Nintendo n'aime pas que l'on parle de la configuration de sa Wii. Non qu'ils en aient honte mais simplement parce qu'ils considèrent que les spécifications n'ont aucun intérêt. Ce en quoi ils n'ont peut-être pas tort, mais la curiosité est une soif qui demande à être étanchée. Globalement, la Wii reprend à son compte l'architecture de la GameCube tout en revoyant certaines valeurs à la hausse qui la placent quelque part entre la dernière machine de Nintendo et la Xbox première du nom. On commencera donc par le coeur de la machine, son processeur central issu de la technologie PowerPC d'IBM. Baptisé Broadway, il tourne à une fréquence de 729 MHz. Si vous souhaitez vous lancer dans les comparaisons, n'oubliez pas que la fréquence d'un Power PC doit être convertie avant d'être comparée, ainsi un PowerPC à 400 MHz correspond à un Pentium III 900 MHz. Seconde étape, le processeur graphique, Hollywood, conçu par ATI. Fréquencé à 243 MHz, il s'accompagne de 3 Mo de cache pour les textures et de 16 Mo de mémoire DRAM servant également à la gestion du son, tâche étonnamment dévolue au chip graphique. Du côté de la mémoire, il faut compter avec 88 Mo de RAM répartis en 24 Mo de 1STRAM issu de la GC et 64 Mo de GDDR3. Enfin, le son joue la carte de la simplicité avec un traitement en Dolby Pro Logic II, le parent pauvre du son qui n'est guère qu'une stéréo améliorée. Si on peut comprendre les choix en matière de puissance, avoir ainsi bridé la qualité du son est assez regrettable. La vidéo de son côté fait l'impasse sur la si en vogue Haute Définition mais la Wii est cependant capable d'émettre un signal en 480p, soit un affichage de résolution standard mais en progressive scan, de meilleur qualité pour un écran HD. Pour cela, il faudra néanmoins disposer d'un câble YUV, non fourni avec la console qui se contente d'un petit cordon composite. On vous déconseille de vous en priver si vous possédez un écran LCD ou plasma, le résultat avec le cordon d'origine étant vraiment déplaisant au regard.
En matière de stockage de sauvegardes ou de jeux Virtual Console, la console se trimballe 512 Mo de mémoire flash pouvant être upgradés jusqu'à 2 Go par l'ajout de cartes SD. Un point que nous allons détailler dans la section suivante.
| Wii | |
|---|---|
| GPU | - 1 Microprocesseur Broadway type Power PC IBM à 729 MHz |
| GPU et RAM vidéo | - 1 processeur Hollywood d'ATI à 243 MHz - 3 Mo de cache pour textures et polygones - 16 Mo de DRAM Vidéo |
| Mémoire principale | 24 Mo de 1TSRAM + 64 de 1TSRAM |
| Support HDTV | Non, formats : 480i et 480p (avec câble YUV non fourni) |
Résolument tournée vers le jeu, la Wii ne s'encombre pas d'une connectique affolante. Pour le son et l'audio, la console dispose d'une sortie multi permettant de la relier à sa télé via un câble composite, YUV ou S-Vidéo. Nous avons déjà vu que le format à privilégier est l'YUV. Les périphériques sont un peu plus complets, outre les 4 Wiimotes pouvant être reconnues en Bluetooth la Wii s'équipe de 4 ports manettes GameCube accompagnés de 2 ports pour memory cards au même format, cachés sur le haut de la console. Tout ceci afin d'assurer la pérennité de vos jeux GC sur Wii. Car on rappelle que la console est retrocompatible et que son lecteur, à défaut d'accepter les DVD vidéo accueille les DVD au format 12 cm pour Wii et les mini-DVD GameCube.
Suite de ce tour du propriétaire avec le port pour cartes SD, susceptible de faire transiter divers fichiers, notamment ceux de la Virtual Console ou vos sauvegardes. La taille des cartes ne devra toutefois pas excéder 2 Go. Enfin, deux ports USB 2.0 situés en arrière, grâce auxquels on pourra, entre autres choses, se connecter au réseau via un adaptateur Ethernet. L'autre solution en la matière consistant évidemment à utiliser la carte Wifi intégrée à la Wii, qui, un excellent point, reste connectée même en mode veille.