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L'avis de Adastria
MP
Journaliste jeuxvideo.com
03 février 2014 à 16:35:43
15/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
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15/20
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On pensait que la guerre froide se traduirait en conquête de l’espace, nous avions tous tort. Tous ? Non ! Un studio d’irréductibles développeurs se consacre encore et toujours à l’uchronie. Depuis 2002 (2004 en France), l’Allemand Alexander Rösner, aujourd’hui cofondateur de Gameforge avec Klaas Kersting, nous offre la simulation spatiale la plus connue du Web : OGame.

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Dans OGame, on y débarque un peu comme sur une nouvelle planète et – métaphore douteuse mise à part –, ça tombe bien, puisque c’est exactement ce que nous propose le jeu. Dès les premières secondes, on se retrouve à la tête de ce que l’on nous vend comme notre futur empire galactique. On découvre alors nos ressources (métal, cristal, deutérium, antimatière pour les plus riches), et on comprend vite qu’il va déjà falloir assimiler les mécaniques de base pour s’offrir un bon départ, si modeste soit-il. Pas de panique, un tutoriel concis et plutôt bien fichu nous explique l’essentiel. On apprend à voir plus loin que le petit bout de terre qui nous est confié, et déjà l’envie de partir dans le froid intersidéral nous gagne. Oui, mais pour aller où ?

De la stratégie pour tous les goûts

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Le hangar, d’où l’on lance la construction de la flotte.

Tout jeu de gestion qu’il est, OGame n’échappe pas à un triptyque bien connu du monde des MMO : dps, tank, heal (attaque, défense et soin). Certes, ces trois vocations ne font pas office de classes explicites dans le jeu et ne sont jamais nommées en ces termes, mais l’idée est là. Les plus téméraires orientent leurs choix en vue de devenir raider, c’est-à-dire de subsister en lançant un maximum de raids sur leurs voisins. Leurs déplacements sont donc des déplacements de flottes, et leur stratégie consiste à trouver les cibles les plus rentables. Ceux qui préfèrent l’indépendance optent pour une carrière de mineur. Ils développent leurs propres usines et pillent les productions abandonnées, ce afin de se construire une richesse toujours plus grande pour des investissements toujours plus importants. Ils tombent alors dans la composante défensive, puisque de telles économies attirent bien des convoitises. On qualifie souvent leurs planètes de « bunkers ». Les joueurs à la fibre commerciale, enfin, mettent sur le Marché leurs ressources, et plus fréquemment leur deutérium, la plus rare et la plus chère de toutes. Ce sont eux qui, en cas de guerre, font office de healer, puisque le deutérium est le carburant qui sert à faire voler les flottes. Ils sont donc, en premier lieu, réquisitionnés par les raiders les plus actifs afin que leurs vaisseaux en aient toujours assez dans le ventre pour partir à l’assaut. Bien sûr, il est possible de mixer ces types de jeu à volonté et, à moins d’être vraiment réfractaire, aucun ne sera totalement abandonné au profit des autres. Toutefois, preuve faite par les classements, la spécialisation est presque toujours nécessaire pour qui veut sortir du lot. Il s’agit là d’un schéma qui a fait ses preuves, mais pas forcément garant d’un bon équilibrage. On regrette que, pour tout joueur, la meilleure des stratégies soit habituellement la même : avoir un œil rivé sur son écran le plus souvent possible. C’est le revers de la médaille d’un trop bon calibrage qui rend toute action prévisible, et donc à même d’être contrée.

Des tableaux, des tableaux, et des maths

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La durée de tous les trajets est mise à jour en temps réel.

On dit des mathématiques qu’elles se retrouvent partout, c’est particulièrement vrai dans OGame. Toutes les actions se font à partir d’une fenêtre de gestion qui consiste, de manière plus ou moins designée, en un tableau. Construire un bâtiment ou des vaisseaux, lancer une recherche, bâtir des défenses, tout cela se résume grossièrement en une case cochée. En fonction de celle que l’on choisit, un décompte se met en place. Il correspond au temps nécessaire pour l’accomplissement de la tâche en question. A ce titre, il est bon de noter que le jeu évolue même pendant une déconnexion. Lancer un chantier sur une journée ou une semaine est ici chose courante. Tous ces délais sont parfaitement calculables, puisqu’ils répondent à des formules mathématiques précises et connues de la communauté. Le joueur lambda n’y prête pas forcément attention, mais ceux qui veulent sa peau auront préparé leur coup. Ils savent le plus souvent en combien de temps ils peuvent atteindre une cible avec quel type de vaisseau, combien de ressources ils récolteront, et combien de temps elle mettra à se remettre sur pied ; ce avant même d’avoir lancé la moindre sonde d’espionnage sur sa planète.

