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Test : Metal Gear Solid : Snake Eater 3D
3DS

Sorti en 2005 sur PS2, Metal Gear Solid 3 : Snake Eater sera ensuite passé par une compilation PS2 puis une version HD sur PS3 et Xbox 360 avant de débarquer sur Nintendo 3DS dans une adaptation usant des possibilités de la console. Usé jusqu'à la corde par Konami, cet épisode aura donc bravé les années afin de se faire connaître du plus grand nombre mais cette arrivée sur la portable de Nintendo était-elle vraiment légitime ? Oui et non serait-on tenté de répondre.

Pour celles et ceux ayant loupé le train en marche, revenons brièvement sur le pitch de cet épisode pas comme les autres. En effet, si Metal Gear Solid 3 officie toujours dans le genre action/infiltration, il a eu le mérite de chambouler un peu les codes de la série en installant son intrigue dans les années 60, en plein durant la crise des missiles de Cuba. Au-delà d'un incroyable matériau pour le scénario, cette prise de position fut également au centre du gameplay qui profita de plusieurs éléments très intéressants. Bien entendu, nous retrouvons aujourd'hui tout ce qui a fait le succès de ce segment à commencer par son aspect survie. Ainsi, vu que l'histoire se passe en milieu hostile synonyme de jungle dense et pas seulement peuplée de soldats ennemis, vous devrez faire attention à la faune quelque peu agressive. Pour autant, si certains animaux sauvages pourront vous mettre des bâtons dans les roues, ils vous seront aussi d'une certaine utilité. En effet, en les éliminant, ces derniers se transformeront en rations et vous serviront à faire grimper votre jauge d'endurance indispensable car associée à votre barre de vie.

Cet épisode reste bien plus «végétal» que les anciens opus.

En parallèle de ce concept, il vous faudra aussi soigner vos blessures et faire en sorte de passer inaperçu pour filer au nez et à la barbe de vos adversaires. Pour le faire, vous devrez utiliser le menu de camouflage histoire d'utiliser des peintures pour le visage et enfiler une tenue afin d'obtenir un bon pourcentage de dissimulation. Nintendo 3DS oblige, chaque manipulation se fera grâce à l'écran tactile du bas. Vous n'aurez alors qu'à choisir l'icône qui vous intéresse (Carte, Appeler, Guérir...), à valider et à faire votre petite popote. Sur ce point, la portable apporte une véritable souplesse absente des éditions PS2 et consoles HD. Pour autant, tout n'est pas aussi reluisant. Ainsi, si la navigation dans les menus s'en trouve améliorée, la gestion de la caméra s'avère malheureusement un peu lourdingue. S'appuyant sur le stick analogique et la croix de direction pour les déplacements, ainsi que les boutons d'action pour bouger la caméra, on sent tout de suite que ce type de gameplay n'est pas vraiment adapté au genre, la réactivité étant extrêmement relative, surtout en vue FPS lorsque vous devez viser. Si on pourra cette fois opter pour une vue TPS dans la veine de celle de Resident Evil 4 ou opter pour une visée auto, ceci ne règle pas vraiment ce souci de fluidité lors des séquences d'infiltration rendues ici un brin plus corsées à cause de ladite jouabilité. Pour pallier ce problème, il faudra opter pour un Circle Pad Pro, afin de profiter d'un deuxième stick analogique, ce qui montera la facture à 60 euros, le jeu étant vendu plein pot à savoir 40 euros.

Se soigner est une donnée très importante de Snake Eater.

En dehors de cet aspect qui fait grincer les dents, on remarquera également deux ou trois petits détails qui font un peu tache. Ainsi, on constate que les cinématiques perdent drôlement en fluidité et en qualité sur ce portage. Le framerate en prend donc un coup et ceci est également notable lors des phases de jeu lorsque le titre doit afficher divers effets spéciaux ou personnages à l'écran. On notera ensuite la volonté de Konami d'avoir voulu profiter des capacités de la console sauf qu'ici aussi, ce n'est pas franchement une réussite, exception faite de l'emploi de l'écran tactile comme nous l'écrivions plus avant. En dehors de ça, signalons bien entendu la 3D qui ne modifie pas vraiment notre vision du jeu, au sens propre comme au sens figuré, si ce n'est durant quelques cinématiques ou lorsqu'on passe en vue subjective. Mentionnons aussi l'emploi de la fonction gyroscopique de la 3DS. Pour celles et ceux que ça intéresse, sachez que vous devrez simplement maintenir Snake en équilibre lorsque ce dernier sera sur un pont ou une branche. Utile pour nous faire perdre du temps mais à part ça... Au rayon des ajouts, signalons également l'utilisation de l'appareil photo de la console qui vous permettra de concevoir de nouveaux camouflages en fonction des éléments photographiés.

