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Test : Saints Row : The Third
PS3

Mazette ! Parmi les nombreuses bombes de cette fin d'année, Saints Row : The Third joue la carte du délire le plus total avec un contenu fun et personnalisable. Du moins, c'est ce qui ressort des trailers au style coloré et explosif. Vous vous habillez comme un maquereau et avez soif de pouvoir ? Let's Go !

Ecartons tout de suite un amalgame bien trop commun. Saints Row n'est pas un sous-GTA. Que l'on soit clair, si la série de Rockstar table sur un scénario et des personnages profonds (surtout avec le quatrième opus), Saints Row vole de ses propres ailes vers un côté plus gangsta et caricatural, quitte à flirter avec l'absurde de temps en temps. Si cette définition vous convient, The Third a été conçu spécifiquement pour vous. En effet, ce nouvel épisode est bel et bien le capharnaüm promis, un titre dans lequel on laisse de côté toute notion de morale et de réflexion pour rouler sur les passants et gérer n'importe quel conflit à la grenade. Maintenant que vous avez intégré ceci, vous allez pouvoir lire le reste du test sans vous décrocher la mâchoire à chaque ligne.

Un braquage facile...

Puisque l'histoire se veut être la suite des deux premiers opus, vous voilà à la tête des Saints, un gang dont le business est maintenant international. Les filles vous adulent, vous claquez les dollars comme une star de ciné, bref, rien ne peut vous atteindre. Pourtant, des nouveaux venus appelés Le Syndicat vont tout remettre en question en vous remettant gentiment à votre place. Sous l'égide du belge Philippe Loren, ce groupe composé de plusieurs gangs vous capture, récupère tout ce que vous avez et vide vos comptes. En gros, vous êtes à la rue et devez repartir de zéro dans la ville de Steelport... Il est important de signaler que tout ceci ne vous est pas raconté en intro, mais plutôt lors de deux premières missions explosives qui en mettent plein les yeux. En effet, vous démarrez par un braquage de banque qui tourne mal, avec une scène dantesque où vous êtes en équilibre sur le coffre central, lui-même soulevé par un hélicoptère. De quoi se mettre en condition avant la fameuse rencontre avec Loren dans une mission déjà vue dans un extrait réalisé par les développeurs. Outre les passages grand-guignolesques mais jouissifs comme celui où on traverse l'avion en plein vol, on observe aussi la disparition de Johnny Gat, l'un des personnages préférés des fans. Voilà ce qui clôture l'entame de Saints Row : The Third.

... ou pas.

Que l'on aime l'esprit gangster ou pas, il faut bien avouer que ces deux missions mettent l'eau à la bouche et donnent carrément envie d'aller plus loin. En effet, il est rare de voir un démarrage aussi explosif et l'idée de partir en vrille pendant toute la partie est très aguicheuse. Cependant, Shaundi, Pierce et vous-même êtes maintenant à sec et devez vous refaire la main pour reprendre du service. Vous voilà donc parti dans un cycle de missions plus communes, qui consistent à attaquer des membres de gangs adverses (les Etoiles du Matin, les Luchadores, etc), protéger des alliés ou encore participer à diverses activités dont nous reparlerons plus tard. Bien que l'on soit heureux de retrouver l'univers ouvert d'une grande ville prête à nous offrir tous ses plaisirs, on découvre avec désarroi que le jeu perd sérieusement en vitesse au bout d'à peine deux heures de jeu. En effet, les missions qui s'enchaînent sont beaucoup moins inspirées et manquent clairement de la grandiloquence de l'introduction, et ceci malgré quelques situations rocambolesques comme cette course-poursuite dans laquelle on est tracté par des esclaves sexuels.

On n'aurait pas dit comme ça, mais Oleg est un mec sympa.

Cependant, les occupations ne manquent pas entre les missions et il va falloir prendre soin des Saints et de vous-même. Grâce à l'argent amassé, vous allez pouvoir améliorer vos armes et vos véhicules ou encore modifier vos vêtements et votre apparence physique à volonté. Les choix sont nombreux et donnent accès à un aspect personnalisation que vous ne retrouverez dans aucun autre jeu du genre. Et encore, nous n'avons pas évoqué les améliorations. Plus vous montez en niveau de Respect (en finissant des missions, entre autres), plus vous débloquerez de bonus à acheter pour booster vos capacités physiques, l'utilisation des armes ou encore le recrutement de membres de gang, histoire de ne pas se faire plomber tout seul. L'occasion d'avoir vraiment l'impression d'évoluer au sein de la "société", vous et les Saints. D'ailleurs, on note qu'il est toujours possible d'acheter des établissements pour reprendre au fur et à mesure le contrôle de la ville et imposer sa loi. Bien que cela vous coûte de l'argent, vous toucherez ensuite un peu de blé régulièrement pour tous les locaux dont vous êtes propriétaire, histoire d'être gagnant sur le long terme. Parmi les moyens de vous faire de la thune, vous pourrez aussi compter sur les missions d'assassinats et de vols de voitures qui vous imposent de vous rendre dans une zone et de trouver votre cible pour quelques dollars. Enfin il y a aussi de nombreuses activités annexes.

Non, rien d'anormal sur cette image, je ne vois pas de quoi vous parlez.

