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Test : Knight Contracts
360
Knights Contract
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste jeuxvideo.com
25 février 2011 à 17:03:45
9/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (30)
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13.5/20
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Délaissant la science-fiction ou les univers bariolés et déjantés chers aux développeurs nippons, Namco Bandai s'envole vers l'Allemagne pour y puiser la sève nécessaire à la survie de son Knights Contract. Malheureusement, si les racines du titre sont bien ancrées dans la mythologie germanique, tout le reste baigne dans un classicisme déstabilisant. Récit d'un retour vers le passé...

Knight Contracts

Heinrich est immortel et quoi qu'on puisse en penser, cet aspect de sa personnalité est davantage vécu comme une malédiction que comme une bénédiction. D'ailleurs, il devra faire équipe avec la sorcière Gretchen, celle qui lui «offrit» son immortalité une centaine d'années de cela. Elle-même revenue à la vie sous la forme d'un Homonculus, la damoiselle va devoir sceller un pacte avec Heinrich afin de se défaire de Faust et de sa clique d'âmes damnées toutes dévolues à sa vision du monde. Voilà pour le pitch de départ qui nous plonge dans une Allemagne moyenâgeuse où la sorcellerie était aussi courante que les accusations sans fondement. Toutefois, jouons cartes sur table dès le départ. Si Knights Contract use bel et bien de la cosmogonie teutonne, il n'en reste pas moins classique, très classique dans sa façon d'appréhender le genre. Pourtant, l'idée de la complémentarité des deux héros semblait bonne, du moins de prime abord car dans les faits, elle ne sert à rien d'autre qu'à masquer la structure même du jeu semblant issue d'un lointain passé. Ainsi donc, plutôt que de proposer un héros mortel maîtrisant aussi bien les arcanes magiques que du combat à l'arme blanche, les développeurs ont opté pour un farouche guerrier ne pouvant mourir. Sympathique sauf qu'au final, cet élément desservira grandement le jeu. De fait, lorsqu'un ennemi vous découpera en petits morceaux et vous fera passer de vie à trépas, vous devrez appuyer frénétiquement sur une touche pour ressusciter. Ok sauf que dans ces moments-là, la belle Gretchen ne sera plus protégée. Stressant d'autant que ladite résurrection prendra une certain temps. Vous aurez bien la possibilité de continuer à donner des coups une fois le genou à terre, mais autant dire qu'on ne se fera pas prier pour tapoter le bouton afin d'être au top de sa forme.

Knight Contracts
Quelques objectifs seront à réaliser en un temps limité.
D'ailleurs, vous ne tarderez pas à le comprendre puisque si Gretchen vient à mourir, le tout sera synonyme de game over. En somme, on se rend compte au final que l'originalité liée à l'immortalité est rendue caduque à cause de l'aspect protectionniste du gameplay nous demandant constamment de faire attention à la sorcière pour éviter de sombrer dans le néant. De plus, si l'IA de la belle se révèle plutôt bonne, son énergie aura parfois tendance à baisser rapidement après s'être pris un coup, s'être fait projeter contre un élément du décor ou s'être fait choper par un adversaire. Bref, il ne faudra jamais baisser sa garde puisque la seule façon de remonter le niveau d'énergie de Gretchen sera de la prendre dans ses bras pendant quelques secondes. Le hic est qu'en plein combat ladite énergie remontera faiblement, ce qui nous vaudra constamment de lâcher la demoiselle, de se friter avec nos adversaires en espérant que la sorcière s'en sorte, de la reprendre dans nos bras et ainsi de suite. Un peu relou mais indispensable puisque seule Gretchen pourra lancer des sorts devenant au fil de l'aventure de plus en plus utiles. Mais avant de pouvoir profiter de la vingtaine de sorts à disposition, vous devrez au préalable éliminer ennemis et autres boss sans parler des sorts à dénicher. A ce sujet, sachez que vous pourrez aussi tenter de récupérer divers bonus comme des équipements pour Gretchen ou bien encore des pages de manuscrit. Mais revenons à nos moutons.

