Accueil jeuxvideo.com
  • Créer un compte
  • Se connecter
Créer un contenu
Test : Dragon Ball Z : Budokai HD Collection
360

Quel éditeur n'a pas encore fait ses fonds de tiroirs pour ressortir ses titres les plus marquants de la précédente génération de consoles en version HD ? Aujourd'hui c'est Namco Bandai qui décide de piocher dans son catalogue d'adaptations de Dragon Ball Z pour proposer une première compilation aussi limitée qu'opportuniste.

Etant donné le nombre indécent de titres estampillés Dragon Ball Z sur consoles, on pouvait s'attendre à retrouver tôt ou tard certains de ces jeux réunis dans des compilations similaires à celle que nous propose Namco Bandai aujourd'hui avec Dragon Ball Z : Budokai HD Collection. Pour cette première ressortie de la série en haute définition, l'éditeur a choisi, non pas la très populaire branche des Tenkaichi, mais celle des Budokai. Un choix étonnant dans la mesure où le gameplay des Budokai, s'il avait fait recette à l'époque, se retrouve aujourd'hui largement dépassé par les adaptations les plus récentes. A moins que l'éditeur n'ait d'ores et déjà prévu de sortir une autre compilation HD dédiée à la famille des Tenkaichi...

Mais où est passé le deuxième volet ?

L'autre point qui ne manquera pas de surprendre les potentiels acheteurs, c'est que le soft fait l'impasse, pour une raison obscure, sur le deuxième volet. Alors, certes, il ne s'agissait pas forcément du plus indispensable des trois, mais on peut imaginer que cela dissuadera d'entrée les collectionneurs de se procurer une compilation finalement incomplète et limitée à seulement deux jeux. A qui donc se destine ce Dragon Ball Z : Budokai HD Collection ? On peut se le demander en toute légitimité puisque, outre l'ajout de succès / trophées et le passage des graphismes en HD, le titre ne propose rien de plus que ce que l'on trouvait déjà à l'époque sur PS2. Difficile de croire que les fans iront jusqu'à investir dans un jeu qui paraît aujourd'hui complètement dépassé, aussi bien sur le plan technique que sur le plan ludique, tant le gameplay avoue rapidement ses limites en regard de ce que propose la série depuis l'avènement des Tenkaichi et des adaptations ultérieures. Malgré tout, faisons le point sur ce qu'ont à nous offrir ces deux Budokai, sortis respectivement en 2002 et en 2004.

Le premier opus posait les bases du gameplay de la série.

S'il est celui qui a évidemment le plus souffert du poids des ans, le premier Dragon Ball Z Budokai n'en reste pas moins marquant puisqu'il fut l'une des premières adaptations réussies du manga d'Akira Toriyama sur consoles. Les joueurs avaient notamment apprécié son gameplay à la fois intuitif et évolutif, même si la liberté de mouvement restait extrêmement réduite et le nombre de techniques plutôt limité. Même chose pour ce qui est des personnages, leur total s'élevant à seulement 25, ce qui peut sembler extrêmement faible aujourd'hui. Le mode scénarisé avait le mérite de rester fidèle au déroulement de l'histoire dans le manga et l'anime, et donnait lieu à des phases de jeu spéciales à certains moments clés. Il fallait par exemple tourner le stick dans un sens ou dans l'autre pour aider Goku à amener Radditz sur la trajectoire du Makkenkosappo de Piccolo, mais ces séquences étaient loin d'être fantastiques sur le plan ludique. Le gameplay plaçait tout de même les bases de ce qui allait faire la force des Budokai, à savoir la gestion du Ki pour sortir des attaques plus ou moins puissantes, symbolisées par des capsules à acquérir au fil du jeu, et un mode Rafale pas encore très développé. Les parties à deux joueurs étaient autorisées en mode Duel, un championnat étant également intégré pour favoriser les compétitions dans la droite lignée des tournois de la série sur un ring où il était possible d'éjecter son adversaire.

Un concept plus abouti dans Budokai 3.

