Menu
Final Fantasy : The 4 Heroes of Light
  • DS
Tests
  • Accueil
  • Actus
  • Tests
  • Vidéos
  • Images
  • Soluces
  • Forum
Créer un contenu
Test : Final Fantasy : The 4 Heroes of Light
DS
Final Fantasy : The 4 Heroes of Light
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Romendil
L'avis de Romendil
MP
Journaliste jeuxvideo.com
08 octobre 2010 à 17:14:19
15/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (58)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
15.8/20
Partager sur :

Clairement moins mis en avant par Square Enix que les autres sorties RPG de son catalogue, Final Fantasy : The 4 Heroes of Light avait fait une entrée en scène discrète, voire confidentielle, au moment de sa sortie japonaise à l'automne dernier. Un an plus tard, nous avons le plaisir de le retrouver en Europe dans une version non traduite et destinée à une frange de joueurs nostalgiques de l'âge d'or du RPG nippon.

Final Fantasy : The 4 Heroes of Light

D'entrée de jeu, le rendu graphique très stylisé de la réalisation de The 4 Heroes of Light lui permet de s'affranchir d'une partie des joueurs attirés seulement par l'appellation Final Fantasy sur la boîte du soft. Alors oui, ce titre est inédit, mais il a été conçu dans une optique très particulière : celle d'offrir aux joueurs un trip old-school clairement assumé. Tout dans cet opus renvoie donc à l'époque bénie des premiers jeux de rôle sur consoles, le titre ayant d'ailleurs davantage de points communs avec Dragon Quest qu'avec Final Fantasy. En ce sens, le jeu s'avère encore plus imprégné d'une aura rétro que les derniers remakes de RPG sortis sur DS. Mais n'allez pas croire que l'équipe de Matrix Software a joué la carte de la facilité en s'attelant à la création d'un « faux » jeu de rôle old-school. Réussir à concevoir un titre digne des productions actuelles en n'utilisant que des mécaniques de jeu issues d'une lointaine époque relevait de la gageure. Et le résultat impressionne finalement beaucoup plus qu'il ne déconcerte.

Final Fantasy : The 4 Heroes of Light
Un charmant village victime d'une horrible tragédie.
Et pour bien faire comprendre au public que son titre se situe à la croisée des chemins entre le passé et le présent, Matrix Software a été obligé de trouver un compromis visuel qui se traduit par une 3D stylisée à l'extrême. En résulte un graphisme dénué de contours, qui use et abuse de couleurs pastel pour mieux affirmer son intention de faire voyager le joueur dans des contrées affranchies de toute notion temporelle. Un choix risqué dans la mesure où les environnements les plus vides côtoient les paysages les plus magnifiques, ce qui n'ira pas sans diviser les joueurs quant à cette approche visuelle par trop audacieuse. Mais cet exercice de style ne s'arrête évidemment pas à la réalisation graphique ; il concerne également l'environnement sonore dans sa globalité et l'orientation même du système de jeu, rétro jusqu'à la moelle. Inutile, dans ces conditions, de s'essayer au titre sans être profondément épris des éléments clefs de tout bon RPG à l'ancienne. Ainsi, à l'heure où la tendance est à offrir la possibilité d'esquiver ses adversaires pour limiter les combats intempestifs, Final Fantasy : The 4 Heroes of Light revient à un système classique de rencontres aléatoires, aussi bien sur la carte du monde que dans les donjons. Ces derniers se veulent évidemment labyrinthiques à souhait, s'étalent généralement sur plusieurs étages et se révèlent propices aux affrontements traditionnels au tour par tour.