En effet, vos pérégrinations dans la quête principale débloqueront des défis supplémentaires disponibles en allant à la bonne adresse. En cas de réussite, vous gagnerez de l'argent, mais aussi le contrôle de la zone. Si ces activités sont nombreuses, leur qualité est toutefois inégale. Par exemple, celle du professeur Genki propose un cadre différent (et délirant) en nous faisant participer à une émission de télé aux relents de Running Man. Certes, le but ultime est de tuer des ennemis pour aller jusqu'au point B, mais au moins on sent l'inspiration des développeurs. D'un autre côté, on a aussi de banales missions d'escortes pas passionnantes pour un sou... Bref, à boire et à manger comme on dit. Cela ne serait pas vraiment dommageable si, comme précisé plus haut, une partie des missions de la quête principale ne traitait pas directement de ces activités pendant de longues heures, rendant tout un pan du jeu bancal. D'ailleurs, puisqu'on en est à parler des défauts du jeu, il va falloir s'attaquer à son plus gros point noir : la technique.

Une batte de base-ball, ça fait mal. Mais cette arme-là, c'est de la destruction psychologique.

On le sait depuis Mathusalem, les Saints Row n'ont jamais brillé par leur élégance. Jamais THQ n'a prétendu en faire une vitrine technologique et chaque visuel semblait vouloir le crier sur les toits. Dire que The Third ne déroge pas à la règle n'est pas peu dire : on est clairement loin des blockbusters. Les textures et les effets font pâle figure, même en les comparant à des titres sortis il y a plus de deux ans. Malgré son aspect coloré, ce retard technique reste prépondérant, surtout quand on rencontre d'hallucinants bugs de collision, de ceux qui vous font crier "Ah purée quand même !". Certes, voir un ennemi s'envoler sans raison confirme le côté délire du soft, mais quand vous vous retrouvez coincé parce que vous avez traversé le mur qu'il ne fallait pas, c'est tout de suite moins sympa. Et on ne vous a pas parlé de la caméra qui part aussi en vrille à de nombreuses occasions... Accessoirement, pour rester dans le thème, la bande-son n'est pas exempte de tout reproche, surtout en ce qui concerne le bruit risible des moteurs. Par exemple, on ne pensait pas entendre, dans un titre aussi attendu, le coup de la "boîte de vitesse infinie", l'un des meilleurs moyens de casser l'impression de vitesse, justement.

L'émission télé du Professeur Genki est bien barrée.

Mais malgré ce constat qui semble mitigé, ne vous méprenez pas : Saints Row : The Third se rattrape grâce à son ambiance dingue qui ose tout dès que ça se situe en dessous de la ceinture. D'ailleurs, il n'est pas impossible pour les réfractaires au genre, dont votre humble serviteur faisait partie, d'accrocher à ce style volontairement grossier. Pourtant, et ceci malgré le manque de pêche de certaines missions, les situations loufoques font mouche et la possibilité de tout modifier à sa façon est enivrante. On peut aussi ajouter le mode Horde, certes facultatif, mais jouable à plusieurs tout comme le mode Coop qui permet de faire quelques ravages dans la ville entre potes. Bref, ce nouveau Saints Row constitue un bon achat non seulement pour les fans de la série, mais aussi pour ceux qui veulent se taper un bon délire dans un univers gangsta caricatural. Comme quoi, l'extrême, ça a du bon de temps en temps.

Les notes
  • Graphique 12 /20

    On ne joue pas à Saints Row pour ses graphismes, tout le monde en convient. Cela dit, les bugs visuels sont trop nombreux pour passer outre et certains nuisent un peu au plaisir de jeu, sans compter le manque de fluidité. Pour le reste, entre les textures criardes, les voitures mal modélisées et le manque de détail, on n'est pas vraiment bien loti. Etonnamment, Saints Row dégage tout de même une certaine forme de style, et donc de personnalité.

  • Jouabilté 15 /20

    Bien que les nombreux gunfights manquent un peu de technicité, Saints Row est loin d'être désagréable à jouer. La conduite a été affinée depuis les précédents épisodes pour devenir moins nerveuse et plus réaliste, sans pour autant tomber dans l'excès. On regrette juste que quelques missions/activités soient moins fignolées que d'autres, ainsi que les bugs de collisions qui tournent parfois au n'importe quoi.

  • Duree 16 /20

    Saints Row gagne sans doute plus à être joué pour son côté "crée ton propre Saints Row" que pour la quête principale. De plus, un mode Coop et un mode Horde viennent prolonger la durée de vie. Si vous accrochez, nul doute que vous en avez pour des dizaines d'heures, surtout si vous voulez le faire à 100%.

  • Son 16 /20

    Musicalement, le titre de Volition s'est offert de prestigieux artistes avec de nombreux morceaux. Les français seront sans doute contents de retrouver quelques artistes issus de l'Hexagone, comme Tandem ou Médine (renommé Madine par erreur... le pauvre). Par contre, il faudra tenter de vite oublier le bruit des moteurs...

  • Scénario 13 /20

    Malgré un début accrocheur, la trame de Saints Row se perd un peu dans tous les sens et le titre manque d'un fil conducteur. Certes, l'aspect barré suffit à tenir le coup, mais on lâche parfois l'histoire, ce qui n'est jamais bon.

Encore plus déjanté que d'habitude, Saints Row apporte assez de fraîcheur pour s'extirper du marasme des sorties de fin d'année grâce à son style irrévérencieux. Tanks, véhicules futuristes, guérilla urbaine, malgré son aspect technique dépassé et de vilains bugs, il offre une grosse dose de fun et de nombreuses options de customisation. Si vous aimez le style gangster-pimp, vous êtes au bon endroit.

Profil de Anagund
L'avis de Anagund
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
15 novembre 2011 à 00:00:00
15/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (766)
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16/ 20
Mis à jour le 15/11/2011 Voir l'historique
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