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Cadaver
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Test du jeu Cadaver sur ST

Test : Cadaver
ST
Cadaver
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Magmuzo
L'avis de Magmuzo
MP
Journaliste jeuxvideo.com
23 mars 2011 à 15:01:53
18/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (2)
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18.5/20
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A sa sortie en 1990, Cadaver est unanimement salué et primé par la presse spécialisée et les revendeurs. Les joueurs suivront et, à juste titre, s'y adonneront sans mesure. C'est l'équipe mythique des Bitmap Brothers, auteurs du furieux Speedball 2 : Brutal Deluxe, le briseur de joystick, qui réalise ce jeu de quête et de résolution d'énigmes sous le label Image Works. Petite révolution vidéoludique, Cadaver, presque contemporain des jeux aux pixels monochromes aujourd'hui oubliés, aurait pourtant encore sa place sur DS ou PSP de nos jours, vingt-et-un ans après.

Cadaver

Dans Cadaver, le joueur endosse l'armure d'un voleur de trésors, le nain Karadoc. Sur les conseils de confrères, le voilà parti dans les marais poisseux menant à l'entrée des souterrains du château Wulf pour le piller et par la même occasion occire son dernier occupant, le vil sorcier Dianos. Seul et sans arme, il lui faut maintenant progresser à travers les dédales de salles et de couloirs des cinq niveaux qui le mèneront jusqu'au donjon tout en ramassant pierres précieuses et pièces d'or sur son passage. Mais cette promenade n'a rien d'aisé. Pour débloquer les portes et trappes fermées, il lui faudra en effet fouiller les lieux à la recherche d'indices, actionner des mécanismes, rechercher objets et potions, résoudre des énigmes et, bien sûr, éviter les pièges.

Cadaver
Le début de votre aventure.
Dans sa mission, Karadoc aura à sa disposition un sac à la capacité limitée dont le contenu sera listé sous forme d'un parchemin où seront remisés les objets plus ou moins précieux ramassés. Sa gestion est un autre casse-tête devant la quantité d'ustensiles, sorts et potions rencontrés et leur possible utilité pour la suite de l'aventure. Et si certaines nourritures et certaines fioles ramassées pourront restaurer le niveau de vie, d'autres lui seront néfastes, tout comme les derniers occupants du château. Car notre ami va devoir aussi affronter quelques monstres placés ici et là pour gêner sa progression. Hormis les araignées et autres gros lombrics, le bestiaire, assez réussi, est plutôt tourné vers le mollusque monstrueux et le gluant. Si la plupart de ces morves rampantes et autres globes oculaires volants ne sont dangereux qu'à leur contact, certains crachent des projectiles. Pour les combattre, l'arsenal disponible est faible : un petit sac de cailloux. C'est donc bien en caillassant ses ennemis par des petits jets à courte distance que le nain sauvera sa vie. Si les projectiles sont petits, ils sont aussi précieux et leur utilisation devra être raisonnée, en attendant de pouvoir accéder par la suite à des shurikens plus redoutables.

Cadaver
Les salles sont parfois étroites.
Pour faire tout cela, Karadoc dispose d'un combo de base éprouvé. Il marche ou il saute... Ses bras restent piètrement ballants le long de son corps, mais il peut heureusement interagir avec son environnement en entrant au contact des objets et autres leviers. L'interface d'action placée dans le bas à gauche de l'écran affiche alors sous forme de pictogrammes les différentes possibilités offertes pour l'objet en question comme actionner, jeter, prendre, poser ou manger. La partie droite est quant à elle réservée aux informations de base soit la jauge de vie, le nom de la salle ou l'objet touché. L'essentiel est occupé par la salle visitée, représentée par une 3D isométrique efficace qui séduit immédiatement par la qualité de son graphisme bande dessinée aux couleurs pastel et de son environnement soigné. Des murs suintants des bas-fonds aux riches tentures des appartements seigneuriaux, le voyage est, sans nul doute, de grande qualité. Dès 1984, le jeu Knight Lore avait imposé les bases de ce gameplay comme un classique repris pendant les six années suivantes. Et Cadaver aurait mérité le pilori plus que les honneurs s'il n'avait été un précurseur en offrant un résultat graphiquement bluffant et un contenu addictif.

