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Test Gears of War Judgment sur 360 du 18/03/2013

Test : Gears of War Judgment
360

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Après avoir répandu des hectolitres de sang et de tripaille jusqu'à aboutir à une conclusion qui ne laissait guère de place à une suite, il fallait bien que Gears of War adopte une toute nouvelle optique. Epic Games a donc choisi de solliciter People Can Fly, le développeur de Painkiller et de Bulletstorm afin d'offrir un nouveau souffle à sa série. Et le résultat, c'est un Gears of War Judgment presque totalement axé sur le scoring, le challenge et le coop avec les débuts de l'invasion Locuste vaguement esquissés en trame de fond. Aussi, si vous n'êtes pas abonné au Xbox Live ou ne comptez pas jouer avec des potes, peut-être devriez-vous tout simplement passer votre chemin.

Vous le savez sans doute déjà, mais pour les quatre ou cinq dans le fond de la salle qui n'ont pas suivi, rappelons que Gears of War Judgment nous entraîne dans le passé, quinze ans avant le premier épisode de la série et précisément trente jours après l'Emergence Day, jour maudit qui a vu les Locustes sortir des entrailles de la planète Sera pour entamer leur petit génocide des familles sur l'espèce humaine. On dit donc au revoir à Marcus Fenix, héros habituel de la série - même s'il sera possible d'entendre sa voix suave et délicate à un moment donné de la campagne - et on accueille comme il se doit le petit Baird, quinze ans plus jeune, déjà blondinet et déjà bien sarcastique.

Le procès de quatre héros

Au cours de leurs procès, Sofia, Baird, Cole et Paduk vont nous faire revivre les évènements des dernières heures.

Propulsé sans ménagement au rang de personnage principal de cet épisode, Baird est toutefois accompagné en permanence de Cole, le Gear de trente-huit tonnes et la terreur des terrains de Trashball bien connu des fans, mais aussi de deux visages inédits répondant aux doux noms de Garron Paduk (on sent déjà les jeux de mots foireux en multi) et de Sofia Hendrick. Cette dernière fait d'ailleurs partie des gardes Onyx, une unité d'élite de la CGU dont la base est située sur l'île d'Halvo Bay, lieu qui constitue d'ailleurs le théâtre principal des opérations dépeintes dans l'aventure. L'originalité de l'histoire de Gears of War Judgment, c'est qu'elle se constitue essentiellement de flash-back, puisque Baird et son équipe, loin d'être à la fête, sont mis en accusation pour trahison et désertion. Du coup, chacun témoigne tour à tour de ses actions passées devant un juge qui semble déjà avoir pris sa décision. Concrètement, le joueur va donc revivre ces séquences de souvenirs en incarnant à tour de rôle Baird, Sofia, Paduk et Cole. Naturellement, ces héros se retrouvent en même temps à l'écran et offrent donc la possibilité à quatre joueurs de parcourir simultanément l'aventure en mode coopératif online, l'IA prenant très péniblement le contrôle des autres personnages si vous n'êtes pas assez nombreux. Mais nous reviendrons bien vite sur ce système.

Le concept des témoignages déclassifiés

Côté réalisation, Gears of War Judgment se révèle aussi magnifique que ses aînés.

Et justement, la principale nouveauté de cet épisode découle directement du principe narratif que nous venons de décrire. Il s'agit du concept de témoignage déclassifié, c'est-à-dire des dépositions judiciaires qui ont été délibérément écartées lors de l'instruction du procès et qui, en jeu, correspondent à des challenges optionnels permettant de découvrir par soi-même des faits oubliés ou omis dans les propos des divers témoins à charge. Concrètement, sur le terrain, vous trouverez en début de chaque segment de mission le symbole des Gears peint sur un mur. En vous approchant de celui-ci et en l'activant, vous aurez la possibilité de rendre plus difficile la séquence qui vous attend. Tenez par exemple, Baird déclare avoir rencontré une variété inconnue de Locustes. Si vous acceptez le défi, les Wretches normaux rencontrés durant cette mission sont remplacés par des Dark Wretches beaucoup plus coriaces. Plus tard, toujours en cas d'acceptation du challenge bonus, vous serez amené tantôt à devoir terminer la mission en moins de 4 minutes, tantôt à compléter une autre mission en utilisant seulement les trois armes que sont le Hammerburst, le Sawed-off et le One-shot.