Knight Contracts
Histoire de vraiment bien plomber leur jeu, les développeurs ont opté pour des niveaux labyrinthiques. Epic fail !
Comme précisé plus haut, la miss pourra balancer des sorts. Elle ne le fera pas à proprement parler puisque c'est Heinrich qui lui en intimera l'ordre par le biais d'une combinaison de touches. Dans un premier temps, vous devrez néanmoins passer par un menu d'inventaire pour choisir quatre sorts ensuite accessibles par le biais d'un menu d'action rapide. Ici aussi, la complémentarité prévaudra puisque si le sort réussit à toucher un ennemi, Heinrich pourra alors balancer un finish move dans la foulée par le biais d'une action contextuelle. Comme précisé plus haut, la gamme de sorts évoluera au fur et à mesure, certains devenant même primordiaux pour toucher un adversaire. Ainsi, si vous pourrez utiliser un marteau géant pour assommer un ennemi, une lance pour détruire une armure, vous pourrez par la suite user d'une gigantesque faux, d'une lance énergétique pour toucher les ennemis volants, etc. En sus, une fois la jauge appropriée remplie, Heinrich pourra se transformer en berserker durant une poignée de secondes alors que Gretchen aura la possibilité de lancer une attaque magique dévastatrice. Intéressant, oui, sauf que ça ne servira pas à grand-chose face au monceau de problèmes présents : loadings incessants et longuets, cinématiques laborieuses cassant le rythme de la progression, chapitres labyrinthiques lourdingues et niveaux couloirs desquels ne ressort aucune impression de grandeur à l'inverse d'un Castlevania : Lords of Shadow pourtant basé sur le même principe. Bref, à moins de vouloir se persuader coûte que coûte que le jeu soit aussi total que l'oeuvre d'art que visait Wagner à Bayreuth, on fera vite une croix sur ce produit en allant chercher son bonheur chez la concurrence.

Les notes
  • Graphismes 11 /20

    Ayant été chercher leur inspiration dans la mythologie germanique, on aurait pu penser que Knights Contract aurait profité du choc frontal entre deux cultures bien distinctes. En un sens c'est un peu ça, le design résolument japonais des personnages se confrontant au classicisme des décors visités. Malheureusement, entre une technique vacillante synonyme de textures baveuses et parfois tardives à s'afficher et les niveaux couloirs, on aurait peu de raisons de s'extasier devant le visuel du titre.

  • Jouabilité 11 /20

    Bien que la complémentarité des personnages soit au centre du gameplay, elle n'apporte pas énormément au jeu. En effet, plutôt que de faire attention à sa propre santé, Heinrich devra constamment surveiller les fesses de Gretchen, d'autant que seule la dame pourra balancer quatre sorts, préalablement choisis, en plein combat. Malgré cet aspect et une IA plus que correcte, les quelques combos à disposition et la transformation en berserker, l'ensemble est bien trop classique pour faire monter la sauce. De plus, en coupant à intervalles réguliers son titre de cinématiques inintéressantes et de loadings sans parler de l'horripilant aspect labyrinthique des niveaux, Namco Bandai semble s'être complètement perdu en chemin...

  • Durée de vie 11 /20

    Plusieurs niveaux de difficulté étant à disposition, optez pour celui vous convenant le plus. Retenez quand même que le jeu est d'un ennui profond et qu'en Normal ou Difficile, vous devrez faire face à quelques combats inutilement longs au cours des 20 chapitres émaillant l'aventure.

  • Bande son 15 /20

    En plus d'un doublage américain de qualité, les compositions se montrent à la hauteur. Epiques et toujours prompts à raviver la flamme de l'action lors des échauffourées, les thèmes restent le seul point du jeu difficilement critiquable même si on aurait apprécié d'avoir une gamme de sonorités un peu plus étendue.

  • Scénario 10 /20

    Evoquant par moments le Berserk de Kentaro Miura, le synopsis de Knights Contract ne réussit jamais à utiliser la mythologique allemande pour nous propulser dans une aventure menée tambour battant. En lieu et place, on devra se contenter d'une histoire banale faisant le jeu d'une malédiction et d'un pacte entre Gretchen et Heinrich, d'un Faust de pacotille et d'une kyrielle de cinématiques synonymes de dialogues traînant en longueur plombant littéralement le jeu.

Alors qu'on aurait pu espérer un beat'em all original de par ses influences germaniques, Knights Contract se révèle d'une banalité affligeante. Usant de mécanismes éculés, desquels la complémentarité des héros ne peut l'en extirper, le titre se perd dans une progression navrante synonyme de niveaux labyrinthiques, de combats peu intéressants et d'un scénario fantoche. On appréciera également la clairvoyance de l'éditeur nous proposant son titre à 60 boules alors que sur l'étal d'à côté, on y trouve l'excellent Castlevania : Lords of Shadow...

Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste jeuxvideo.com
25 février 2011 à 17:03:45
9/20
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Mis à jour le 25/02/2011
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