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Test : Venetica
PC
Venetica
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Profil de pixelpirate
L'avis de pixelpirate
MP
Journaliste jeuxvideo.com
22 janvier 2010 à 17:32:02
12/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (22)
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14.7/20
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Après nous avoir offert quelques jeux d’aventure PC bien sympathiques (Ankh, Jack Keane...), les Allemands de Deck 13 font leurs premières armes dans le domaine du jeu de rôle. Toujours adeptes d’un style cartoon qui ne fera pas l’unanimité, ils misent cette fois sur une héroïne sexy, embarquée dans un contexte plus original que de coutume. Maintes fois retardé, Venetica avait tout de même de quoi susciter quelques craintes. Étaient-elles fondées ?

Venetica

Scarlett est une charmante orpheline originaire d'un petit village montagnard près de Venise, dont le nombril à l'air et le décolleté pigeonnant ont su séduire un chevalier du coin. Elle vit un véritable cauchemar le jour où son promis tombe sous les coups de mystérieux assaillants venus la réduire au silence. Qui étaient-ils et pourquoi s'en sont-ils pris à elle ? Et la vie aura-t-elle le même sens sans son bien-aimé ? C'est alors que lui apparaît son père, qu'elle n'a jamais connu et dont l'identité lui apporte déjà quelques réponses, puisqu'il n'est autre que la Mort en personne ! Il lui demande de se rendre à Venise afin de tuer les cinq Immortels qui menacent l'équilibre du monde. Et afin de l'aider dans sa tâche, il lui octroie le pouvoir d'accéder à l'Au-Delà quand elle le veut.

Venetica
Le cycle jour/nuit tente d'embellir personnages et environnements à grands renforts de HDR.
Pour mener à bien sa mission, Scarlett devra puiser ses forces dans ses motivations : est-elle animée d'un désir de vengeance, ou bien souhaite-elle tout simplement œuvrer pour la paix ? A vous de décider, sachant qu'en penchant vers l'une ou vers l'autre de ces inclinations, vous vous ouvrirez la porte de certaines organisations vénitiennes et vous en fermerez d'autres. Le procédé est désormais classique, mais reste appréciable. Côté gameplay, Venetica, c'est du RPG light, à mi-chemin entre Fable et Divinity II. Votre héroïne devra accomplir des quêtes, livrer de fréquents combats en temps réel, très centrés sur l'action, et résoudre à l'occasion quelques énigmes simples (la solution est toujours évidente, quand elle ne vous est pas suggérée d'un mouvement de caméra...). Les deux premières zones de jeu - les Montagnes et la Côte - offrent une progression couloirisée afin de ne pas perdre les novices. Et si ces derniers venaient tout de même à s'égarer, Scarlett pourra invoquer un corbeau qui la guidera, comme dans Fable II, vers son prochain objectif. Puis Venise la belle s'offre à vous. Plus ouverte, truffée de missions annexes et d'endroits à explorer, elle ne s'affranchit pas pour autant d'une certaine linéarité : il vous faut en effet résoudre une succession de quêtes pour passer au secteur suivant, sachant que chacun d'eux se conclut par l'affrontement contre un boss.

Venetica
Les combats sont moins techniques qu'il n'y paraît, mais ne manquent pas de dynamisme.
A défaut de proposer une création de personnage, Venetica offre un système d'évolution éprouvé et donc efficace. Grâce à l'expérience obtenue au fil de vos exploits, vous franchissez des niveaux qui vous octroient des points de caractéristiques à répartir (constitution, sagesse, force et pouvoir spirituel) et des points de technique à dépenser. Il existe deux types de techniques : les techniques physiques et les techniques spirituelles. Si l'on excepte deux talents dédiés à l'artisanat (le dépeçage et l'alchimie), les premières sont pour l'essentiel tournées vers le combat. En s'adressant à un entraîneur, Scarlett pourra apprendre à manier la faux, l'épée, le marteau ou la lance, à enchaîner des attaques, à parer et à lancer des coups dévastateurs. Et bien que certaines compétences doivent être activées en cliquant sur l'icône associée (une barre d'actions est prévue à cet effet), votre salut réside dans votre habileté au clavier et votre maîtrise des enchaînements. Enfin, tout ça c'est en théorie. Parce que dans les faits, si les affrontements contre des humanoïdes armés nécessitent des mouvements d'esquive et des ripostes bien placées, vos autres opposants peuvent être vaincus facilement en avançant vers eux et en cliquant frénétiquement sur la souris. Il faut dire que l'IA faiblarde et les problèmes de collision n'aident pas vraiment à la technicité des combats.

