Aperçus Divinity : Dragon Commander- PC

PC

Lorsque nous avions vu Dragon Commander chez Larian au printemps dernier, le jeu possédait déjà un certain potentiel. Mais il restait du travail au studio pour concrétiser ses promesses. Beaucoup de travail : le projet a pris du retard, une fonctionnalité est passée à la trappe, d'autres ont été ajoutées... Bref, le jeu a beaucoup changé. Larian nous a donc invités à venir essayer la dernière version de son bébé. Voici nos impressions.

Divinity : Dragon Commander

Nous n'allons pas revenir en détail sur ce que nous avions vu la dernière fois. Si vous découvrez le jeu, vous êtes donc invité à lire notre aperçu E3 2012. Et si vous avez la flemme, voici tout de même un petit résumé de ce concept atypique à la croisée des genres. Dragon Commander s'articule autour de trois phases distinctes. La première se déroule à bord du Raven, le vaisseau de votre avatar, un chevalier-dragon qui n'est autre que l'empereur de Rivellon. Il s'agit alors de discuter avec vos conseillers, vos généraux et votre épouse et de prendre des décisions politiques. La seconde phase se présente comme un wargame : vous déplacez vos unités en tour par tour sur une carte globale. Quant au dernier segment, il vous permet de résoudre les conflits en prenant le contrôle de vos troupes – et du dragon – à la manière d'un jeu de stratégie en temps réel. Cette phase présente néanmoins une différence majeure avec ce que nous avions vu précédemment, nous y reviendrons un peu plus loin.

Aperçu Dragon Commander PC - Screenshot 32Sur le vaisseau, vous devrez prendre quelques décisions politiques.

En toute logique, nous avons commencé notre session de jeu en arpentant les coursives du Raven, histoire de découvrir les différents personnages. Outre le mage Maxos, qui fait office de mentor, le vaisseau abrite cinq conseillers représentant les races unies sous votre bannière : les morts-vivants, les elfes, les nains, les hommes-lézards et les diablotins. A chaque tour, vous devrez prendre une décision concernant la politique de l'empire. Au cours de notre essai, nous avons par exemple dû trancher sur des questions comme le mariage gay et l'égalité hommes-femmes... Les choix influent sur vos relations avec les factions, qui ont leurs propres opinions sur chaque sujet. Il sera évidemment possible de jouer les girouettes pour ne pas se fâcher avec qui que ce soit. Mais il vaudra mieux monter à 100% avec un camp, quitte à s'en mettre un autre à dos, car les bonus octroyés ne sont pas négligeables (il s'agit de cartes à jouer dans la phase wargame). De la même façon, votre dulcinée pourra vous conférer divers avantages selon votre comportement. Nous avons opté pour Lohannah, la princesse elfe, et avons entrepris de la corrompre en lui faisant manger de la viande et boire du vin ! Autant dire que si notre cote a augmenté chez les nains, il en était autrement du côté des elfes... Comme d'habitude avec Larian, les dialogues sont remarquablement écrits et pleins d'humour. Notre version disposait de doublages temporaires maison, mais le studio va évidemment faire appel à de véritables acteurs. Espérons qu'ils soient à la hauteur de la tâche !

Aperçu Dragon Commander PC - Screenshot 33Vous pourrez notamment déplacer vos troupes à partir de la carte.

Nous avons ensuite pu nous adonner à une session multijoueur en deux contre deux, chaque journaliste étant secondé par un développeur. Nous voici donc devant une carte présentant diverses régions à capturer. C'est ici que vous pourrez déplacer vos troupes, mais aussi construire quelques bâtiments (usine, académie, taverne...) et effectuer des recherches pour améliorer votre dragon ou vos unités. A propos d'unités, sachez que Larian ne s'est pas embarrassé à en créer pour chaque camp : de base, toutes les factions ont les mêmes. C'est forcément un peu décevant, même si cela garantit un équilibrage parfait. Ce fait est toutefois compensé par les nombreuses évolutions disponibles, qui permettent de disposer de troupes différentes de celles de l'adversaire au fil de la partie. Un bateau peut par exemple être converti en poseur de mines, en unité d'attaque à distance ou en porte-avions, ce qui offre une bonne variété de tactiques. Enfin, cette phase est aussi l'occasion de jouer des cartes en vue des combats qui vont suivre. Jusqu'à trois cartes peuvent être placées face visible (elles peuvent donc être vues par les adversaires), et deux face cachée. Une fois que tout le monde a donné ses ordres, l'ordinateur se charge de les exécuter. Nous disposions de toute la durée désirée pour planifier nos actions ; la version finale devrait cependant proposer un paramètre de temps maximum, histoire que les joueurs n'attendent pas des heures que le plus lent se décide...

