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Test The Last Story sur Wii du 24/02/2012

Test : The Last Story
Wii

La patience est une vertu nécessaire quand on aime les jeux vidéo. Sorti il y a maintenant plus d'un an au Japon, The Last Story a visiblement fait le voyage jusqu'en Occident à pied, laissant les joueurs se ronger les ongles en attendant de toucher à la nouvelle fleur de Hironobu Sakaguchi. Mais maintenant que ce petit joujou est entre nos mains, la vraie question se pose : Le papa de Final Fantasy a-t-il encore de l'or dans les doigts ?

Héros un jour, héros toujours, Monsieur Sakaguchi reste pour beaucoup une des icônes du jeu vidéo, surtout quand il s'agit de RPG nippons. Quand on est le créateur de la saga la plus connue du genre, chacune de nos productions est forcément attendue comme le nouveau messie. Surtout quand elle s'appelle The Last Story, une sacrée référence au nom et à la genèse du premier Final Fantasy. Halte-là les comparaisons inutiles : nous ne sommes plus en 1987 et il serait fou de penser que le dernier-né des studios Mistwalker et AQ Interactive compte révolutionner le jeu vidéo. Mais avant toutes choses, commençons une partie.

Elza en japonais, Zael en Occident

Directement lancé dans des couloirs lugubres, on contrôle Zael, membre d'un groupe de mercenaires menés par le taciturne Dagran. Le groupe est aussi constitué de Syrenne, Yurick, Mirania et Lowell, des personnages aux caractères résolument différents. Mais pas vraiment le temps de bavarder puisqu'il s'agit d'affronter des Reptides, une race de lézards humanoïdes antagonistes que l'on retrouvera à de nombreuses reprises. Cette première mission est donc l'occasion d'apprendre les commandes de jeu, qui font le sel du gameplay de The Last Story. La surprise vient tout simplement de l'absence de bouton d'attaque à proprement parler. Pour que Zael délivre un coup d'épée, il suffit d'avancer dans la direction d'un adversaire. Simpliste ? Certes, mais nécessaire. En effet, nous sommes devant un véritable jeu d'action pourvu d'un système de combat très complet. Le héros dispose ainsi d'un système de Magnétisme qui lui permet d'attirer tous les ennemis à lui. Se défendant grâce à sa garde, il permet surtout à ses équipiers magiciens de se concentrer pour utiliser de puissantes magies. Si ces derniers reçoivent ne serait-ce qu'un coup pendant leur temps de cast relativement long, le sort est tout simplement annulé ! A vous de veiller à ce que cela ne se produise pas.

Les tutoriels bénéficient de superbes artworks.

Mais loin de vous contenter de jouer les tanks, vous avez un véritable rôle offensif dans la partie, grâce à de nombreuses compétences qui se débloquent au fur et à mesure. Alors qu'un système de couverture vous permet de vous coller derrière n'importe quel mur, la commande Assaut vous fait jaillir de votre cachette pour asséner un coup surpuissant qui peut terrasser les ennemis. D'autres pouvoirs utilisent une jauge qui se remplit au fil du combat. On pense notamment à la Rafale, une technique aux fonctions multiples qui permet de disperser les sorts de zone alliés ou ennemis pour des effets curatifs ou offensifs, selon les cas. Si les skills sont nombreuses, on note que The Last Story a l'intelligence de les dévoiler au fil de l'aventure, les dernières ne se débloquant qu'à la toute fin du jeu. D'ailleurs, ce n'est qu'au chapitre 11 que Zael pourra donner des ordres précis à ses coéquipiers. Car il faut rappeler que vos camarades sont gérés par l'IA, ce qui est loin d'être un problème tant ils sont intelligents dans leurs décisions. Dès qu'ils prennent conscience du point faible d'un ennemi, ils n'hésitent pas à l'exploiter, voire à indiquer à Zael ce qu'il faut faire. Ainsi, lorsque vous attirez des monstres vers vous, les autres spécialistes du corps-à-corps n'hésitent pas à se placer derrière eux pour infliger des coups critiques. Encore plus important quand on sait qu'un système de combos augmente les dégâts lorsque vous encerclez un adversaire.

Contre les boss, il ne faut pas faire n'importe quoi.