Le gameplay du troisième volet se révèle nettement plus abouti, les combats faisant intervenir des notions plus subtiles qui relancent considérablement l'intérêt des affrontements. Les gâchettes font désormais office de raccourcis pour faciliter l'exécution des mouvements clés, comme les transformations propres à chaque personnage. Outre l'indispensable téléportation, on peut maintenant poursuivre l'ennemi après l'avoir projeté dans les airs. Une fois en mode Hyper, il est possible de déclencher une attaque ultime joliment mise en scène ou de fatiguer son adversaire en effectuant une charge du dragon où chaque belligérant doit choisir une commande au hasard pour tenter de prendre le dessus sur l'autre. Le nombre des combattants s'élève maintenant à 38, et le mode scénarisé peut être parcouru avec 11 protagonistes différents, ce qui rallonge pas mal la durée de vie. Les héros acquièrent régulièrement de l'expérience qui permet de booster leurs stats au fil de la partie, tout en les équipant de capsules qui leur confèrent des techniques de combat indispensables pour progresser dans l'aventure. On se déplace maintenant dans les airs librement entre chaque mission, ce qui permet de partir à la recherche des sept boules de cristal, de récupérer des bonus cachés ou d'effectuer des combats optionnels pour améliorer les capacités de son personnage. Un contenu solide donc, qui forçait véritablement le respect à l'époque, mais qui n'émouvra plus grand monde aujourd'hui, il faut bien le reconnaître...

Les notes
  • Graphique 8 /20

    Le lissage HD ne suffit pas à nous faire oublier que le premier Budokai nous ramène quand même dix ans en arrière, d'où une modélisation taillée à la serpe, des décors vides et des animations qui semblent aujourd'hui beaucoup moins convaincantes qu'à l'époque.

  • Jouabilté 11 /20

    Bien que plus que satisfaisant au moment de sa sortie sur PS2, le gameplay de la série Budokai souffre énormément de la comparaison avec les Tenkaichi qui ont ouvert la franchise à une vraie liberté de mouvement. Aujourd'hui, ce sont les limites du gameplay qui sautent aux yeux, plutôt que son côté novateur de l'époque.

  • Duree 13 /20

    Si on fait le tour du premier volet beaucoup trop rapidement, le troisième opus booste la durée de vie grâce à son mode scénarisé qu'il est possible de compléter avec 11 personnages différents. Ces derniers possèdent désormais des niveaux d'expérience et des capacités évolutives, les capsules atteignant le nombre de 500 avec pas moins de 38 personnages à débloquer dans Budokai 3.

  • Son 8 /20

    Les deux jeux comportent bien le doublage original en japonais (optionnel dans Budokai 3) mais les musiques sont catastrophiques dans les deux cas et très éloignées de l'esprit de la série.

  • Scénario 9 /20

    Etonnamment, c'est le premier Budokai qui s'évertue le plus à rester fidèle au déroulement de l'histoire originale, avec des cut-scenes calquées sur les grands moments de l'anime. Malheureusement, de nombreuses impasses sont faites et les combats s'enchaînent quasiment sans transition dans Budokai 3, les dialogues étant d'un intérêt pitoyable.

Bien que considérés comme incontournables au moment de leur sortie sur PS2, ces deux épisodes de Dragon Ball Z Budokai n'ont aujourd'hui plus la prétention de faire vibrer les fans. On se demande véritablement ce qui pourrait inciter les joueurs à se procurer cette compilation HD qui, en plus d'être incomplète (exit le second volet), souffre désormais de la comparaison inévitable avec les adaptations post-Tenkaichi.

Profil de Romendil
L'avis de Romendil
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
05 novembre 2012 à 17:28:46
10/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (80)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
14/ 20
Mis à jour le 05/11/2012 Voir l'historique
Xbox 360 Combat Bandai Namco Animation Mangas + Série TV
  • Partager cette page :
pas d'image
AvantArrière
  • Accueil
  • Tests (2)
  • News (2)
  • Vidéos (5)
  • Images (441)
HISTORIQUE DES ARTICLES
  • Test : Dragon Ball Z : Budokai HD Collection
    -
    360
Boutique
  • Dragon Ball Z : Budokai HD Collection 360
    19.95 € Neuf
    24.89 € Occasion
Mettre en valeur Masquer

Vous pouvez mettre en valeur les zones que vous désirez ainsi que noircir les zones que vous désirez cacher.