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Muramasa Rebirth
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Test : Muramasa Rebirth
Vita
Muramasa : The Demon Blade
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Romendil
L'avis de Romendil
MP
Journaliste jeuxvideo.com
30 octobre 2013 à 16:42:57
18/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (54)
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16.4/20
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Demeuré pendant 4 longues années la propriété exclusive des possesseurs de Wii, le vertigineux Muramasa entame, grâce à Aksys Games, une renaissance inespérée sur PlayStation Vita. Même s'il ne s'agit finalement que d'un simple portage, cette mue a le mérite de remettre sur le devant de la scène l'un des beat'em all les plus incontournables de ces dernières années. Toujours aussi bluffant sur le plan artistique, Muramasa l'est aussi par son gameplay foudroyant d'ardeur et sa « touche Vanillaware » qui ne manquera pas d'interpeller les nombreux fans de Dragon's Crown.

Muramasa Rebirth

Depuis les sorties successives d'Odin Sphere, de GrimGrimoire, de Muramasa et de Dragon's Crown en Europe, le studio Vanillaware suscite le respect et l'admiration des amateurs de belles 2D et de titres à mi-chemin entre le beat'em all et le RPG. Avec Muramasa : The Demon Blade, le studio avait offert à la Wii l'un des jeux les plus enviés de son catalogue, et pour cause ! Etourdissant de splendeur et de frénésie, ce soft était une véritable merveille que l'éditeur Aksys Games nous fait la surprise de porter aujourd'hui sur Vita dans une version encore plus belle que l'originale !

Renaissance d'un mythe !

Muramasa Rebirth
L'écran de la Vita fait honneur aux magnifiques environnements du jeu.
En portant Muramasa sur Vita, Aksys Games a pris le parti de ne pas toucher aux fondamentaux du jeu pour ne pas risquer de rompre le charme, c'est pourquoi Muramasa Rebirth est une copie quasi conforme de la version originale sortie sur Wii en 2009. Bien sûr, le rendu graphique profite des capacités de la Vita pour transcender une réalisation déjà sublime à la base. L'écran de la portable de Sony rend vraiment justice à la beauté intemporelle des environnements du jeu et les magnifie en faisant ressortir les couleurs et la multitude de détails qui foisonnent dans chacun des territoires explorés. En revanche, les fonctionnalités de la machine ne sont pas du tout exploitées, ce qui n'est pas forcément un reproche dans la mesure où on voit mal comment la dimension tactile aurait pu enrichir l'interface de jeu. Plus important, le gameplay a été légèrement optimisé par un changement moins anodin qu'il n'y paraît : le fait de pouvoir recourir à un vrai bouton de saut plutôt qu'à la touche Haut, ce qui se révèle nettement plus ergonomique. Certes, cela engendre quelques petits soucis, notamment lorsqu'on se voit entrer par une ouverture alors qu'on voulait juste sauter, mais cela arrive rarement et les interactions peuvent aussi se faire avec le bouton Carré. Sans compter qu'il est désormais tout à fait possible de réassigner librement l'ensemble des actions sur les boutons de la Vita.

Localisation et dématérialisation

Muramasa Rebirth
Une traduction beaucoup plus fidèle, mais en anglais uniquement.
Etonnamment, l'aspect qui semble avoir le plus préoccupé les responsables de cette adaptation Vita concerne la localisation. Plutôt que de reprendre simplement les textes de la version Wii, ils ont carrément choisi de traduire à nouveau entièrement le jeu à partir du japonais afin de proposer une version anglaise ultra fidèle à l'originale. Le problème, c'est que la version européenne de Muramasa sur Wii avait bénéficié d'une traduction en français qui, même si elle était largement perfectible car basée sur les textes anglais, apportait une accessibilité et un confort de lecture qu'on ne retrouve pas sur cette version Vita. Cette dernière ne propose que la nouvelle traduction anglaise, certes excellente, mais il est évident qu'une partie des acheteurs potentiels sera freinée par l'absence de traduction en français. Autre point délicat à soulever : si Muramasa Rebirth est bien sorti en version packagée au Japon et aux Etats-Unis, l'Europe n'a droit qu'à une version dématérialisée. On se consolera en soulignant que le titre est vendu à un prix plutôt attractif (24,99 euros). Mais attention, pour bénéficier du contenu inédit propre à cette version Vita, il faudra débourser quelques euros de plus. En effet, les quatre scénarios bonus permettant d'incarner quatre nouveaux héros dans des missions inédites ne seront accessibles que par le biais de DLC payants. Ceux-ci n'étant pas encore disponibles au moment du test, nous n'avons pas pu évaluer leur contenu, mais sachez que chaque scénario devrait s'étaler sur deux actes et permettre de manier de nouvelles armes bien différentes des lames de Kisuke et Momohime, en sus d'inclure de tout nouveaux boss.