Malheureusement, ce qui s'applique aux ennemis s'applique aussi aux protagonistes, et vous faire piéger entre trois ou quatre vilaines bébêtes déclenche un statut de panique qui baisse rapidement votre défense. S'il n'est pas aisé de détailler le système de combat tant il est touffu, tout ce que vous avez à retenir au final, c'est qu'il s'agit sans doute d'un des concepts les plus excitants que le genre aura connu ces dernières années. De l'action à l'état pur qui nous demande de réfléchir vite et bien, d'autant que les adversaires sont souvent compliqués à battre si vous n'exploitez par leur point faible. C'est d'ailleurs le leitmotiv des excellents combats contre les boss, qui nous voient souvent face à un ennemi d'apparence invincible avant que l'on comprenne la tactique fourbe pour lui faire mordre la poussière. Intelligentes, ces joutes sont toujours des moments particulièrement intenses. On pourrait citer en exemple ce Doppelgänger que vous affrontez à travers un miroir et qui imite tous les mouvements de Zael, jusqu'à ce que vous compreniez qu'il faut utiliser des sorts de zone de votre côté de miroir afin de l'obliger à marcher sur le reflet du sort. Jouissif. Pour finir avec le système de combat, sachez aussi que le héros possède une arbalète qui lui permet non seulement de toucher les ennemis à distance (pratique pour empêcher un sorcier d'utiliser sa magie), mais aussi de découvrir leur talon d'Achille.

Syrenne et Lowell, les gais lurons de la bande.

Fichtre, trois paragraphes sur le gameplay et il reste pourtant tant de choses à dire ! S'il nous faudrait encore des pages et des pages pour en expliquer toutes les subtilités, on doit aussi aborder d'autres sujets importants, comme le déroulement de l'aventure. The Last Story est divisé en une quarantaine de chapitres nous envoyant aux quatre coins du monde. La plupart du temps, vous partirez de l'unique ville du jeu (sur l'île de Lazulis), de laquelle vous pouvez accéder à de nombreuses quêtes annexes. Si la plupart sont plutôt anecdotiques, il y a tout de même l'Arène, qui vous propose d'affronter une série d'ennemis (voire de boss) et ainsi de gagner expérience, argent et objets spéciaux. Plus vous participez, plus vos gains augmentent, ainsi que le niveau de vos adversaires. La cité est aussi l'endroit où vous pouvez faire vos emplettes et ainsi profiter de l'excellent système d'amélioration d'équipement. En effet, selon les items rares que vous ramassez, vous pouvez très bien améliorer vos épées et armures de base et faire toute l'aventure avec si vous le souhaitez. Cela dit, vous avez accès à de nombreuses armes différentes disposant de caractéristiques bonus évolutives. Bref, l'embarras du choix. Enfin, vous pouvez toujours aller faire un tour à la taverne, QG de votre groupe de mercenaires, où les discussions mènent souvent à votre prochaine mission. En parlant de discussions, sachez que la version européenne ne dispose que de voix anglaises, mais qu'elles sont plutôt réussies, tout comme les sous-titres. C'est un point important car les dialogues sont bourrés d'humour, notamment grâce à Syrenne, une demoiselle toujours prête à faire la fête, à boire de la bière et à taquiner le pauvre Zael avec des allusions salaces. Pour une fois qu'un personnage féminin fait office de trublion dans un jeu de rôle japonais...

Lisa ? Vraiment ?

Alors certes, jusque-là, nous n'avons évoquer que des qualités. Pourtant, The Last Story est loin d'être parfait et possède deux défauts qui pourraient paraître, de prime abord, irréversibles. Le premier d'entre eux concerne les graphismes. Il suffit de voir le titre tourner plus de dix secondes pour se rendre compte que la Wii n'est pas capable de le faire correctement. Bourré d'effets visuels et d'environnements détaillés, le RPG de Mistwalker met à genoux la console de Nintendo et les chutes de framerate sont parfois terrifiantes, notamment en plein combat, quand on se retrouve à sept protagonistes face à une bonne dizaine d'ennemis. C'est aussi le cas dans la magnifique et immense cité du jeu. Cela dit, le travail artistique effectué est tellement saisissant qu'on a tendance à pardonner les développeurs pour ne pas avoir réussi à faire fonctionner tout ça sans ralentissements sur Wii, et franchement, on n'a pas ce défaut si gênant que ça au final. L'autre point névralgique serait la durée de vie, que l'on pourrait fixer à 25 heures tout compris en solo pour finir le jeu une première fois, quêtes annexes comprises. Si ce faible nombre peut faire peur, il serait tout de même regrettable de comparer The Last Story à un RPG comme Final Fantasy. En effet, nous parlons ici d'un jeu qui a décidé de laisser de côté les longues phases d'exploration et de leveling pour se consacrer à de l'action non-stop. Ainsi, et ceci malgré un aspect couloir notable, il s'agit de 25 heures de gameplay pur, une marche en avant constante.

