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Wing Commander III : Heart of the Tiger
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Test : Wing Commander III : Heart of the Tiger
PC
Wing Commander III : Heart of the Tiger
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Profil de Sombraile
L'avis de Sombraile
MP
Journaliste jeuxvideo.com
19 août 2011 à 17:07:15
18/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (9)
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18.8/20
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1994. Chris Roberts et Origin Systems, qui avaient déjà créé l'événement dans le petit monde des simulateurs de combats spatiaux avec Wing Commander 1 & 2, s'apprêtent de nouveau à frapper fort, très fort avec le troisième volet de leur série. Retour sur un phénomène interstellaire.

Wing Commander III : Heart of the Tiger

Wing Commander III… voilà un nom qui devrait rappeler bien des souvenirs enthousiastes à toute une génération de joueurs ! Mais commençons par le commencement. L'histoire prend place peu de temps après la fin du deuxième titre. La guerre entre l'humanité et les belliqueux Kilrathi fait toujours rage et s'annonce en notre défaveur. Le joueur incarne le même protagoniste, soit un pilote de chasse précédemment anonyme devenu le colonel Christopher Blair. La fortune n'ayant pas souri à notre héros, il se voit affecté à bord du TCS Victory, croiseur de combat à la fraîcheur passée et affectueusement surnommé « Poubelle volante ». Les missions s'annoncent routinières et il y a peu de chances que les batailles menées soient décisives. A priori.

Wing Commander III : Heart of the Tiger
Le colonel Blair est songeur.
La première chose qui sautait aux yeux lorsque l'on découvrait ce troisième épisode, c'était les graphismes. Exit les sprites, bonjour la 3D et les cinématiques tournées avec de véritables acteurs ! La technique en était à ses débuts et sera réutilisée par d'autres studios avec plus ou moins de succès. Aujourd'hui, force est de constater que le titre a très bien vieilli et qu'il parvient à éviter le côté kitsch d'autres productions de l'époque (Phantasmagoria, Rebel Assault II…). Peut-être cela tient-il au budget, impressionnant pour un jeu des années 90 (près de 4 millions de dollars), ou aux acteurs eux-mêmes. En effet, le casting est plutôt bien fourni : Mark Hamill (Star Wars), Tom Wilson (Retour vers le futur), Malcolm McDowell (Orange mécanique), John Rhys-Davies (Indiana Jones)… Ainsi, l'impression de regarder un film ne nous quitte jamais vraiment. Quant aux affrontements, ils ne sont pas en reste puisque le soft nous offre un environnement on ne peut plus ouvert (l'espace infini, rien que ça !).

On peut apercevoir étoiles et planètes pendant que l'on se livre à des combats sans merci contre chasseurs et vaisseaux maîtres adverses. Les canons chauffent, les boucliers énergétiques vibrent d'une couleur bleutée à chaque impact, alliés et ennemis interagissent avec le joueur et le cockpit évolue en fonction des dégâts subis (éclats, ordinateurs en panne…), l'immersion est totale !

Wing Commander III : Heart of the Tiger
Un vieil ami.
Le jeu se divise en deux axes. A chaque retour de mission, vous aurez l'opportunité de faire une petite balade à bord du Victory, histoire de relâcher un peu la pression. Même si les lieux accessibles sont peu nombreux (pont d'envol, salle de détente, dortoirs…), vous y rencontrerez régulièrement différents membres de l'équipage avec lesquels il sera possible d'entamer le dialogue. Vous pourrez ainsi en apprendre davantage au sujet de vos collègues et aurez souvent le choix entre deux types de réponses plutôt opposées. A vous de voir si vous souhaitez passer pour un brave type ou le dernier des salauds. Ces phases, bien que généralement facultatives et n'influant que modérément sur le cours de vos relations, apportent une véritable plus-value au titre et l'empêchent de tomber dans la répétitivité où l'on ne ferait qu'enchaîner les missions.

Et les missions justement, parlons-en. On en dénombre une bonne cinquantaine comprenant des objectifs variés, du simple nettoyage d'un secteur en passant par l'escorte d'un transport, la pose de mines ou encore l'attaque de cibles au sol. Après avoir écouté le briefing, le joueur, en tant que chef d'escadre, choisit son ailier et a également la possibilité de sélectionner son appareil et l'armement qu'il va embarquer. Dès ces choix opérés, direction le pont d'envol !

Wing Commander III : Heart of the Tiger
L'heure du briefing.
Une fois à bord de votre zingue, vous constaterez que la vue par défaut est celle du cockpit, comme si vous y étiez. Sous vos yeux se trouvent donc vos différents instruments, vos genoux et vos mains. D'autres caméras sont disponibles (sans les instruments, gauche, droite, arrière, extérieure…). La prise en main est aisée, quoique sûrement davantage si vous jouez au joystick plutôt qu'au clavier ou à la souris mais ce sont surtout les différentes fonctionnalités qui demanderont un peu plus de temps. En effet, il faudra apprendre à manier manette des gaz, postcombustion, missiles, lasers, boucliers… et communications ! Car oui, c'est vous qui donnez les ordres. Lorsque l'ennemi sera en vue, votre coéquipier vous en informera mais se contentera généralement de se maintenir en formation tant que vous ne lui aurez pas donné l'autorisation d'attaquer. On pourra également s'informer de son statut, lui ordonner de revenir en formation, de rentrer à la base, de venir nous donner un coup de main, de maintenir/d'annuler le silence radio ou d'attaquer une cible désignée. Chacun réagira aux événements à sa manière et il sera même possible d'échanger quelques cordiales insultes avec l'adversaire !

