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Test : Jazz JackRabbit
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C'était il y a longtemps. Bien avant la création de Gears of War. Cliff Bleszinski, les bras chargés de pizzas, ouvre la porte de son studio, dans lequel son pote Arjan Brusse martèle la manette de sa Mega Drive pour terminer Sonic The Hedgehog, tandis que la télévision crachote une rediffusion de Rambo. Cliff s'arrête dans l'entrée, observe la scène, puis pousse ce cri désormais célèbre : « Eurêka » ! On pourra douter de l'authenticité de ces évènements, mais une chose est sûre : Jazz JackRabbit venait de naître.

Jazz JackRabbit ? Mais oui ! Le petit lagomorphe à la teinte radioactive, au bandana rouge et au fusil bleu deux fois plus gros que lui. Lancé comme un pied de nez à la figure du hérisson bleu Sonic en 1994, il était l'un des premiers jeux d'Epic Games, le studio qui plus tard fera l'unanimité en développant la série des Unreal Tournament et autres mythiques Gears of War. À vrai dire, et avec le recul, la relation entre Epic Games et le lièvre d'Esope mutant semble évidente : qui d'autre aurait pu créer un jeu dans lequel on ne vous demande que de tirer sur tout ce qui bouge ?

Cassez, tuez, pillez !

Le jeu nous emmène dans une galaxie lointaine (très lointaine ?), où les tortues ont pris la grosse tête après leur victoire sur les lièvres (à la course !) en 600 avant Jésus-Christ. Le gros méchant Devan Shell conquiert les planètes, une par une, jusqu'à tomber sur une résistance insoupçonnée : le royaume de Carrotus, et sa population de lapins. Furieux, il kidnappe la princesse Eva Earlong. Le héros de Carrotus, Jazz JackRabbit, est envoyé à la rescousse, et il voyage de planète en planète, traquant inlassablement les Tortues Terroristes avec son LFG-2000 (!!!). Évidemment, chaque monde est truffé de pièges en tous genres, mais ça ne peut être que du menu fretin pour un lapin vert avec un gros flingue.

Les décors sont très, très jolis.

On incarne donc Jazz, qui court comme le vent dans des labyrinthes truffés de trésors. Jazz est aussi rapide que Sonic (normal, c'est un lapin), mais dispose en plus d'un véritable arsenal pour bousiller l'opposition. Outre les balles conventionnelles (disponibles en quantité illimitée), son fusil peut également cracher des flammes (le « Toaster »), des roquettes, des bombes rebondissantes, voire carrément de la dynamite. Autant dire que les tortues et autres sales bêtes qui se mettront sur son chemin vont passer un sale quart d'heure ! Et si Jazz se fait mal, il n'aura qu'à trouver une carotte et sa jauge de vie reprendra une belle couleur bleue. Par ailleurs, il pourra également récolter des pick-up pour encaisser plus facilement les coups ou augmenter la cadence de tir du LFG-2000. Les tortues ont également eu la mauvaise idée d'enfermer l'ami perroquet de Jazz : délivrez-le, il collera une sacrée rouste à tous ces reptiles mégalos !

Au moins, ça a le mérite d'être clair.

Jazz JackRabbit est quand même doté de quelques petites subtilités fort sympathiques. Tout d'abord, il faut savoir que le compteur tourne ! Ce n'est pas une menace en mode Facile ou Normal, mais au-delà (Ô vous, modes Hard et Turbo !), la limite de temps devient franchement problématique, puisqu'il vous faudra boucler les tableaux en moins de quatre minutes ! Jazz court vite, certes, mais quand même ! À la manière d'un Contra, il va rapidement être nécessaire de connaître tous les mondes par cœur pour éviter trop de mauvais contacts... De plus, pour augmenter les chances de succès (et réaliser le plus gros score possible), il sera important de fouiller les zones de fond en comble : en récoltant tous les bonus et en éliminant tous les ennemis, on accède à un stage spécial, où Jazz évolue dans un environnement en 3D et doit récolter des gemmes bleues, la récompense étant une vie supplémentaire. Ces stages rappellent étrangement les niveaux bonus de Sonic, mais cela est après tout peu étonnant.

Ooooh yeah !!!