Final Fantasy : The 4 Heroes of Light
Le coût des magies et des techniques utilisables dépend de votre job.
Les concepteurs n'ont d'ailleurs pas seulement souhaité créer un RPG simplement rétro mais se sont aussi attachés à doter le soft d'une difficulté plutôt relevée. L'inventaire étant exagérément limité, nos personnages se retrouvent souvent les bras chargés d'items en tout genre, ce qui implique de fréquents allers-retours à l'entrepôt de la ville la plus proche. D'autant que les objets ne sont pas les seuls éléments qu'il faut trimballer en permanence tout au long de l'aventure. Les armes et l'équipement sont inclus dans le lot, tout comme les tomes de magie que l'on peut acheter dans certains magasins. Une idée tout droit issue du premier Final Fantasy et qui a le mérite de rendre l'utilisation des sorts plus souple qu'avec une gestion habituelle des MP. Ici, chaque action passe par l'utilisation d'AP dont le nombre varie en fonction de la classe de vos personnages. Concrètement, tout le monde peut manier la magie mais ce sont les stats et donc les jobs qui font la différence. Par exemple, en revêtant le job de mage noir, vous aurez l'avantage non négligeable de lancer vos sorts noirs plus rapidement, ces derniers nécessitant moins de points d'AP pour être lancés. Idem pour le job de mage blanc avec les sorts de soins. A chaque tour d'action, les personnages doivent donc puiser dans leur stock d'AP pour effectuer une action plus ou moins coûteuse. Si ce quota n'est pas suffisant, il faut alors se mettre en défense pour faire remonter sensiblement son total d'AP. Qui plus est, le choix des actions utilisables en combat vous appartient totalement. L'interface permet en effet d'assigner librement jusqu'à six actions différentes (capacités, magie) à ses personnages en plus de l'attaque, de la défense et de l'accès aux objets.

Final Fantasy : The 4 Heroes of Light
Les contraintes liées à l'inventaire font parties des éléments old-school voulus par les concepteurs.
Le titre mise donc tout le renouvellement de son gameplay sur ces fameux jobs, symbolisés par des coiffes dont le nombre total s'élève à 28. Sachant que la plupart sont cachées et donc optionnelles, il est clair qu'on passera du temps à écumer le monde à la recherche de ces précieuses coiffes capables de doter nos héros de techniques aussi variées que redoutables. On peut même les améliorer en y insérant des gemmes obtenues en combattant. Mais attention, car ces gemmes constituent aussi votre principale monnaie d'échange contre de l'argent en pièces sonnantes et trébuchantes, la logique voulant qu'aucun ennemi ne se balade avec de la monnaie sur lui. Mis bout à bout, tous ces éléments rendent le jeu aussi prenant que difficile. La progression est non dirigiste et on ne nous prend jamais par la main pour nous dire exactement ce que l'on doit faire. Les phases de level-up sont incontournables si l'on veut avancer sans trop galérer, et ce dès le tout début de l'aventure. Qui plus est, le soft comporte un grand nombre d'éléments complètement aléatoires qui rendent le déroulement des combats toujours imprévisible. On ne peut ainsi contrôler ni le choix des ennemis pris pour cibles, ni l'ordre des tours d'actions des personnages, ni les moments où les héros vont déclencher des attaques combinées.

Final Fantasy : The 4 Heroes of Light
Les gemmes peuvent être échangées contre de l'argent ou bien servir à améliorer les coiffes et l'équipement.
Bien que l'histoire ne soit ni véritablement passionnante ni extrêmement développée, il est regrettable que Square Enix n'ait pas jugé bon de doter le jeu d'une traduction en français. Le scénario nous relate le voyage épique de quatre nouveaux « guerriers de la lumière », élus par les cristaux pour repousser les suppôts du Mal. Témoins d'une malédiction frappant les habitants de leur village natal, nos héros devront, dans un premier temps, mener leur quête en solo ou en petits groupes, le destin prenant un malin plaisir à les réunir à maintes reprises pour mieux les séparer. Ce manège dure quand même une bonne dizaine d'heures avant que le groupe ne soit définitivement soudé, la première partie de l'aventure faisant surtout intervenir des alliés temporaires qui nous donnent un avant-goût des nombreux jobs que l'on sera amené à utiliser. Car à chaque fois que le cristal se manifeste devant lui, le groupe acquiert des classes supplémentaires, utilisables à tout moment du jeu. Dans la seconde partie de l'aventure, il devient possible de se déplacer librement sur la carte du monde à dos de dragon afin de partir en quête des nombreux éléments cachés en marge de la trame principale. Conçu comme un RPG traditionnel bénéficiant de tous les avantages de la technologie moderne, Final Fantasy : The 4 Heroes of Light revient aux origines de la série pour nous rappeler cette époque où un rien réussissait à nous émerveiller. Le concept ne parlera sans doute pas à tous, mais l'expérience séduira immanquablement les nostalgiques et la possibilité d'y jouer à 4 simultanément constitue un atout indéniable pour le soft.

