Accueil jeuxvideo.com
  • Créer un compte
  • Se connecter
Créer un contenu
Test : Lucius
PC

Contributeur

Vous en avez marre d'incarner des mastodontes surarmés, des assassins fourbes et silencieux ? Les indépendants de chez Shiver Games viennent à votre rescousse en vous proposant de contrôler Lucius, un gamin de six ans semblant inoffensif, mais bel et bien habité par le démon...

Cet enfant, né un 6 juin 1966 dans une famille riche, n'est autre que le fils du diable. On vous le fait bien comprendre dès le début du jeu, (après une séquence d'introduction relatant notamment sa naissance) lorsque le malin vient lui rendre une petite visite dans sa chambre d'enfant. Autant le dire tout de suite, le jeu de Shiver Games fait directement écho au film Damian, sorti en 1976, et comporte donc de nombreuses références très facilement identifiables, voire carrément trop présentes. On aurait en effet apprécié que Lucius s'affranchisse de son modèle pour tenter d'apporter un peu d'originalité, surtout au niveau de son scénario, trop simpliste, et finalement peu important. Pour faire très simple, pour contenter papa, notre cher Lucius va devoir lui apporter quelques menus sacrifices, sous la forme évidente de morts bien dégoûtantes. Le jeu s'articule donc autour de missions, se déroulant durant une journée, et vous demandant à chaque fois de vous débarrasser de l'un des habitants du manoir Dante, l'immense maison familiale des parents de Lucius. Pour la plupart des 15 chapitres que compte le titre, on débute dans la chambre de l'enfant, et on consulte le carnet offert par son père pour identifier notre cible du jour, qui y est indiquée. Un coup d'oeil sous la carte, qui nous donne l'emplacement du pauvre hère, et nous voilà partis. Les déplacements s'effectuent simplement à la troisième personne, et si le jeu ne dispose pas d'un gameplay original, audacieux, ou même particulièrement bien léché, on s'y retrouve, et on n'éprouve finalement aucune difficulté à contrôler le gamin dans les couloirs labyrinthiques du manoir. Quand on se trouve enfin face à notre cible, une petite cinématique s'enclenche au ralenti, histoire de bien vous faire comprendre que ce dernier n'a plus très longtemps à vivre. Ensuite, c'est à vous de jouer.

Il aime ça les croix à l'envers, le petit Lucius.

Si la communication entourant le jeu avait pu faire croire que le joueur devrait se montrer inventif pour zigouiller en beauté les habitants du manoir, ce n'est en fait pas le cas du tout. Pour chaque meurtre, une seule technique peut être envisagée. En vous baladant ensuite dans ce manoir immense (qui devient pratiquement un personnage à part entière, et est intégralement accessible après quelques missions) le joueur peut entendre quelques conversations instructives entre les PNJ (les parents de Lucius, son oncle, le personnel de maison...), ou récupérer des objets qui viennent ensuite s'ajouter à son inventaire. A ce sujet, seuls certains objets peuvent y entrer, mais de nombreux autres peuvent être pris par Lucius, qui les portera dans ses mains avant de les relâcher au sol. Ces derniers sont utiles lors de certaines missions secondaires, hélas totalement inintéressantes, vous demandant de sortir les poubelles ou de ranger votre chambre. Elles peuvent par contre servir à obtenir des objets vous accordant quelques bonus en cours de jeu. Seuls les items placés dans votre inventaire peuvent ensuite être utilisés lors des assassinats, et deux objets peuvent aussi être combinés par ce biais, comme les piles et la lampe torche. L'ergonomie laisse par contre un peu à désirer pour un jeu PC, puisque la navigation dans l'inventaire est effectuée uniquement avec la molette de la souris. Lorsque Lucius récupère des objets cruciaux ou assiste à des conversations intéressantes, son carnet de bord se met alors à jour, et vous donne quelques indices supplémentaires. Au final, on se retrouve souvent à tâtonner et à faire de multiples allers-retours dans les décors pour finir par comprendre comment perpétrer notre meurtre. Si on peut passer un certain temps à tourner en rond, lorsque la solution est trouvée, tout va très, voire trop vite. Chaque assassinat tourne autour de trois ou quatre actions assez simples à effectuer, même si les possibilités augmentent ensuite grâce à l'apparition de pouvoirs attribués à notre bon Lucius, pour le féliciter de son obéissance à l'égard de son Diable de papa.

L'inventaire, hélas peu ergonomique, permet parfois de récupérer la future arme du crime.