La réussite ou l'échec d'une mission aura un impact plus ou moins significatif sur le déroulement de la guerre. S'il ne sera pas impératif d'achever chacune des étapes avec succès, en rater un certain nombre risque fort de vous conduire à une conclusion néfaste pour l'espèce humaine. Heureusement, en cas de crash mortel ou d'éjection in extremis, il vous sera proposé de recommencer ou de continuer, cette seconde option vous conduisant soit à assister à vos funérailles et à un game over, soit à être récupéré et à poursuivre le combat (si vous avez de la chance !).

Tenant sur quatre CD, Wing Commander III fut considéré en son temps comme le premier « film interactif ». Grâce à son budget conséquent, au talent des acteurs et à l'équipe de développement, mais surtout grâce à l'esprit visionnaire de Chris Roberts, il reste encore aujourd'hui une référence absolue dont le grand âge se devine à peine. Un must !

Les notes
  • Graphismes 16 /20

    Le jeu a vieilli mais les cinématiques avec de véritables acteurs restent convaincantes. Les dégâts subis sont apparents, les explosions sont jolies et l'espace offre divers environnements en toile de fond. On apprécie des détails comme les morceaux de fuselage qui se détachent des appareils sous les tirs de lasers et les communications en vol. On jubile quand le visage d'un ennemi apparaît brièvement sur notre ordinateur de bord tandis que de la fumée lui vient dans le visage et qu'il lance quelques derniers mots avant que son appareil n'explose. Chasseurs et vaisseaux se comptent en nombre et sont dotés d'un design varié. La 3D tient bien la route.

  • Jouabilité 18 /20

    La prise en main est quasi instantanée et il faudra juste un peu de temps pour assimiler quelques petites fonctionnalités, rien de bien méchant. La maniabilité des différents chasseurs est parfaitement en accord avec leur volume. On file aux commandes d'un Arrow et on se traîne à bord d'un Longbow. Mais que ce soit l'un ou l'autre, on prend un véritable plaisir à s'élancer dans l'espace, à mesurer ses compétences de pilote à celles de l'ennemi et à effectuer tonneaux et autres loopings. Le choix entre différents ailiers aux personnalités et interactions propres, ainsi que la possibilité de sélectionner chasseur et armement sont un plus appréciable. Les phases à bord du Victory, elles, ajoutent une indéniable profondeur au scénario et permettent de casser la routine des combats.

  • Durée de vie 17 /20

    Une cinquantaine de missions sont à prévoir et certaines vous donneront du fil à retordre même si vous jouez en mode de difficulté normal. Vos choix de dialogues, vos succès et échecs en vol contribueront à créer divers petits embranchements qui feront que votre parcours ne sera pas exactement le même d'une partie à l'autre. Les variations sont souvent peu marquées mais bien présentes. Seuls vos talents de pilote feront la différence quant à la fin que vous obtiendrez.

  • Bande son 15 /20

    Mises à part quelques compositions qui se démarquent, la musique est plutôt discrète, voire répétitive. Les bruitages s'en sortent mieux et contribuent avec brio à l'ambiance. Tirs de lasers, impacts divers, explosions, souffle des moteurs, tout est parfait de ce côté, ou presque. Le verrouillage des missiles, sonore, pourra éventuellement vous taper sur le système au bout d'un moment, même s'il est probable que vous ne l'entendiez plus à force. Votre entourage, par contre… Quant aux doublages, ils s'avèrent réussis. Les acteurs sont impliqués et le résultat renforce l'immersion.

  • Scénario 15 /20

    Globalement, le scénario est plutôt classique, une guerre opposant l'humanité à une race extraterrestre, et ne parvient pas à éviter un certain manichéisme : l'ennemi est évident et sans nuance. Cependant, la qualité d'interprétation des acteurs tend à faire oublier cet état de fait qui n'est, en définitive, qu'un détail. Les personnages sont attachants et charismatiques, chacun dans son genre. Tout comme, d'ailleurs, les Kilrathis, ennemis impitoyables guidés par un sens de l'honneur agressif. De plus, l'histoire réserve son lot de moments de bravoure et de retournements de situation qui ne vous laisseront pas le temps de vous ennuyer.

Les premiers Wing Commander étaient déjà un cran au-dessus de la concurrence mais à sa sortie, le troisième épisode laissa tout le monde loin derrière en imposant définitivement la saga comme une référence. Beau, immersif, passionnant, Wing Commander III possède tous les atouts pour rester dans les mémoires et c'est là la marque des grands jeux, ceux dont la qualité se maintient au fil du temps et qui n'ont pas à rougir devant les grosses productions actuelles. Vous l'aurez compris, si vous êtes fan de ce genre trop peu exploité qu'est celui des simulateurs de combats spatiaux et que vous étiez passé à côté de ce titre, foncez, vous n'aurez aucune raison de le regretter !

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19 août 2011 à 17:07:15
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