Aperçu Dragon Commander PC - Screenshot 34Attention, maintenant vous avez droit à des unités volantes, mais aussi terrestres et navales.

Quand deux armées ennemies se retrouvent sur la même case, il y a conflit. C'est là qu'entre en scène la partie STR du jeu. Et c'est là que nous attendait une surprise de taille ! La dernière fois que nous avions vu Dragon Commander, il s'agissait d'un jeu de stratégie uniquement aérien. Les développeurs nous promettaient d'ailleurs un gameplay dans les trois dimensions, à la Homeworld. Larian a toutefois dû abandonner cette option, à notre grand regret... En revanche, les unités volantes sont rejointes par des unités terrestres et navales. Cette partie du jeu est donc finalement plus classique qu'espéré. Enfin « classique », n'exagérons rien. Déjà, la présence du dragon change radicalement la donne. Vous pouvez l'incarner d'une simple pression sur Entrée à condition d'être proche d'une de vos unités. Outre son déplacement ultra-rapide (le bougre file à plus de 800 km/h !), il dispose de différentes compétences : attaque, protection, soin... Vous pourrez d'ailleurs opter pour différents types de dragons, selon que vous préfériez une bestiole puissante ou davantage axée sur le soutien des troupes.

Aperçu Dragon Commander PC - Screenshot 35Le dragon est rapide... et diablement efficace.

Autre bon point : les cartes sont très vastes (20 x 20 km). Dans ces conditions, on apprécie la présence d'un important zoom arrière, qui rappelle presque SupCom – les modèles 3D des unités finissent d'ailleurs par se transformer en icônes. Ces grandes étendues, fort jolies au demeurant, s'articulent autour de quelques points de capture. Ce sont les seuls endroits où il est possible de bâtir les quelques structures disponibles. Si vous avez construit une usine sur votre premier point, il va falloir en capturer un autre pour construire un aéroport. Désormais classique dans les STR, cette idée permet d'éviter l'enlisement en obligeant les joueurs à gagner du terrain. Le jeu s'en trouve dynamisé, d'autant que la jauge de « recrues » ne cesse de s'épuiser au fil du temps, jusqu'à ce que la production de nouvelles troupes devienne impossible. Les parties sont donc plutôt nerveuses. Au final, nous avons beaucoup apprécié l'expérience. Le seul souci venait des contrôles de la caméra pas du tout intuitifs. Pour la petite histoire, Larian venait de faire jouer cette version aux participants de la LAN party Frag-O-Matic, et ce problème n'avait pas manqué d'être relevé. Très réactifs, les développeurs ont donc repris leur ouvrage pour rectifier le tir. Nous avons testé la nouvelle version : la caméra se commande bien comme dans n'importe quel autre STR. Ouf ! Nous mettrons cette petite bourde sur l'inexpérience du studio en la matière. Mais pas d'inquiétude : malgré cette inexpérience, Larian est bien en train de nous concocter un solide jeu de stratégie, secondé d'un aspect RPG forcément maîtrisé.

Si rien ne s'affiche après plusieurs secondes d'attente :

Nos impressions

  • CptObvious
  • L'avis de CptObviousMessage privé
  • Journaliste Jeuxvideo.com
  • le 14 mars 2013
  • Aperçu Divinity : Dragon Commander : bon
Inutile de le cacher, nous avons été légèrement déçus par la disparition du gameplay tridimensionnel et par la parfaite symétrie des différentes factions. Néanmoins, Dragon Commander reste un bon STR : avec ses vastes cartes, ses points de capture, ses ressources limitées et ses unités modulables, le jeu offre des parties sacrément nerveuses. Ajoutez à cela de l'action (le dragon), du wargame et des dialogues de haute volée, et vous obtenez une expérience aussi réussie qu'unique.

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Infos jeu

  • Editeur : Larian Studios
  • Développeur : Larian Studios
  • Type : Action / Stratégie
  • Multijoueurs : oui, local ou en ligne
  • Sortie France : 6 août 2013
  • Version : française intégrale
  • Config minimum : Windows XP SP3, Intel Core2 Duo E6600 ou équivalent, 2 Go RAM, NVIDIA® GeForce® 8800 GT (512 MB) ou ATI™ Radeon™ HD 4850 DirectX®:9.0c 15 Go d'espace disque
  • Config conseillée : Windows 7 SP1, Intel i5 2400, 4 Go RAM, NVIDIA® GeForce® GTX 550 ti 1Go RAM ou ATI™ Radeon™ HD 6XXX DirectX®:9.0c 30 Go d'espace disque
  • Classification : Déconseillé aux - de 12 ans
  • Web : Site web officiel
Mots-clefs : Dragon Commander Divinity