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Test Hyperdimension Neptunia Victory sur PS3 du 28/03/2013

Test : Hyperdimension Neptunia Victory
PS3

En alliant humour et jeunes demoiselles dans un univers qui parodie régulièrement le milieu du jeu vidéo, la série des Hyperdimension Neptunia a réussi à trouver un public malgré de gros manques sur de multiples aspects de jeu. Si les précédents opus ont clairement divisé, Victory continue sur les mêmes acquis.

Le revoilà à nouveau. Cet éternel débat qui sépare parfois certains jeux de niche et la critique. Celui dans lequel les mots "professionnalisme", "objectivité", "fanboyisme" et "casual" volent à tout-va. Un débat qui devrait bêtement s'animer autour de ce Hyperdimension Neptunia Victory, qui porte très haut la croix des jeux du genre. Jusqu'à quel degré peut-on ignorer certains défauts du titre pour n'en voir que ses qualités ? Qui peut vraiment dire si les dialogues sont drôles ou pas ? Une question qui ne trouvera la réponse que dans chacun d'entre nous et à laquelle personne ne pourra trouver de solution universelle. Et surtout pas moi.

Une histoire à dormir debout

Neptune voyage dans une autre dimension... fort similaire.

Ainsi, autant être clair tout de suite : Hyperdimension Neptunia Victory s'adresse à ceux qui apprécient, presque à la déraison, l'humour japonais le plus caractérisé. Je suis même prêt à dire que si vous n'avez pas fait les précédents épisodes de cette jeune série de jeux de rôle nippons, vous pouvez d'ores et déjà tourner les talons. Même là, il y a différentes sortes d'humour japonais, et dans le genre, il y a du bon et du mauvais. Mais avant tout cela, commençons par poser les bases de Victory, le scénario. On retrouve donc la CPU Neptune qui se retrouve malencontreusement envoyée dans une autre dimension. Bien qu'elle y rencontre des têtes connues (et une séparation de la région identique qui rappelle la guerre des consoles), chaque personnage de cette nouvelle dimension a une activité et un caractère différents de son homologue de la dimension initiale, en plus de quelques visages inédits comme Plutia, la CPU de Planeptune (censée représenter SEGA, dans l'idée) de cet autre "monde". Pas de doute, on est bien là devant un scénario-bouts-de-ficelle qui ne tient pas vraiment debout, une excuse bidon pour réinventer de nouvelles synergies et situations. L'important, c'est l'humour, un élément tellement subjectif qu'il semble difficile d'en parler en termes concrets. Pourtant, quand on sait que l'on peut "subir" des séquences de dialogues de plus d'une heure, il faut se faire à l'idée que de leur appréciation dépendra en grande partie l'avis général que l'on aura sur le jeu. Voilà pourquoi je vais m'attarder sur le sujet.

Un humour très particulier

Pour aimer Hyperdimension Neptunia Victory, il faut aimer son humour.

Ce qui prédomine dans l'humour de Victory (et dans l'humour typiquement nippon en règle générale), c'est la vision plutôt caricaturale de la personnalité de chaque protagoniste. En l'occurrence, nous avons ici Neptune, personnage fier aux allures de jeune fille, plus encline à glandouiller et à jouer aux jeux vidéo qu'à aider autrui, de prime abord. Dans cette joyeuse fainéantise, elle va rapidement trouver en Plutia une copine toute aussi lascive. Cette dernière, molle comme une chique, considère la sieste comme le Saint-Graal. Autour de ce duo gravitent de nombreux personnages, souvent moins tête en l'air, qui recadrent souvent le propos sur le contexte "politique" actuel, tournant beaucoup autour d'un même gag qui voit unetelle engueuler l'héroïne pour une raison X ou Y. Mais ce qui gêne le plus, c'est que pratiquement tous les protagonistes semblent bipolaires. Tout est dans la sur-réaction à répétition ou la passivité la plus totale et les dialogues deviennent rapidement ennuyeux, surtout quand on voit venir ce qui se trame bien avant les acteurs. Et ceci à plusieurs reprises. Par scènes. Précisons tout de même que la plupart des personnages ont deux personnalités non seulement distinctes, mais souvent carrément opposées (dans sa forme HDD, Plutia se transforme en dominatrice perverse, par exemple), qui peuvent parfois amener un peu de piquant, même si le carcan caricatural dans lequel ils s'enferment tous empêche les véritables surprises dans les différentes interactions.

Travailler pour la cité

Le système des quêtes est archi basique.

Maintenant que nous avons vu le principal, nous pouvons nous atteler à ce qui représente étonnamment un aspect plutôt secondaire du soft : le gameplay. En tant que CPU, on se doit d'aider les citoyens des différentes villes en répondant à leur demande, ce qui se résume régulièrement par des quêtes bateau du genre "tuer 7 escargots bleus". Cela dit, on gagne plus tard la possibilité d'envoyer lesdits citoyens à la découverte des environs afin de repérer de nouveaux boss / trésors dans de nouvelles zones, ce qui s'avère déjà plus intéressant. Justement, les zones que vous pouvez visiter hors des villes (toutes appelées dungeons, le jeu étant entièrement en anglais d'ailleurs) sont un élément récurrent qui ne brille pas vraiment par son originalité. L'intérêt des phases d'exploration est quasiment nul (rechercher les trésors en appuyant sur un bouton, architecture peu inspirée) en plus d'avoir une bonne décennie de retard en termes de réalisation. On peut parfois trouver des monstres plus forts que d'autres (signalés sur la carte), mais en toute sincérité, un HUB pour passer d'un combat à l'autre aurait presque été plus excitant.

