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Test : Killzone 3
PS3
Killzone 3
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L'avis de hiro
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Journaliste jeuxvideo.com
22 février 2011 à 17:41:32
16/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (1101)
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Porteur de tous les espoirs suscités par la PS3 lors de son annonce, Killzone 2 était parvenu à se montrer digne de son rang en proposant une expérience qui a depuis marqué beaucoup de joueurs au fer rouge. Prenant, fascinant, immersif, torturé, violent, doté d'une réalisation à tomber par terre, le digne héraut de Sony se doit pourtant de laisser la place à une suite, elle-même censée mettre en lumière les dernières avancées technologiques de la machine. L'esthétisme pur ne suffisant plus, l'heure est en effet venue d'enfoncer le clou et de promouvoir 3D stéréoscopique et Playstation Move avec la classe qui s'impose. Aussi, voici venir Killzone 3, la nouvelle arme de destruction massive de la PS3.

Killzone 3

Si deux années se sont écoulées depuis la sortie de l'excellent Killzone 2, pour Sev et Rico seules quelques minutes séparent les deux aventures. En effet, ce nouvel opus - tout en jouant la carte des flash-back et de quelques ellipses temporelles dont nous tairons la nature - nous invite le plus logiquement du monde à découvrir la suite directe de l'intervention de l'ISA en territoire helghast. On se souvient en effet que la fin de Killzone 2 voyait l'arrestation du leader helghast tourner au vinaigre en raison de "l'enthousiasme" de Rico. Au début du jeu, Scolar Visari baigne donc dans son propre sang sur le carrelage de son palais. Les troupes de l'ISA parvenues jusqu'au coeur de la capitale se retrouvent de fait encerclées par des tripotées de soldats helghasts légèrement contrariés et déterminés à se confectionner des bottines de luxe avec leur peau. Killzone 3 nous propose ainsi de suivre la destinée de quelques milliers de combattants livrés à la colère d'un peuple meurtri ayant en plus fait de la guerre son activité favorite.

Killzone 3
Avec Killzone 3, attendez-vous à en prendre plein les mirettes !
Or, si cette situation initiale ne manque pas d'intérêt, le scénario - soutenu par de somptueuses cinématiques - s'essouffle toutefois rapidement en accumulant tous les poncifs du genre. Le jeu s'attarde en effet trop lourdement sur les rivalités entre des personnages stéréotypés au possible et finalement très creux, et ce que ce soit du côté des Helghasts ou de l'ISA. Les différentes ficelles employées s'avèrent en outre bien trop grosses pour le bien d'une histoire qui "s'achève" d'ailleurs de manière aussi abrupte que frustrante. Bref, n'attendez pas de Killzone 3 qu'il brille par son scénario. Néanmoins, tout ce fatras guerrier permet de donner naissance à une campagne soignée composée de 9 missions que vous mettrez entre 5 et 7 heures à boucler, en fonction de votre niveau et du mode de difficulté que vous aurez choisi. Killzone 3, autant dans sa structure que dans son gameplay, s'inscrit dans la stricte continuité de son prédécesseur et nous propose donc de parcourir des stages bien linéaires bourrés de scripts, de bouts de décors à vaporiser et d'ennemis qui n'ont pas vraiment gagné de neurones depuis Killzone 2, mais qui aiment toutefois davantage à balancer des grenades sur les joueurs trop statiques.

Killzone 3
Le scénario fait la part belle aux rivalités entre les différents personnages.
A la base des grosses fusillades qui vous attendent se trouve une maniabilité solide qui ressemble à s'y méprendre à celle du précédent volet. Une fois encore, les nouveaux venus dans l'univers de Killzone risquent d'être un petit peu perturbés par la relative lourdeur des mouvements de Sev, même si celui-ci paraît légèrement moins pataud qu'auparavant. En contrepartie, cette lourdeur permet de produire une gestuelle d'un grand réalisme. On se retrouve donc avec des rechargements délicieusement rugueux et une caméra qui ne se contente pas de rester à l'horizontale, mais qui tremblote, s'incline et remue à la moindre explosion. Soutenu par un système de couverture fonctionnel en dépit de quelques ratés occasionnels et de petits soucis de hit boxes, le jeu introduit également la glissade, très pratique pour se planquer rapidement en bout de course.

