Pro Evolution Soccer 2015
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13 novembre 2014 à 15:00:00
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Un an après tout le monde, et en ayant pris tout son temps, PES débarque sur les machines de 8ème génération. En effet, Konami, pas prêt il y a douze mois, avait choisi de faire l'impasse sur le développement du jeu sur PS4 et Xbox One, pour doubler le cycle dédié à cet épisode. C'est donc une toute nouvelle simulation qui investit le marché, bien décidée à exister autrement qu'en tant que simple alternative à FIFA. Le retour du roi ?

Pro Evolution Soccer 2015

Avec le recul, Konami n'a jamais digéré le changement de génération en 2005-2006. De référence absolue, PES est devenu le jeu de foot en éternelle reconstruction, techniquement pas au niveau de la HD, bourré de bonnes idées certes, mais jamais en mesure de les faire matcher entre elles. Jadis une simulation pointue et plébiscitée par les joueurs hardcore, la série s'est donc ouverte à un public différent et pas trop regardant sur toutes les considérations technico-tactiques. Puis l'épisode 2014, bien aidé par le Fox Engine, a ouvert la voie à un retour au réalisme. Il a donc servi de base pour PES 2015, dont l'orientation simulation n'est pas discutable. Il attaque donc FIFA en frontal. Pour un résultat des plus encourageants.

Une réalisation dopée par le Fox Engine

Pro Evolution Soccer 2015
Les visages des joueurs les plus connus sont franchement réussis.
Sans doute encore un peu faiblard sur l'authenticité et l'ambiance visuelle d'un véritable match de foot, PES 2015 n'en reste pas moins un titre techniquement à jour, pas moche à regarder, fluide et soigné. Ce bénéfice, il le tire directement de l'utilisation du Fox Engine, le moteur graphique nouvelle génération made in Konami que nous retrouvons dans MGS V et Ground Zeroes. Il permet donc à la série de franchir un véritable palier et de jouir de détails inédits, notamment sur le visage des joueurs de haut niveau. Quelques gros plans suffisent à valider cette impression puisque rien n'est laissé au hasard : les émotions transparaissent, la pilosité est étonnante de précision, même les maillots sont plus vrais que nature. Ce niveau de détail chute cependant rapidement à mesure que l'on s'intéresse à des joueurs moins cotés, même dans certains clubs du gotha européen. En revanche, j'ai trouvé la réalisation plutôt séduisante dans son ensemble, et même si elle s'avère injouable à proximité de la surface de réparation, la caméra réalisateur, dont l'angle change en fonction de l'action, en est le témoin. Mieux fini mais pas encore assez fouillé, PES 2015 est un joli jeu de foot qui a encore une bonne marge de progression.

Défendre, c'est le pied !

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Les défenses gérées par l'IA ont tendance à commettre souvent les mêmes erreurs.
C'est indéniable, cet opus a développé les idées introduites par son aîné et a définitivement tourné le dos au foot de plage vers lequel les PES 08 à 13 ont longtemps penché. Au point que PES 2015 est essentiellement un jeu d'anticipation, dans lequel il faut toujours avoir un coup d'avance et qui laisse peu de place à l'improvisation, au geste génial ou au but de renard des surfaces. Le rythme, assez lent mais tellement propice aux actions construites, en est la principale mécanique, couplé à un effet d'inertie très marqué sur les joueurs. Et dans cette optique, les défenses sont particulièrement mises en avant. Pas forcément via l'IA mais plutôt au travers du placement du bloc équipe, capital, et du pressing opéré par le joueur. La récupération du ballon n'est ainsi pas le fait d'un seul joueur mais de toute la formation. Concrètement, on passe beaucoup de temps à jongler entre le pressing coéquipier et le pressing du joueur contrôlé, pour colmater les brèches et empêcher les relances et les transmissions au milieu de terrain. Une fois le juste milieu trouvé, la sensation de travailler pour le collectif et de mesurer chaque déplacement est grisante. Tout autant que la joie de réussir un tacle glissé propre et efficace, geste quasiment proscrit car très exigeant en termes de timing. Bref, défendre dans PES 2015 fait partie du plaisir et la solidité des joueurs et la gestion des contacts améliorée (mais encore très perfectible) y contribuent grandement. Ainsi, une erreur commise en milieu de terrain ne se transforme pas en panique générale dans la défense, capable de récupérer le coup. En revanche, les boulettes des défenseurs se paient cash.

La tactique au cœur du gameplay...

