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King's Quest VI : Heir Today, Gone Tomorrow
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Test : King's Quest VI : Heir Today, Gone Tomorrow
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King's Quest VI : Heir Today, Gone Tomorrow
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Journaliste jeuxvideo.com
28 février 2013 à 15:48:01
17/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (3)
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17.3/20
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Alors que le roi Graham goûte un repos bien mérité après avoir sauvé son royaume et sa famille dans l'épisode précédent, son fils, le prince Alexander, se languit de Cassima, princesse du Royaume des Iles Vertes. Un coup d'œil dans un miroir magique le décide à faire voile vers sa belle... et le début des ennuis.

King's Quest VI : Heir Today, Gone Tomorrow

Le digne héritier de la famille

Pour ceux qui n'auraient pas le bonheur de connaître la saga King's Quest de Sierra Entertainement, on rappellera rapidement qu'il s'agit d'une série de jeux d'aventure en point and click, centrée principalement sur les déboires de la famille royale de Daventry, lointain pays fantaisiste, à travers deux générations et de nombreux pays aux environnements variés et à la population passablement farfelue. Sans atteindre les sommets des délires surréalistes d'un Monkey Island, King's Quest possède sa part de personnages absurdes et d'humour, ainsi que des quêtes épiques dans un univers fantastique, inspiré de nombreux mythes et légendes, mais aussi de la littérature classique du genre.

C'est toujours une histoire de femme, paraît-il...

King's Quest VI : Heir Today, Gone Tomorrow
Ambiance méditerranéenne et sereine sur l'Ile de la Couronne.
Ceci étant posé, qu'en est-il de cet épisode 6, sorti en 1992 ? D'un point de vue narratif, il se déroule peu après l'épisode précédent et suit les pas d'Alexander, fils de Graham (le «King» du titre) et de la reine Valanice. A la fin de l'épisode 5, ledit Graham délivre sa famille du sorcier Mordack, ainsi que la princesse Cassima, dommage collatéral en quelque sorte. Tombé amoureux de celle-ci, Alexander décide de voguer vers son pays, les Iles Vertes, pour revoir sa belle. Manque de chance, il fait naufrage et, s'il échoue au bon endroit, il se retrouve sans le sou et démuni sur l'Ile de la Couronne, la capitale. Il y est très mal reçu par le vizir du coin, Alhazred, qui lui apprend la mort récente des souverains et son mariage prochain avec Cassima (par amour du trône, pas de la princesse, personne n'est dupe). L'intrus est donc prié de déguerpir fissa. Bien entendu, Alexander trouve cela fort suspect et décide de rester sur place pour découvrir ce qu'il en est vraiment (et, accessoirement, revoir sa dulcinée). Si le point de départ de l'histoire n'a rien de bien original (le prince veut sauver la belle princesse des griffes du méchant vizir), la suite et son déroulement rattrapent heureusement avec brio ce démarrage d'une banalité affligeante. Les problèmes du Royaume des Iles Vertes sont, en effet, complexes et notre héros devra le parcourir en long, en large et en travers pour dénouer les nombreuses intrigues, toutes liées, qui plongent le pays dans le chaos. On se laisse donc prendre au fur et à mesure par une histoire plus riche qu'elle n'y paraît au premier abord. Dommage, par contre, que la version française soit aussi riche en coquilles qu'en erreurs diverses...

Le souci du détail

King's Quest VI : Heir Today, Gone Tomorrow
Un personnage suspect s'est glissé dans cette image, saurez-vous le retrouver.
Si le scénario ne révèle sa richesse que progressivement, les qualités graphiques du jeu sautent aux yeux. L'animation des personnages reste certes basique (il s'agit d'un point and click de 1992), mais les décors sont, eux, tout simplement magnifiques, colorés, détaillés et très travaillés. Chaque île possède une ambiance et une identité visuelle propre : orientale pour l'île principale, forestière et féerique pour celle de la Bête, délirante pour l'île des Merveilles (inspirée par l'œuvre de Lewis Carroll), montagneuse et antique pour l'île de la Montagne Sacrée, «dantesque» pour la dernière (influencée par le Necronimicon). Chaque nouveau décor est une débauche de couleurs et de détails impressionnante pour un jeu de plus de 20 ans sorti initialement sur disquettes. Le tout est agrémenté de petites animations plutôt bien faites (le vent dans les feuilles d'un arbre ou les voiles d'un bateau, les oiseaux qui s'envolent, etc.), détails parmi d'autres démontrant le savoir-faire de Sierra à l'époque. Certaines cutscenes adoptent également un style encore différent, les développeurs ayant opté pour des images fixes, en l'occurrence de belles illustrations dans lesquelles seules les lèvres des personnages bougent. C'est un peu déstabilisant au début, mais on s'y fait. Visuellement parlant, cet épisode est très supérieur à son prédécesseur, qui était déjà très réussi, ce qui favorise d'autant l'immersion dans cet univers merveilleux. Les musiques, agréables, sans être d'une originalité renversante, collent par ailleurs très bien aux différentes ambiances des îles, de même que les nombreux bruitages bien choisis, renforçant un peu plus cette immersion. Par ailleurs, tous les personnages sont doublés (en anglais). Néanmoins, si certains s'en sortent honorablement (Alexander, par exemple), d'autres surjouent ou récitent leur texte sans grand talent, ce qui est un peu pénible – le doublage des jeux vidéo a fait de grands progrès depuis, mais à l'époque, ce n'était pas encore ça. Un autre point un peu agaçant est lié à la narration, elle aussi parlée, qui est sympathique en général mais parfois lourde ; on n'a pas forcément envie d'entendre toutes les cinq secondes «Alexander entend les oiseaux qui chantent au loin ou l'eau qui goutte sur les pierres». Ce défaut, a priori mineur, est quand même parfois assez irritant et gâche un peu la belle expérience.