Hommage au folklore ancestral japonais

Muramasa Rebirth
Les ambiances visuelles sont franchement dépaysantes.
Muramasa : The Demon Blade nous fait remonter le temps jusqu'à l'ère féodale Genroku. Une période sombre pour le peuple japonais oppressé par un shogun avide de puissance et terrifié par la réapparition des démons. C'est dans ce contexte propice aux exploits guerriers que va se jouer le destin de Kisuke, un assassin en fuite qui a tout oublié de son passé, et celui de Momohime, une princesse possédée par l'esprit d'un épéiste diabolique. De province en province, tous deux vont, chacun de leur côté, sillonner le Japon à la recherche des 108 sabres maudits dont parle la légende. Menés en solitaire, leurs parcours respectifs seront tout de même amenés à se croiser tandis que les corps sans vie de leurs adversaires s'entasseront par centaines dans leur sillage. Les paysages dépeints dans Muramasa sont à se damner tant ils captivent notre regard. Les humides forêts de bambous laissent place à des champs de blé balayés par le vent, annonçant la venue du crépuscule. Un rayon de soleil transperce un amas de branches noueuses qui abrite de sinistres "tengus" attentifs à vos moindres mouvements. Les feuilles d'érables qui couvrent le ruisseau voisin dissimulent la cachette de crapauds géants, non loin d'une allée de cerisiers en fleurs où se dessine l'entrée d'une cité éclairée par des lampions. Au-delà des remparts acérés d'un antique château féodal, on est saisi par la hauteur démesurée d'une tour dont les parois se déforment à l'envi. Plus loin, c'est carrément l'ascension d'un mont enveloppé de brume et de papillons qui débouche sur un couloir tapissé de paravents peints à la main... Le contraste entre la majesté des environnements et le caractère grotesque du bestiaire folklorique nippon rend d'ailleurs l'ensemble on ne peut plus intrigant. Surtout que les jeux de lumière et les humeurs du ciel viennent parfois transcender les paysages, là où les intérieurs rivalisent de génie pour nous surprendre à l'aide d'effets de distorsion ou de transparence assez saisissants.

Les 108 katanas maudits

Muramasa Rebirth
Le changement de sabre permet de lacérer l'écran de toutes parts.
Mais la beauté du titre ne doit en aucun cas nous faire oublier l'action qui se déroule sous nos yeux. Armés de trois katanas qu'ils manient avec une maîtrise innée, Kisuke et Momohime traversent les environnements à toute vitesse, tailladant de-ci et de-là pour nourrir leurs sabres des âmes dont ils ont besoin pour libérer leur plein potentiel. L'obtention de ces âmes constitue en effet l'une des conditions requises pour forger les 108 katanas que nos héros vont pouvoir acquérir au fil de leur progression. Le choix de ces armes est d'autant plus important que leur maniement ainsi que les pouvoirs magiques qu'ils renferment diffèrent d'un katana à un autre, tout comme leur potentiel offensif. Kisuke et Momohime devenant de plus en plus puissants à mesure qu'ils engrangent de l'expérience, ils auront besoin de sabres de plus en plus solides pour terrasser les boss colossaux qui se mettront en travers de leur chemin. Mais la résistance d'une lame n'est pas absolue et il arrivera parfois qu'un katana se brise sous l'impact d'une attaque ennemie. C'est là que le fait de manier trois sabres prend tout son sens puisqu'il suffit de changer d'arme pour laisser le temps à la lame brisée de se régénérer. Qui plus est, le changement de sabre occasionne régulièrement le déclenchement d'un pouvoir spécial qui lacère littéralement l'écran et tous les ennemis qui s'y trouvent.

