Aperçus Blackguards- PC

PC

L'éditeur / développeur allemand Daedalic a profité de la GDC 2013 pour dévoiler Blackguards, un titre qui tranche plutôt avec le reste de son catalogue. Habituellement associé à l'aventure point and click, le studio présente son premier jeu de rôle au tour par tour. Un titre sombre mais tout de même doté d'un certain humour... noir forcément.

Blackguards

A quelques exceptions près, les jeux vidéo nous ont habitués à incarner le gentil sauveur de l'humanité, le héros sans peur et sans reproche qui se sacrifie pour le bien de tous. Blackguards n'est pas de cette trempe, puisque la petite troupe à diriger, à commencer par le personnage principal créé par le joueur, n'est autre qu'une bande d'ordures sans foi ni loi. C'est pourtant entre leurs mains tachées de sang que repose le futur du monde. Le héros débute son histoire au fond d'une cellule. Arrêté pour le meurtre de son amie, il a été condamné et doit bientôt être exécuté. Le héros clame son innocence et prétend qu'un loup est à l'origine de l'agression – ce que montre d'ailleurs la scène d'introduction. Pourtant, aucune trace de griffure ou de morsure sur le corps de la victime ne vient appuyer cette thèse, au point que notre héros lui-même commence à douter de son innocence.

Aperçu Blackguards - GDC 2013 PC - Screenshot 1Un loup a-t-il réellement tué votre amie ?

En prison, il fait la connaissance du nain Naurim, un guerrier bien décidé à se faire la malle et qui profitera de la présence du héros pour obtenir un peu d'aide. Plus tard, le duo croisera le chemin du sorcier Zurbaran, annoncé comme un expert en magie noire et qui aime les femmes et le bon vin. Lui aussi souhaite quitter sa cellule et prêtera main-forte aux évadés. Les équipiers rejoignent ainsi le groupe un à un pour un total de sept personnages jouables. Tous n'ont pas été présentés dans la démo du jour, mais nous avons pu voir des artworks de Nian, une elfe sous calmants, de Takate, un esclave capable de perdre ses moyens à tout moment et d'Aurelia, une sorcière menteuse et manipulatrice. Le héros sera quant à lui un guerrier, un mage ou un chasseur, à déterminer durant la phase de création du personnage. Cette phase reste sommaire, la volonté étant d'offrir un rythme de jeu assez rapide. L'aspect jeu de rôle n'est toutefois pas écarté puisque les points d'expérience, l'armement et l'équipement sont bien présents et ne demandent qu'à être répartis durant la partie.

Aperçu Blackguards - GDC 2013 PC - Screenshot 2Naurim prend vie lorsqu'il y a de la bagarre.

Les relations entre le groupe occuperont une place primordiale durant les combats et vous forgerez vos rapports avec chaque personnage au fil de nombreuses quêtes annexes. Par exemple, il sera à un moment question d'aller sauver une jeune femme, une ancienne conquête de Zurbaran. Vous pourrez tout à fait refuser de secourir la demoiselle, au grand dam du magicien qui pourra alors faire sa tête de mule et refusera d'obéir à vos ordres durant les batailles suivantes. Si les développeurs parviennent à travailler suffisamment cet aspect, ces interactions pourraient donner pas mal de caractère à Blackguards. L'univers sombre, emprunté à L'œil Noir (le même que dans Les Chaînes de Satinav et Memoria, bien qu'il n'y ait pas de lien entre les jeux) est justement propice à de nombreuses mauvaises surprises et on espère de tout cœur en avoir tout au long du scénario.

Aperçu Blackguards - GDC 2013 PC - Screenshot 3Il reste encore un peu de travail sur l'aspect graphique.

De ce que nous avons vu, la progression de Blackguards se compose essentiellement de combats. L'exploration n'a pas vraiment sa place et les villes se contentent d'afficher un écran donnant accès aux auberges et aux marchands. Les affrontements sont donc réellement le cœur du jeu. Ils se déroulent au tour par tour, sur une grille de cases hexagonales. Très classiquement, les personnages peuvent se déplacer d'un certain nombre de cases, et suivant les cas, enchaîner avec une action d'attaque ou de défense. Plutôt que d'envahir l'écran avec des menus et sous-menus compliqués, l'interface s'appuie sur un système de roues. La première permet de déterminer son action, puis une nouvelle s'ouvre pour afficher, par exemple, le niveau du sortilège à lancer. Tout semble donc à portée de clics sans toutefois encombrer le champ de vision, ce qui est un bon point, même si l'aspect visuel n'est pas non plus très alléchant. A ce niveau, Daedalic nous a habitués à beaucoup mieux.

Aperçu Blackguards - GDC 2013 PC - Screenshot 4Zurbaran maîtrise les arts obscurs de la magie noire.

Durant les combats, tout est une histoire de stratégie et de fourberie. En effet, au lieu de foncer tête baissée, Blackguards tente de proposer des voies alternatives pour vaincre ses ennemis. Ouvrez les cellules des détenus pour occuper les gardes et vous pourrez prendre la poudre d'escampette. Ailleurs, coupez la corde qui retient le chandelier pour assommer un ennemi. Dans ces conditions, les combats prennent parfois plus l'allure de puzzles que de vraies bastons. Le jeu comprend plus de 190 maps de combats, toutes préparées à l'avance avec la plus grande attention. Comme quoi, même en se tournant vers le jeu de rôle, Daedalic ne peut s'empêcher de distiller des éléments d'énigmes dans ses jeux.

Nos impressions

Pour sa première apparition après deux ans de développement secret, Blackguards dévoile des ingrédients capables de séduire de nombreux joueurs. Impossible de savoir actuellement si le mix saura interpeller les habitués du genre, mais les nouveaux venus pourraient éventuellement être attirés par un rythme de jeu qui semble plus rapide que la concurrence. L'univers est aussi un aspect intéressant du titre au potentiel certain, s'il est exploité correctement jusqu'au bout. Reste pour le moment la réalisation visuelle en dessous de la moyenne, on sent que Daedalic tâtonne encore avec la 3D, lui qui est réputé pour ses magnifiques jeux en 2D. La sortie est prévue pour l'été 2013 sur PC.

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