Gemini Rue
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Test : Gemini Rue
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Gemini Rue
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Journaliste jeuxvideo.com
02 mars 2011 à 17:42:26
12/20

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Les premières images et la bande-annonce de Gemini Rue ont sûrement eu le même effet sur tous les joueurs ayant connu et apprécié les jeux d'aventure des années 90. Tous ont dû ressentir un pincement au cœur, suivi d'une lueur d'espoir d'avoir un jour un nouveau tas de pixels à fouiller à la recherche d'un papier collant ou pourquoi pas d'un minuscule drapeau rouge. Avec sa réalisation rétro, Gemini Rue peut difficilement cacher ses influences puisées dans les aventures point and click de Lucas, Sierra et Delphine. La question est maintenant de savoir s'il s'en montre digne ou ne s'en sert que pour titiller notre fibre nostalgique.

Gemini Rue

Avant de plonger pleinement dans le test, il est bon de rappeler l'histoire de Gemini Rue. Pas celle du jeu, mais celle derrière le jeu. Précisons donc que Gemini Rue est principalement le travail d'un seul étudiant et qu'il s'agit là de son troisième jeu - le premier à connaître une telle "popularité". Comme ses deux prédécesseurs, Gemini Rue aurait très bien pu rester confidentiel et ne jamais dépasser un petit cercle d'initiés. Oui, mais voilà, le titre remporte en 2010 un prix dans un festival de jeux indépendants, et tape dans l'œil de l'éditeur Wadjet Eye Games qui décide alors de prendre le projet sous son aile. Des acteurs professionnels sont embauchés pour assurer le doublage des personnages et la machine promotionnelle se met en marche, d'où la vidéo mentionnée dans l'introduction et notre décision de tester le titre pour partager notre avis sur le produit.

Gemini Rue
Azriel parcourt toute la ville à la recherche de son frère.
Très film noir dans l'âme, Gemini Rue nous projette pourtant dans un futur où les voyages interplanétaires sont monnaie courante pour se rendre aux quatre coins de la galaxie. Le jeu s'ouvre dans un laboratoire médical. Attaché sur une chaise, un homme visiblement drogué subit de force un lavage de cerveau. Qui est-il ? Qui sont les docteurs qui l'entourent ? Pourquoi lui efface-t-on la mémoire ? Toutes ces questions ne trouveront leur réponse que bien plus tard. Dans l'immédiat, l'aventure commence sous une pluie battante, en compagnie d'un certain Azriel Odin. Avec son imperméable, sa désinvolture et surtout le fait qu'il cherche quelqu'un, le personnage passe pour un détective privé à qui il ne manquerait finalement qu'un feutre sur la tête. Azriel n'est pourtant pas détective. Il est simplement à la recherche de son frère et le contact qu'il devait rencontrer ce soir n'est pas là pour lui donner le tuyau nécessaire. Les premiers instants du jeu sont donc passés à repérer le fameux contact, puis à remonter la piste du frangin disparu depuis des années. Cette mission ne sera pourtant pas votre seul souci puisque assez tôt dans l'aventure, le jeu bascule brutalement vers le premier décor, celui du laboratoire de l'introduction. L'action reprend peu après la lobotomie et le joueur contrôle cette fois la pauvre victime, un certain Delta Six à en croire la voix que crachent les haut-parleurs. Il ne faut pas plus de quelques secondes pour comprendre que nous sommes dans un centre d'expérimentation, plus proche de la prison que de la salle de repos du CNRS. Détenu pour une raison qu'il ignore, Delta Six suit les directives de son docteur et assiste quotidiennement à des programmes d'entraînement aux armes à feu, seul moyen pour lui de gagner des tickets repas à utiliser à la cantine.

Gemini Rue
Les portraits des personnages principaux s'affichent à l'écran.
Nous voilà donc en présence de deux personnages avec la possibilité de passer à volonté (ou presque) de l'un à l'autre. Les deux héros sont très différents de même que leurs environnements, et pour ainsi dire leur façon de jouer. Une chose est toutefois commune pour les deux histoires : la réussite avec laquelle Gemini Rue parvient à nous entraîner dans son univers noir et déprimant. Pour Azriel, les décors sont sombres, humides, presque crasseux alors qu'il évolue dans une ville contrôlée par un groupe mafieux. Pour Delta Six, nous sommes dans un cadre bien plus stérile, où il ne semble pas y avoir grand-chose à faire. Pour être honnête, les premiers instants avec le détenu sont déstabilisants puisque la routine du prisonnier prend le pas sur le joueur et on se sent presque forcé de suivre les directives données par le docteur. Il y a pourtant un peu plus à faire qu'il ne semble dans le centre. C'est par exemple en compagnie de Delta Six que le joueur se familiarisera avec l'une des petites composantes ajoutées au gameplay point and click traditionnel.

