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Test : Agarest : Generation of War Zero
PS3

Comment apporter un peu de piment à un tactical-RPG tout ce qu'il y a de plus austère ? Il suffit d'ajouter un soupçon d'érotisme à la recette traditionnelle ! La série des Agarest s'est ainsi assurée une petite notoriété en intégrant un système de drague et en communiquant autour de son petit côté sexy... Les joueurs alléchés ne tarderont toutefois pas à découvrir que les arguments marketing ne correspondent pas toujours à la réalité.

La série des Agarest n'est pas forcément très connue mais les joueurs qui en ont déjà entendu parler s'en souviennent généralement assez bien. Et pour cause, les screenshots mis en avant et les vidéos promotionnelles prennent un malin plaisir à insister sur l'aspect légèrement fripon de ces titres. On a ainsi pu admirer de jeunes demoiselles courtement vêtues se badigeonner de crème ou avaler goulûment des bananes. Dans ces conditions, on serait vite porté à croire qu'il s'agit tout simplement de jeux érotiques... Il n'en est rien, les Agarest sont en réalité des tactical-RPG bien plus sages qu'il n'y paraît dont la seule particularité est d'intégrer des séquences de drague telles qu'on en trouve dans les jeux d'aventure japonais. Ce mélange des genres a de quoi surprendre et intriguer, les plus curieux d'entre vous seront donc peut-être tentés de découvrir la série avec le dernier épisode. Ça tombe plutôt bien, Agarest : Generation of War Zero est une préquelle qui vous introduit en douceur dans l'univers de la saga.

La création du personnage principal est plutôt obscure.

Il faut avouer que les amateurs de jeux de rôle japonais risquent d'être plutôt décontenancés par le début de l'aventure et par les premiers pas de Sieghart, le héros au grand cœur. Ce dernier commence par mourir en cherchant à sauver une jeune demoiselle dotée de pouvoirs hors du commun. La belle est visiblement touchée par ce type d'attention et décide de le ressusciter en lui octroyant une bonne partie de sa puissance. Il vous faudra alors choisir la classe de votre personnage totalement à l'aveugle : vous ne saurez pas vraiment ce qui différencie le guerrier, du mage de guerre et du sorcier à moins d'essayer les différentes possibilités. Les choses se compliquent encore par la suite puisque vous serez amenés à choisir ses attributs et ses compétences en piochant dans des cartes totalement mystérieuses... Il faudra vous contenter de l'illustration centrale et des icônes situées aux deux bords inférieurs pour imaginer à quoi chacune de ces cartes peut correspondre et comment les associer de façon harmonieuse. Cette simple étape donne le ton : vous ne pourrez pas tout maîtriser dans Agarest : Generation of War Zero, avant d'apprécier le jeu il faut donc accepter de ne pas avoir totalement la main mise sur le destin de votre héros, c'est un parti pris qui ne plaira certainement pas à tout le monde.

le scénario est une accumulation de clichés.

On retrouve d'ailleurs plus ou moins la même problématique lorsqu'il s'agit de nouer des liens avec les différentes demoiselles qui vous accompagnent tout au long de l'aventure. L'aspect jeu de drague des Agarest n'est pas à prendre à la rigolade, le fait de s'accorder les faveurs de la bonne compagne est en effet une priorité pour votre héros. L'aventure est en effet divisée en plusieurs grands chapitres et vous prendrez le contrôle de votre progéniture dans l'acte suivant. Dans ces conditions, il faut bien évidemment prendre garde de mélanger vos gènes avec la demoiselle appropriée. Vous pourrez profiter des conseils d'une voyante pour vous aider à sélectionner l'élue de votre cœur en fonction des résultats espérés, mais il ne sera pas forcément facile de parvenir à vos fins avec la belle en question. Les affinités avec tel ou tel protagoniste féminin se jouent lors des rares phases de dialogues où vous pouvez en placer une : le moindre de vos gestes ou la moindre de vos paroles risquent de vous brouiller avec l'une et de vous rapprocher d'une autre. Encore une fois, on a souvent du mal à anticiper toutes les conséquences que peuvent avoir ces décisions, on avance donc à tâtons en espérant ne pas faire trop de gaffes.

Les traits lumineux symbolisent les liens qui unissent les personnages.