De l'importance de savoir doser la difficulté

King's Quest VI : Heir Today, Gone Tomorrow
L'indispensable carte, qui sert également de moyen de transport (si, si).
Concernant le gameplay, nul besoin d'épiloguer : comme tout jeu du genre, on pointe et on clique pour progresser, rien de bien sorcier. Les menus sont suffisamment clairs et complets pour être accessibles à tous, et chaque action a son icône dédiée (parler, marcher, regarder, etc.). Sur ce point, King's Quest VI est d'une simplicité enfantine. Il n'en va pas de même de son déroulement. En effet, tout point and click qui se respecte se doit de confronter le joueur intrépide à des énigmes tordues et tortueuses. La série des King's Quest a toujours très bien rempli ce point du cahier des charges et cet épisode n'échappe pas à la règle. Pour avancer, il est nécessaire de résoudre de très nombreuses énigmes, dont certaines se révèlent compliquées à l'extrême, au point de faire de ce numéro 6 le jeu le plus difficile de la saga. Plusieurs problèmes sont, en outre, totalement impossibles à résoudre sans le Guide des Iles Vertes, fascicule fourni avec le jeu pour tenter de dissuader la copie illégale notamment (même si ça n'était pas présenté comme ça) et contenant les clés –parfois absconses– pour résoudre plusieurs puzzles ou mystères et ainsi progresser. Même avec cette béquille, cependant, l'arrachage de cheveux n'est souvent pas loin et les nerfs du joueur sont mis à rude épreuve. Et la moindre erreur peut être fatale. Alexander meurt souvent si l'on se trompe et le Labyrinthe est, à ce titre, particulièrement pénible. Manquer un objet en apparence insignifiant peut également bloquer la progression pendant un bon moment. Ces difficultés de progression augmentent considérablement la durée de vie –le jeu peut se terminer en 4 heures chrono si vous connaissez toutes les solutions, mais nécessite a minima le double si vous êtes normalement constitué. Durée de vie que les développeurs se sont d'ailleurs amusés à doubler, puisque deux voies sont possibles : la facile (tout est relatif), qui donne lieu à un final en demi-teinte, et la difficile (doux euphémisme), plus longue, qui permet cependant d'avoir le final parfait. Si l'on veut tout connaître du jeu, il est donc nécessaire de le faire deux fois sachant que les évènements du château sont différents selon la route choisie et apporte un autre éclairage sur l'histoire. Ainsi, la fin heureuse se mérite et nécessite patience et persévérance. Ce qui ne fait pas forcément du jeu un titre des plus accessibles...

Les notes
+Points positifs
  • Des graphismes sublimes pour l'époque
  • Une bonne histoire
  • Un univers riche et foisonnant
  • Une ambiance unique
  • De l'humour et de l'aventure à foison
  • Une durée de vie plus que correcte
  • Des énigmes complexes
-Points négatifs
  • Des énigmes parfois trop complexes
  • Quelques doublages hasardeux
  • Un narrateur un peu lourd
  • La version française très moyenne

Graphiquement magnifique, regorgeant de multiples références, visuelles et narratives, à l'imaginaire collectif, doté d'un excellent scénario plus complexe qu'il n'y paraît, d'un univers très riche et de personnages loufoques et attachants, bourré d'énigmes complexes ou absurdes, King's Quest VI : Heir Today, Gone Tomorrow est un titre enchanteur et certainement le meilleur épisode de la série. Mais le plus dur également, ce qui peut hélas rebuter les moins patients.

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28 février 2013 à 15:48:01
17/20
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17.3/20
Mis à jour le 28/02/2013
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