Le petit brun aussi expressif qu'un parpaing peut donc utiliser la télékinésie, contrôler les esprits des PNJ afin de leur faire faire des choses contre leur volonté ou afin de leur faire oublier votre présence. Oh, et il peut aussi lancer des boules de feu (mais pas à volonté), ce qui n'a qu'un intérêt très limité, excepté lors d'une séquence d'action précise, qui n'a absolument aucune cohérence avec le reste du gameplay que l'on nous avait offert jusqu'à présent. Au final, on utilisera surtout la télékinésie ou le contrôle des esprits, qui sert même lors de certains assassinats, une fois que le personnage est juste au bon endroit. On peut par exemple faire allusion à une histoire de tondeuse et de caillou très mal placé, ou à une chute un peu précipitée (plus ou moins tirée du film Damian, ou The Omen). L'utilisation de ces pouvoirs est par contre très peu intuitive, puisque leur sélection (avec le pavé numérique) entraîne une impossibilité d'effectuer les actions plus simples, comme ouvrir une porte, récupérer un objet ou interagir avec un personnage. En plus de ces problèmes de maniabilité, des bugs viennent aussi gêner votre progression, à l'image de l'un d'entre eux, situé à la fin du jeu, et pouvant parfois empêcher de finir la mission. Bref, pendant environ 6 heures, Lucius déroule tranquillement son histoire peu ambitieuse, et au final peu intéressante, heureusement sauvée par une ambiance malsaine sympathique, mais absolument pas horrifique. Et malgré son aspect technique peu convaincant, le jeu parvient quand même à rendre nos balades dans ce manoir assez réjouissantes, notamment grâce à une bande-son de bon aloi. Dommage également qu'aucune liberté ne soit donnée au joueur lors des divers assassinats, ce dernier se contentant de deviner ce qu'on attend de lui en faisant des allers-retours et en regardant la carte sans arrêt, avant de tout comprendre et de résoudre le problème en deux minutes.

Les notes
  • Graphique 14 /20

    Les décors ne sont pas très jolis, les textures ne sont pas fines et les personnages sont assez laids, mais malgré tout, une certaine magie opère, et on prendra plaisir à déambuler dans les couloirs du manoir Dante avec notre marmot démoniaque.

  • Jouabilté 11 /20

    On nous demande de tuer une cible par chapitre, et on doit comprendre par nous-mêmes comment y arriver, en ramassant les bons objets et en utilisant les pouvoirs adéquats. Une seule solution par meurtre, des interactions finalement assez limitées, une maniabilité parfois mal pensée... l'équation n'est pas réjouissante, même si on parcourt quand même le jeu sans déplaisir.

  • Duree 10 /20

    En échange d'une vingtaine d'euros, Lucius nous délivre environ 6 heures de jeu. Les chapitres peuvent vous prendre un peu de temps si vous ne trouvez pas tout de suite la solution, mais au final, chaque mission ne prendra que quelques minutes pour être effectuée en ligne droite. On aurait donc aimé avoir droit à davantage de contenu.

  • Son 13 /20

    Les voix anglaises ne sont pas de très bonne qualité, car les acteurs surjouent et ne sont pas toujours dans le ton, ce qui participe à cette impression de se trouver face à un titre un peu bâclé. Les musiques instillent une ambiance angoissante, parfois calme, et à d'autres moments un peu plus folles. A noter : les sous-titres peuvent être passés en version française en modifiant le fichier lang.ini, et en remplaçant « en » par « fr ».

  • Scénario 10 /20

    Une famille riche, un père politicien, des domestiques, un oncle bizarre... et au milieu de tout ça, un enfant, Lucius, qui n'est rien de moins que le fils du Diable, ce dernier l'encourageant à faire un peu le ménage au manoir, malgré la présence de la police, dès le premier meurtre. Au final, ce scénario, déjà peu original, n'a pas tant d'importance que ça pour le joueur, sans doute à cause des cinématiques et des dialogues peu convaincants.

On ne savait pas trop à quoi s'attendre avec ce Lucius, et il est également assez difficile d'en parler, après y avoir joué. Car si le titre n'est pas foncièrement désagréable, ses nombreux défauts, comme sa grande linéarité, la relative simplicité des missions à effectuer ou ses problèmes d'ergonomie viennent quand même entacher notre expérience de jeu. Reste une ambiance un peu angoissante plutôt sympathique, et le petit bonheur fugace d'incarner un enfant totalement démoniaque !

Profil de Lena
L'avis de Lena
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
12 décembre 2012 à 16:25:58
11/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (38)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
13/ 20
Mis à jour le 12/12/2012 Voir l'historique
PC Aventure Lace Mamba Global Shiver Games
  • Partager cette page :
Lucius
PC
pas d'image
AvantArrière
  • Accueil
  • Tests (1)
  • News (8)
  • Vidéos (7)
  • Images (109)
  • Wiki / ETAJV
  • Wallpapers (4)
  • Forum
HISTORIQUE DES ARTICLES
  • Test : Lucius sur PC
    -
    PC
Mettre en valeur Masquer

Vous pouvez mettre en valeur les zones que vous désirez ainsi que noircir les zones que vous désirez cacher.