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Hyperdimension Neptunia
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Test : Hyperdimension Neptunia
PS3
Hyperdimension Neptunia
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Profil de Romendil
L'avis de Romendil
MP
Journaliste jeuxvideo.com
09 mars 2011 à 16:44:27
7/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (33)
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14.3/20
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Présenté comme une métaphore de la guerre des consoles opposant Sony, Microsoft et Nintendo, Hyperdimension Neptunia avait de quoi capter l'attention des joueurs en les projetant dans un cadre insensé, bourré de références à l'industrie du jeu vidéo. Dans les faits, le soft s'apparente surtout à un RPG truffé de défauts et beaucoup moins inspiré que ne le pressentaient les plus optimistes d'entre nous.

Hyperdimension Neptunia

Imaginez un univers baptisé Gamindustri abritant deux mondes bien distincts, celui des humains et celui de Celestia. C'est dans ce dernier que réside le CPU (Console Patron Unit), une divinité qui va malencontreusement briser l'équilibre du monde en créant quatre nouvelles déesses régnant chacune sur un continent flottant en perpétuel mouvement. Dès son introduction, Hyperdimension Neptunia affiche clairement son ambition métaphorique au travers des noms donnés aux déesses et à leurs planètes respectives. Green Heart règne sur Leanbox (Xbox/Microsoft), White Heart sur Lowee (Wii/Nintendo), Black Heart sur Lastation (Playstation/Sony) et Purple Heart sur Planeptune (Sega). Comme dans notre réalité, c'est cette dernière qui fait les frais de cette guerre des consoles, échouant malgré elle dans le monde des humains sous l'apparence d'une mortelle amnésique.

Hyperdimension Neptunia
Les déesses Playstation et Xbox personnifiées dans cette image de Hyperdimension Neptunia.
Le joueur incarne donc Neptune et doit partir à la recherche de mystérieux fragments éparpillés sur chacun des quatre continents flottants. Durant les affrontements, vous aurez la possibilité de revêtir votre forme divine de Purple Heart pour booster sensiblement les capacités de Neptune, ce qui ne sera pas le cas des deux héroïnes qui vous accompagneront durant une bonne partie de l'aventure. Construits à partir des noms des sociétés partenaires lors du développement de Hyperdimension Neptunia, ces personnages se prénomment Compa (Compile Heart) et IF (Idea Factory), et seront rejoints ultérieurement par Gust (GUST) et Nisa (Nippon Ichi Software). Tout cela prête à sourire, d'autant que les héroïnes ne manquent pas de charme, mais encore faudrait-il que cet enrobage purement fan service ne dissimule pas un fond complètement creux. Et c'est justement là que les choses se gâtent sérieusement...

Hyperdimension Neptunia
Le système de combat est lent, lassant et laborieux.
Hyperdimension Neptunia est construit à la manière d'un dungeon-RPG. C'est-à-dire que le scénario n'est qu'un prétexte pour que l'on se voie assigné une multitude de quêtes visant à nous faire arpenter des donjons générés aléatoirement, faussement labyrinthiques car minuscules et surtout extrêmement linéaires. Ne parlons pas de la réalisation graphique désastreuse qui ferait déjà pâle figure sur PS2, ni de l'absence de pertinence du level design. Une fois précipité à l'intérieur d'un donjon, vous n'aurez qu'une envie : en sortir le plus vite possible. Pour cela, il existe trois solutions. Soit vous trouvez et atteignez directement la sortie, soit vous terrassez un ennemi spécifique faisant office de boss, soit vous parvenez à dénicher un objet spécial qu'on vous aura demandé de retrouver. Des variantes existent aussi dans le cadre des quêtes chronométrées qui consistent le plus souvent à vaincre un certain nombre de monstres bien définis.

Hyperdimension Neptunia
Les clins d'oeil à l'industrie vidéoludique sont sympa, mais les effets ne leur rendent pas justice.
On se contente donc de suivre la mini-map pour trouver son chemin dans cette succession de couloirs, en recourant ponctuellement aux facultés propres à chacune des héroïnes. IF est par exemple la seule à pouvoir localiser les coffres invisibles situés aux alentours, tandis que Neptune peut briser certains rochers avec son marteau. Autant dire que ces subtilités ne vont pas chercher très loin, mais ce sont bien les seules présentes dans le titre. Les donjons étant tous de taille plutôt réduite, on passera la majeure partie de notre temps à batailler contre des adversaires ridicules, les rencontres étant aussi aléatoires qu'interminables, et ce en dépit de la possibilité de zapper les animations à volonté. Les affrontements se déroulent au tour par tour et permettent d'exécuter des combos variés en choisissant les attaques au fur et à mesure dans le but de réaliser les enchaînements les plus longs possible.