Pro Evolution Soccer 2015
Le mode Entraînement est simple mais bien fichu, on en fait le tour rapidement.
Bien qu'il faille passer par des menus de gestion d'équipe assez lourds et peu intuitifs, le joueur a tout loisir de conférer un véritable style de jeu à son équipe. Si ce fut assez théorique dans le passé, le déplacement collectif du bloc équipe permet toutes les fantaisies. Il vous incombe d'ailleurs de choisir le positionnement de votre onze selon que vous possédez le ballon ou tentez de le récupérer. Les attaques sont alors plus franches, plus soutenues par un milieu de terrain concerné par la finition, et les phases de défense plus compactes, solidaires. La construction des actions est donc capitale, et à moins de posséder une tour de contrôle capable de dévier tous les ballons de la tête sur le front de l'attaque, les balles longues sont rarement la solution. Malgré cela, on a tendance à pas mal manger le ballon dans PES 2015, étant donné qu'un joueur qui presse ne sera pas naturellement téléguidé vers le ballon et devra maîtriser son geste défensif. Du coup, les petits manieurs de ballon à la Verratti ou à la Valbuena s'en donnent à cœur joie et peuvent crocheter autant qu'il leur plaît, en utilisant simplement le stick analogique (ou la croix directionnelle pour les vieux cons comme moi). Les gestes techniques, eux, sont davantage utilisés pour éliminer un joueur en pleine course. Enfin, mention spéciale à la physique de balle, bien plus crédible que par le passé. Le ballon est lourd, on le ressent sur les frappes lointaines, et de nombreux effets peuvent lui être appliqués, que ce soit de l'extérieur du pied ou pour le brosser, sur les frappes comme sur les centres. Fini les balles téléguidées, a fortiori en manuel.

… mais de gros défauts à gommer

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La gestion du pressing est un élément clé de PES 2015.
PES est une simulation naissante, encore en chantier, et on le ressent au fil des heures de jeu, au moment où certains réflexes systématiques de l'IA font tache ou lorsqu'on s'empêche naturellement d'utiliser une technique cheatée. Ainsi, et quel que soit le niveau de difficulté, les passes en profondeur et les centres aériens sont une technique quasi imparable face à laquelle l'IA ne peut rien. Dans le premier cas, les défenseurs centraux sont souvent pris de vitesse par une passe en profondeur lobée ou incapables de déclencher un geste d'urgence pour couper une passe plus classique adressée entre eux. Dans le second cas, le joueur a le dessus dans 90% des cas, que ce soit en attaque ou en défense d'ailleurs, sans même que le gabarit des joueurs ait une quelconque incidence. Logiquement, les corners deviennent presque des penaltys, d'autant que le placement par défaut des défenses est totalement incohérent sur coups de pied arrêtés. L'autre maillon faible, ce sont les gardiens. Rarement en mesure de bloquer un tir, ils sont particulièrement impuissants face aux frappes enroulées car plongeant étrangement sur place, sans aucune capacité de réflexe ou d'anticipation. La moyenne de buts s'en ressent ! Malheureusement, j'ai noté ces défauts aussi bien en Normal, Haut niveau, Professionnel qu'en Superstar. D'ailleurs, ces quatre niveaux de difficulté sont très similaires et l'IA peine à corriger ses erreurs en haussant le level. Elle se contente souvent de mieux faire circuler le ballon ou d'être un peu plus déterminée face aux buts. Par exemple, jouer contre le Barça en Superstar revient à courir après la balle face à une équipe totalement inoffensive. Quant à l'arbitrage, il est simplement hasardeux. Cartons jaunes sur des contacts basiques, tacles assassins non sifflés, hors-jeu imaginaires, etc. Un autre défaut d'IA que Konami se devra de régler rapidement.

