Menu
Deadly Premonition
  • Tout support
  • PS3
  • 360
Tests
  • Accueil
  • Actus
  • Tests
  • Vidéos
  • Images
  • Soluces
  • Forum
Créer un contenu
Test : Deadly Premonition
360
Deadly Premonition
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste jeuxvideo.com
30 novembre 2010 à 17:01:50
10/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (127)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
15.8/20
Tous les prix
Prix Support
29.99€ 360
39.90€ 360
41.77€ PS3
69.90€ PS3
Voir toutes les offres
Partager sur :

Si Alan Wake empruntait aux écrits et réalisations de Stephen King et David Lynch, Deadly Premonition s'attarde principalement sur l'oeuvre du papa de Sailor et Lula. S'accaparant l'univers et l'ambiance d'une des séries les plus intemporelles qui soit, autrement dit Twin Peaks, le titre qui nous intéresse ici fait montre d'une ambition démesurée en proposant non pas une relecture du show TV mais plutôt une alternative vidéoludique. Idée ô combien excitante malheureusement rendue caduque par un visuel souffreteux et un gameplay sentant la naphtaline.

Deadly Premonition

Ne cachant nullement ses influences directes, Deadly Premonition s'ouvre sur une séquence renvoyant manu militari à la Loge Noire de Twin Peaks. Une façon comme une autre de nous faire comprendre que l'aventure que nous allons vivre n'a rien de rationnel. C'est le moins qu'on puisse dire tant Francis York Morgan, pendant pixélisé de l'inénarrable agent Dale Copper, nous renvoie en pleine face sa schizophrénie galopante synonyme d'un certain Zach avec lequel il s'entretiendra tout au long de l'enquête. Le décor est donc posé dès le départ et on ne sera donc pas surpris d'évoluer constamment, à la manière d'un Silent Hill, entre ce qui semble être la réalité et un univers parallèle d'où émergeront possédés démembrés et serial killer issu d'une ancienne légende urbaine. Mais au fait, comment le tout s'imbrique t-il dans l'histoire à proprement parler ? De façon plutôt logique pour tout dire mais laissez-moi vous conter l'horrible histoire de Greenvale...

Deadly Premonition
Ne manque plus qu'un nain pour parfaire l'introduction.
Tout débute par le meurtre sauvage d'une jeune fille répondant au nom d'Anna Graham. Très rapidement, le FBI dépêche sur place l'agent York, chargé de faire la lumière sur ces événements. L'homme, profiler reconnu, va devoir faire équipe avec le shérif du coin pour tenter de recouper divers indices. Vu sous cet angle, on pourrait penser de prime abord à un jeu d'aventure mâtiné d'horreur. Au final, ce serait quelque peu réducteur de le ranger dans cette catégorie vu que DP a des ambitions beaucoup plus grandes. En somme, on pourrait le situer entre un Grand Theft Auto et un Silent Hill, toutes proportions mises à part bien entendu. Ainsi donc, le but de Francis va être de se balader dans la ville et ses alentours afin de questionner le plus de monde possible pour se faire une idée de ce qui se trame. Pour se faire, vous devrez respecter les horaires d'ouverture des magasins et autres bars afin d'approcher vos suspects potentiels. En parallèle, vous devrez également vous rendre à des endroits précis en suivant ici aussi des tranches horaires précises. Dans l'absolu, la liberté qu'on nous offre sera donc rapidement bridée par ces passages obligatoires synonymes d'épisodes composant les huit chapitres de l'aventure.

Deadly Premonition
L'aventure ne manque pas de rencontres singulières.
Pour autant, le mélange est intéressant vu qu'on devra également faire attention à l'état de santé de York en le faisant dormir et manger régulièrement. Du coup, il sera bon de se rendre à la supérette du coin pour acheter quelques victuailles, utiliser les nombreux distributeurs à disposition, de profiter d'un mini-jeu de pêche pour s'enfiler quelques poissons ou tout simplement d'aller piquer un somme à son hôtel ou dans une des cellules du commissariat. Les développeurs ont également pensé à interconnecter les quêtes annexes. Par exemple, en refilant des biftons au pompiste du coin, celui-ci vous offrira un renseignement capital pour votre enquête tout en vous précisant qu'en battant le high-score du jeu de fléchettes, le gérant du bar pourra vous refiler un objet important. On ne se fera donc pas prier pour écumer la bourgade même si cela nous mettra face aux trop nombreuses tares du jeu à commencer par les balades en voiture.