Killzone 3
Ah ! La satisfaction que procure une grenade bien placée est totale !
Une autre petite nouveauté tient à la possibilité d'effectuer des "finish moves" ultra violents lors des combats au corps-à-corps. Avec un bon timing et un bon angle d'attaque, vous pourrez ainsi observer Sev crever des yeux à coups de couteau (ou même de doigts !) ou égorger du Helghast avec un entrain qui fait froid dans le dos. A ce titre, sachez que le bébé de Guerrilla se révèle d'ailleurs sensiblement plus violent que ses aînés, et plus difficile aussi. Vous mourrez très souvent en progressant dans le jeu. Mais pour ne pas trop dégoûter les joueurs d'un FPS qui se veut toutefois extrêmement grand public, les développeurs ont fait en sorte que vos coéquipiers, généralement aussi efficaces que des moules marinières, viennent parfois vous respawner d'un coup de revival gun magique. Côté armement d'ailleurs, on retrouve la plupart des joujoux du précédent opus. L'arsenal donne essentiellement dans la mitraille et le plomb, en dehors d'une arme expérimentale que vous découvrirez vers la fin du jeu et qui devrait vous procurer un immense sentiment de satisfaction ! On note au passage que si le gros de ce matériel reste un poil imprécis et accuse toujours pas mal de recul (de sorte à nous faire privilégier les rafales courtes et le combat rapproché), la visée a tout de même gagné en précision par rapport à Killzone 2. Oui, même le fusil d'assaut de base des Helghasts se trouve maintenant doté d'un pointeur laser. Notez également que la pétoire de snipe ne nécessite plus de maintenir le pad Sixaxis droite pour stabiliser la visée, ouf !

Killzone 3
Killzone 3 vous permettra d'exprimer votre amour des Helghasts en toute liberté.
Au-delà de ça, Killzone 3 s'amuse aussi régulièrement à placer nos petites miches de combattant de la liberté dans des véhicules. Ces scènes se scindent d'ailleurs en deux catégories : des séquences relativement libres lors desquelles on pourra se déplacer et piloter de grosses machines de destruction (un exosquelette notamment) et des sections beaucoup plus nombreuses de tir sur rail pur et dur. Qu'on mitraille l'ennemi du haut d'une barge volante, à bord d'un speeder des neiges ou même d'un chasseur spatial, on se dit parfois que c'est la réalisation qui prime sur le gameplay et le vrai plaisir de jeu. Mais, il faut avouer que ces généreux interludes, quoique foncièrement basiques, apportent de la variété à une campagne autrement assez uniforme. Classique comme pas permis, Killzone 3 tire quasiment toute sa force de sa mise en scène irréprochable, de son animation qui frise la perfection, de sa physique magistrale, de ses somptueux jeux de lumière, de sa poussière omniprésente qui s'épaissit en temps réel, de sa fumée et de ses explosions pléthoriques et plus vraies que nature, de sa fluidité rarement prise en défaut, et d'un rendu global qui évoque plus un reportage de guerre qu'un jeu vidéo.

