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Test : Drakerz
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Lancé discrètement le 8 janvier dernier, Drakerz se présente comme un jeu de cartes à collectionner en réalité augmentée. Développé par un studio français, ce titre original a-t-il une chance de se faire une place au soleil dans le milieu très concurrentiel des JCC ?

Souvenez-vous, en 2007, Sony créait la surprise en sortant The Eye of Judgment, un étonnant jeu de cartes à collectionner en réalité augmentée sur PlayStation 3. Les créatures que l'on invoquait prenaient vie sur notre écran grâce à l'utilisation judicieuse d'une caméra USB et de belles animations illustraient chaque combat sous notre regard émerveillé. S'inspirant entre autres de ce soft qui fit incontestablement sensation à son époque, l'équipe de française de Péoléo nous propose aujourd'hui d'utiliser la webcam de notre PC pour mettre en scène des combats épiques sur notre écran.

Le rendu visuel en réalité augmentée est impressionnant.

Après avoir téléchargé gratuitement le client du jeu sur notre PC, la première chose à faire avant de lancer une partie est évidemment de se procurer des cartes. Pour cela, il suffit de passer commande sur une boutique virtuelle et d'attendre de les recevoir chez soi ou simplement de se rendre dans l'un des quelques magasins spécialisés qui en assurent actuellement la distribution. Commercialisées au prix de 10 euros le stater et 4 euros le booster, elles ne sont pas à la portée de toutes les bourses mais elles présentent l'avantage non négligeable de pouvoir être manipulées physiquement, contrairement aux cartes d'Urban Rivals ou à celles de Duel of Champions. De bonne facture en dépit de coins trop pointus, elles s'apparentent aux cartes à collectionner traditionnelles de type Magic et sont dotées de superbes illustrations qu'on a hâte de voir apparaître à l'écran. Vous êtes fauché ou vous ne souhaitez pas dépenser de l'argent sans avoir essayé Drakerz ? Pas de problème, Péoléo vous permet d'imprimer un deck d'essai gratuit pour vous familiariser avec le principe du soft.

Une furie jouée judicieusement est toujours dévastatrice.

Assez rébarbatifs dans un premier temps, les mécanismes de jeu sont en réalité plus faciles à maîtriser qu'on pourrait le penser. Tout commence par le choix d'un Drako aux capacités spécifiques et d'un set de cartes qui constituent notre deck de départ. On pioche ensuite 6 cartes, puis on place notre créature dans une arène bien délimitée. Lors de son tour, le joueur pioche tout d'abord une nouvelle carte et gagne 4 points de mana. Il déplace ensuite son Drako dans l'arène pour ramasser du mana supplémentaire symbolisé par des orbes et se positionner par rapport à son adversaire, sachant que plus la distance couverte est importante, plus le coût en mana est lourd. Loin d'être anecdotique, cette phase de déplacement est d'une importance capitale dans Drakerz puisqu'en fonction de son orientation et de sa distance vis-à-vis de l'ennemi, notre créature pourra lancer des attaques différentes et bénéficier le cas échéant de bonus. Ainsi, une attaque de flanc est plus puissante qu'une attaque de face, une longue course suivie d'un contact permet d'effectuer une charge et ainsi de suite... Vient alors la phase durant laquelle on a le droit de jouer des équipements ou des sorts. Si ces derniers s'acquièrent immédiatement après avoir payé leur coût (infliger des dommages directs, se téléporter, regagner de la vie, etc.), il n'en va pas de même pour les objets. Tout comme les héros du jeu de cartes World of Warcraft, notre Drako dispose en effet de plusieurs emplacements correspondants à diverses pièces d'équipement qu'on ne peut pas cumuler. Si l'on veut par exemple jouer une arme alors que notre Drako en possède déjà une, il devra défausser l'ancienne. Idem pour l'armure et les accessoires. De plus, les cartes d'équipement restent en jeu jusqu'à ce qu'elles soient détruites et peuvent être améliorées pour peu qu'on dispose à la fois d'une carte glyphe et des ressources nécessaires.

Il existe actuellement 151 cartes mais des extensions sont prévues.

Une fois que l'on a joué toutes les cartes qu'on voulait (qu'elles aient été activées avec succès ou que l'adversaire les ait contrées en jouant des cartes spéciales dites d'interruption), la phase de combat commence automatiquement. La puissance d'attaque de notre Drako est calculée en fonction de son arme et de sa position par rapport à son adversaire qui peut quant à lui bénéficier de divers boosts de défense grâce à son armure ou à son dernier déplacement. Les éventuels dommages sont retranchés du total des points de vie de notre adversaire et notre tour prend fin avec la possibilité de défausser une carte pour gagner un mana supplémentaire. Outre son attaque basique, chaque Drako peut aussi effectuer une attaque spéciale pour infliger de redoutables dommages indexés non plus sur sa puissance mais sur une jauge de furie pouvant compter jusqu'à cinq points. Pour déclencher une attaque furie, le joueur doit activer une carte spéciale mais il n'a pas besoin d'être à la même distance qu'une attaque ordinaire. Inutile de préciser que l'utilisation judicieuse des attaques furies constitue l'une des clés de la victoire dans Drakerz et que la plupart des cartes de contre que l'on possède serviront à empêcher l'adversaire de déclencher les siennes.

