Test Ragnarok Odyssey- PlayStation Vita

PlayStation Vita

Presque six mois après son lancement sur le sol américain (et plus d'un an après son arrivée au Pays du Soleil Levant), Ragnarok Odyssey débarque enfin dans nos vertes contrées. Même si l'univers du jeu est directement issu de celui de Ragnarok Online, MMORPG sorti en 2007, il s'en distingue sensiblement par son genre. Les développeurs de Game Arts (à l'origine des Grandia) ont ainsi décidé de produire un Monster Hunter-like, pour le plus grand plaisir des amateurs de chasse aux monstres.

Ragnarok Odyssey

Certes, les fans de Ragnarok Online seront ravis de retrouver l'atmosphère et une bonne partie du bestiaire du célèbre MMORPG, mais ils ne devront pas s'attendre à vivre une expérience particulièrement riche en rebondissements scénaristiques. En effet, l'histoire de Ragnarok Odyssey peut se résumer en une phrase : le monde est menacé par des géants et un groupe de mercenaires essaie tant bien que mal de les éliminer. Vous l'aurez deviné, vous incarnez un membre de ce groupe, récemment recruté pour vos aptitudes physiques prometteuses. Mais avant de vous lancer dans l'aventure, vous n'échapperez pas à l'éditeur de personnages, qui permet de créer votre avatar de la tête aux pieds (ou presque). Celui-ci n'est d'ailleurs pas un modèle du genre, se contentant de proposer les options classiques : nom, sexe, visage, coupe / couleur de cheveux, etc. Heureusement, il vous sera possible de personnaliser un peu plus votre héros après quelques heures de jeu. Cela fait, il ne vous reste plus qu'à choisir une des six classes disponibles : le guerrier, le hammersmith, l'assassin, le mage, le clerc ou le chasseur.

Test Ragnarok Odyssey PlayStation Vita - Screenshot 51Le bestiaire du jeu manque de variété.

Maintenant que vous êtes prêt à partir à la chasse aux monstres, rendez-vous au quartier général des mercenaires ou à la taverne (qui sert également de lobby pour le multijoueur) pour recevoir votre mission et entamer votre longue lutte contre les géants. Si l'on enchaîne les premières quêtes avec enthousiasme, celles-ci finissent par lasser, du fait de leur extrême répétitivité (ramasser X plumes sur les monstres, tuer X grizzlis, etc.). Ce sentiment de lassitude est renforcé par la durée des missions (qui dépassent rarement les dix minutes), un bestiaire qui peine à se renouveler et des environnements qui, bien que tout à fait corrects graphiquement, manquent cruellement de variété. La bande-son parvient néanmoins à tirer son épingle du jeu, d'autant qu'il est possible de changer les musiques et d'en acheter de nouvelles auprès d'un marchand. Nous vous conseillons donc d'apprécier ce Ragnarok Odyssey à petites doses et de privilégier les sessions courtes car, malgré ces quelques défauts, le jeu mérite que l'on s'y attarde.

Des combats un peu répétitifs mais dynamiques

Test Ragnarok Odyssey PlayStation Vita - Screenshot 134Les combats contre les boss sont souvent épiques.

Inutile de vous préciser que les combats sont au cœur du gameplay et qu'ils occuperont 90 % de la vingtaine d'heures nécessaire à l'accomplissement des missions principales du soft. Intenses et dynamiques, ils permettent de laisser libre cours au tueur de monstres qui sommeille en vous même si, une fois encore, ils sombrent bien souvent dans la répétitivité, vu le nombre plutôt limité de combos différents. Sachez néanmoins que certaines classes disposent de techniques bien particulières. Le guerrier peut par exemple parer les coups de ses ennemis, ce qui n'est pas le cas de l'assassin. Chaque fin de chapitre est marquée par un combat particulièrement épique contre un boss, qui fera appel à toute votre dextérité et à votre sens de l'analyse. Ces affrontements viennent rythmer l'aventure et apportent un peu de challenge à l'ensemble. Mieux vaut donc vous préparer correctement, sans quoi votre héros ne cessera de mordre la poussière.