Si l'aspect jeu de drague est incontestablement exotique, il ne faut pas pour autant faire l'impasse sur les combats qui constituent tout de même le gros du titre. Le système de base est assez classique : on retrouve une grille sur laquelle on dispose six combattants qui agiront tour à tour en fonction de leur agilité respective. Les déplacements sont dissociés des phases d'action pour vous permettre d'optimiser tranquillement le placement de vos personnages. D'ailleurs, avant même de se lancer dans un combat, vous pouvez paramétrer votre formation d'attaque, histoire de mettre vos petits gars exactement là où vous voulez les trouver. Cet aspect ne doit pas être pris à la légère puisque chaque personnage dispose de « extend areas » qui lui sont propres. Il s'agit de cases qui peuvent l'entourer de plus ou moins près et qui offrent des bonus aux collègues qui s'y trouvent. Ces fameuses cases sont disposées plutôt devant s'il s'agit d'un personnage dédié au soutien, plutôt derrière dans le cas d'un tank... Le camarade qui se trouve sur l'une des fameuses cases est autorisé à jouer dans le même tour que le personnage : ils vont donc pouvoir attaquer ensemble la même cible. Vous comprendrez sans difficulté que vous aurez tout intérêt à vous creuser un peu la tête pour lier ainsi ensemble le maximum de combattants.

Mener deux attaques distinctes peut donner lieu à un coup spécial plus puissant.

Si par exemple vous parvenez à rassembler toute votre équipe, vous serez capable de rapatrier plus facilement les différents personnages face à un ennemi en particulier. Vous pourrez aussi combiner les attaques de deux combattants pour créer des arts offensifs qui peuvent se montrer dévastateurs. Ces assauts en groupe permettent encore de faire baisser plus rapidement la jauge de break d'un adversaire, et les dégâts infligés seront bien plus importants une fois que cette dernière sera à sec. Enfin, cette technique est indispensable pour réaliser des overkills à la manière d'un Valkyrie Profile ou d'un Cross Edge : lorsque vous tuez un adversaire, vous pouvez ensuite remplir sa jauge de vie en continuant de le bourrer de coups, vous réalisez alors un overkill et vous récoltez quelques objets supplémentaires. Il s'agit là certes de mécanismes relativement classiques, mais qui demeurent solides et sympathiques. On retrouve d'ailleurs d'autres fonctionnalités qui ne surprendront pas les amateurs du genre comme la possibilité de faire monter le niveau de ses équipements ou la présence d'une forge pour créer ses propres items. Au final, on se retrouve donc avec un tactical-RPG qui manque furieusement d'originalité hormis son aspect jeu de drague. Les joueurs les plus patients trouveront tout de de même des mécanismes bien pensés qui leur offriront des combats tactiques demandant une bonne dose de réflexion.

Les notes
  • Graphique 10 /20

    La modélisation prête à sourire, les phases de combat semblent directement issues d'une autre génération de console, mais les gros plans des protagonistes sont plutôt bien réalisés et les artworks sont de bonnes qualités.

  • Jouabilté 13 /20

    Le système de combat n'est pas forcément très original mais l'ensemble est carré et fonctionne plutôt bien. On regrette que la navigation dans les menus ne soit pas un poil mieux pensée.

  • Duree 18 /20

    L'aventure est incroyablement longue et la difficulté est au rendez-vous. Le rythme du jeu est loin d'être frénétique. Il faut être particulièrement patient et avoir pas mal de temps devant soi pour en profiter.

  • Son 11 /20

    Les voix japonaises passent assez bien mais les musiques répétitives et survoltées risquent parfois de vous fatiguer.

  • Scénario 10 /20

    Le scénario est une accumulation de clichés qui se laissent digérer tranquillement mais qui ne vous laisseront pas un souvenir impérissable.

Il est difficile de noter un jeu tel que Agarest : Generation of War Zero. L'aspect technique et l'originalité ne sont visiblement pas les points forts du titre mais les joueurs les plus patients y trouveront sans problème une belle occasion de se creuser les neurones lors de combats millimétrés. Ils profiteront ainsi d'une aventure à rallonge qui s'étend sur plusieurs générations de personnages.

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L'avis de miniblob
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Journaliste de jeuxvideo.com
27 juillet 2011 à 17:41:08
13/ 20
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16/ 20
Mis à jour le 27/07/2011 Voir l'historique
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