Et voilà, hop, la mission déclassifiée se résume encore une fois à nous pourrir la visibilité.

Si sur le principe le concept est assez sympatoche et demande de s'arracher, dans les faits, Judgment tombe bien trop vite dans la redite. En effet, au bout de la cinquième session avec visibilité réduite, que cela soit par du gaz, de la fumée, l'obscurité ou de la poussière, on se dit que les développeurs auraient peut-être dû se creuser un peu plus la cervelle pour varier les plaisirs. Un constat qui peut hélas s'appliquer à la plupart des défis du genre, car sorti de ce que nous venons de décrire, vous aurez surtout droit à des armes imposées et à des séquences en temps limité. Mouais, mouais, mouais. Au fond, seul le passage où l'on doit se battre alors que du vent pousse nos combattants de côté nous a semblé un tant soit peu original, et ça, c'est quand même très dommage.

Du scoring pour les vrais guerriers

Vu la tripotée d'ennemis qui vous sautent à la gorge, mieux vaut jouer en coop pour avoir un peu de soutien.

Vous vous demandez sans doute pourquoi vous compliquer la tâche vu qu'il est possible de traverser le jeu sans activer aucun de ces défis. Eh bien pour la gloire et la beauté du geste d'une part, mais aussi pour l'assurance d'obtenir des étoiles supplémentaires, de frimer en ligne avec des accessoires débloqués par ce biais, mais aussi de déverrouiller un chapitre supplémentaire se déroulant cette fois-ci en même temps que Gears of War 3. En effet, dans Gears of War Judgment, tous les niveaux sont découpés en séquences au sein desquelles vos performances seront scrutées, évaluées puis éventuellement récompensées avec des étoiles. Enchaînez les frags spectaculaires et efficaces, et ce sera le jackpot. Et si en plus vous réussissez à remplir toutes les conditions d'une mission déclassifiée, vous profiterez alors d'un bonus conséquent lors de votre évaluation. Ainsi, de 0 à 3 étoiles peuvent vous être attribuées en fin de mission selon la qualité et la rapidité de votre jeu (des étoiles d'argent pour le niveau de difficulté Normal, d'or pour le niveau Difficile ou encore Onyx pour le niveau Insane). Oui, People Can Fly est bien parvenu à faire bouffer du Bulletstorm à ce Gears of War. En outre, au cas où vous voudriez recommencer une section de niveau, y compris à la suite d'un décès, sachez que vous devriez être confronté au système S3 (Smart Spawn System) mis au point par les développeurs. Grâce à ce système, le jeu conserve le challenge en surprenant le soldat virtuel. Ainsi, si vous mourez et que vous recommencez, vos adversaires pourront tout à fait être remplacés par un autre type d'ennemis ! Une chouette idée, mais qui hélas ne fait pas tout.

Du coop sinon rien

Parfois, la guerre peut être éminemment poétique...