Les notes
  • Graphismes 15 /20

    L'orientation graphique très stylisée ne plaira pas à tout le monde, mais on ne peut que s'incliner devant l'originalité esthétique du soft. De plus, le character design de Akihiko Yoshida (Final Fantasy Tactics, Vagrant Story) est vraiment magnifique.

  • Jouabilité 15 /20

    Si le soft s'emploie à n'utiliser que les éléments les plus incontournables de tout bon RPG old-school, les concepteurs ont eu la bonne idée de remplacer les traditionnels MP par une gestion d'AP très intéressante. Les contraintes liées à la place dans l'inventaire ou au nombre limité d'actions utilisables en combat sont délibérées. Côté ergonomie, le titre s'avère aussi fonctionnel avec les boutons qu'au stylet.

  • Durée de vie 14 /20

    Relativement court en ligne droite, Final Fantasy : The 4 Heroes of Light compense sa trame principale un peu maigre par des à-côtés optionnels démesurément longs. Pas de juste milieu donc, mais chacun devrait y trouver son compte, d'autant que le titre autorise les parties jusqu'à 4 joueurs.

  • Bande son 14 /20

    La bande-son est constituée de musiques mélodieuses mais aux sonorités dépassées, ce qui est encore une fois un choix de la part des concepteurs dans le but de renforcer l'aura rétro du soft.

  • Scénario 12 /20

    A peine plus développé que celui de Final Fantasy III, le scénario de The 4 Heroes of Light reprend tous les codes de l'époque 8-16 bits de manière complètement assumée. Dommage que Square Enix n'ait pas cru bon de le doter d'une traduction française.

Ayant gagné la confiance de Square Enix en signant (entre autres) les remakes de Final Fantasy III et IV sur DS, Matrix Software a visiblement eu carte blanche pour exprimer sa passion du RPG rétro avec The 4 Heroes of Light. Complètement inédit et réalisé avec des techniques modernes, le soft n'en est pas moins imprégné jusqu'à la moelle d'une véritable aura de nostalgie et constitue un exercice de style étonnant. Une manière, pour le développeur, de rendre hommage à l'âge d'or du RPG nippon sans tomber dans le piège de la facilité.

Profil de Romendil
L'avis de Romendil
MP
Journaliste jeuxvideo.com
08 octobre 2010 à 17:14:19
15/20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (58)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
15.8/20
Mis à jour le 08/10/2010 à 17:14
Nintendo DS RPG Matrix Software Square Enix
Dernières Preview
PreviewThe Last of Us Part II : une nouvelle prise en main séduisante avant la sortie 01 juin, 15:00
PreviewTrackmania (2020) : Le nouveau Nations réussit-il le contrôle technique ? 27 mai, 16:32
PreviewXenoblade Chronicles - Definitive Edition : Un retour prometteur sur Switch 13 mai, 15:00
Les jeux attendus
1
The Last of Us Part II
19 juin 2020
2
Ghost of Tsushima
17 juil. 2020
3
Assassin's Creed Valhalla
4ème trimestre 2020