De quoi perdre patience ?

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Les forums officiels de chaque univers (serveur) font souvent partie intégrante du jeu.

OGame compte, à la louche, une centaine de serveurs. De nouveaux sont sans cesse créés, et des anciens fusionnés. Peu importe celui sur lequel on évolue, il faut bien constater une chose : les systèmes solaires se dépeuplent. Le jeu est encore très loin d’être mort, comme en témoigne une communauté très active, mais bien des joueurs sont volatiles. La faute à un système qui avantage toujours les plus actifs, peut-être, ou à un gameplay forcément lassant puisqu’il se résume à de la navigation dans une interface (qui a pour elle une bonne ergonomie, sans parler des divers mods). Toujours est-il que les départs sont légion, et c’est bien dommage dans un jeu massivement multijoueur qui privilégie la guerre. Si, toutefois, vous trouvez une équipe stable et active, vous pourrez vous frotter à son aspect diplomatique, probablement l’un de ses points forts. Les outils sont pauvres pour qui veut créer son alliance, mais les règles nombreuses (ainsi que les modérateurs) pour encadrer les interactions entre elles. Il faut donc dépasser un peu le cadre du jeu et s’aventurer sur les forums pour aller négocier les pactes commerciaux, de non-agression, ou entrer en conflit de manière tout ce qu’il y a de plus officielle.

Free-to-play… jusqu’à quel point ?

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Débourser de sa poche peut donner accès à des interfaces plus fonctionnelles.

C’est une chose pour laquelle on peut se rassurer, OGame n’est pas un pay-to-win. L’intégralité du contenu est d’ailleurs disponible pour tous les comptes. Beaucoup d’objets qui requièrent de l’argent réel sont même proposés dans une vente aux enchères qui, elle, fait appel aux ressources en jeu. On retiendra principalement divers boosters pour accélérer la production de telle ou telle usine, ou pour écourter les temps de construction. On peut très bien s’en sortir sans débourser le moindre centime, tandis que les plus impatients auront de quoi assouvir leur soif d’expansion. Peu importe l'approche, vient un moment où l’empire promis au départ devient réalité. On se retrouve à la tête de deux, cinq, dix planètes et, pourrait-on penser, le moment arrive de pointer au chômage pour gérer tout cela comme il se doit. Eh bien non : dans OGame, le plus dur est de trouver son rythme de croisière. Un joueur peut se considérer rodé une fois qu’il a appris à attaquer les bonnes cibles au bon moment, à faire revenir sa flotte pendant son temps de connexion et à envoyer ses ressources se balader pendant ses absences. A partir de là, et seulement à partir de là, quelques minutes par jour devant son écran suffisent à tirer son épingle du jeu.

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Les notes
+ Points positifs
  • Gratuit pour tous, même les plus ambitieux
  • Diversité des approches pour étendre son empire
  • Production de forums, tutoriels et d’autres contenus abondants de la communauté
  • Système de progression très addictif
- Points négatifs
  • Les absents ont toujours tort
  • Des joueurs de plus en plus volatils
  • Système de progression très addictif

Gameforge tient à coup sûr le simulateur Web de conquête spatiale le plus abouti. Son succès a été fulgurant et probablement à la hauteur de son mérite. Les diverses approches stratégiques créent une addiction dès les premières heures de jeu, preuve de qualité mais aussi point noir du jeu. Sur le long terme, seuls les plus persévérants perdureront sur les serveurs. Les autres se seront laissé décourager par des mécaniques malgré tout vieillissantes, un taux d’absentéisme conséquent ou l’évidente inactivité qu’implique un menu duquel on ne sort jamais.

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03 février 2014 à 16:35:43
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Mis à jour le 03/02/2014
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