Dossier - Commentaires : Japan Expo 2004 - Sega retourne dans le passé - page 3 sur JeuxVideo.com - 1

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Sega retourne dans le passé

Sega se situait clairement entre Nintendo et Microsoft, les vieux titres se disputant la place avec d'autres petites " surprises ", présentées au dernier E3. Entre l'indémodable Sonic au travers de Sonic Heroes ou Sonic Mega Collection, tout était mis en oeuvre pour mettre en avant la mascotte de la firme qui se payait même le luxe d'être présente en chair et en mousse. D'ailleurs on retrouvait également Sonic dans Sega Superstars puisque un des deux niveaux proposés étant celui où on dirigeait avec sa minime le hérisson bleu qui courait comme un dératé dans un long tuyau, tout ceci ayant pour but de lui faire ramasser le plus de pièces possibles. Ce titre Eye Toy étant l'occasion pour Sega de proposer divers jeux sur plusieurs de ses franchises, le second niveau jouable était celui rattaché à House Of The Dead où le joueur devait terrasser des nuées de chauves-souris, honnête sans plus.

Dans la série, " fais moi mal ", on avait aussi droit au titre Astro Boy : Tetsuwan Atom sur PS2, basé sur la nouvelle série animée (qui arrivera le 04 septembre sur France 3 ! !) de l'oeuvre culte de Tezuka Osamu. Avouons-le d'emblée, on attendra beaucoup plus de la version GBA (qui arrivera aussi en Europe) que du titre PS2 d'un intérêt plus que limité. Certes, le petit Astro y garde sa puissance et sa naïveté mais dieu que le tout est peu jouable et graphiquement dépassé. Si le soft comporte 10 niveaux aux missions variées, 7 super pouvoirs et une combinaison action/réflexion, on s'ennuie vite des problèmes de caméra et de la lourdeur d'Astro, ceci n'étant pas vraiment dû à son poids mais plutôt à une gestion des commandes assez moyenne. Bref, nous verrons tout ceci plus en profondeur lors d'un test mais hormis le fait que le jeu bénéficie d'une traduction française et de l'apparition de Guest Stars sorties de l'univers Tezuka (Black Jack en tête), voici un jeu qui ne se fera pas vraiment attendre.

Pour terminer avec les jeux qui n'auront pas vraiment convaincus, citons Spikeout Battle Street, un titre Xbox dans la même lignée que le Fighting Force d'Eidos sorti sur PSone. 16 personnages jouables que vous pourrez habiller, tatouer, relooker, des concours Xbox Live à venir, un mode solo, coopératif ou des combats vous opposant à vos amis (à 4 joueurs en LAN ou Xbox Live), le titre peinait malgré tout cela à convaincre. L'animation des personnages est des plus raides, le titre est graphiquement très décevant et le bourrinage intempestif tout au long des niveaux achèvera même l'amateur de beat'em all endurci. Restent que de nouvelles options seront disponibles via le Xbox Live (armes, scénarios, niveaux supplémentaires, personnages, musiques...) mais si l'armature même du soft n'est franchement pas folichonne, on se demande bien comment ce soft pourra percer. Mais ne vendons pas la peau de l'ours avant d'avoir joué plus longuement au titre.

Pour redresser la barre, Sega avait tout de même sorti Otogi 2 ou encore Blood Will Tell, lui-même adapté d'un manga de Tezuka du nom de Dororo. Concernant Otogi 2, signalons que si plusieurs personnages (6 pour être précis) sont désormais jouables, le tout n'a rien perdu depuis le premier volet en éléments destructibles, en affrontements titanesques, en combats empreints de fureur et de magie, ou encore en difficulté de jeu. Profitant donc d'un panel plus important de héros (aux caractéristiques de force, de puissance et d'agilité disparates) qui amène une durée de vie plus conséquente (sachant que vous pouvez terminer chaque stage avec le personnage de votre choix, la sélection se faisant avant chaque début de mission), on ne pourra pas s'empêcher d'être constamment gêné par une multitude d'effets visuels, certes somptueux (et c'est un euphémisme) mais nuisant grandement à la visibilité de l'action. On ne pourra qu'espérer également que les grosses baisses de frame rate auront disparu lors de la version commercialisée en Europe. Si le second opus se pare donc toujours d'une mythologie japonaise pleine de monstres, de fantômes et de fleurs de cerisiers, Otogi 2 a contre lui plusieurs points négatifs mais n'en conserve pas moins tout son charisme. Personnellement j'adore tout en étant conscient qu'il lui faudra réussir à gommer les lacunes évoquées plus avant pour convaincre le plus de joueurs possibles.

Blood Will Tell, s'il propose un personnage atypique (capable d'utiliser plusieurs armes comme un sabre, un fusil ou bien de transformer ses mains en de véritables couteaux) était assez peu original mélangeant de longues phases d'exploration dans des décors bucoliques avec de nombreux combats. A ce titre le bon côtoyait le moins bon, certains monstres étant assez laids lorsque d'autres (des boss) étant simplement très impressionnants de par leur taille et leurs animations. Ceci se ressentait aussi dans les décors, le jeu ayant tendance à osciller entre un Tomb Raider et un Onimusha pour ce qui est de l'environnemental. Signalons tout de même qu'un mode coopératif est de la partie, que la jouabilité ne souffre pas de gros problèmes et que l'aventure retenait bien le joueur.

Terminons avec la star du stand, OutRun 2 qui se jouait en LAN, quatre Xbox étant reliées. Pour une bêta, il faut avouer que le jeu était plutôt rapide, sans trop de bugs ni de clipping et qu'on retrouvait avec plaisir le charme des premières versions avec son côté arcade assumé, ses courses à embranchements, ses environnements graphiques changeant radicalement durant un même stage ou encore son aspect " Sea, Sex and Drive ". Bien en deçà d'un Burnout 3 pour ce qui est de la qualité graphique (ceci impliquant également le rendu des crash), OutRun 2 arrivera à convaincre les nostalgiques de la belle époque sans trop de mal, la jouabilité étant à ce sujet assez précise, les dérapages contrôlés s'effectuant rapidement. On murmure même que le soft proposera en sus quelques grosses surprises. On pensera immédiatement ici au premier Out Run qui pourrait avoir droit à une version Xbox, le titre étant pour l'instant uniquement sorti sur PS2 sous la bannière de la gamme Sega Ages.

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