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Test : Assassin's Creed III : Liberation
Vita

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Assassin's Creed III sur consoles de salon n'est pas le seul à nous permettre d'explorer un nouveau continent et une nouvelle époque. En effet, Ubisoft nous propose également une aventure inédite sur Vita qui nous envoie aussi aux Etats-Unis, au cœur du 18ème siècle. Et pour la première fois de la série, nous n'incarnons plus un homme, mais une femme...

C'est le studio bulgare Ubisoft Sofia qui est aux commandes de cette version portable nommée Assassin's Creed III : Liberation, prenant pour la première fois la forme d'un véritable Assassin's Creed, et non pas d'une version simplifiée, comme ce qui avait déjà pu fleurir sur PSP et DS. On nous promet donc de la liberté, de la fluidité dans les déplacements, et surtout une histoire tout aussi ambitieuse que celles qui avaient fait le succès des précédents épisodes de la saga. En tout cas, dès le lancement du jeu, on comprend que les développeurs justifient l'existence de ce volet légèrement séparé (et n'ayant rien à voir avec les aventures de Desmond) en partant du principe qu'Abstergo (entreprise fondée par les templiers et ayant créé l'Animus) fournit simplement un divertissement à ses clients par le biais de l'Animus, cette machine donnant la possibilité d'incarner un assassin d'un autre temps. Grâce à cela, on incarne donc Aveline de GrandPré, une jeune femme vivant à la Nouvelle-Orléans, et issue de l'union d'un riche marchand français et d'une esclave ayant disparu durant son enfance. On découvre d'ailleurs une séquence introductive nous relatant cet événement avant de rencontrer à nouveau Aveline, cette fois-ci adulte... et déjà assassin.

Voici Aveline de Grandpré, accompagnée de son père et de sa belle-mère.

Pour savourer le jeu, il faut bien entendu suivre et comprendre son contexte historique, puisque Liberation se situe, comme Assassin's Creed III sur consoles de salon, en pleine révolution américaine. La guerre de Sept Ans vient d'avoir lieu, et la France a donc cédé l'est de la Louisiane aux Espagnols, ce qui est vu d'un mauvais œil par les colons majoritairement français, ceux-ci n'ayant même pas été tenus au courant de ce changement drastique. Et ce changement de gouvernance coïncide également avec la disparition mystérieuse de nombreux esclaves de la Nouvelle-Orléans et des alentours. Aveline mènera donc l'enquête à ce sujet, ce qui l'entraînera jusqu'au Mexique, et lui permettra également d'en apprendre davantage sur la disparition de sa mère, Jeanne... Si le début de l'aventure est un peu confus, puisque tout n'est pas immédiatement expliqué au joueur, ce dernier se trouve tout de même assez rapidement happé par ce scénario et par le destin d'Aveline, une femme libre et forte. Ses origines métisses et sa propension à se battre pour diverses causes qu'elle affectionne sont d'ailleurs au cœur du gameplay de cet épisode.

Petit détour par le Mexique lors de la quatrième séquence du jeu.

Dès les premières minutes, le joueur connaissant la série retrouvera ses marques, tant le gameplay adopté est similaire à celui des épisodes sur consoles de salon. C'est bien en cela que ce volet Vita peut par exemple être considéré comme un véritable Assassin's Creed. Aveline peut donc grimper de manière très fluide sur à peu près tous les éléments du décor (et même les arbres, notamment dans le bayou), elle dispose d'une vision d'aigle identique aux autres épisodes, elle pourra se cacher dans des chariots à foin, ou même plonger dedans, si elle est poursuivie, ou encore fouiller les poches des passants directement dans les rues grouillantes de la Nouvelle-Orléans. On pourra aussi faire joujou avec notre lame en effectuant des assassinats, et on pourra même les enchaîner, ou les perpétrer à partir d'un point élevé de l'environnement, ou de l'un de ces fameux tas de foin... Pas de dépaysement, donc, et ce jusque dans les phases de combat, également bien présentes dans cet opus. Aveline peut se battre avec ses propres armes ou en récupérant celles de ses adversaires, et utilise, comme ses confrères assassins, un système de contres dévastateur et surtout essentiel. Elle pourra aussi balancer quelques coups de pied bien sentis pour déstabiliser certains ennemis. Au niveau de son arsenal, la diversité est de mise. La belle possède par exemple une lame secrète, une machette, une sarbacane ou encore un fouet, qui lui sert aussi lors des phases de plates-formes. Ce dernier est bien utile pour chopper les ennemis et les attirer jusqu'à elle, avant de les achever avec une autre arme. Ces combats sont donc satisfaisants, mais assez redondants, car ces phases manquent quand même de diversité. D'autre part, la caméra nous joue parfois des tours en ne se plaçant pas d'elle-même à l'endroit adéquat, surtout dans des zones étroites. Dans l'ensemble, le titre se présente donc comme un Assassin's Creed classique, mais efficace.

