La bonne odeur de gazon fraîchement tondu, le maillot qui colle dans le dos, l'entraîneur qui gesticule comme une puce sauvage sur le banc... Ahhh ! Que de belles choses que seuls les pros du ballon rond ont le plaisir de ressentir lorsque, habillés de leur beau maillot sponsorisé dans le moindre recoin, ils pénètrent dans un stade où les milliers de regards n'ont d'attention que pour les performances qu'ils vont produire pendant 90 minutes, et ce, dans une ambiance que FIFA s'est fait, depuis des années, un plaisir de reproduire le plus fidèlement possible.
Le jeu qui a rendu EA Sports si célèbre ne pouvait faire autrement que de débarquer sur PSP, le tremplin idéal pour montrer qu'enfin les jeux de foot sur portables sont tout aussi jouables que ceux que l'on a l'habitude d'utiliser sur consoles de salon. Quel bonheur de pouvoir en effet distinguer Henry de Ronaldo et de ne pas attendre le replay du but anthologique que l'on vient d'inscrire pour connaître l'identité de l'auteur de ce coup de génie. Quel plaisir a-t-on également, lorsque les Nou Camp, San Siro, Parc des Princes et autre Stade Vélodrome (oui, hein, pas de jaloux...) se substituent aux stades si impersonnels que l'on a pu voir dans des réalisations qui se disaient être des jeux de foot. Avec FIFA, les repères sont vite trouvés, que ce soit au niveau des licences comme du rendu graphique du petit dernier d'EA Sports. On ne s'étalera pas trop sur la base de données, qui est, comme à son habitude, extrêmement riche et complète. Pour changer, on ira chercher les points forts ailleurs car un jeu ne se juge pas sur le papier, c'est le terrain qui fait la différence, le football le sait, les fans de jeux de foot aussi. Rappelons juste que sont présents 25 championnats de 18 pays différents, 39 sélections internationales, 30 stades (ceux de Lens, Lyon, Marseille et Paris pour la France) et une bagatelle impressionnante de joueurs plus ou moins bien reproduits cependant.
Pour reconnaître les joueurs, il est préférable de ne pas utiliser une caméra trop éloignée.
Laissons les chiffres de côtés pour s'intéresser directement au coeur du jeu. Bien que FIFA soit le premier grand jeu de foot sur PSP, ne pensez pas qu'EA Sports ait fait dans l'innovation et le changement pour séduire les futurs acquéreurs de leur titre. En effet, un FIFA reste un FIFA, que ce soit dans le gameplay comme dans la bande-son ou la difficulté. La prise en main est toujours aussi rapide même si on peut mettre quelques minutes avant de bien prendre le coup de l'utilisation du joystick de la console. Les puristes du genre ne s'attarderont d'ailleurs guère plus de quelques minutes sur les trois premiers niveaux de difficulté, trop faibles pour apprécier les actions de jeu que l'on peut effectuer lors de la construction de phases offensives. En amateur, semi-pro ou professionnel, on aura en effet trop tendance à foncer droit vers les buts adverses tant les défenses sont peu agressives et motivées pour venir vous prendre la balle et partir pour un contre assassin. En "World Class", il est davantage possible de jauger le niveau technique et tactique du soft. Un niveau que l'on situera assez haut malgré quelques petites errances de gardiens (après un premier arrêt notamment). Ceux-ci sont, à l'inverse, bluffants de réalisme lors de leurs prises de balle aériennes et des parades qu'ils arriveront à sortir au fil d'un match offensif. La fluidité des mouvements est vraiment appréciable et on se surprendra de nombreuses fois à user du replay pour admirer les gestes techniques et actions collectives qu'on aura eu le plaisir de réaliser.
Un Real Madrid - Barcelone n'a jamais rien d'amical. Attention aux tibias !
Les phases de jeu de ce dernier opus sont quasiment les mêmes que l'on trouve dans un FIFA classique. Le Off the Ball Control fait toujours aussi bonne impression, favorisant les une-deux, jeux en triangle et passes en profondeur. Les phases de jeu sont fluides mais des saccades énormes apparaissent au moment où le ballon franchit les limites du terrain, ce qui est vraiment pénible à la longue. Autre petit point qui m'a déplu, les arrêts de jeu qui sont accompagnés d'une minuterie, telle une bombe prête à exploser... Pour les coups de pied arrêtés, de nombreuses solutions s'offrent à vous, et, pour décrocher les toiles d'araignées, on devra régler tour à tour la position de frappe, la façon de shooter dans le ballon et la puissance du tir. En position défensive, il est aussi très sympa de choisir le moment auquel on décide de faire sauter son mur pour contrer les coups-franc Juninhesques que l'adversaire sait reproduire en mode "World Class". Lors d'un but marqué, on pestera de voir des filets rigides, aussi tendus que ceux de Volley-Ball, ceci n'étant qu'un détail malgré tout, surtout que ce genre de défaut aura le temps d'être gommé par EA Sports puisque l'on ne devrait pas voir FIFA Soccer arriver sur notre continent, FIFA 2006 étant prévu pour le mois d'Octobre. Enfin, on se rend compte que, malheureusement, au bout de quelques rencontres, les fidèles de FIFA retrouveront vite les automatismes qui les faisaient écraser leurs adversaires dans FIFA, mais bon, peut-on demander à un jeu de foot de portable d'être difficile au point de devenir injouable et tordu à maîtriser ? Certainement pas.
