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Styx : Master of Shadows
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Test : Styx : Master of Shadows
PC
Styx : Master of Shadows
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L'avis de mrderiv
MP
Journaliste jeuxvideo.com
07 octobre 2014 à 09:21:00
16/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (52)
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15.4/20
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Styx est petit, Styx est rusé, Styx est vert ; normal, c’est un gobelin. Le premier des gobelins même. Avec plus de 2000 ans au compteur, il aurait pu avoir les articulations qui grincent et l’acuité visuelle d’une taupe, mais il n’en est rien. Après une virée en duo avec son compagnon de fortune Arkaïl l’orc en 2012 dans Of Orcs & Men, Cyanide remet le couvert avec Styx : Master of Shadows. Exit les combats en duo et les environnements couloirs, le studio de développement français explore ici les sombres voies du jeu d’infiltration s’inspirant, à juste raison, des grandes figures du genre. Petite particularité, nous n’incarnerons pas un héros taciturne à la barbe de trois jours, mais un gobelin de moins d’1m30 avec toutes les spécificités que cela implique.

Styx : Master of Shadows

Précisons pour débuter qu’il n’est pas forcément nécessaire d’avoir joué à Of Orcs & Men pour se lancer dans l’aventure Styx. Le titre est en fait une préquelle se déroulant dans le même univers, mais la plupart des protagonistes du premier jeu ne sont même pas encore nés dans cette nouvelle aventure. En revanche, on découvrira certains aspects narratifs en rapport direct avec les futurs événements d’Of Orcs & Men. Styx sera surtout l’occasion d’en apprendre plus sur les origines de son protagoniste lors de notre infiltration de l’immense tour d’Akenash. Cette forteresse abrite en effet l’Arbre-Monde dont s’écoule l’Ambre, une substance dorée précieuse capable de conférer certains pouvoirs à quiconque en consomme. Humains et Elfes protègent donc jalousement ce bien convoité. Une tour défendue par des gardes armés jusqu'aux dents, la promesse de trésors mystérieux, du danger à chaque recoin, il n’en fallait pas moins pour titiller l’instinct de voleur de l’ami Styx. Entre exploration et infiltration, le titre se veut avant tout un immense terrain de jeu offrant une grande liberté de choix quant à la façon d’aborder chaque situation.

Catch Me If You Can

Styx : Master of Shadows
La verticalité de la tour d'Akenash offre une grande variété d'approches.
Styx : Master of Shadows s’articule autour d’objectifs principaux et secondaires à réaliser au cours d’une succession de missions au cœur des dédales de la tour d’Akenash. A la manière des grandes licences du genre, le maître mot ici est liberté. Il y aura toujours en effet plusieurs façons d’aborder une situation donnée au point que l’option la plus évidente ne sera pas nécessairement toujours la plus effective. Car il faudra jouer avec les qualités et les défauts de notre petit gobelin rusé pour avancer. Agile et silencieux, il utilisera les spécificités du décor à son avantage ; petit et maigrichon, il sera très peu efficace lors des combats rapprochés. On sent que le level design a été peaufiné par Cyanide pour offrir aux joueurs un immense bac à sable en accord avec les aptitudes de son héros. Infiltration et réflexion s'entremêlent donc à chaque instant pour que chaque situation puisse être résolue grâce au grand panel d’options mis à notre disposition. Entre les poutres surplombant la plupart des salles, les multiples accroches au mur et les petits conduits dans lesquels se faufiler, l’architecture des lieux joue clairement en notre faveur. Parfois même un peu trop lorsque l’on constate par exemple la présence régulière de groupes de gardes placés - comme par hasard - juste en dessous d’un lustre massif à leur faire tomber sur le coin de la tronche ou d’une caisse à décrocher. Toutefois, il serait dommage de blâmer les développeurs sur cet aspect tant on y ressent l’influence directe de certains des plus grands noms du jeu d’infiltration.

