Test Aladdin- Master System

Master System

Quelques mois après avoir enchanté la Megadrive, Aladdin se décide à faire un petit détour en tapis volant sur la console de salon 8 bits de Sega, j'ai nommé la Master System. Développé par Sims et édité par Sega lui-même, le titre nous propose de revivre une nouvelle fois les aventures du voleur d'Agrabah. Mais cette adaptation est-elle à la hauteur de son homologue 16 bits ?

Aladdin

Le jeu reprend très fidèlement le scénario du film des studios Disney : on incarne donc Aladdin, lequel est un voleur qui doit sans cesse user de sa ruse et de sa malice pour échapper à la vigilance des gardes d'Agrabah. Lors de ses aventures, le jeune homme fera la connaissance d'une belle demoiselle qui n'est autre que la délicieuse princesse Jasmine, et il sera également en possession d'une lampe magique à l'intérieur de laquelle sommeille depuis des millénaires un génie pour le moins cocasse. Le problème, c'est que la lampe en question (qui donne à son propriétaire la possibilité de faire exaucer trois vœux) est également convoitée par le grand vizir Jafar (le méchant de l'histoire), lequel compte l'utiliser pour réaliser son rêve le plus fou : devenir un jour sultan.

Test Aladdin Master System - Screenshot 2Les différentes cut-scenes vous en apprendront un peu plus sur l'histoire.

Le jeu consiste en une succession de neuf environnements. On commencera par arpenter les rues d'Agrabah, puis on ira ensuite visiter des lieux clés du film comme la caverne aux merveilles ou le palais du sultan. Du côté des actions, Aladdin peut sauter, courir et lancer des pierres pour activer des mécanismes ou étourdir momentanément les adversaires. Il ne dispose en revanche d'aucune arme (sauf dans le dernier niveau où un cimeterre fait son apparition), de telle sorte que lorsque certains adversaires croiseront sa route, le héros n'aura d'autre choix que de rebrousser chemin ou de les étourdir momentanément avec un caillou.

Test Aladdin Master System - Screenshot 3Le jeu bénéficie de superbes graphismes.

Du côté des niveaux en eux-mêmes, on a affaire à trois gameplays relativement différents. On a tout d'abord des stages où le scrolling avance automatiquement et où Aladdin devra courir et éviter des pièges en sautant par-dessus ou en modérant son allure. C'est le cas des deux premiers niveaux qui se déroulent dans Agrabah, ou encore de la course-poursuite avec Jafar dans le palais du sultan. On a ensuite des passages en tapis volant où l'on doit monter ou descendre pour éviter des obstacles et on a enfin des séquences de pure plate-forme dans lesquelles le personnage avancera à tâtons tout en évitant soigneusement de se faire toucher. Ces séquences sont parmi les plus intéressantes, et le héros se retrouvera parfois même dans de petits labyrinthes (toutes proportions gardées), où il devra mettre la main sur des clés qui lui permettront d'ouvrir des portes et d'avancer.

Test Aladdin Master System - Screenshot 9Les phases de poursuite sont assez fréquentes dans le jeu.

Les mondes sont assez agréables à parcourir, et on n'a pas vraiment envie de lâcher la manette. Le problème, c'est qu'on va y être contraint au bout de quelques dizaines de minutes, temps nécessaire pour terminer le titre. Oui, vous avez bien lu : il faut environ une demi-heure pour terminer le jeu et autant dire qu'on reste franchement sur sa faim. Les développeurs auraient vraiment dû faire un effort pour d'une part rallonger les niveaux déjà existants, et d'autre part en rajouter d'autres. Le jeu est de surcroît très facile et se termine au bout de la première partie tant les ennemis et les pièges sont peu nombreux. En plus, tout est fait pour que le titre se termine à la vitesse de l'éclair : vous êtes vraiment fatigué et vous n'arrivez pas à passer certaines séquences ? Pas de soucis, le jeu vous propose des continus infinis. Vous avez envie de vous coucher ? Pas de problème, le titre va vous donner un mot de passe et vous n'aurez même pas besoin de refaire les niveaux du début, ce qui de toute manière ne vous aurait pas demandé beaucoup de temps.