Gemini Rue
Delta Six est complètement perdu dans son centre.
Gemini Rue inclut en effet des éléments d'action prenant la forme de séquences de tir contre des cibles en carton pour Delta Six puis de vrais ennemis pour Azriel. Comme dans les jeux Indiana Jones de l'époque, il faudra troquer la souris pour le clavier pour pratiquer ces phases plus musclées, et fort heureusement peu nombreuses. Il faut bien avouer que les échanges de tirs ne sont pas le point fort de Gemini Rue en dépit du petit côté réflexion qu'elles impliquent. Le personnage peut en effet se cacher, sortir de sa couverture de deux côtés différents, tirer, ou concentrer son tir pour loger une balle dans la tête de son adversaire et ainsi abréger le combat. Le tout est d'arriver à sortir suffisamment tôt pour avoir le temps de se concentrer. Rien de vraiment passionnant, mais pas un gros point noir non plus. Non, le principal défaut de Gemini Rue n'est pas dans ses phases d'action, mais bien dans ses séquences d'aventure, et plus particulièrement dans son interface. De mémoire de joueur, rarement une interface point and click aura été si mal pensée.

Gemini Rue
Les graphismes rétro parleront aux joueurs les plus anciens.
Dans les grandes lignes, la jouabilité s'inspire de titres comme Full Throttle ou Curse of Monkey Island, c'est-à-dire que l'interface apparaît avec un clic droit sur un élément actif du décor. Nous avons alors quatre actions distinctes représentées par un œil (examiner), une main (prendre, utiliser), une bulle (parler) et un pied (donner un coup de pied, grimper). L'inventaire quant à lui, apparaît sous les quatre icônes. Pour chaque action, il faut donc faire un clic droit sur une zone active de l'écran puis sélectionner l'icône ou l'objet à utiliser avec un clic gauche. Si on s'emmêle un peu les pinceaux au début, le comble arrive lorsqu'il s'agit de simplement examiner un objet dans son inventaire puisqu'il faut alors remplacer le clic gauche par un clic droit. Avec un simple clic gauche sur une zone de l'écran, il est aussi possible de répéter la dernière action entrée. Par exemple, si vous cherchez à ouvrir plusieurs portes, il suffit de passer par l'interface pour la première d'entre elles puis d'exécuter des clics gauches sur les suivantes. D'accord, tout est très simple sur le papier, mais dans le jeu, cela n'a rien de naturel. Et tout se complique encore d'un cran lorsqu'il s'agit de manipuler des caisses, ce qui arrive deux ou trois fois au cours de l'aventure. Dans ces cas-là, le simple fait d'attraper une caisse, la déplacer, monter dessus et franchir un mur impliquent une horrible combinaison d'actions, dont certaines seront même à réaliser au clavier. Un vrai cauchemar ! Gemini Rue pèche donc clairement à ce niveau-là.

Gemini Rue
L'aventure débute sous une pluie battante.
Pour le reste, le jeu s'en tire plutôt bien. D'accord, les graphismes ne sont pas les plus jolis du monde (même pour du rétro) mais l'ambiance générale est assurée. D'accord, les voix ne sont pas les plus convaincantes que l'on n'ait jamais entendues, mais elles passent quand même. D'accord l'histoire est parfois cousue de fil blanc, mais elle se laisse suivre sans problème et réserve même des rebondissements inattendus. Au final, à condition de savoir où on met les pieds (un jeu amateur loin des grosses productions actuelles à la Runaway ou Gray Matter), la balance penche plutôt en faveur de Gemini Rue et les amateurs d'aventure peuvent légitimement se laisser tenter.

Les notes
  • Graphismes 10 /20

    Basse résolution, décors baveux, animations archaïques... nous sommes loin des standards actuels en termes de graphismes, mais le charme rétro saura parler aux joueurs ayant survécu aux années 90. De toute façon, l'ambiance film noir futuriste est là, et c'est bien ce qui compte.

  • Jouabilité 9 /20

    L'interface n'est pas aussi pratique que ce que l'on est en droit d'attendre d'un point and click. On se perd un peu entre les clics droits et les clics gauches, sans parler des touches à utiliser sur le clavier pour manipuler des caisses ou utiliser l'arme à feu. On finit tant bien que mal par s'y habituer, mais un jeu d'aventure se doit d'être plus ergonomique.

  • Durée de vie 13 /20

    Il faut compter entre 6 et 8 heures pour voir le bout de l'aventure et comprendre le lien qui unit les histoires d'Azriel et de Delta Six. Les énigmes ne sont pas spécialement difficiles, même s'il faudra parfois passer les écrans au peigne fin pour déceler une zone active dans les décors.

  • Bande son 13 /20

    Les musiques sont assez discrètes, mais les thèmes parviennent à instaurer une ambiance mystérieuse. Les voix (en anglais) sont correctes, sans plus. Les anglophones noteront toutefois un jeu d'acteur sensiblement exagéré.

  • Scénario 15 /20

    Ancrée dans un univers futuriste proche de Blade Runner, l'histoire de Gemini Rue est assez courte, et comporte certains clichés, mais elle est plutôt bien menée et réserve aussi quelques surprises à la fin. Il faudra toutefois maîtriser l'anglais pour la comprendre puisque le jeu n'est pas traduit.

Soyons honnêtes, Gemini Rue n'est pas la bonne surprise que nous espérions en découvrant la bande-annonce. Pour autant, le titre reste agréable grâce à son ambiance film noir et à son scénario dont on veut connaître tous les tenants et aboutissants. Le côté très rétro de la réalisation graphique augmente aussi son cachet sympathie, à condition, bien sûr, d'être familier avec les jeux d'aventure des années 90. De toute manière, une version démo est disponible en téléchargement si vous n'êtes pas sûr d'accrocher.

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02 mars 2011 à 17:42:26
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Mis à jour le 02/03/2011
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