Killzone 3
Une partie de la campagne vous place aux commandes d'un joli jet-pack.
En somme, vous l'avez compris, la campagne de Killzone 3 brille sur la forme, mais peut-être moins sur le fond, avec un rythme parfois assez maladroit. Dommage, surtout lorsqu'on considère la grande brièveté de l'ensemble. Aussi, ceux qui souhaiteront profiter à plein de leur achat devront obligatoirement se tourner vers le multijoueur et le mode coop. Ce dernier vous permet comme son nom l'indique de faire la campagne à deux, sans qu'aucune scène n'ait été spécifiquement conçue pour ça. Uniquement jouable en écran partagé (pas de online donc !), le coop a en outre le mauvais goût de scinder l'écran verticalement tout en adoptant d'office un affichage décalé analogue à celui utilisé par un Resident Evil 5. Sans la moindre option de configuration, le coop de Killzone 3 apparaît donc comme un peu trop brut de décoffrage pour convaincre pleinement, même si le plaisir de dégommer du Helghast à deux n'est pas à négliger.

Killzone 3
Il n'est plus nécessaire de maintenir le pad Sixaxis droit pour stabiliser votre visée avec le fusil de snipe.
Il convient également d'évoquer l'autre gros morceau de Killzone 3, pour ne pas dire le principal, à savoir son multijoueur. Très similaire à celui de son prédécesseur, Killzone 3 s'articule autour du Deathmatch en équipe classique, de son excellent mode Zone de Guerre qui modifie le but du jeu à chaque manche au sein d'une même partie (de l'assassinat, à la protection de zones, en passant par du match à mort de base) et du nouveau mode Opérations. Ce dernier évoque à n'en pas douter ce qui se fait ailleurs en proposant une succession d'objectifs à capturer pour l'équipe attaquante, la carte s'étendant au fur et à mesure des succès de cette dernière. Le petit plus rigolo, mais sans être révolutionnaire, c'est l'introduction de cinématiques marquant la progression de l'une ou l'autre faction, cinématiques lors desquelles les joueurs pourront observer leurs propres faits d'armes (ou assimilés) et frimer devant leur petit(e) copain/ine.

Killzone 3
L'ange s'est envolé ! Et l'atterrissage risque bien de faire des dégâts !
Une fois encore, on note que la technique n'a pas été revue à la baisse pour le multijoueur, le jeu restant toujours aussi magnifique. Sachez en outre que si les parties n'autorisent pas la mise à couvert comme en solo, elles intègrent toutefois les fameux exosquellettes évoqués plus haut ainsi que les jetpacks qui font l'objet d'une mission de la campagne. De quoi sérieusement pimenter des parties qui ne souffrent d'aucun lag ! Déjà très efficace de base, Killzone 3 fait également partie de ces FPS qui misent sur une progression à long terme. Chaque partie, qu'elle soit gagnée ou perdue, vous rapportera effectivement de l'expérience qui vous permettra à la fois de monter en grade et d'obtenir des "points de déblocage". On utilisera ces derniers pour accéder à de nouvelles compétences liées à chacune des classes de combattants : possibilité de poser des tourelles ou d'utiliser des bots pour le Technicien, seconde vie pour le Médecin mis hors combat, possibilité de revêtir l'uniforme du camp d'en face pour l'espion, etc. La progression se révèle donc extrêmement gratifiante tout en assurant le renouvellement des parties. Pour résumer, disons simplement que le multijoueur de Killzone 3 s'avère extrêmement solide, mais que comme le solo, il n'apporte rien de très frais au genre.

Killzone 3
Vous boufferez quelques séquences de rail-shooting. C'est certes joli mais pas, forcément très satisfaisant.
Enfin, pour terminer notre tour d'horizon de Killzone 3, dont on rappelle la volonté de se poser en vitrine technologique de la PS3, prenons quelques secondes pour parler de la 3D stéréoscopique. Pour les rares joueurs qui pourront profiter de l'option (celle-ci nécessitant comme vous le savez un écran compatible), sachez que vous obtiendrez un jeu un poil moins fin, moins fluide mais également plus immersif, l'effet 3D étant assez réussi. On profite ainsi d'un véritable effet de profondeur, notamment lors des combats urbains, lorsque les affrontements génèrent de multiples explosions et donc de débris volants. Reste aussi à évoquer la compatibilité Playstation Move. Ceux qui disposent des deux instruments de la PS3 ne s'essaieront probablement que très brièvement à cet exercice pour la simple et bonne raison que si la visée gagne en précision avec le Move, les déplacements deviennent quant à eux beaucoup plus problématiques. Tout cela paraît donc assez anecdotique, il faut bien l'avouer.