On reconnaît très bien San Siro, les stades sont vraiment fidèles à la réalité.
Pour ce qui est des modes de jeu, on aimera à relever les défis que le mode "Challenges" propose. A vous de renverser la situation lors de recontres qui se sont déjà déroulées ces dernières années. On prend exemple sur le Monaco-Nice de la saison qui vient de s'écouler ou le fameux France-Angleterre de l'Euro 2004 où il vous faudra vous inspirer du talent de notre Zizou national pour empêcher les anglais de rafler la mise. Suites à ces résultats et à vos autres prouesses, vous aurez de plaisir le débloquer de nouveaux maillots, stades ou ballons que vous vous procurerez grâce aux points que vous aurez précédemment glané. Un nouveau mode fait son apparition, le "Pocket Trax" où l'on peut écouter les musiques du jeu qui au passage sont pour tous les goûts, ce qui est un vrai plus si l'on ajoute à cela les très bonnes ambiances sonores lors des rencontres, principalement dues à un public très présent. Toujours au niveau bande-son, les commentaires sont fidèles à ceux vus précédemment, nous rappelant même, avant un match amical OM-PSG, qu'il est inutile de sombrer dans l'agressivité et de collectionner les cartons lors d'une rencontre qui ne compte que pour du beurre. Les menus sont globalement très sympa, on peut d'ailleurs admirer les replays des buts lorsque l'on se met en mode pause durant une rencontre. Le jeu possède un mode éditeur que l'on utilisera que trop rarement à cause de sa réelle lenteur. Lenteur que l'on retrouve dans pas mal de menus mais pas dans les temps de chargement. Pour en finir avec les modes de jeu, on prend les mêmes et on recommence, à savoir les matchs amicaux, les saisons, les tournois et un dernier mode qui vous permettra de vous affronter entre amis. Au final, ce sont de belles promesses qu'EA Sports fait avec FIFA Soccer, même s'il reste dans la lignée des autres opus, n'apportant presque pas d'innovation. FIFA 2006 sera l'occasion d'apporter déjà les premiers changements à un titre qui sera sans doute la référence du genre, en attendant un potentiel outsider... Qui se lance ?
FIFA Soccer
La bonne odeur de gazon fraîchement tondu, le maillot qui colle dans le dos, l'entraîneur qui gesticule comme une puce sauvage sur le banc... Ahhh ! Que de belles choses que seuls les pros du ballon rond ont le plaisir de ressentir lorsque, habillés de leur beau maillot sponsorisé dans le moindre recoin, ils pénètrent dans un stade où les milliers de regards n'ont d'attention que pour les performances qu'ils vont produire pendant 90 minutes, et ce, dans une ambiance que FIFA s'est fait, depuis des années, un plaisir de reproduire le plus fidèlement possible.
Le jeu qui a rendu EA Sports si célèbre ne pouvait faire autrement que de débarquer sur PSP, le tremplin idéal pour montrer qu'enfin les jeux de foot sur portables sont tout aussi jouables que ceux que l'on a l'habitude d'utiliser sur consoles de salon. Quel bonheur de pouvoir en effet distinguer Henry de Ronaldo et de ne pas attendre le replay du but anthologique que l'on vient d'inscrire pour connaître l'identité de l'auteur de ce coup de génie. Quel plaisir a-t-on également, lorsque les Nou Camp, San Siro, Parc des Princes et autre Stade Vélodrome (oui, hein, pas de jaloux...) se substituent aux stades si impersonnels que l'on a pu voir dans des réalisations qui se disaient être des jeux de foot. Avec FIFA, les repères sont vite trouvés, que ce soit au niveau des licences comme du rendu graphique du petit dernier d'EA Sports. On ne s'étalera pas trop sur la base de données, qui est, comme à son habitude, extrêmement riche et complète. Pour changer, on ira chercher les points forts ailleurs car un jeu ne se juge pas sur le papier, c'est le terrain qui fait la différence, le football le sait, les fans de jeux de foot aussi. Rappelons juste que sont présents 25 championnats de 18 pays différents, 39 sélections internationales, 30 stades (ceux de Lens, Lyon, Marseille et Paris pour la France) et une bagatelle impressionnante de joueurs plus ou moins bien reproduits cependant.
