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Test du jeu Alisia Dragoon sur MD

Test : Alisia Dragoon
MD
Alisia Dragoon
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de OldSchoolBobby
L'avis de OldSchoolBobby
MP
Journaliste jeuxvideo.com
13 mai 2011 à 14:46:00
17/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (19)
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16.7/20
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Eh ! Mais il a l’air cool ce jeu ! En plus, sur la jaquette il y a une nana superclasse avec un dragon ! Et elle porte un bikini doré ! Dis, M'man, j'peux l'acheter ? Je sais que je me suis trompé quand je t'ai réclamé Last Battle, mais là, il a l’air vraiment trop bien pour de vrai. Même que c'est un jeu moderne, avec une femme indépendante qui combat les méchants, quoi ! En plus, sur les images au dos de la boîte, on voit que je dois m'occuper de mes dragons comme de vrais animaux ! C'est pas juste de la violence, c'est ludique quoi ! Alors, je peux l’avoir M'man ? Vas-y !

Alisia Dragoon

Deux ans se sont écoulés depuis cet achat maudit, et tu ne respectes toujours pas ta pauvre mère ? Bon, au moins, cette fois-ci, tu es tombé juste. Alisia Dragoon est un très bon jeu. Parmi toute la gamme action / plates-formes disponible sur Mega Drive, le soft se démarque par une ambiance et un gameplay atypiques. Côté scénario en revanche nous avons là une histoire plutôt classique et peu développée : Alisia est la fille d'un magicien très puissant, jadis torturé à mort par le démon Baldour. Devenue à son tour une puissante magicienne, on comprend que la belle soit fermement décidée à vaincre Baldour alors que celui-ci revient sur Terre, endormi dans son cocon. Pour cela, Alisia doit retrouver et détruire le cocon avant Ornah, un fidèle de Baldour qui souhaite le retour de son maître. Le personnage d'Ornah se révèle un adversaire charismatique et élégant, une bonne surprise qui renforce le souffle chevaleresque de la quête d'Alisia. Cette petite histoire a surtout le mérite de ficeler les niveaux entre eux avec des transitions minimales toujours appréciables (Alisia embarque à bord d'un vaisseau, par exemple).

Alisia Dragoon
Comment ne pas craquer ?
Pour se défendre à travers chacun de ces niveaux, notre héroïne frappe à grands coups de tonnerre et peut compter sur ses compagnons d'infortune, quatre dragons. Magie, santé et dragons sont aussi susceptibles d'amélioration grâce à certains items. L'usage du tonnerre est assez particulier puisque chaque coup vise automatiquement l'ennemi le plus proche situé devant Alisia. Il suffit donc de se placer et d'appuyer sur la touche correspondante pour voir le malheureux réduit à néant ! Mais attention, une jauge empêche de tomber dans l'abus : si vous épuisez toute la magie, vous vous retrouvez vulnérable quelques secondes pendant que l'énergie se recharge. Si au contraire la jauge est remplie vous pouvez déclencher un éclair foudroyant, annihilant la plupart des ennemis autour de vous. Et des ennemis... Alisia en rencontre toute une armée. Il n'est pas rare qu'une vague de quatre ou cinq monstres surgisse tout à coup devant le joli minois de notre magicienne ! Attaquer en sauts, par petits coups, ou en maintenant la touche enfoncée, en marchant ou baissée, maîtriser les subtilités du tonnerre est vital pour en réchapper.

Alisia Dragoon
L'éclair foudroyant décrit un cercle autour d'Alisia et ne pardonne personne, pas même un ninja.
Tout aussi importants, les amis volants d'Alisia (dirigés par l'ordinateur) bénéficient pour chacun d'un style propre. Le premier dragon (Dragon Frye nous dit le manuel) crache de terribles boules de feu à l'horizontale, mais c'est aussi un bourrin qui ne recherche pas la précision. Vient ensuite Ball O'Fire, une drôle de boule de feu vivante avec laquelle il vaut mieux éviter tout contact, puis Thunder Raven, un majestueux dragon capable de créer un flash qui touche tout ennemi à l'écran. Enfin Boomrang Lizard, comme son nom l'indique, est un petit lézard volant, lanceur de boomerangs aux trajectoires alambiquées. Chaque dragon dispose de sa propre réserve de points de vie et de sa propre jauge d'attaque, plus ou moins rapide à se remplir. Il faut donc apprendre à jongler entre ces différents styles et sélectionner le bon compagnon pour telle ou telle situation. Il est même possible de se passer des dragons, une option salvatrice pour préserver un allié mal en point (ce qui peut vite arriver puisque l'ordinateur ne cherche pas à esquiver). À noter enfin que le menu de sélection fige l'action, de manière à ne pas se retrouver perdu et hésitant au beau milieu d'une vague d'ennemis. En combinant le lock automatique du tonnerre et la gestion tactique des dragons, ce gameplay intelligent et double met l'accent aussi bien sur les réflexes que sur la réflexion stratégique.