Un système d'évolution du personnage efficace

Test Ragnarok Odyssey PlayStation Vita - Screenshot 173Vous pourrez changer de classe à tout moment à partir du deuxième chapitre.

Votre personnage n'évolue que par l'intermédiaire de son équipement. Certes, ses statistiques (vie, puissance d'attaque, etc.) augmentent à chaque nouveau chapitre, mais l'essentiel de sa progression se base sur un système de cartes qui, une fois équipées, octroient des capacités ou des bonus spéciaux. Ces cartes s'achètent auprès d'un marchand, ou se ramassent parfois sur les monstres, et permettent donc de personnaliser votre avatar et de le façonner selon vos goûts. Sachez néanmoins que vous ne pouvez équiper qu'un nombre limité de cartes, nombre pouvant toutefois être augmenté grâce aux matériaux que vous ramasserez au fur et à mesure de votre avancée dans le jeu. Ces matériaux servent également à l'amélioration de vos armes et à la confection de nouveaux objets. Et si l'envie vous prend de changer un peu de gameplay et de tester une autre classe, sachez que les développeurs ont pensé à vous.

Un mode multijoueur indispensable pour apprécier toutes les classes

Test Ragnarok Odyssey PlayStation Vita - Screenshot 226L'éditeur de personnages est très classique.

Vous aurez la possibilité de changer de classe entre chaque mission à partir du deuxième chapitre, ce qui permet de varier un peu les plaisirs et de goûter à tout ce que le jeu a à vous offrir. Bien évidemment, chaque classe dispose de ses avantages et de ses inconvénients. Le guerrier, le hammersmith (qui manie une lourde et gigantesque masse) et l'assassin sont les spécialistes de la mêlée et des dégâts physiques. Le clerc et le mage se battent également au corps-à-corps mais infligent des dégâts élémentaires. Seul le chasseur dispose d'attaques à distance grâce à son puissant arc. Si l'idée est intéressante sur le papier, le déséquilibre entre les classes incite le joueur à privilégier le guerrier ou l'assassin, bien plus efficaces que leurs compères, surtout lorsqu'on joue en solo. Il faut donc se pencher sur le mode multijoueur pour réellement apprécier le gameplay de tous les héros, ce qui est fort regrettable, d'autant plus que les serveurs ne sont pas particulièrement peuplés. Reste donc le réseau local, à condition d'avoir des possesseurs de la console portable de Sony dans son entourage...

Les images qui accompagnent ce test proviennent de l'éditeur.

Si rien ne s'affiche après plusieurs secondes d'attente :

Les notes

Dans l'ensemble, Ragnarok Odyssey est plutôt un bon jeu mais ses défauts l'empêchent de figurer parmi les must-have de la Vita. L'absence de scénario, la répétitivité des missions, le manque de variété des environnements ou encore le déséquilibre des classes risquent de rebuter plusieurs joueurs, même si les amateurs de Monster Hunter passeront certainement outre pour profiter d'un titre dont le genre est sous-représenté sur la console portable de Sony.

Les plus

  • L'évolution du personnage via l'équipement et le système de cartes
  • Les combats contre les boss
  • La possibilité de changer de classe entre chaque mission
  • Une durée de vie tout à fait satisfaisante : comptez une bonne vingtaine d'heures pour accomplir les missions principales

Les moins

  • L'enchaînement des missions, vite lassant. Privilégiez donc des sessions de jeu courtes
  • Le déséquilibre des classes en solo
  • Des environnements qui manquent cruellement de variété
  • Une traduction française aurait été appréciable

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Infos jeu

  • Ragnarok Odyssey
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  • Editeur : GungHo Online Entertainment
  • Développeur : Game Arts
  • Type : Jeu de Rôle / Action
  • Support : PlayStation Store
  • Multijoueurs : 4 joueurs en local ou en ligne
  • Sortie France : 20 février 2013
    (30 octobre 2012 aux Etats-Unis - 2 février 2012 au Japon)
  • Version : Uniquement en anglais

Vidéos

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