Bref, cet Aladdin Master System manque cruellement de challenge, et c'est vraiment dommage car le titre est techniquement l'un des plus aboutis de la machine. On le terminera donc au moins une fois pour contempler la performance graphique, et puis on le rangera sagement dans l'étagère.

danabnormal (contributeur de jeuxvideo.com), le 15 mars 2012

Les notes

  • Graphismes 18/20

    C'est superbe. Pour une console 8 bits, les graphismes sont remarquablement fins, et surtout très colorés. De plus, on reconnaît facilement tous les décors du film, qui sont incroyablement bien retranscrits. Et que dire de l'animation, qui est sans doute l'une des plus belles jamais vue sur Master System ? Bref, les développeurs ont, d'un point de vue technique, fait un excellent travail.

  • Jouabilité 17/20

    Le voleur d'Agrabah se manie sans aucune difficulté, et on saute sans problème de plate-forme en plate-forme. Seuls les bonds après une course demandent un petit temps d'adaptation. Mais une fois maîtrisés, ils se révèlent eux aussi très précis.

  • Durée de vie 4/20

    C'est catastrophique. Non seulement le jeu est affreusement court mais il est en plus incroyablement facile et on le finit aisément lors de sa première partie, d'autant plus que les continus sont infinis. Il aurait vraiment fallu que les développeurs rehaussent la difficulté et rajoutent quelques stages, parce que là, franchement, ça fait cher la minute de jeu.

  • Bande son 15/20

    La 8 bits de Sega n'a jamais été réputée pour la qualité de son processeur sonore, mais il faut bien reconnaître que l'environnement musical du jeu s'en tire avec les honneurs. On reconnaît aisément certains des thèmes principaux du film ("Je vole", "Ce rêve bleu") et les autres musiques concoctées spécialement pour l'occasion nous envoient directement au Moyen-Orient. Les bruitages sont tout à fait satisfaisants.

  • Scénario 15/20

    Le soft reprend fort logiquement la trame du long-métrage : on incarne donc Aladdin, lequel va vivre de palpitantes aventures, avec en toile de fond une belle complicité avec le génie de la lampe et une histoire amoureuse avec la princesse Jasmine. Les niveaux du jeu sont entrecoupés de petites cut-scenes qui permettront à ceux qui n'ont pas vu le film de comprendre toute l'histoire.

  • Note Générale12/20

    De prime abord, cette version d'Aladdin sur 8 bits a tout du hit en puissance : les graphismes et l'animation sont sublimes, la maniabilité est excellente et même les musiques sont réussies. Malheureusement, ce très flatteur bilan technique est ruiné par une durée de vie scandaleuse, même pour l'époque : il n'y a en effet que neuf minuscules niveaux, que l'on mettra à peine une petite demi-heure à terminer. En outre, le jeu est dans l'ensemble d'une facilité déconcertante et n'offre absolument aucune résistance. Quel dommage, car si le titre avait eu plus de challenge et plus de stages, il aurait pu sans aucun mal se hisser parmi les meilleurs jeux de plates-formes de la Master System.

    La note de la rédaction est une appréciation de la qualité générale du jeu, mais n'est pas une moyenne arithmétique des différents critères.

  • Note Lecteurs 12/20

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Infos jeu

  • Editeur : Sega
  • Développeur : Sims
  • Type : Action / Plates-formes
  • Sortie France : 1994
    (1993 aux Etats-Unis - 1993 au Japon)
  • Classification : Pour tous publics
  • Existe aussi sur :
    Aladdin - PC Aladdin - Super Nintendo Aladdin - Megadrive Aladdin - Gameboy Aladdin - Amiga Aladdin - Gameboy Advance Aladdin - Game Gear Aladdin - Nes
Mots-clefs : Disney Aladdin Disney's Aladdin Disney Aladin Disney's Aladin Disney Aladin Disney's Aladin