Le hic, c'est que tout cela a été élaboré avec le coop en tête et que si vous comptez vous faire la campagne tout seul, eh bien vous devrez vous taper des alliés toujours aussi débiles, toujours prompts à se faire dégommer comme des jambons là où il ne faut pas, à aller trucider le mec qui ne représente pas une menace immédiate et on en passe. En outre, les ennemis auront vraisemblablement tendance à s'attaquer à vous en priorité. Reconnaissez que c'est assez gonflant de voir un Rager (un nouvel ennemi qui, au bout d'un certain nombre de tirs encaissés, se met dans une rage folle et se transforme en une grosse créature balèze difficile à tuer) ignorer vos potes placés devant lui pour venir vous latter. En outre, Gears of War Judgment adopte une structure de pur jeu coop débile et bas du front en se contentant de faire s'enchaîner les arènes à peine déguisées, les séquences de défense de zones et les vagues de Locustes sortis d'on ne sait pas trop où. Il oublie au passage les scripts qui, malgré tout le mal qu'on peut en penser, dynamisent quand même un jeu grand spectacle de ce genre. Et Judgment fait tout cela en essayant vaguement de cacher sa nature de grand bourrin qui ne sait grossièrement que vous balancer des ennemis à la tronche à grands coups de jolis cinématiques mises au service d'une histoire franchement lambda.

Les amateurs de bestioles gluantes seront aux anges, et non, on ne parle pas d'Anagund.

En fait, la campagne principale de Gears of War Judgment est constituée d'une succession de défis et ne mérite justement pas le nom de « campagne », un peu comme ce que proposait Lost Planet 2 en son temps. Le jeu se tape un level design franchement médiocre (même en comparaison de ses ancêtres déjà tout en couloirs) et s'avère même parfois totalement anti-immersif. En tant que tel, il ne peut être apprécié que par les joueurs qui entendent le traverser en coop, en ligne de préférence et qui ne recherchent que du challenge pur. Pour la mise en scène et l'histoire ainsi que l'immersion, passez votre chemin. Seul le segment supplémentaire pouvant être débloqué en finissant la campagne de base ou en ramassant assez d'étoiles renoue avec le côté grandiose des précédentes campagnes de Gears of War. Manque de bol, cette séquence, sans doute la meilleure du jeu, ne dure qu'une heure et demie environ, pour un total de huit à neuf heures pour une première partie. Tout ça est d'autant plus dommage, car pour leur part, décors et réalisation générale sont toujours aussi incroyables.

Et elles sont où les nouveautés ?

En termes de jouabilité tout d'abord, pas de grosse surprise pour les férus de GOW puisque le gameplay s'avère quasi identique à ce qu'ils connaissant déjà. Tout juste note-t-on que le lancer de grenades s'effectue désormais via la touche LB et que le bouton Y permet de switcher entre deux armes : une primaire et une secondaire (cela ne se fait donc plus via la croix directionnelle). Côtés armes, citons le Breechshot, arme locuste efficace à courte et moyenne portée mais qui ne tire qu'au coup par coup. On recense également le Booshka (lance-grenades projetant des grenades rebondissantes), le Markza (fusil sniper avec lequel on peut zoomer en pressant le joystick droit) ou encore divers types de grenades, telles que les « Ink » déjà connues, mais aussi les « Spot » qui créent un champ de détection révélant chaque ennemi à l'intérieur ou encore les « Stim » qui redonnent de la vie à tous ceux qui se trouvent dans son périmètre d'explosion. N'oublions pas non plus les tourelles de défense automatique qu'il est possible de disposer quasiment où bon vous semble sur le terrain. Si elles ne sont accessibles que durant certaines missions, et au nombre de trois maximum, elles n'en restent pas moins très utiles grâce aux trois catégories disponibles : tir de mitrailleuse, tir de fusil à pompe ou encore lance-flammes.