Styx : Master of Shadows
J'en connais deux qui risquent d'avoir un léger mal de crâne.
Vous n’y couperez pas, Styx fera inévitablement l’objet de comparaisons avec d’autres licences du genre archi-connues. Ce n’est pas tout à fait un mal dans la mesure où ces parentés ne desservent pas le jeu. La gestion de la furtivité emprunte par exemple le mécanisme propre à Splinter Cell d’indicateur lumineux sur le personnage. Il est symbolisé ici par une émanation d’Ambre dorée sur l’épaule du gobelin. Comme dans un Hitman, il sera possible de planquer les corps dans des armoires ou dans des coffres. De même pour les torches que Styx pourra éteindre à distance grâce à des boulettes de sable, un point qui fera indubitablement penser à ce bon vieux Thief. Le titre parvient tout de même à dégager sa propre personnalité grâce à son univers et son gameplay plutôt bien maîtrisés. Contrairement à certains de ses confrères, l’option “je fonce dans le tas en mode bourrin” ne sera pas viable ici ; Styx s’adresse aux puristes du “sois furtif ou meurs”. En ce sens, aborder une situation se planifie intelligemment tant le moindre pas de travers peut s’avérer fatal. Fort heureusement, le gobelin dispose de tout un arsenal d’objets et de capacités pour lui permettre de mettre au point les embuscades les plus sournoises.

En vert et contre tous !

Styx : Master of Shadows
Ennemis et éléments interactifs sont mis en surbrillance par la vision d'ambre.
Styx emprunte aussi quelques éléments du jeu de rôle et propose un système de points de compétences à répartir dans six arbres aux orientations bien définies. Chaque accomplissement d’objectif - principal ou secondaire - accorde des points à répartir entre deux missions dans notre planque située dans les égouts. L’occasion d’améliorer nos talents de voleur pour la plupart étroitement liés à l’ambre, substance rare faisant office de barre de mana pour le personnage. La première capacité est une amélioration temporaire de la vision aidant à détecter les ennemis ainsi que les différents éléments interactifs du décor. Elle est secondée par une aptitude à se rendre totalement invisible pendant une poignée de secondes. Enfin, Styx pourra littéralement vomir un clone de lui-même. Cette charmante bestiole aura bien des usages : passer à travers une grille pour tirer sur un levier, s'agripper à un garde pour l’immobiliser ou encore se cacher dans une caisse pour choper le premier larron ayant le malheur de passer à proximité. Bref, un panel d’outils utiles et amusants qu’il sera néanmoins impossible d’utiliser trop souvent puisque les consommables se font assez rares dans la tour d’Akenash. De ce fait, on privilégiera la plupart du temps un bon vieil assassinat par derrière, dans le feutré.

Styx : Master of Shadows
Toujours réfléchir et planifier sa fuite avant d'attaquer.
Pour ce faire, il suffit de s’approcher dans le dos d’un adversaire pour déclencher un assassinat long et discret ou rapide et bruyant selon le temps de pression de la touche associée. En cas de détection, la meilleure option reste bien souvent de prendre la poudre d’escampette tant Styx se révèle fragile. Il est néanmoins possible de contrer certaines attaques en esquivant au bon moment pour ouvrir une fenêtre de riposte. Les puristes préféreront néanmoins recharger leur partie une fois repérés. L’intelligence artificielle fait dans l’ensemble un boulot correct, même si son comportement se montre trop prévisible et tolérant dans les niveaux de difficulté classiques. On prendra donc parfois un malin plaisir à utiliser les faiblesses de l’IA à notre avantage. Si vous êtes familier du genre, il est donc préférable de commencer l’aventure en poussant un peu la difficulté (4 modes sont présents). Selon le type d’ennemi, on adaptera notre façon de jouer, et si les gardes classique ne posent que peu de problèmes, il en ira tout autrement pour les chevaliers en armure, les Elfes ou ces satanées bestioles aveugles à l’ouïe exacerbée. Si certains mouvements bien utiles comme l’élimination depuis les hauteurs ou accroché à un rebord se débloquent via des points de talent, Styx souffre de l’absence parfois gênante de quelques actions pourtant basiques. Il est ainsi impossible de tourner sur un angle lorsque l’on est accroché à une corniche et le personnage aura la fâcheuse tendance à grimper tout seul aux rebords, parfois au nez et à la barbe de gardes lourdement armés. De manière générale, les contrôles répondent plutôt bien et les phases d’infiltration ne souffrent pas de ces quelques imprécisions.

Green à la puissance green ! Green green green !