Ici, il s'agira de faire tomber des citernes d'eau sur la route pour bloquer le passage.

La véritable nouveauté réside dans la possibilité qu'a Aveline de changer d'apparence, et de devenir tour à tour une esclave, une dame ou une assassine, en modifiant sa tenue à partir de vestiaires situés sur la carte. Autant le dire tout de suite, lors de nombreux objectifs à atteindre, le jeu vous guide en vous suggérant d'utiliser une tenue plutôt qu'une autre, et pour certains passages, l'apparence est même carrément imposée. Ceci dit, la liberté est quand même souvent présente, et ces tenues ont une réelle influence au sein du jeu. Aveline sera par exemple faible au combat, se déplacera moins vite et ne pourra pas escalader les bâtiments en tant que dame, apparence qui lui donnera par contre la possibilité de soudoyer ou de séduire les gardes. Quand elle prend l'apparence d'une esclave, cette dernière est également faible au combat, mais peut créer des émeutes (et hop, une petite diversion), grimper partout, et passer inaperçue en se fondant parmi les ouvriers ou en portant des caisses. Les niveaux de notoriété d'Aveline diffèrent selon ses trois apparences, l'assassine ayant, de base, un niveau de notoriété de 1. Pour faire baisser celui-ci, diverses solutions sont possibles. Pour la notoriété de la dame, il conviendra d'éliminer des témoins gênants, pour celle de l'esclave, d'arracher des avis de recherche, et de soudoyer des notables pour celle de l'assassine. On ne pourra pas se défaire de cette sensation de feature artificielle, avec un personnage qui devient faible uniquement parce qu'il se grime en esclave. Ceci dit, ce système est plutôt bien pensé, et permet de donner un peu d'ampleur et de variété aux missions proposées.

Les passages dans le bayou sont visuellement assez ternes.

Lorsqu'on pense à Assassin's Creed, on s'imagine un terrain de jeu immense composé de lieux à visiter librement. Est-ce le cas ici ? Oui et non. Assassin's Creed 3 : Liberation vous permet en tout cas de vous mouvoir à volonté dans la petite ville de la Nouvelle-Orléans, qui est, il faut le dire, assez rapide à traverser. Le scénario nous mène également automatiquement dans d'autres endroits, comme le bayou (l'occasion de tremper nos pieds dans la boue et de faire des acrobaties dans les arbres) ou le Mexique, sans qu'on ne puisse vraiment choisir de les explorer quand bon nous semble. Le titre est classiquement découpé en séquences ADN composées de divers objectifs principaux, des missions secondaires et des objets à récupérer sur la carte étant également de la partie. On pourra en effet libérer quelques esclaves pour aider la belle-mère d'Aveline, ramasser des pages égarées du journal de Jeanne, la vraie mère de l'héroïne, débusquer des coffres, acheter des vestiaires ou des commerces (les tailleurs et les armureries sont présents), récupérer des artefacts en nombre limité, notamment au Mexique, sur un site Maya... Aveline ayant plus ou moins repris le travail de négoce de son père, elle pourra tenter d'effrayer ses concurrents directs, également indiqués sur la carte. D'autre part, une sorte de mini-jeu, accessible depuis son repère, vous permet même de faire du commerce en achetant des bateaux, en transportant des marchandises et en les revendant dans d'autres ports, pour faire gonfler votre cagnotte. Il faudra donc tenir compte de divers éléments, comme la longueur de la route empruntée ou la possibilité de tomber sur des pirates ou des tempêtes. Ce petit ajout sympathique ne vous tiendra pas longtemps en haleine, mais a le mérite d'exister.

