin de dix challengers. Parmi eux, le retour de Scorpion, absent du jeu d’origine ou encore de Jade, Noob et Mileena. Puis Mortal Kombat 3 devient Mortal Kombat Trilogy. Celui-ci accueille tout de même vingt huit combattants et reste pendant dix ans, le jeu de la saga à proposer le roster le plus complet.

Mortal Kombat attire les foules autant que les foudres. Mais cette mise en avant dans les divers procès, ou encore cette censure sur la console de Nintendo, a permis à la série de se faire un nom et de se démarquer des autres productions du même genre. Une stratégie qui s'avère payante puisque aujourd'hui, la saga Mortal Kombat serait la série de jeu combat ayant écoulé contre vents et marées le plus d'exemplaires toutes générations confondues.

Mis à jour le 19/04/2019
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COMMENTAIRES

Sommaire Dossier
  • Une première trilogie qui casse les codes
  • La 3D, une mauvaise passe pour la saga ?
  • Mortal Kombat trouve enfin la recette gagnante
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