Fight !

Malgré des finish parfois spectaculaires, le système de combat est très classique.

Et puisque nous abordons les combats, autant s'attarder sur la question. Nous retrouvons un système dans lequel il faut gérer le bouclier des monstres en utilisant des combos de coups de trois sortes. Si certains s'attaquent plus à la barre de vie et d'autres plutôt aux Guards Points (afin d'anéantir le bouclier), les dernières font monter la jauge d'EXE Drive plus rapidement, jauge grâce à laquelle on peut utiliser des finish dévastateurs, ou encore des skills spéciaux. En plus de cela, il est possible de passer en forme HDD, plus puissante. Dans la pratique, il faut surtout se placer correctement dans l'arène par rapport aux adversaires pour le toucher. Mais ce qui pourrait paraître complexe de prime abord est en fait, bien malheureusement, très répétitif. Une fois que l'on a compris le principe, on s'acharne sur le bouclier afin de déclencher nos plus grosses attaques avec le bon timing dès qu'il est à zéro. Mais le plus inquiétant, c'est que pour contrer cette apparente simplicité, le développeur s'est attelé à rajouter une difficulté absolument absurde et ridicule qui casse réellement une grande partie de l'intérêt. A vrai dire, le problème n'est pas qu'elle est excessive, mais plutôt ultra aléatoire. Ainsi, certains ennemis peuvent par exemple attraper une sorte de virus et devenir surpuissants, en étant soudainement capables de vous tuer en un seul coup, dans une zone où vous vous en sortiez pourtant les mains dans les poches. Il en va de même pour les boss. Résultat, le seul véritable moyen de s'assurer de passer et de surleveler comme un porc, ce qui ressemble fort au degré zéro du challenge.

Quelques idées

Un petit quiz ?

Pourtant dans l'optique, d'autres idées venaient renforcer le gameplay, comme le système de Lily Rank grâce auquel vous pouvez lier un personnage à un autre afin de débloquer de nouvelles compétences, voire des finish assistés. Toutefois, le fait que deux personnages liés ne peuvent pas combattre en même temps est un élément relativement pénible pendant une grande partie de l'aventure. Mais le plus gros défaut du gameplay de Victory, en règle générale, tient à son remarquable classicisme qui ne semble pas vraiment tenter de relever l'intérêt du soft. Tout au plus, on peut noter le système de création d'items (en amenant les bons ingrédients), présent à défaut d'être original, ou encore la Nepstation, une émission animée par les deux protagonistes qui proposent des offres ou des jeux par-ci par-là. Si on ne peut pas critiquer la durée de vie (sans doute cent cinquante heures pour tout faire, trois fins), on peut douter de son réel attrait sur le long terme. Quoi qu'il en soit, ce qui est déjà vrai pour tout jeu l'est encore plus pour un titre comme Hyperdimension Neptunia Victory : les avis différeront selon le joueur. Si la note ici-même représente mon opinion personnelle, il est impossible de dire ce que chacun pensera d'un tel titre. Aimerez-vous l'humour et le style ? A quel point pouvez-vous faire fi des défauts ? Personne n'aura la réponse mis à part vous-même.

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Les notes
+ Points positifs
  • Un univers décalé
  • Les références vidéoludiques
  • Un humour omniprésent...
- Points négatifs
  • ... qui ne plaira qu'à un nombre restreint
  • Des combats relativement classiques
  • Une difficulté bien trop aléatoire
  • Une réalisation datée
  • Des musiques de qualité inégale
  • Un pitch franchement ridicule

Comment noter un jeu comme Hyperdimension Neptunia Victory ? Si on a parfois l'impression qu'il s'adresse à un public relativement restreint, on ne peut pas mettre de côté certains défauts, comme un gameplay très classique et une réalisation 3D antédiluvienne et sans charisme. Mais puisqu'une majeure partie de l'expérience tourne autour des dialogues, c'est cet aspect qui reste le plus important. Si mon avis personnel s'est attardé sur le manque de variation dans les situations, tournant souvent autour des mêmes concepts et des mêmes synergies prévisibles entre les protagonistes, d'autres en seront peut-être friands. Vous pouvez donc ajouter le nombre de points qu'il faudra selon vos goûts personnels en la matière. Ou en retirer.

Profil de Anagund
L'avis de Anagund
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
28 mars 2013 à 17:06:14
10/ 20
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L'avis des lecteurs (24)
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17/ 20
Mis à jour le 28/03/2013 Voir l'historique
PlayStation 3 RPG Tactique Compile Heart
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