Néanmoins, on prend plaisir à se perdre dans ces labyrinthes. Pourquoi ? Tout simplement parce que Jazz JackRabbit jouit d'une réalisation sonore particulièrement soignée. Le nom du héros n'a rien d'anodin ! À travers Diamondus, Technoir, Letni et le cultissime Tubelectric, on en prend plein les oreilles (sans jeu de mot), avec des thèmes funky, évidemment jazzy, parfois naïfs, jurant alors délicieusement avec la violence que propose le titre. En ce qui concerne la patte graphique, elle est, elle aussi, magique : comment ne pas sourire devant les mimiques de Jazz imitant Bugs Bunny, ne pas éclater de rire devant les cinématiques, ou ne pas être émerveillé par l'avalanche de couleurs qui abrite chacun des trente niveaux ? Rien n'est à considérer au premier degré. C'est bien là la grande force de Jazz JackRabbit : il est impossible de prendre quoi que ce soit au sérieux. Les décors merveilleux défilent à toute vitesse, on écoute en boucle les thèmes musicaux, et on s'amuse comme un fou.

Même avec dix-sept ans de recul, Jazz JackRabbit n'a pas vieilli. Cette perle immortelle, annonciatrice du génie inné d'Epic Games, ne cesse de nous surprendre encore et encore. C'est certain, il y a bien un passage secret que nous avons manqué, quelque part, gardé par une tortue sur une fusée. Aujourd'hui, quand le nom du jeu est évoqué, c'est une nouvelle lumière au loin qui s'allume. Tous attendent un retour en grande pompe du lapin, avec un fusil bleu à la patte et une carotte aux incisives.

Les notes
  • Graphique 18 /20

    La question est de savoir comment une telle beauté a pu tenir sur une disquette ?! Les environnements bourrés de détails nous enivrent, l'animation est incroyablement fluide, l'humour est omniprésent, victoire totale ! Tout pétille !

  • Jouabilté 18 /20

    Courir, sauter, tirer comme un dingue ! Autant se demander si Sonic The Hedgehog est injouable... Parfois, la vitesse peut nous prendre de court, mais il est possible d'activer le mode Slow Motion qui rend la progression beaucoup plus aisée en cas de pépin. Du grand art !

  • Duree 15 /20

    Finir le jeu en ligne droite ne prendra qu'une dizaine d'heures, grand maximum. Ensuite, tout dépendra de votre volonté de terminer à 100 % les neuf épisodes, composés chacun de trois niveaux, eux-mêmes scindés en deux actes (si !), auxquels viennent s'ajouter l'extension de Holiday Hare 1995, et toute une tripotée de tableaux secrets à découvrir... Vous n'êtes alors pas près de voir Jazz s'arrêter de courir.

  • Son 19 /20

    La raison d'être de Jazz JackRabbit. Les musiques sont fabuleuses, mais les bruitages sont, bizarrement, un peu discrets. Il ne faut cependant pas oublier que le jeu était d'abord sorti sur disquette, donc que la mémoire disponible était relativement limitée. Reste les sons produits par Jazz en personne, mignons et hilarants. « What'ye doin' ? »

  • Scénario /

    Un lapin sauve une lapine dans l'espace... Ce n'est qu'un prétexte à une montagne de fun en non-stop, dont on pourra rire sans aucun problème, puisque son déroulement ne dépend que de cinématiques complètement déjantées.

Il n'y a guère qu'un terme pour décrire Jazz JackRabbit : jouissif. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, on est loin de la parodie pure de Sonic The Hedgehog. C'est typiquement le genre de jeu devant lequel on se surprend à sourire comme un dément, et à hurler des « Hell, yeah ! » à chaque succès. Ne souffrant d'aucun temps mort, l'œuvre d'Epic Games reste une référence dans un monde où les Italiens en salopette et les échidnés à chaussures occupent le devant de la scène. Le gros gun ou la mièvrerie ? À vous de choisir !

Profil de Pseudo supprimé
L'avis de Pseudo supprimé
18 mars 2011 à 15:12:14
18/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (12)
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17/ 20
Mis à jour le 18/03/2011 Voir l'historique
PC Shoot'em Up Plate-Forme Epic Games
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