Les notes
  • Graphismes 19 /20

    Si on peine à noter de véritables différences techniques avec le précédent volet, Killzone 3 n'en reste pas moins l'un des FPS les plus impressionnants du moment. Au risque de se répéter, le jeu tire quasiment toute sa force de sa cohérence visuelle absolue, de sa mise en scène irréprochable, de son animation qui frise la perfection, de sa physique magistrale, de ses somptueux jeux de lumière et de ses multiples effets de particules. Killzone 3 se montre en outre nettement plus varié que son aîné, en affichant au passage des décors plus ambitieux d'un point de vue artistique, fourmillant de détails, et ce même en multijoueur.

  • Jouabilité 16 /20

    On retrouve peu ou prou tout ce qui faisait la force du précédent volet. La prise en main est instinctive et peut-être même un tantinet plus souple qu'auparavant. Les nouveaux mouvements (glissades, assassinats) ne révolutionnent pas le jeu mais contribuent à son dynamisme. La seule ombre au tableau viendra peut-être de la campagne, qui tout en étant plus variée que dans Killzone 2, souffre de quelques petits soucis de rythme. On note ainsi un combat contre un gigantesque mécha qui s'éternise et une redite un peu maladroite au début du dernier tiers du jeu. Rien de rédhibitoire cependant, Killzone 3 reste un mets de choix !

  • Durée de vie 15 /20

    Ce critère spécifique méritait presque deux notes distinctes : pris pour son solo de 6 heures, Killzone 3 ne mériterait probablement pas la moyenne. Mais si l'on tient compte de son solide multijoueur et de son petit mode coop, quoiqu'assez brut de décoffrage (pas de online notamment), on obtient quelque chose de sensiblement plus convaincant. En somme, tout dépend vraiment du type de joueur que vous êtes.

  • Bande son 16 /20

    Attendez-vous une nouvelle fois à en prendre plein les oreilles ! Killzone 3 nous offre une gigantesque bande-son soutenue par de sublimes compositions épiques et des bruitages criants de vérité. La note "pénalise" toutefois des doublages français corrects, mais qui semblent parfois un peu trop détachés de l'action et du drame qui se joue sur la surface d'Helghan. Pour ceux que l'anglais ne rebute pas, préférez la version originale !

  • Scénario 12 /20

    Si les nombreuses cinématiques qui ponctuent le jeu sont superbes, l'histoire qu'il met en avant laisse toutefois beaucoup à désirer. Personnages creux et stéréotypés, rebondissements tellement grossiers qu'il n'en méritent même plus le nom constituent l'essentiel d'une trame narrative bien inférieure à celle de Killzone 2. Dommage.

Une très bonne note que certains jugeront sans doute trop sévère mais qui tient avant tout à la nature de la campagne solo, plus courte, très convenue et sans doute moins prenante que celle de son aîné en dépit d'une poignée de séquences chocs. Car le fait est que Killzone 3 est avant tout une gueule, un FPS à la réalisation époustouflante qui laisse parfois le joueur épuisé, mais rarement surpris. Doté d'une fantastique atmosphère, Killzone 3 s'avère en effet trop sage pour faire vraiment grimper aux rideaux les boulimiques de FPS. Le titre constitue néanmoins un excellent défouloir et une belle vitrine technologique pour la machine de Sony. On attend impatiemment la suite.

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Journaliste jeuxvideo.com
22 février 2011 à 17:41:32
16/20
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L'avis des lecteurs (1101)
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Mis à jour le 22/02/2011
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