Alisia Dragoon
La jauge d'attaque des dragons se remplit même en leur absence.
Magie, démons, dragons... L'univers de ce Alisia Dragoon semble au premier abord appartenir au genre de la fantasy. Mais assez vite le scénario nous emmène du côté de la science-fiction, et ce mélange intriguant se révèle finalement très réussi. L'ambiance du titre parvient à tenir les deux bouts sans trop perdre en cohérence grâce à des choix graphiques judicieux. La palette de couleurs se montre variée mais se maintient dans des tons grisâtres, sombres, presque ternes, tout à fait justes dans cette atmosphère d'apocalypse médiévale. Seule la fin du stage 7 ose des tons plus éclatants, une rupture remarquable qui a pour effet de nous rendre inquiets, comme si quelque chose de tout à fait imprévu se préparait dans l'antre du dernier boss... La plupart des ennemis bénéficient eux aussi de couleurs plus vives, ce qui permet de les repérer du premier coup d'œil dans les décors et de réagir immédiatement. Tout ce joli monde s'anime sans problème, même si on peut déplorer l'attitude rigide d'Alisia qui heureusement n'affecte pas la précision de la maniabilité. Dans l'ensemble Alisia Dragoon nous livre une ambiance intéressante, où cavernes bleutées côtoient mécanismes ultra-futuristes.

Alisia Dragoon
Le stage 6 propose un level design étrange, avec ces couloirs obliques.
Cette ambiance est également soutenue par une bande-son tout simplement époustouflante, au souffle épique déchirant. Les thèmes de chaque niveau respirent l'aventure — pas n'importe quelle aventure, mais proprement celle d'Alisia, notre aventure. Chaque musique correspond avec une justesse impressionnante au moment et au niveau joué. Alors qu'Alisia vient de détruire tout un vaisseau volant et doit gravir une montagne, une sorte de thème victorieux nous accompagne, avec quelques nuances pour maintenir cette impression de risque, de menace tout au long du jeu. Les choix musicaux aux accents tantôt celtiques, tantôt dramatiques, mélancoliques, savent céder la place à de bons vieux morceaux plus électroniques et bien rythmés lors des boss. Effets sonores en tout genre ne viennent heureusement pas gâcher cette réussite. Ils servent souvent à signaler à l'oreille ce qui se passe à l'écran (ennemis, items, attaques, etc.), ce qui est très utile quand vous faites face à une soudaine vague d'ennemis ! Le petit cri d'Alisia lorsqu'elle se fait toucher a ceci d'étonnant qu'il souligne la fragilité de la magicienne plutôt que sa force, comme pour nous impliquer davantage, nous donner envie de la protéger et de lutter contre la menace que représentent Ornah et Baldour. D'ailleurs le huitième et dernier stage, dédié au boss final, offre un affrontement des plus classieux, dont vous n'êtes pas prêt d'oublier ni la musique, ni la difficulté.

