Need for Speed Undercover

Test Nintendo DS

Après être plus ou moins sorti de la route en fonction des supports de salon, Need For Speed Undercover tente de contrôler son dérapage sur DS. Un opus dans la lignée de la série où il faut savoir ne pas trop être exigeant pour prendre son pied...

L'air de rien, la console portable de Nintendo accueille déjà son cinquième Need For Speed en moins de quatre ans. Si les précédentes moutures ont connu des fortunes diverses, ce volet baptisé Undercover ne surprend guère, qu'il s'agisse des mécanismes de gameplay comme de la réalisation. Il s'adresse donc en priorité aux joueurs DS allergiques aux jeu de courses façon Mario Kart et qui recherchent un minimum de réalisme graphique. Graphique uniquement car en termes de gameplay, Undercover est la quasi copie conforme de ses aînés. Très arcade, il est également un brin rigide, notamment au niveau de la direction et ne s'attarde guère sur la gestion des collisions, vraiment sommaire. A l'instar des autres versions, Undercover vous propulse à Tri-City, vous le flic qui devez infiltrer une organisation criminelle. Déjà sans intérêt sur PC, PS3 et consorts, le scénario n'existe sur DS que par l'intermédiaire de quelques images sous-titrées...

Les amateurs de courses en ligne droite vont pouvoir s'en donner à coeur-joie avec Undercover. Certes, il vous faudra de temps en temps négocier quelques virages serrés mais de manière générale, vous resterez le pouce enfoncé sur l'accélérateur, guettant le probable retour d'une IA qui se contente trop souvent de suivre. Pourtant, à la moindre erreur, que ce soit un freinage loupé, une trajectoire mal appréciée, votre premier poursuivant passera bien devant, mais temporairement. Au passage, il réussira un virage parfait là où vous ne trouverez jamais la solution pour faire aussi bien... Quoi qu'il en soit, même si elle double de temps en temps, l'IA adopte un comportement malheureusement trop récurrent dans les Need For Speed, à savoir qu'elle ne sera jamais trop distancée ni trop rapide. En résumé, elle vous colle au train si vous êtes en tête et elle vous attend lorsqu'elle prend les reines de la course. Au final, on court face à des adversaires assez inoffensifs, ce qui découle sur l'absence quasi totale de challenge. Rapidement lassé d'être à fond la majeure partie du temps, le joueur ne peut même pas compter sur une opposition farouche de l'IA. Dommage.

Le contenu d'Undercover est des plus classiques. Vous vous faites la main avec des courses rapides puis entrez dans la peau du flic dans le mode Carrière. Une série de courses vous y attend. Sprint d'un point A à un point B, courses sur circuits, éliminateurs, courses à checkpoint, duels sur autoroute, courses-poursuites avec les forces de police, livraisons de voitures volées et j'en passe... De ce point de vue-là, Undercover est complet. Une exhaustivité qui n'a cependant guère d'incidence sur la répétitivité des courses. Si le côté ouvert de Tri-City permet de donner un peu de profondeur aux cavales, il s'avère inutile le reste du temps dans la mesure où l'on passe par un écran du menu pour choisir les épreuves une à une. Un peu comme sur les autres machines, la liberté dont on dispose se transforme en gadget sans aucun intérêt. Du côté du multijoueur, le jeu d'Electronic Arts a le mérite de proposer des parties de deux à quatre joueurs, sur une seule ou sur plusieurs cartouches. Evidemment, sur une seule carte, les possibilités sont très limitées, alors qu'en multi-cartes, l'hôte peut définir davantage de paramètres, comme le type de course. Du grand classique.

Rivaol, le 24 novembre 2008