Il est possible de se passer de la webcam si on le souhaite.

Très tactiques, ces combats sont également superbement mis en scène directement sur notre bureau. Il suffit de poser ou déplacer les cartes devant notre webcam pour voir notre créature se battre et utiliser les nombreuses ressources dont elle dispose. La modélisation des Drakos, customisables avec des éléments que l'on débloque progressivement, est correcte et les effets visuels ne sont pas en reste. En jouant sans webcam, l'aspect visuel reste satisfaisant mais la visibilité des cartes que l'on est censé avoir en main ou des équipements qu'on a placés sur notre créature n'est pas optimale. Il faut dire que le soft est encore perfectible. L'image saute parfois quand on déplace une carte, les orbes de mana ne sont pas toujours faciles à ramasser, les retours Windows ne sont pas rares, etc. Heureusement, l'intelligence artificielle est très satisfaisante, et même si l'essentiel de notre temps sera consacré aux duels en ligne, on se réjouit de pouvoir affronter des adversaires virtuels performants dans le mode Histoire du soft.

Pour le moment, seul le premier chapitre du mode Histoire est disponible.

Comme bien d'autres développeurs de jeux de cartes, Péoléo semble avoir pris un malin plaisir à rendre Drakerz addictif. De fait, tout est fait pour nous pousser à jouer des heures, voire des soirées entières. Tout d'abord, nos Drakos (il en existe 3 à l'heure où est publié ce test) gagnent de l'expérience lorsqu'ils remportent une victoire. A mesure de leur progression, ils peuvent utiliser des pouvoirs spéciaux mais aussi des cartes de plus en plus puissantes. Ensuite, il y des tonnes de défis à relever pour gagner des centaines de bonus. Eléments de customisation, titres honorifiques, pouvoirs particuliers... On ne sait plus où donner de la tête. Enfin, de nombreux tournois et autres événements sont régulièrement organisés pour divertir la communauté de joueurs. Malheureusement, en ce début de mois de février 2013, ces derniers sont encore trop peu nombreux et Drakerz tourne toujours au ralenti. Certes, le système de chat est très convivial, et tout est fait pour que les joueurs se rencontrent facilement, mais on a bien du mal à trouver un adversaire. Gageons qu'avec la sortie prochaine de nouveaux Drakos et d'un nouveau set de cartes en complément des 151 qui existent déjà, le soft prendra son essor et commencera à exprimer son potentiel, que l'on devine énorme.

Les notes
  • Graphique 14 /20

    Le design des cartes est réussi, les créatures entièrement customisables sont bien modélisées et la réalité augmentée est impressionnante. Sans webcam, la mise en scène des combats est toute aussi bonne mais on ne dispose pas aussi facilement des informations dont on a besoin.

  • Jouabilté 14 /20

    Assez déconcertant de prime abord, le système de jeu s'avère très tactique et profondément addictif. L'interface est encore largement perfectible mais globalement, le soft se prend en main facilement. En jouant en réalité augmentée, le rythme des parties est parfois un peu lent et les erreurs de manipulation des cartes se paient cash. Quelques bugs nuisent également à la qualité de l'expérience. L'intelligence artificielle est en revanche irréprochable.

  • Duree 14 /20

    Le mode Histoire n'est pas très long et la communauté des joueurs n'est pas encore suffisamment développée pour qu'on accroche durablement, mais Péoléo prévoit de commercialiser des nouveaux Drakos et des sets de cartes régulièrement.

  • Son 13 /20

    Les musiques se font assez discrètes et les bruitages sont quelconques. Aucun doublage des dialogues n'est encore à l'ordre du jour.

  • Scénario /

    Actuellement un peu mince, le scénario se développera au fur et à mesure de la sortie des différents chapitres du mode Histoire. Les textes des cartes et des écrans de sauvegarde sont sympathiques et souvent teintés d'humour.

En dépit de nombreux petits défauts imputables à son lancement récent, Drakerz possède incontestablement le potentiel pour devenir un excellent jeu de cartes à collectionner en réalité augmentée. Que l'on soit fan du genre ou simple curieux, il ne coûte rien de l'essayer avant de passer à autre chose... ou de devenir complètement accro !

Profil de dharn
L'avis de dharn
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
05 février 2013 à 16:54:50
14/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (33)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
16/ 20
Mis à jour le 05/02/2013 Voir l'historique
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Drakerz
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