Alisia Dragoon
Survivre dans ce jeu est difficile, mais remarquez, cela vaut aussi pour les ennemis.
Car voilà, Alisia Dragoon ne fait pas dans la dentelle ! Outre les quelques petits défauts que nous avons mentionnés çà et là, c'est clairement la difficulté du titre qui peut laisser dubitatif. Jusqu'au stage 4 il n'y a rien d'insurmontable, dès lors que les mécanismes du gameplay sont devenus familiers. Les stages 5 et 6 se corsent quelque peu, mais c'est à partir du stage 7 que la difficulté devient sérieuse. Le boss de ce stage est inutilement difficile et long, nous obligeant à apprendre par cœur telle ou telle technique et à la répéter de longues minutes sans se permettre la moindre erreur. Ce genre de difficulté nuit à l'action plus qu'autre chose, et ce, même si l'on trouve LA technique pour rendre ce combat moins long. Car celle-ci implique toujours l'utilisation la plus poussée possible des dragons, et du coup l'aventure se transforme en un pur calcul. L'action frénétique et épique se voit remplacée par un mauvais tour par tour sans âme, où l'action est sans cesse figée, mise en pause, pour pouvoir sélectionner l'arme adaptée. Sinon le challenge proposé permet tout de même de rallonger la durée de vie, qui tombera à une petite heure, une fois le jeu dompté. Bonne surprise aussi, le soft intègre une véritable part d'exploration puisque chaque niveau recèle quelques recoins et items cachés. Ceux-ci permettent le plus souvent de soigner voire d'upgrader notre magicienne et ses compagnons, mais on trouve aussi de quoi ressusciter les éventuels dragons tombés au combat. Et comme au départ Alisia ne possède qu'une seule vie, la difficulté nous pousse vite à explorer pour dénicher les précieuses continues !
Les notes
  • Graphismes 17 /20

    Nous pourrions déplorer le manque d'inventivité des environnements, mais le mélange entre fantasy et science-fiction est tellement réussi qu'il permet de passer outre. Cette ambiance grisâtre d'apocalypse nous embarque et nous fait réellement sentir qu'une menace plane, qu'il nous faut agir. Il reste que le bestiaire d'ennemis (Baldour compris) est inspiré mais peu marquant, et on note surtout la rigidité de l'animation de notre héroïne.

  • Jouabilité 18 /20

    Plus orienté action que plates-formes, Alisia Dragoon ose un gameplay inventif et réussi, à la fois brutal et technique. Une fois la difficulté du soft assimilée, foudroyer les nuages d'adversaires devient un vif plaisir tant le jeu fait appel à nos réflexes et à notre esprit tactique. L'intelligence artificielle douteuse des dragons demeure dans les limites du raisonnable et il est de toute façon toujours possible de s'en passer pour progresser. Les boss de base ne se démarquent pas plus que les ennemis par leur charisme mais ils proposent des affrontements très corrects. Enfin la part d'exploration rattachée au côté RPG du titre (avec possibilité d'upgrade et items cachés) constitue une excellente surprise et permet de rafraîchir un level design souvent classique.

  • Durée de vie 14 /20

    Poussée jusqu'à devenir abusive la difficulté du titre risque d'en rebuter certains. Les autres y verront un challenge appréciable et une raison supplémentaire d'arpenter chaque niveau à la recherche de tous les items, afin de se préparer au mieux. A noter qu'un mode Hard existe pour les plus acharnés : ennemis plus puissants, boss avec trois fois plus de vie, etc. !

  • Bande son 18 /20

    Tous les thèmes ne sont pas égaux et inoubliables, mais tous illustrent à merveille l'ambiance voulue. Maintenant, certains morceaux sont tout à fait splendides et permettent à Alisia Dragoon de se hisser parmi les grandes OST de cette chère Mega Drive. Certains ennemis minuscules et peu visibles auraient gagné à avoir un effet sonore, mais au moins les musiques ne sont pas envahies par de mauvais bruitages. Même les intertitres annonçant les niveaux, tous différents, nous offrent à chaque fois quelques jolies notes et nous invitent à poursuivre l'aventure...

  • Scénario 12 /20

    Une femme aidée de dragons affronte une sorte de chevalier blanc. Plutôt amusant pour un univers médiéval ! Autrement, le maigre scénario du jeu, dispersé entre le manuel et quelques cinématiques, permet avant tout le mélange entre fantasy et science-fiction.

Excellent dans les grandes lignes, Alisia Dragoon pêche sur quelques points de détail que nous ne pouvons passer sous silence. Doté d'une réalisation de haut vol sous ses apparences austères, le soft de Game Arts vaut aussi et surtout pour son formidable gameplay. À la fois nerveux et intelligent, celui-ci contribue même au souffle épique et dramatique de la quête d'Alisia.

Profil de OldSchoolBobby
L'avis de OldSchoolBobby
MP
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13 mai 2011 à 14:46:00
17/20
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L'avis des lecteurs (19)
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Mis à jour le 31/08/2017
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