Test The Elder Scrolls V : Skyrim - Dragonborn- Xbox 360

Xbox 360

Changement radical de décor pour le Dovakhin qui file découvrir l'île de Solstheim et ses nombreux mystères. Véritable extension, Dragonborn arrive à point relancer la machine Skyrim et nous prendre au piège d'une exploration qui grignote les heures de sommeil.

The Elder Scrolls V : Skyrim - Dragonborn

Après un Dawnguard sympathique mais finalement assez maigrelet, se satisfaisant de plus d'ajouter çà et là quelques lieux sur la carte principale, Bethesda sort l'artillerie lourde avec Dragonborn, un contenu qui rappelle la différence qu'il y a entre un simple DLC et une extension en bonne et due forme, agrémentant le jeu d'une toute nouvelle zone bourrée à craquer de contenus, de quêtes, de donjons, de mines et d'histoire. Le nom de Solstheim n'est pas inconnu des joueurs de Morrowind s'étant perdus dans son add-on BloodMoon. Sa physionomie a toutefois changé, sa partie Sud ayant été ravagée par l'éruption du Mont Ecalarte dont les cendres ont pu traverser la baie et venir recouvrir une partie des lieux. Mais quand il découvre que quelqu'un là-bas veut sa mort, l'Enfant de Dragon ne réfléchit pas longtemps avant d'aller régler ses comptes. Moi en tout cas, j'aime pas qu'on me marche sur les bottes daedriques.

Test The Elder Scrolls V : Skyrim - Dragonborn Xbox 360 - Screenshot 13La partie Sud-Est de Solstheim, avec vue sur le Mont Ecarlate, terre ravagée et habitat champignon.

Débarqué du bateau en provenance de Veandeaume, le joueur découvre sur Solstheim une ancienne colonie d'Elfes Noirs sur laquelle pèse la menace d'une sombre magie, celle de Miraak, prétendument le premier Enfant de Dragon mais faisant également office de prêtre de ces derniers et serviteur d'un prince Daedra pour couronner le tout. Non seulement vous aurez une affaire personnelle à régler avec lui, mais il faudra également venir en aide aux îliens transformés de force en adeptes de son culte. En cela, les Skaals vous seront d'une grande utilité. Inutile de dire que Dragonborn regorge de rappels et clins d'oeil à Morrowind et à BloodMoon, dont l'intervention dès les premières minutes d'un apprenti mage essayant de léviter pour mieux s'écraser et mourir. On sera également ravi de retrouver les guerriers Riekel et même de traiter avec eux etc. Proposant une architecture différente de celle de Bordeciel, mais aussi des peuples avec leur propre culture, Dragonborn est une véritable bouffée d'air frais qui donne rapidement l'impression d'avoir mis les pieds dans une vraie nouvelle contrée. Par ailleurs, la quête principale est l'occasion de découvrir les Livres Noirs, portes d'entrée vers une dimension « littéraire » nommée Apocrypha (on aime la symbolique pas chère chez Bestheda), monde étrange clairement inspiré de Lovecraft avec ses tentacules omniprésents et ses murs qui se dérobent.

Test The Elder Scrolls V : Skyrim - Dragonborn Xbox 360 - Screenshot 14Le cri Aspect Draconique booste vos cris et pouvoirs et vous rend tout brillant.

Contrairement à Dawnguard, Dragonborn ne se cantonne pas à une nouvelle quête recyclant de surcroît une partie du contenu initial. Non seulement la trame est intéressante, malgré un final sans doute un peu trop expéditif, mais Solstheim regorge en plus de quêtes secondaires annexes. L'exploration de l'île donne l'occasion de fréquentes rencontres et on déniche quantité de nouveaux lieux et donjons à dépouiller. Bethesda a réussi à condenser une belle dose de contenu dans cette île pourtant pas si énorme. Un contenu qui ne se limite pas à des quêtes. Plusieurs ennemis font leur apparition, certains déjà connus des vieux joueurs d'Elder Scrolls, d'autres inédits, des Rôdeurs aux Quêteurs en passant par les Engeances des Cendres. Idem pour la faune et la flore qui s'enrichissent et viennent donc également agrémenter l'artisanat et l'alchimie. La forge gagne pour sa part de nouvelles armes et armures. Il est à présent possible de découvrir les armures d'Ostalium ou surtout l'équipement de Stalhrim qui, travaillé correctement, rivalise avec la forge daedra, en plus léger. Même la forge Nordique s'améliore avec les armes et armures gravées.