Cadaver
Quelques habitants par très dociles.
Car il est vrai que l'on a diablement envie de le terminer. Ouvrir encore une porte, une seule, pour aller encore un peu plus loin. Découvrir encore une salle et débloquer encore une trappe pour ramasser encore un peu plus d'or devient une obsession. Et pour cela on est prêt à tout, même au plus ridicule. Empiler des jambons et des bougeoirs pour tenter d'accéder à un levier est monnaie courante. Mais réaliser des empilements d'objets avec un Karadoc à la dextérité d'une palourde n'est pas si simple. Il faut calculer la bonne position du gaillard pour que le jet du jambon soit efficace. Sauter sur celui-ci et y rester en équilibre est une vraie gageure, quand le saut raté ne pousse pas le morceau de charcuterie dans un endroit inaccessible, voire dans un trou... Un parchemin posé sur un monstre rampant s'avère être un promontoire possible pour que le nain puisse se promener en hauteur mais le moindre contact avec la bête dû à une mauvaise position est funeste. Le joueur est aussi amené à des combinaisons d'objets et d'actions les plus improbables pour résoudre les énigmes. Jeter un os dans la mare du serpent de mer pour qu'il vous donne un parchemin ? Pas de problème. Ou plutôt si, effectivement, là, il y a un problème... Les indices recueillis, quand on a la chance de les avoir trouvés en fouillant les poches d'un cadavre ne sont pas forcement des plus clairs. Et il faut bien avouer que sans aide, le jeu est très difficile à terminer seul. Et sans les forums de joueurs pour dénicher les précieuses soluces, point de salut. Il faut le jeter où déjà, le jambon ?

Les notes
  • Graphismes 18 /20

    Un des points forts des Bitmap Brothers. Cadaver est un véritable dessin animé jouable, prouesse pour l'époque. L'animation est fluide même si elle paraît un peu saccadée aujourd'hui. Par contre l'effet final où l'écran vire au noir et blanc et vibre curieusement dans un grésillement aigu est calamiteux et terrifiant car il nous fait croire à un plantage intégral du jeu au moment ultime.

  • Jouabilité 16 /20

    La prise en main est rapide, l'interface étant simple et efficace. Un joystick à un seul bouton est suffisant. Les monstres se déplacent assez lentement pour qu’on puisse les caillasser sans vraiment trop de problème une fois la bonne distance de tir acquise. Pour les passages délicats, une petite sauvegarde, possible à tout moment, est nécessaire afin de retenter sa chance. A noter que l'ouverture de l'interface d'action au contact d'un objet peut être malheureuse lors des phases de combat, le tir devenant alors impossible.

  • Durée de vie 17 /20

    Avec les soluces, il faut quatre heures pour boucler le jeu. Mais sans elles on passe des nuits entières à errer dans les couloirs du château Wulf, à tenter les combinaisons les plus folles et détrousser toutes les dépouilles rencontrées. Un accès défendu devient un ennemi personnel et on s'entête à déjouer l'intrigue de Cadaver. Une véritable obsession...

  • Bande son 16 /20

    La musique est absente et c'est dans un silence pesant que Karadoc va arpenter ce vaste labyrinthe. Loin de nuire au jeu, ce silence met en valeur les bruitages et leur importance. Bruits de leviers, cliquetis des serrures, raclements des objets déplacés et mécanismes de portes sont des indices de la bonne progression. Quant aux créatures, elles meurent en jetant un superbe cri féminin sorti tout droit d'un bon vieux film d'horreur.

  • Scénario 15 /20

    A défaut d'être novatrice, l'histoire est efficace. Le labyrinthe casse-tête de ce château est très vite enivrant. Seul bémol, le Graal de cette quête est bien mince et vite envoyé alors que l'engagement du joueur a été total pendant de nombreuses heures. On aurait aimé voir ce brave nain mieux récompensé de tous ses efforts.

Les Bitmap Brothers signent avec Cadaver un jeu d'énigmes prenant, digne ancêtre d'un mix du Professeur Layton et de Lego Harry Potter. Devant son succès, ils réalisent un an plus tard une suite du même tonneau, Cadaver : The Pay Off qui ne décevra pas. Et leurs futures productions comme Speedball 2 ou Gods seront attendues avec ferveur par les joueurs des années 90. Mais il faut se méfier de Cadaver. Partir en balade avec le nain, c'est risquer de ne pas en revenir de sitôt. Et c'est bien grâce à lui que l'on avait la chance de pouvoir devenir un des premiers no life de l'histoire du jeu vidéo. Peut être l'origine de son titre ?

Profil de Magmuzo
L'avis de Magmuzo
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Journaliste jeuxvideo.com
23 mars 2011 à 15:01:53
18/20
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L'avis des lecteurs (2)
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Mis à jour le 23/03/2011
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