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Test : Cities in Motion 2
PC

Sous ses faux airs de city builder, le jeu de gestion de transports en commun Cities in Motion avait su surprendre lors de sa sortie en 2011. Deux ans plus tard, sa suite débarque sur nos PC et Mac. Mais arrive-t-elle à renouveler notre intérêt ?

Râler contre la RATP, tous ceux qui ont eu la (mal)chance de passer par Paris l'ont fait. C'est rapide et, il faut le dire, facile. Du coup, l'idée de pouvoir soi-même gérer un réseau de transports en commun prend forcément de l'intérêt. Saurez-vous sauver une ville des monstrueux embouteillages qui la menacent ? Parviendrez-vous à respecter les horaires et à fournir un service apprécié des usagers ? Cities in Motion 2 répondra à ce type de questions, pour peu que vous appréciiez les jeux de gestion.

Métro, boulot, dodo

Certains moyens de transport ont besoin de lignes électriques.

Vous voilà donc à la tête d'une entreprise qui a la main-mise totale sur les transports en commun d'une cité. Partant de rien, vous allez devoir monter des réseaux de bus, trolleys, tramways, métros et waterbus pour fournir aux citoyens de quoi se mouvoir d'un bout à l'autre de la ville sans prendre leur voiture personnelle. Si la gestion de votre budget sera au final la chose la plus importante, il faut régulièrement prendre en compte de multiples paramètres comme le type de population, les heures de pointe ou les tarifs, par exemple. Dans la pratique, la construction d'une ligne se passe pratiquement toujours de la même façon. On pose un dépôt de navettes, puis des arrêts dans la ville, avant de relier ces derniers par une ligne qui rejoint à nouveau le dépôt. Par la suite, il faut acheter des navettes, de qualités et prix divers (souvent trois choix par type de transports), tout en prenant conscience du nombre nécessaire pour un fonctionnement optimal. Mais si cela paraît simple de prime abord, dans la pratique, l'ergonomie est loin d'être idéale et s'emmêler les pinceaux est chose récurrente. Chaque modification demande d'ouvrir plusieurs fenêtres et la lisibilité n'est franchement pas géniale, malgré la possibilité de cacher certaines indications. Cela ne s'arrange pas lorsqu'on veut faire apparaître des indicateurs comme le type d'employés d'un quartier ou l'emplacement des lieux d'apprentissage. Si ces éléments sont nécessaires pour faire des lignes pratiques pour les usagers (exemple : les usines reliées aux habitations ouvrières), l'affichage est souvent trop complexe et pas assez user-friendly, d'autant que le tutoriel en début de partie est franchement mal fichu (manque de clarté).

Néophytes s'abstenir

Ces halos représentent la zone d'effet des arrêts.

Ce manque d'ergonomie devient un véritable problème quand on voit tout ce que propose Cities in Motion 2, un titre initialement vendu à une petite vingtaine d'euros. Outre le mode Campagne qui propose des objectifs principaux en plus de potentiels objectifs secondaires pour amasser du pécule, il nous offre un mode Bac à sable ou encore un mode Créatif dans lequel on construit soi-même une ville, pour ensuite tenter d'en gérer les transports en commun. Des outils plutôt appréciables pour prolonger la durée de vie. Notons aussi que de base, de nombreux éléments aident déjà à rallonger les parties. Car en plus de la complexité, toute relative, que représente la couverture potentielle d'une grande ville via les cinq transports en commun cités, la gestion des horaires de chaque ligne et des tarifs plaira forcément à tous les méticuleux. En effet, vous pouvez par exemple placer plus de métros sur une ligne lors des heures de pointe (début ou fin de journée) ou encore changer les tarifs selon des zones que vous aurez prédéfinies, exactement comme en région parisienne. Gérer vos dépenses et vos recettes devient forcément plus complexe, sans compter le potentiel mécontentement des usagers. Cela dit, on peut trouver regrettable de ne pas avoir de concurrence (une autre entreprise de transports en commun) pendant toute la compagne, ce qui aurait été un plus indéniable. Au contraire, vous avez même le droit de raser des immeubles et de construire de nouvelles routes comme bon vous semble, de nouveaux immeubles s'y construisant automatiquement. A noter que si un mode multi existe, il nous a été totalement impossible d'y accéder pour le test, tout comme ce fut le cas pour de nombreux joueurs. Espérons que ce problème soit rapidement résolu.

Mieux que le précédent ?

Ces dessins moches faits sous Paint, c'est la répartition des zones tarifaires décidée par moi-même... Un peu au pif.

Bien que Cities in Motion 2 amène quelques ajouts par rapport à son prédécesseur (le cycle jour / nuit par exemple), certains joueurs auront tout de même l'impression que l'avancée aurait pu être plus flagrante. Outre l'aspect visuel pas vraiment folichon où les teintes de gris se battent en duel avec les teintes de marron, on peut s'étonner de certains manques, comme les hélicoptères qui sont vraisemblablement restés bloqués au premier opus. Et si on peut excuser cela par un gain en réalisme, que dire du fait que les villes proposées sont maintenant toutes fictives alors que le volet précédent mettait à disposition de vraies mégalopoles comme Berlin ou Amsterdam par exemple ? Autre chose, si la campagne de Cities in Motion proposait un voyage dans le temps (en commençant par les années 20), cet épisode n'a plus cet aspect évolutif qui donnait tant de charme. Des choix plutôt étonnants qui ne doivent pas trop obscurcir les bons points de Cities in Motion 2 : s'il faudra parfois fermer les yeux sur quelques détails et être patient devant une ergonomie loin d'être optimale, les plus férus pourront sans aucun doute y passer de longues heures sans rechigner. A vous de voir ce que vous attendez de lui, en somme.

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Les notes
+ Points positifs
  • La gestion poussée des horaires et des tarifs.
  • Les villes qui évoluent pendant la partie.
  • Les objectifs secondaires.
  • Différents modes de jeu, dont un multi... quand il sera fonctionnel.
  • Une communauté qui saura le faire évoluer.
- Points négatifs
  • Une ergonomie pénible
  • Tutoriel non adapté / Manque d'accessibilité
  • Pas de vraies villes
  • Réalisation moyenne (surtout artistiquement parlant)
  • Quelques bugs visuels

Cities in Motion 2 nous propose de gérer les transports en commun d'une cité dans les moindres détails. Des lignes aux horaires, en passant par les tarifs, nous sommes devant un véritable jeu de gestion. Malheureusement, son manque d'accessibilité risque fort de rebuter de nombreux joueurs, d'autant que son ergonomie n'est pas des plus pratiques à l'emploi. Si certains regretteront l'absence de vraies villes comme dans le précédent opus, on reste devant un titre intéressant, potentiellement addictif et plutôt complet, vendu à un prix honorable.

Profil de Anagund
L'avis de Anagund
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
10 avril 2013 à 17:59:00
13/ 20
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L'avis des lecteurs (29)
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Mis à jour le 10/04/2013 Voir l'historique
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