On peut toujours se synchroniser à partir de quelques points d'observation affichés sur les maps.

Malgré ces petits à-côtés vous permettant d'amasser de l'argent ou des objets, on reviendra donc quand même assez rapidement à nos séquences principales. Le sentiment de liberté n'est donc pas exactement le même que sur un épisode à destination des consoles de salon, même si on y trouve bien un monde ouvert assez riche. On peut noter que ces séquences principales sont composées d'objectifs à l'intérêt parfois inégal. Si certaines quêtes sont menées de main de maître, d'autres sont un peu trop répétitives, à l'image de celle vous demandant de récupérer tout une série d'objets à divers endroits afin de vous créer une arme, au Mexique. D'autre part, il est regrettable que des bugs fassent leur apparition et gênent même la progression du joueur. Ainsi, dans notre partie, certaines cibles n'étaient par exemple pas présentes sur le lieu du crime (dans un bateau) lors d'une mission. D'autre part, certains objectifs n'étaient pas validés alors même que le personnage se trouvait sur le point dudit objectif. Espérons donc qu''Ubisoft nous fournisse rapidement un patch résolvant ces quelques petits problèmes qui ne parviennent pourtant pas à gâcher l'aventure perfectible, mais néanmoins prenante de la charismatique Aveline. Finissons ce test en abordant le mode multijoueur, sur lequel l'éditeur a très peu communiqué. Celui-ci est finalement anecdotique, et prend des airs de jeu de gestion ressemblant aux phases de gestion de notre troupe d'assassins, disponible depuis Assassin's Creed : Brotherhood. On pourra tenter d'y récupérer des points de contrôle visibles sur une mappemonde, et représentant la guerre entre les assassins et les templiers. Ce n'est donc pas ce mode qui prolongera vraiment notre expérience de jeu, d'autant plus qu'il n'a aucun rapport avec l'histoire d'Aveline.

Les notes
  • Graphique 15 /20

    Le monde ouvert d'Assassin's Creed III : Liberation est joli, bien qu'un peu terne, sans doute à cause d'un parti pris artistique imposant un filtre donnant quelques tons parfois gris à l'ensemble, surtout lors des phases dans le bayou, disposant d'un aspect assez brouillon. Le jeu manque également de fluidité, sans que cela soit vraiment gênant, mêmes lors des phases de course ou de combat.

  • Jouabilté 16 /20

    Les habitués ne se perdront pas : Liberation nous propose les bases déjà bien imposées du gameplay de la série, se déclinant en free run, en assassinats faciles et en combats à base de contres dévastateurs. La possibilité de choisir parmi les trois apparences d'Aveline pour mener nos missions à bien et déambuler dans la ville est un ajout sympathique.

  • Duree 16 /20

    Comptez plus de vingt heures pour finir l'aventure, celle-ci étant composée de 8 séquences ADN et de divers objectifs secondaires allongeant la durée de vie. Si le jeu n'est pas aussi riche que ses confères sur consoles de salon, le contenu est quand même très satisfaisant.

  • Son 16 /20

    Les thèmes musicaux sont parfaitement dans le ton et les dialogues, en français, sont également de bonne qualité et convaincants.

  • Scénario 15 /20

    Malgré quelques lourdeurs, l'aventure d'Aveline est intéressante à suivre, et on désire rapidement savoir si elle parviendra à comprendre ce qui arrive à ces esclaves enlevés, et quelle place tout cela peut bien avoir au sein du conflit opposant les assassins aux templiers...

Liberation peut bien être considéré comme un véritable Assassin's Creed à destination des PlayStation Vita, comme nous le présentait Ubisoft. On y retrouve le gameplay traditionnel de la série, notamment suppléé par ces costumes à enfiler pour changer de caractéristiques. Le résultat est à la hauteur, et on aura plaisir à suivre les aventures d'Aveline, héroïne moderne se battant pour ses idéaux.

Profil de Lena
L'avis de Lena
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
31 octobre 2012 à 17:59:00
16/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (312)
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15/ 20
Mis à jour le 31/10/2012 Voir l'historique
PlayStation Vita Action Infiltration Aventure Ubisoft + Ubisoft Sofia
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