Styx : Master of Shadows
Le récapitulatif des missions ouvre la voie à une grande rejouabilité.
Trouver une clé, assassiner un quidam, dénicher des plans secrets, on pourra reprocher à Styx de ne pas suffisamment varier ses objectifs. La finalité de chaque mission consiste en effet à se rendre d’un point A à un point B sans se faire dessouder en chemin. Master of Shadows n’est pas un jeu en monde ouvert dans lequel se promener librement, mais les cartes sont suffisamment vastes pour ne pas s’en offusquer. Si l’objectif est unique, les moyens de l’atteindre sont nombreux. La rejouabilité sera donc au rendez-vous car on retrouve à la fin de chaque mission un tableau des scores récompensant le joueur selon son degré de maîtrise. A la manière d’un Dishonored ou d’un Metal Gear Solid 3, les esthètes sont encouragés à adopter un style de jeu bien particulier. Furtivité totale, absence de détection et de victimes, variété des chemins, présence de collectables, tout cela offre aux missions la possibilité d’être relancées encore et encore sans avoir deux fois le même visage. On pourra tout de même regretter la présence de quelques allers-retours dans la dernière partie de l'aventure.

Styx : Master of Shadows
Intérieurs comme extérieurs, les lieux ne manquent pas de personnalité.
Graphiquement, le jeu tire parti des spécificités de l’Unreal Engine 3. Il peut laisser une étrange première impression avec son rendu assez cartoon peu détaillé proche de l’esprit d’un certain Dishonored. Les textures ne brillent pas par leur finesse, tout comme la modélisation des personnages qui manque un peu de détail. Fort heureusement, le jeu parvient à surpasser ses faiblesses techniques par une direction artistique de qualité. De jour comme de nuit, des hauteurs aux bas-fonds suintant, la vertigineuse tour d’Akenash offre des environnements séduisants servis par une fluidité de tous les instants. Seul le moteur physique semble parfois faire des siennes avec une tendance à s’emballer lors des collisions avec certains éléments du décor (les chaises, les seaux). C’est plutôt fâcheux puisque le bruit provoqué par ces mêmes objets pourra nous faire détecter par les gardes. La physique des corps n’est pas en reste avec ses quelques ratés transformant parfois un cadavre en pantin pris de convulsions comiques. Les doublages anglais font un bon travail, mais on regrettera l’absence de voix françaises pourtant présentes et de bonne facture dans Of Orcs & Men. Pour conclure, la bande-son s’en tire avec les honneurs tant du point de vue des bruitages parvenant à retranscrire la pression constante sur nos épaules que de la bande originale dotée de thèmes soignés. J’ai personnellement mis une quinzaine d’heures à boucler l’aventure, reste maintenant la rejouabilité qui viendra gonfler cette durée de vie.

Styx : Master of Shadows Gaming Live

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Styx : Master of Shadows : En vert et contre tous - 1/2
Gaming Live : Styx : Master of Shadows : En vert et contre tous - 1/2
Styx : Master of Shadows : La mort venue d'en haut - 2/2
Gaming Live : Styx : Master of Shadows : La mort venue d'en haut - 2/2
Les notes
+Points positifs
  • La tour d’Akenash, véritable bac à sable propice à l’infiltration
  • Les capacités de Styx bien pensées
  • L’ambiance générale des lieux
  • Une grande rejouabilité
  • Direction artistique et bande-son de qualité
-Points négatifs
  • Ça manque un peu variété dans les objectifs
  • Une IA parfois aux fraises
  • Quelques allers-retours de trop
  • La physique des objets trop sensible

Les influences se font ressentir à chaque instant en jouant à Styx : Master of Shadows. Pour peu que vous soyez amateur de jeux d’infiltration, la prise en main de ce petit gobelin rusé dégagera une impression de familiarité. Mais une impression des plus agréables, car le titre des Français de Cyanide parvient à dépasser l’exercice du “faire comme” pour se forger une personnalité propre. Cette réussite passe tout d’abord par un level design aux multiples facettes offrant un grand éventail de possibilités et de rejouabilté, mais aussi par l’atmosphère générale des lieux et le fait de contrôler un personnage bien loin des stéréotypes habituels. Même si le titre aurait sans doute gagné à étoffer la variété de ses objectifs et à peaufiner son IA, Styx est une aventure qu’il serait dommage de laisser dans l’ombre.

Profil de mrderiv
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07 octobre 2014 à 09:21:00
16/20
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L'avis des lecteurs (52)
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15.4/20
Mis à jour le 07/10/2014
PC Infiltration RPG Focus Cyanide Heroic Fantasy
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