Les possibilités gyroscopiques de la 3DS ne servent pas à grand-chose.

En somme, si le jeu arrive à légitimer son existence dans un souci de rentabilité, il peut se reposer sur ses nombreuses qualités intrinsèques. Intense, émouvant, ambitieux et plus que jamais cinématographique, Snake Eater l'est toujours même si d'un point de vue purement technique, le tout commence sérieusement à vieillir. Bien qu'on s'en accommode, on fera déjà plus la fine bouche à propos de l'IA dans la veine de celle de ses prédécesseurs. Pour autant, si vous n'avez pas encore goûté à cette aventure et que vous êtes prêt à investir dans l'achat d'un pad circulaire, vous aurez droit à un jeu au scénario incroyablement fouillé, aux personnages charismatiques et à certains affrontements comptant parmi les plus emblématiques de la saga. Terminons quand même en précisant que la durée de vie de cet épisode en prend un coup puisqu'une fois bouclé le périple de Naked Snake, vous ne débloquerez pas de mode bonus. Exit également le multijoueur présent dans la version Subsistence. En somme, vous n'aurez droit qu'à l'aventure solo... Mais quelle aventure solo ! Voilà, maintenant que vous avez les cartes en mains, il ne reste plus qu'à prendre une décision afin de plonger ou non dans cet univers à nul autre pareil.

Les notes
  • Graphique 16 /20

    Bien que la compression des cinématiques et leur qualité associée laissent à désirer, le jeu en lui-même est d'un excellent niveau. Cet épisode proposant davantage de variété visuelle que Metal Gear Solid 2, on appréciera de traverser des environnements plus exotiques et d'affronter une galerie de bad-guys aussi diverse que réjouissante.

  • Jouabilté 15 /20

    Si en soi, la jouabilité est bonne, malgré un framerate inférieur à celui de la PS2, mentionnons aussi l'obligation d'avoir le Circle Pad Pro pour pleinement profiter de l'expérience. En effet, sans second stick analogique, vous serez bien entendu moins réactif et ceci s'en ressentira lors des phases d'infiltration surtout si vous jouez dans un haut niveau de difficulté. A part ça, cet épisode reste un des plus complets de la saga avec ses innombrables trouvailles (système de camouflage, de soins, de nutrition) et sa gestion des caméras beaucoup plus souple que par le passé.

  • Duree 15 /20

    Privilégiez d'emblée le mode Normal si vous désirez vivre la véritable expérience MGS 3. Si terminer le jeu sans se faire voir est pour vous une condition sine qua non, le challenge sera d'autant plus relevé. Signalons tout de même l'absence des modes de jeu bonus et du multijoueur.

  • Son 18 /20

    Les musiques de Gregson-Williams et de ses quatre compères japonais ont réussi à retranscrire musicalement un univers visuel foisonnant, ce qui donne au final des thèmes qui varient en fonction des lieux, des actions. Ancrés dans les années 60, les thèmes ont des accents rétro agréables et doivent autant à John Barry qu'à Hans Zimmer. Les bruitages et doublages anglais étant également impeccables, on ne peut que saluer le travail de tous les intervenants qui ont travaillé sur cette partie.

  • Scénario 20 /20

    Un scénario méticuleux qui profite de faits historiques pour nous conter les origines de la saga. Le résultat est parfait d'un bout à l'autre. Les protagonistes sont intéressants, The Boss est un des plus beaux personnages qu'il m'ait été donné de voir à ce jour dans un jeu vidéo et la mise en scène des cinématiques est ingénieuse dans le choix des plans, des cadrages, des ralentis. Eblouissant à tous les stades du développement.

Comme on pouvait s'en douter, Metal Gear Solid Snake Eater 3D ne représente aucun intérêt pour celles et ceux l'ayant fait sur PS2. Si vous ne faites pas partie de ceux-là, sachez qu'il vous faudra débourser 40 euros plus une vingtaine pour le Circle Pad Pro afin de pleinement profiter du jeu. Avouez que pour le coup, ça fait un peu cher l'expérience d'autant que la plupart des nouveautés n'apportent pas grand-chose à l'expérience initiale. Cependant, malgré cet état de fait, cet épisode reste un must have de l'action/infiltration et un des meilleurs segments de la saga. A vous de voir de quel côté de la balance vous penchez.

Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
08 mars 2012 à 16:48:23
15/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (120)
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17/ 20
Mis à jour le 08/03/2012 Voir l'historique
Nintendo 3DS Infiltration Konami
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