Deadly Premonition
Quelques effets de mise en scène ont le mérite d'exister.
N'y allons pas par quatre chemins, ces dernières sont catastrophiques. La voiture tourne très lentement, l'utilisation de la caméra, via le stick droit, est risible et la gestion de l'essence, intermittente (allez savoir pourquoi), et celle des dégâts prend rapidement le chou. Cela dit, faites attention à votre façon de conduire car un excès de vandalisme vous fera perdre de l'argent, nécessaire aux achats décrits plus haut. D'ailleurs, pour rester dans le domaine automobile, il est regrettable que plusieurs courses soient si longues. Ce sera alors l'occasion de profiter de quelques dialogues savoureux, parfois ironiques et souvent truffés de références au cinéma d'horreur, mais dieu que c'est ennuyeux. Le constat est sensiblement le même concernant les combats quelle que soit l'arme utilisée. Principalement liés au monde altéré, ces derniers s'avèrent sans aucune saveur, le tout consistant à cibler automatiquement son ennemi via une arme à feu ou à aller au corps-à-corps pour en finir vite fait bien fait, un couteau étant plus puissant qu'un flingue (sigh !). Le hic est que le déséquilibre ne s'arrête pas là, les phases dans le monde parallèle étant extrêmement longues et passablement inintéressantes malgré quelques rencontres avec un tueur fou nous valant parfois des séquences de cache-cache à la Clock Tower ou des poursuites à base de QTE. Nonobstant, si cette diversité est appréciable, on reprochera aux devs d'avoir rajouter moult éléments arcade dénotant complètement avec l'univers et rompant par là même l'immersion.

Deadly Premonition
Glauque, l'ambiance doit malheureusement composer avec quelques idées farfelues rompant le charme...
En effet, comment plonger dans cet univers «Lynchesque» quand on croise à intervalles réguliers des médailles géantes nous rapportant de l'argent ou des effluves colorées nous renseignant sur le chemin à prendre ? Ardu malgré un scénario maîtrisé jouant constamment avec les nerfs des protagonistes et des joueurs. Dommage cependant que lesdits joueurs soient souvent exténués non pas grâce à ce qu'ils vivent par personnage interposé mais plutôt à cause de musiques parfaitement adaptées mais peu nombreuses et surtout très maladroitement utilisées. Ainsi, si le soucis des dialogues étouffés par le score musical sera vite réglé en passant par les menus, on en viendra quand même à se demander si l'utilisation abusive des deux, trois thèmes principaux lors de 90% des dialogues sont légitimes ou bien synonymes de bugs. Difficile à dire. Au final, on reprochera aux développeurs nippons d'avoir complètement oublié qu'un jeu est aussi bien une question de forme que de fond. Regrettable car Deadly Premonition s'avère supérieur sur bien des points à Alan Wake. A contrario, en ayant sciemment délaissé le gameplay tout en ayant plombé son jeu de bugs, freezes et d'innombrables maladresses, Swery65 a balayé d'un revers de la main ce qu'elle avait entrepris en terme d'immersion. Un jeu qui ne fera donc pas date à l'inverse d'un OVNI comme Killer 7 et qui divisera les foules soucieuses, ou non, de crier au génie en omettant qu'à l'inverse d'un film, un petit budget vidéoludique ne peut pas tout miser sur son scénario...

Les notes
  • Graphismes 5 /20

    Baignant dans un aliasing et un clipping omniprésents, le visuel de Deadly Premonition n'aurait même pas fait sensation sur une PS2 en fin de vie. La modélisation des personnages est maladroite, les décors tous plus laids les uns que les autres, l'échelle des protagonistes à l'intérieur de certaines pièces pas vraiment respectée, les bugs graphiques sont légion et le fait d'avoir saupoudré l'univers d'éléments arcades synonymes de médailles géantes flottant dans l'air ou d'effluves colorées est des plus ridicules.