Muramasa Rebirth
Forger les 108 katanas est une tâche de longue haleine.
Sans entrer dans les détails, le gameplay de Muramasa est admirable à tous les niveaux. Les déplacements s'effectuent avec une telle aisance qu'on s'extasie presque devant la fougue dont font preuve nos deux héros lorsqu'ils entament leur ballet mortel. Pour autant, les gestes qu'il est possible d'exécuter n'en sont pas moins nombreux et propices aux combos à rallonge, un combat effectué avec style étant toujours mieux récompensé qu'une victoire sans panache. Ajoutez à cela la notion de résistance des sabres évoquée plus haut et vous obtenez un gameplay subtil et efficace qui enterre la plupart des beat'em all sortis ces derniers temps. Car Muramasa lorgne davantage du côté du beat'em all pur et dur que de l'action-RPG, en dépit de la gestion évolutive des personnages et de leurs katanas. Le gain d'expérience et la montée de niveau des deux héros n'influent réellement que sur leurs caractéristiques physiques, les pouvoirs magiques étant directement liés aux armes qu'il faut forger via l'arborescence des 108 katanas. Comme dans Odin Sphere, la dégustation de plats locaux chez les restaurateurs n'est pas là que pour le fun. Le fait de se nourrir a en effet un impact réel sur le développement de l'esprit des personnages, et il est plus que recommandé d'acquérir quelques recettes pour concocter ses propres plats à l'abri des regards indiscrets.

Muramasa Rebirth
Quatre scénarios supplémentaires sont attendus en DLC payants.
D'une manière générale, les quelques autochtones croisés au détour d'un village perdu entre deux contrées hostiles pourront vous offrir leurs services en tant que porteurs, marchands ou restaurateurs. Enfin, des singes isolés vous guideront parfois vers des sources chaudes, l'endroit rêvé pour se relaxer entre deux passes d'armes âprement disputées. Notez que le jeu est ainsi fait qu'on peut parfaitement mener les aventures des deux personnages en parallèle, mais aussi passer du mode Musô (normal) au mode Shura (difficile) à tout moment. Un peu court si on se contente de traverser le jeu en ligne droite en courant d'une province à l'autre, Muramasa peut heureusement compter sur la présence des deux scénarios ainsi que sur la collecte optionnelle des 108 sabres maudits pour prolonger le plaisir de jeu. Cette petite merveille signée Vanillaware est de ces jeux dont on se souviendra encore longtemps.

Muramasa Rebirth trailer

Chargement de la vidéo
Muramasa Rebirth : Lancement US
Bande-annonce : Muramasa Rebirth : Lancement US
Muramasa Rebirth : Gameplay
Bande-annonce : Muramasa Rebirth : Gameplay
Muramasa Rebirth : Gameplay 5
Bande-annonce : Muramasa Rebirth : Gameplay 5
Muramasa Rebirth : Gameplay 6
Bande-annonce : Muramasa Rebirth : Gameplay 6
Muramasa Rebirth : Les deux héros
Bande-annonce : Muramasa Rebirth : Les deux héros
Muramasa Rebirth : Gameplay 7
Bande-annonce : Muramasa Rebirth : Gameplay 7
Les notes
+Points positifs
  • 4 personnages & scénarios bonus...
  • Traduction anglaise plus fidèle à l'original...
  • Un beat'em all splendide et incontournable
  • Réalisation au sommet
  • Meilleur confort de jeu pour les sauts
  • Possibilité de réaffecter manuellement toutes les touches
  • Le prix (24,99 euros)
-Points négatifs
  • ... à venir uniquement en DLC payants
  • ... mais la version Wii avait bénéficié d'une traduction en français, certes perfectible
  • Fonctionnalités Vita non exploitées
  • L'Europe n'a pas droit à la version packagée

Imaginé par les créateurs de Dragon's Crown, Muramasa Rebirth rend un vibrant hommage aux croyances folkloriques japonaises en s'appuyant sur une réalisation graphique stupéfiante, transcendée par le bel écran de la Vita. Aussi jouissif à prendre en main que fascinant à regarder, le titre de Vanillaware fait aussi forte impression qu'au moment de sa sortie sur Wii, d'autant que la traduction a été entièrement refaite (mais en anglais uniquement), et que des scénarios supplémentaires seront bientôt accessibles en DLC.

Profil de Romendil
L'avis de Romendil
MP
Journaliste jeuxvideo.com
30 octobre 2013 à 16:42:57
18/20
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L'avis des lecteurs (54)
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16.4/20
Mis à jour le 30/10/2013
PlayStation Vita Beat'em All Vanillaware Aksys Games
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