Test The Elder Scrolls V : Skyrim - Dragonborn Xbox 360 - Screenshot 15Les Rôdeurs peuvent être assez coriaces, surtout en groupe.

Les adeptes de la magie trouveront eux aussi de quoi se réjouir avec de nouveaux sorts, dont une conjuration nécessitant l'usage d'une ressource introduite par l'add-on, et on pourra même mettre la main sur un enchantement d'armure de marche sur l'eau. Et bien évidemment, plusieurs nouveaux cris sont accessibles. Si certains seront à dénicher dans des quêtes annexes (comme la furie Combattive qui enchante les armes des PNJ alliés) d'autres sont directement intégrés à la trame principale. L'Aspect Draconique permet de gagner un large renfort de puissance, quant à l'Asservissement... il sert à chevaucher un dragon durant une séquence malheureusement aussi fade que laborieuse de rail-shooting. Utilisable sur n'importe quel dragon, ce cri vous permet de grimper sur son dos, mais pas de le contrôler, simplement de designer des cibles. Rigolo mais sans plus et vite oublié au profit de l'exploration minutieuse de ce nouveau morceau de Tamriel qui vient se greffer à Skyrim. Une extension à côté de laquelle il serait criminel de passer.

Dinowan, le 06 décembre 2012

Les notes

  • Graphismes 16/20

    On ne reviendra pas sur le moteur lui-même bien évidemment qui ne risque pas de changer avec un add-on. La direction artistique apporte un vrai dépaysement et la partie ravagée par les cendres de Solstheim est aussi appréciable sur le reste de l'île. Dragonborn permet de profiter d'une nouvelle architecture, certes partiellement héritée de Morrowind mais cela reste un petit voyage en terre étrangère.

  • Jouabilité 17/20

    En dehors de la chevauchée de dragons qui ne présente guère d'intérêt, Dragonborn assure à tous les étages. Quêtes nombreuses et généralement bien fichues, donjons proposant quelques mécanismes sortant de l'ordinaire, nouvelles aptitudes, nouvel artisanat et surtout le sentiment de visiter un territoire inconnu, pile-poil de quoi replonger avec avidité dans le jeu.

  • Durée de vie 17/20

    Si la quête principale de Miraak prend environ 8 heures, selon son niveau, Solstheim regorge de lieux à découvrir, de quêtes, de donjons, de mines, bref, on peut facilement compter 25 heures pour faire le tour de ce qu'il a à offrir. Le tout pour 1600 points.

  • Bande son 18/20

    Joie, Dragonborn est livré avec sa propre bande-son composée de morceaux aux sonorités typiquement locales, même nos oreilles sont dépaysées. Le doublage est de la même qualité que le jeu de base, donc très bon.

  • Scénario 14/20

    Malgré une idée de départ très intéressante, la confrontation de deux Enfants de Dragon nous laisse un peu sur notre faim, le traitement de cette opposition restant superficiel. On se réconforte en considérant l'ambiance générale ou le changement de culture.

  • Note Générale17/20

    Bethesda frappe fort avec Dragonborn, une extension complète qui réussit de façon imparable à nous replonger dans Skyrim en réveillant les envies d'exploration et de découverte qui s'étaient endormies depuis qu'on a retourné Bordeciel. A une quête principale qui tient la route, Dragonborn conjugue un paquet de quêtes secondaires et annexes, de nouvelles rencontres, du contenu tout frais et un changement de décor qui aide au dépaysement. Bref, vous en aurez pour votre argent et tant pis si la chevauchée de dragon n'est pas terrible. Joie, joie, joie.

    La note de la rédaction est une appréciation de la qualité générale du jeu, mais n'est pas une moyenne arithmétique des différents critères.

  • Note Lecteurs 17/20

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