Hyperdimension Neptunia
La transformation HDD a le mérite d'accélérer un peu les affrontements.
Pour cela, il convient de définir manuellement la liste des combos en choisissant les finish moves qui débouchent soit sur un Combo Link, soit sur un Switch, soit sur une attaque spéciale plus puissante que la moyenne. Fastidieuse, cette étape de customisation est surtout complètement inutile puisqu'il suffit d'exécuter toujours les combos les plus efficaces pour s'en sortir. La transformation HDD (Hard Drive Divinity) de Neptune en déesse fonctionne de la même façon et a le seul mérite d'éviter que les combats ne s'éternisent trop. Et même si la plupart des attaques font preuve d'une certaine originalité en multipliant les clins d'oeil au monde du jeu vidéo (on combat des Slimes et des Pixelvaders et on invoque des disques R/W à l'image de Fantasy Zone), on s'empresse de zapper les animations tant leur réalisation fait peine à voir. L'un des points les plus affligeants du gameplay réside tout de même dans la gestion des skills auto, comme le soin, l'antidote ou encore la résurrection, que l'on ne peut pas utiliser manuellement. Autrement dit, il faut croiser les doigts et attendre que les personnages se décident à les employer eux-mêmes, ce qui dépend d'un pourcentage qu'on ne peut booster que très légèrement à chaque passage au niveau supérieur.

Hyperdimension Neptunia
Lorsque les continents se rapprochent, on peut éventuellement changer de planète.
Frustrants, poussifs et excessivement répétitifs, les affrontements de Hyperdimension Neptunia sont une calamité. Quant aux possibilités offertes en dehors des donjons, elles sont quasiment inexistantes. Le développement de l'histoire se fait uniquement via des dialogues aussi inintéressants qu'interminables et l'exploration des mondes se résume à déplacer un curseur sur une map horrible pour choisir sa destination. Lorsqu'un autre continent flottant est en approche, on peut utiliser le système de Terraportation pour s'y rendre après un rapide passage dans un donjon, mais les environnements n'en seront pas pour autant renouvelés. Le développement des personnages via les listes de combos, les skills auto ou encore l'obtention de processeurs permettant d'améliorer l'état de la transformation HDD et de cartouches élémentaires visant les faiblesses de l'ennemi ne sont que de la poudre aux yeux en termes de profondeur de jeu. Enfin, le prix des boutons Eject et Reset permettant de fuir les combats et de sortir des donjons est à l'image du prix du jeu : prohibitif. Espérons que tous ces arguments suffiront à vous convaincre de passer votre tour, car ce n'est pas Hyperdimension Neptunia qui redorera l'image du RPG nippon sur consoles HD.

Les notes
  • Graphismes 6 /20

    En dehors des artworks et du character design, la réalisation graphique est d'une pauvreté affligeante. Même les possesseurs de PS2 n'en voudraient pas.

  • Jouabilité 5 /20

    Le soft tombe tête baissée dans les pièges du dungeon-RPG et cumule les fautes de gameplay. Le paramétrage des combos est beaucoup moins subtil qu'il n'y paraît puisqu'il n'incite pas à varier les enchaînements. Quant aux skills auto, elles ajoutent un côté aléatoire aux combats dont on se serait volontiers passé.

  • Durée de vie 13 /20

    Si vous souhaitez aller jusqu'au bout pour rentabiliser le prix d'achat du soft, vous devrez vous armer de patience pendant plusieurs dizaines d'heures de jeu. Mais les plus lucides s'arrêteront sans doute beaucoup plus tôt pour économiser leur temps précieux.

  • Bande son 11 /20

    Quelques mélodies ne s'en sortent pas trop mal, mais, dans l'ensemble, la bande-son s'avère plutôt quelconque. Les doublages sont toutefois réussis et on a le choix entre les voix anglaises ou japonaises.

  • Scénario 8 /20

    Proposer une métaphore de la guerre des consoles dans un jeu vidéo semblait une idée alléchante, mais le résultat se révèle finalement beaucoup moins inspiré que prévu. Le titre est, certes, bourré de références à l'industrie vidéoludique, mais on ne se roulera pas par terre pour autant. Les textes sont en anglais uniquement.

Même si l'on ne peut qu'apprécier l'originalité du scénario qui sert de point de départ à Hyperdimension Neptunia, ce n'est certainement pas ce titre qui redorera l'image du RPG nippon sur consoles HD. En dehors de son character design purement fan service, tous les aspects du soft sont à revoir, aussi bien sur le plan technique que ludique.

Profil de Romendil
L'avis de Romendil
MP
Journaliste jeuxvideo.com
09 mars 2011 à 16:44:27
7/20
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14.3/20
Mis à jour le 09/03/2011
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