Grâce à l'arbalète, on peut détecter les points faibles de l'ennemi.

Au final, The Last Story est un titre qui parvient à nous faire oublier ses défauts grâce à un style singulier et une action constante soutenue par de nombreux dialogues en combat. Grâce à sa prise en main impeccable, il peut être joué sans problème que ce soit via le couple Wiimote/Nunchuk ou au Pad Pro. On ne compte plus les nombreuses bonnes idées du soft, comme la pléthore d'options configurables, les sauvegardes automatiques en plus des save points réguliers ou encore la possibilité d'accélérer ou de zapper les cinématiques. De plus, la soi-disant faible durée de vie peut être augmentée en refaisant certains donjons dans lesquels apparaîtront des coffres spéciaux, le New Game Plus qui permet d'accéder à de nouveaux équipements ou encore le mode multi grâce auquel vous pouvez affronter des versions hardcore des boss jusqu'à six joueurs en ligne, et ainsi récupérer des armes accessibles dans le jeu solo ! Et on n'a même pas parlé des musiques ! Bref, on ne saurait trop vous conseiller cette petite perle du studio Mistwalker, qui sait marier avec brio gameplay vif et éléments RPG.

Les notes
  • Graphique 15 /20

    Tout dépend de l'oeil que l'on utilise... L'acerbe y verra les ralentissements qui sévissent dès que trop d'éléments s'affichent à l'écran et la difficulté générale de la console à gérer The Last Story. Le rêveur y verra un titre qui délivre un design sublime et des effets dans tous les sens, quelque chose de fort ambitieux pour une Wii. Au moins, on ne peut pas se plaindre d'y trouver un monde plat et vide.

  • Jouabilté 18 /20

    Le système de combat fait partie de ce qui peut se faire de mieux sur la console. Si vous pensiez qu'un RPG était forcément mou du bulbe, vous allez vite changer d'avis devant un titre qui ne vous laisse jamais le temps de respirer. Le must reste les boss, qui ne vous laissent pratiquement pas de répit. Utiliser la bonne technique pour les battre ne sera pas aisé. La gestion de l'expérience est tout aussi parfaite, ne vous obligeant jamais à faire du leveling barbant.

  • Duree 13 /20

    Compte tenu de l'action constante offerte par The Last Story, il ne fallait pas s'attendre à 70 heures de durée de vie. Comptez plutôt 25 heures si vous voulez tout faire, sans compter le New Game Plus et les parties multijoueurs. Cela reste tout à fait honorable pour un jeu dans lequel on ne s'ennuie jamais.

  • Son 18 /20

    Accueilli par les violons de l'écran-titre, on devine tout de suite qu'on a affaire à un Nobuo Uematsu des grands jours. On voyage du grandiose à l'envoûtant à chaque instant. Une bonne note aussi pour les voix anglaises.

  • Scénario 15 /20

    On n'en aura pas trop parlé au final, mais The Last Story fait l'effort de ne contenir aucune longueur, chose rare pour le genre. Zael va devoir confronter sa vision du monde aux événements qui l'entourent, à commencer par sa rencontre avec une certaine Lisa...

The Last Story n'est pas le jeu que vous attendiez ? Peu importe ! Porté par un système de combat enivrant et une narration sans temps mort, le titre du papa de Final Fantasy subjugue du début à la fin dans une aventure courte, mais haletante. Quand on a envie de reprendre la partie sitôt la console éteinte, c'est qu'on est devant un grand soft, peu importe s'il est sans doute trop gourmand pour la Wii. N'ayez pas peur de sa durée de vie, il vaut largement le coup.

Profil de Anagund
L'avis de Anagund
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
24 février 2012 à 17:59:46
17/ 20
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L'avis des lecteurs (218)
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Mis à jour le 24/02/2012 Voir l'historique
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