Laissons les chiffres de côtés pour s'intéresser directement au coeur du jeu. Bien que FIFA soit le premier grand jeu de foot sur PSP, ne pensez pas qu'EA Sports ait fait dans l'innovation et le changement pour séduire les futurs acquéreurs de leur titre. En effet, un FIFA reste un FIFA, que ce soit dans le gameplay comme dans la bande-son ou la difficulté. La prise en main est toujours aussi rapide même si on peut mettre quelques minutes avant de bien prendre le coup de l'utilisation du joystick de la console. Les puristes du genre ne s'attarderont d'ailleurs guère plus de quelques minutes sur les trois premiers niveaux de difficulté, trop faibles pour apprécier les actions de jeu que l'on peut effectuer lors de la construction de phases offensives. En amateur, semi-pro ou professionnel, on aura en effet trop tendance à foncer droit vers les buts adverses tant les défenses sont peu agressives et motivées pour venir vous prendre la balle et partir pour un contre assassin. En "World Class", il est davantage possible de jauger le niveau technique et tactique du soft. Un niveau que l'on situera assez haut malgré quelques petites errances de gardiens (après un premier arrêt notamment). Ceux-ci sont, à l'inverse, bluffants de réalisme lors de leurs prises de balle aériennes et des parades qu'ils arriveront à sortir au fil d'un match offensif. La fluidité des mouvements est vraiment appréciable et on se surprendra de nombreuses fois à user du replay pour admirer les gestes techniques et actions collectives qu'on aura eu le plaisir de réaliser.
Les phases de jeu de ce dernier opus sont quasiment les mêmes que l'on trouve dans un FIFA classique. Le Off the Ball Control fait toujours aussi bonne impression, favorisant les une-deux, jeux en triangle et passes en profondeur. Les phases de jeu sont fluides mais des saccades énormes apparaissent au moment où le ballon franchit les limites du terrain, ce qui est vraiment pénible à la longue. Autre petit point qui m'a déplu, les arrêts de jeu qui sont accompagnés d'une minuterie, telle une bombe prête à exploser... Pour les coups de pied arrêtés, de nombreuses solutions s'offrent à vous, et, pour décrocher les toiles d'araignées, on devra régler tour à tour la position de frappe, la façon de shooter dans le ballon et la puissance du tir. En position défensive, il est aussi très sympa de choisir le moment auquel on décide de faire sauter son mur pour contrer les coups-franc Juninhesques que l'adversaire sait reproduire en mode "World Class". Lors d'un but marqué, on pestera de voir des filets rigides, aussi tendus que ceux de Volley-Ball, ceci n'étant qu'un détail malgré tout, surtout que ce genre de défaut aura le temps d'être gommé par EA Sports puisque l'on ne devrait pas voir FIFA Soccer arriver sur notre continent, FIFA 2006 étant prévu pour le mois d'Octobre. Enfin, on se rend compte que, malheureusement, au bout de quelques rencontres, les fidèles de FIFA retrouveront vite les automatismes qui les faisaient écraser leurs adversaires dans FIFA, mais bon, peut-on demander à un jeu de foot de portable d'être difficile au point de devenir injouable et tordu à maîtriser ? Certainement pas.
Pour ce qui est des modes de jeu, on aimera à relever les défis que le mode "Challenges" propose. A vous de renverser la situation lors de recontres qui se sont déjà déroulées ces dernières années. On prend exemple sur le Monaco-Nice de la saison qui vient de s'écouler ou le fameux France-Angleterre de l'Euro 2004 où il vous faudra vous inspirer du talent de notre Zizou national pour empêcher les anglais de rafler la mise. Suites à ces résultats et à vos autres prouesses, vous aurez de plaisir le débloquer de nouveaux maillots, stades ou ballons que vous vous procurerez grâce aux points que vous aurez précédemment glané. Un nouveau mode fait son apparition, le "Pocket Trax" où l'on peut écouter les musiques du jeu qui au passage sont pour tous les goûts, ce qui est un vrai plus si l'on ajoute à cela les très bonnes ambiances sonores lors des rencontres, principalement dues à un public très présent. Toujours au niveau bande-son, les commentaires sont fidèles à ceux vus précédemment, nous rappelant même, avant un match amical OM-PSG, qu'il est inutile de sombrer dans l'agressivité et de collectionner les cartons lors d'une rencontre qui ne compte que pour du beurre. Les menus sont globalement très sympa, on peut d'ailleurs admirer les replays des buts lorsque l'on se met en mode pause durant une rencontre. Le jeu possède un mode éditeur que l'on utilisera que trop rarement à cause de sa réelle lenteur. Lenteur que l'on retrouve dans pas mal de menus mais pas dans les temps de chargement. Pour en finir avec les modes de jeu, on prend les mêmes et on recommence, à savoir les matchs amicaux, les saisons, les tournois et un dernier mode qui vous permettra de vous affronter entre amis. Au final, ce sont de belles promesses qu'EA Sports fait avec FIFA Soccer, même s'il reste dans la lignée des autres opus, n'apportant presque pas d'innovation. FIFA 2006 sera l'occasion d'apporter déjà les premiers changements à un titre qui sera sans doute la référence du genre, en attendant un potentiel outsider... Qui se lance ?
Rivaol , le 21 juillet 2005
Les commentaires des lecteurs
Ajouter le premier commentaire.
Ajouter votre commentaire
Infos jeu
FIFA 06
Vidéos
Toutes les vidéos de FIFA Soccer