MyClub, le FUT de PES, the place to be online

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PES a son FIFA Ultimate Team : le mode myClub.
La grande nouveauté de PES 2015, c'est le mode MyClub, un mode Carrière en ligne directement inspiré de FIFA Ultimate Team. On retrouve en effet la même logique, à savoir construire une équipe de toute pièce en veillant à l'entente collective et technique des joueurs et de l'entraîneur que nous recrutons, et la bâtir au fil des victoires en ligne contre des humains ou face à l'IA. Ainsi, des zones de chaleur apparaissent sur l'écran tactique pour signifier les compatibilités de style entre les joueurs, le but étant de parfaire l'entente de la formation et de disposer d'un coach à l'aise avec le dispositif. Particulièrement riche, ce mode est une vraie drogue et deviendra rapidement le mode le plus joué par la communauté PES, je n'en ai aucun doute. Chaque rencontre en ligne, chaque action réalisée pour la première fois (une frappe lointaine, un dribble, un but sur corner, un hat-trick) garnit le compte du joueur de points GP, qui servent à recruter de nouveaux joueurs. Pour cela, il est nécessaire de passer par des agents qui ont chacun leur spécialité : gardiens, défenseurs, milieux, attaquants, etc. L'agent n'est en réalité qu'une porte d'entrée vers un système de tirage au sort. Entrez-y, appuyez sur une touche quand bon vous semble et l'une des boules du tirage vous offrira un nouveau joueur. Un peu comme dans un Kinder Surprise, on ne sait jamais qui se cache dans la boule. Mais le niveau du joueur varie en fonction de la puissance de l'agent, et donc du coût du recrutement. La gestion de l'effectif est ensuite la clé de votre réussite, en sachant que les contrats des joueurs ne courent que pour quelques matchs et qu'il faut régulièrement mettre la main à la poche (via les points GP) pour les prolonger. Oui, comme dans FUT. La véritable force du mode MyClub, c'est qu'il reprend tout le contenu des autres modes de jeu en ligne de PES 2015. Les matchs isolés, les divisions, les compétitions, tout est réuni, au point que MyClub fait office de gigantesque HUB pour tout le online du jeu.

Argentine, Brésil, Ligue 2, etc. : Quelques licences en plus

Pro Evolution Soccer 2015
Le jeu en ligne, d'après mon expérience, est stable et le matchmaking fonctionne bien.
Outre le mode MyClub, PES 2015 demeure mal fourni en termes de contenu. Certes, les désormais classiques Ligue des Masters et Vers une Légende sont toujours aussi prenants mais on tourne rapidement en rond dans cette interface prévisible où ligues et coupes s'entassent sans grande originalité. A côté d'un FIFA 15, très complet et particulièrement touffu en ligne, le jeu de Konami ne soutient pas la comparaison. En termes de licences, l'offre est toujours aussi disparate mais tend à se compléter. Ainsi, j'ai noté l'apparition de la Ligue 2 entièrement licenciée, des championnats brésilien et argentin et de la Liga Adelante. Non licenciés et à éditer entièrement (équipes, logos, maillots, joueurs, etc.), les secondes divisions anglaise et italienne font également leur apparition. La communauté a donc du pain sur la planche.

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Pro Evolution Soccer 2015 : Quelle version de PES 2015 est la plus belle ?
Chronique : Pro Evolution Soccer 2015 : Quelle version de PES 2015 est la plus belle ?
Les notes
+Points positifs
  • La physique de balle, un vrai régal
  • Exigeant mais grisant en manuel
  • Le jeu en petits espaces
  • Les nombreuses possibilités sur coups de pied arrêtés
  • La modélisation du visage des grands joueurs
  • Le mode MyClub, qui occupera tous les joueurs sur le long terme
  • Le Online, stable, fluide, efficace
  • Quelques nouvelles licences (Ligue 2, championnats brésilien et argentin, etc.)
  • Le public particulièrement réactif
  • Le menu principal en tuiles, clair et moderne
-Points négatifs
  • L'IA adverse systématiquement en difficulté sur les passes en profondeur et les centres aériens
  • Les gardiens peu inspirés et qui plongent sur place
  • Le placement incohérent des joueurs sur certains coups de pied arrêtés
  • Pas assez de challenge, même face à une IA Superstar
  • Les modes Ligue des Masters et Vers une Légende qui stagnent
  • Commentaires de Grégoire Margotton et Darren Tulett en retard, dépassés et hors sujet
  • La traduction imbuvable de nombreux menus (notamment en LM, Vers une Légende et MyClub)
  • Pas de création / modification de logos et sponsors en mode Modifier

PES 2015 marque une étape importante dans l'histoire de la série et s'impose comme une vraie bonne simulation de foot, riche de nombreuses possibilités tactiques et prônant un jeu léché et construit. Boosté par un Fox Engine déjà efficace, le jeu de Konami a toutes les chances de s'attirer les faveurs d'un public qui le boudait depuis 2007. C'est toutefois sur le long terme que les principales lacunes apparaissent, la faute à des gardiens peu inspirés, ou à une IA trop facilement trompée par des passes en profondeur et défaillante dans le jeu aérien. Malgré tout, nous tenons là un titre de qualité qui s'appuie notamment sur le mode MyClub qui vient combler les insuffisances du online. Encourageant pour un premier jet sur cette génération de machines.

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