Le multijoueur

Evidemment, Judgment ne serait pas un vrai Gears of War sans une grosse composante multijoueur. De ce côté, on comptera tout d'abord sur le mode Survie, une sorte de continuation du mode Horde tel que nous avions pu le découvrir dans Gears 2 et 3. Viennent ensuite le classique Domination, Match à Mort en chacun pour soi et Match à Mort en équipe. Mais quel que soit le mode, il semblerait bien que le plaisir et la dimension tactique des Exécutions aient été abandonnés. Non, au fond, la seule grosse nouveauté multi de Judgment, c'est indubitablement son mode Invasion. En effet, ici, vous incarnez à tour de rôle, lors de plusieurs rounds, cinq CGU face à cinq Locustes, et vice versa. Le principe est d'attaquer et ensuite de défendre trois objectifs, les uns après les autres : deux larges trous creusés à même le sol et enfin un générateur. La map s'ouvre progressivement sur l'objectif suivant quand le précédent a été détruit. Les CGU disposent de 4 classes différentes aux capacités et armes uniques. L'Enginieur possède l'arme Gnasher, répare les barricades et déploie une tourelle temporaire. Le Soldat arbore une Booshka et fait apparaître des caisses de munitions. Le Scout est doté d'un Markza, grimpe sur les plates-formes en hauteur (sur les murs où s'affichent des empreintes) mais il est aussi capable de lancer des grenades de détection. Enfin, le Medic possède un Lancer et un Snub et projette des grenades Stim, pour faire revivre ses coéquipiers et remplir leur jauge de vie ou la sienne s'il se trouve dans le champ d'action de la grenade.

Du côté des Locustes, huit créatures répondent présentes. Le petit Ticker mange les fortifications, s'autodétruit et use d'un boost pour se déplacer rapidement. Il est aussi capable d'avaler une grenade amie ou ennemie et d'exploser ensuite de manière plus puissante. Il peut enfin passer par des tunnels minuscules ou être propulsé à coups de pied par-dessus les barrières. Assurément, il s'agit d'un des personnages les plus faibles mais aussi l'un des plus fun à jouer ! De son côté, le Wretch frappe avec ses griffes, saute par-dessus les fortifications, grimpe sur les plates-formes et hurle bruyamment afin de paralyser momentanément les ennemis. Quant au Grenadier, équipé d'une grosse pompe et d'un Lanzor, il peut bien évidemment balancer des grenades frags à intervalles réguliers. Citons encore le Rager, le Kantus qui possède la faculté de guérir ses camarades, le Mauler et son bouclier, mais aussi le Serapède, un long scolopendre rampant et difficile à contrer car il ne peut être détruit qu'en tirant – par derrière - dans chacun de ses anneaux. Très marrant à pratiquer, ce mode fonctionne très bien, n'est pas dénué de subtilité et semble relativement équilibré. Ainsi, chez les Locustes, chaque bestiole sélectionnée coûte des points, points qui ne s'obtiennent qu'en causant des dégâts, évitant ainsi que tout le monde se transforme en Maulers dès le début de la partie !

Les notes
+ Points positifs
  • Un challenge relevé
  • Neuf heures de coop bien bourrines
  • Le mode Invasion, très accrocheur
  • Une réalisation toujours aussi somptueuse
  • Le chapitre bonus
  • Le Smart Spawn System assure une certaine rejouabilité
- Points négatifs
  • Complètement inintéressant en solo
  • L'histoire pourrie malgré un principe sympa
  • Level design médiocre
  • Couloir / arène / défense de zone répétés jusqu'à plus soif
  • Les missions déclassifiées pas si variées que ça
  • Le multi auquel il manque des modes classiques

Allez, soyons francs : on a un peu l'impression que ce Gears of War Judgment est là pour assurer une mort sereine à la Xbox 360 avant l'arrivée de sa remplaçante, mais qu'il fait le boulot sans génie, sans fougue, sans passion et surtout sans âme (sauf peut-être dans son chapitre bonus). Succession d'arènes pensées pour le coopératif, enchaînement interminable de vagues de Locustes mécaniquement jetées au visage du joueur « parce que c'est ça qu'il veut », Judgment décevra sans aucun doute ceux qui aimaient en Gears sa nature épique, ses combats rageurs sertis dans une progression brutale et fondamentalement désespérée. Judgment n'est pas un mauvais jeu, loin de là, mais il dose mal tous les ingrédients et ne semble jamais vraiment saisir ce qui faisait jusque-là le charme de la licence. Snif.

Profil de hiro
L'avis de hiro
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
18 mars 2013 à 14:15:00
14/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (277)
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Mis à jour le 18/03/2013 Voir l'historique
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