  • Jouabilité 7 /20

    Bien que le jeu ne manque pas de bonnes idées, l'ensemble du gameplay est d'une affligeante nullité. Les déplacements du personnage sont aussi lourds que ceux d'un Resident Evil, les phases de conduite sont atroces, les combats totalement inintéressants et on profite même de quelques freezes. Il est donc regrettable que les développeurs n'aient pas cru bon de peaufiner leur oeuvre dans le sens où plusieurs éléments (gestion du sommeil, fait de nourrir Francis, choix de dialogues, respect des horaires pour visiter Greenvale...) sont intéressants.

  • Durée de vie 15 /20

    Avec ses sept chapitres (huit si on compte le prologue) découpés en 26 épisodes et ses trois modes de difficulté, Deadly Premonition fait montre d'une longévité étonnante. Comptez en moyenne sur une quinzaine d'heures pour en faire le tour voire un peu plus si vous décidez de récolter les cartes de collection et de terminer les quêtes annexes.

  • Bande son 12 /20

    A l'instar d'Heavy Rain, la bande-son du titre comporte quelques belles compositions (jazzy, folk...) malheureusement utilisées n'importe comment et tournant vite en boucle. Qui plus est, si vous ne modifiez pas les paramètres sonores, les musiques auront tendance à s'imposer au détriment des dialogues en les rendant parfois inaudibles. A contrario, les doublages américains sont parfaitement dans le ton. Dommage que la synchronisation labiale soit totalement à l'ouest.

  • Scénario 14 /20

    Evoquant par moments le Millennium de Chris Carter, le jeu recycle principalement le Twin Peaks de David Lynch. La petite ville américaine gardant jalousement ses secrets, un meurtre mystérieux, des freaks évoluant à découvert, un agent du FBI quelque peu dérangé et amateur de café, la Loge Noire, tout renvoie au chef-d'oeuvre télévisuel. Ajoutez-y quelques références délectables au cinéma de genre, divers emprunts à Silent Hill ou Clock Tower et vous obtenez un scénario peu original par rapport à ce que nous a offert la télévision US mais suffisamment solide pour qu'on daigne le parcourir afin de mener à bien notre enquête.

En l'état, on regrettera qu'Alan Wake n'ait pas fusionné avec Deadly Premonition, bien plus ambitieux sur certains points que l'oeuvre de Remedy. Plus proche de Twin Peaks que ne le fut le thriller psychologique finlandais, le soft nippon souffre néanmoins d'un nombre insurmontable de tares empêchant le joueur de se plonger pleinement dans ce monde étrange. En effet, difficile de ressentir de l'empathie pour l'ami Francis tant la technique et le gameplay se veulent rebutants. Au final, Deadly Premonition nous montre bien qu'un jeu vidéo se doit avant tout de trouver un parfait équilibre entre la forme et le fond afin d'éviter que l'oeuvre ne sombre dans un abîme de médiocrité duquel un synopsis, aussi bien rédigé soit-il, ne pourra l'en extirper. Ce n'est malheureusement pas le cas en l'état tant on subit l'aventure plus qu'on ne la vit.

Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste jeuxvideo.com
30 novembre 2010 à 17:01:50
10/20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (127)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
15.8/20
Mis à jour le 30/11/2010
Xbox 360 Survival-Horror Aventure Marvelous Interactive Access Games
DERNIÈRES PREVIEWS
  • Preview : Travis Strikes Again No More Heroes : Une expérience néo-rétro débridée
    SWITCH
  • Preview : Resident Evil 2 : 4 heures passées à Raccoon City, et des S.T.A.R.S plein les yeux
    PC - PS4 - ONE
Dernières previews
Jeuxvideo.com
JEUX LES PLUS ATTENDUS
  • Jump Force
    PC - PS4 - ONE
    Vidéo - Bande-annonce
  • Anthem
    PC - PS4 - ONE
    Vidéo - Bande-annonce
  • Resident Evil 2 (2019)
    PC - PS4 - ONE
    Vidéo - Gaming Live