Venetica
Grâce à ses pouvoirs spirituels, Scarlett peut révéler ce qui se cache sous la réalité apparente.
Les techniques spirituelles, également dispensées par des initiés, sont quant à elles l'occasion d'explorer les voies occultes et immatérielles. De nombreux pouvoirs nécromantiques sont à votre disposition, grâce auxquels vous pouvez voir à travers les yeux d'un corbeau, invoquer des goules, drainer l'énergie de vos adversaires... Mais dans le domaine, les capacités les plus originales sont celles qui vous permettent d'accéder à l'Au-Delà. L'environnement prend alors un aspect nébuleux qui révèle des choses invisibles aux yeux des mortels. Et pour peu que Scarlett en acquière la compétence, elle pourra même interagir avec les morts et lever des malédictions. L'ensemble donne lieu à quelques séquences sympathiques qui font regretter que cette idée de gameplay, qui rappelle Legacy of Kain, soit sous-exploitée dans la première moitié du jeu. A contrario, Venetica use et abuse de son mini-jeu de crochetage original mais d'un intérêt ludique limité : deux personnages fantomatiques, Nesto et Don, rencontrés en début d'aventure avant de passer l'arme à gauche en essayant de vous sauver, vous indiquent le code couleur à reproduire pour déverrouiller la serrure à l'aide de vos crochets. Venise regorgeant de coffres et de portes fermées, il vous faudra répéter cette séquence à l'envi, ce qui devient rapidement insupportable.

Venetica
Contrairement aux apparences, Scarlett ne s'adresse pas à un fantôme. Merci la caméra.
Mais si le gameplay n'est pas épargné par les maladresses, c'est surtout l'aspect technique qui finit par desservir Venetica. Pour commencer, il faut savoir que le jeu n'est pas particulièrement joli, et c'est un euphémisme. Les décors, pauvres et bien trop vides, sont affublés de vilaines textures en basse résolution. Les personnages sont tellement mal modélisés que ni leur rendu cartoon, ni l'abus de HDR ne parvient à les sauver, d'autant que leur animation est risible (seule l'héroïne s'en sort bien sur ce plan). Et pour ne rien arranger, les bugs graphiques et les problèmes de collision sont légion. C'est d'autant plus dommage que la conception des environnements, intéressante, témoigne d'un gros travail sur l'architecture vénitienne. Mais comme si ça ne suffisait pas, l'aspect sonore se montre bien peu convaincant : le doublage est médiocre et les PNJ croisés en intérieur s'adressent à vous avec un écho épouvantable qui donne l'impression d'évoluer dans une cathédrale souterraine. Il faut encore ajouter à cela une mise en scène aberrante durant les dialogues : la caméra, qui se positionne généralement face à vous ou dans votre dos, masque votre interlocuteur. Bref, le jeu est techniquement à la ramasse. Dans ce genre de cas, on est en droit d'attendre un gameplay solide et passionnant, des adjectifs qui ne s'appliquent pas vraiment à Venetica.

Note : Les joueurs PC veilleront à installer le premier patch correctif (version 1.02) pour Venetica, pourtant disponible depuis novembre dernier mais non inclus dans la version finale du jeu.

Les notes
  • Graphismes 9 /20

    Inutile de remuer le couteau dans la plaie en énumérant à nouveau la pléïade de problèmes techniques dont souffre Venetica. Visuellement peu attrayant, le jeu affiche pourtant un framerate inconstant. C’est d’autant plus dommage que les environnements vénitiens, bien conçus, auraient pu être agréables à parcourir. Seule l’héroïne, bien modélisée, bien animée, dotée d’une garde-robe à faire rougir un ascète, a échappé au massacre.

  • Jouabilité 12 /20

    Doté d’une jouabilité efficace, que ce soit sur Xbox 360 ou sur PC, Venetica propose un gameplay qui ne brille pas par son originalité, si l’on excepte quelques mécanismes mal mis en valeur. Le plaisir de jeu est gâché par de nombreux problèmes techniques, des combats trop bourrins entachés d’une IA défaillante (qu’il est possible d’exploiter pour venir facilement à bout de certains boss) et des phases de jeu très répétitives comme ces maudits crochetages de serrures.

  • Durée de vie 14 /20

    Venetica propose environ 25 heures de jeu, voire davantage si vous comptez boucler toutes les quêtes annexes - qui sont somme toute nombreuses – et explorer les moindres recoins de Venise. En revanche, n’y cherchez pas une quelconque rejouabilité : le jeu ne propose aucun choix de personnage et souffre d’une linéarité relativement prononcée.

  • Bande son 8 /20

    L'aspect sonore est plus que décevant. La musique ne souligne pas assez les moments forts du jeu, les bruitages environnementaux se limitent au strict minimum (où sont les clameurs des marchés vénitiens ?), le doublage en français est médiocre et l’effet d’écho dans les habitations fleure bon l’amateurisme.

  • Scénario 15 /20

    Une héroïne sexy, un contexte sympathique, un scénario original : Venetica a de quoi séduire le joueur sur ce plan, même si la linéarité de la progression donne davantage le sentiment de vivre une aventure que d’explorer un univers de jeu de rôle. Le nombre important de quêtes annexes compensent en partie cette impression.

A la croisée des chemins entre un Fable et un Divinity II, Venetica est un jeu de rôle/action plein de bonnes intentions, doté d’un contexte original et d’une héroïne séduisante dont on se plaît à suivre les pérégrinations. Hélas, le titre est desservi par une dimension technique complètement à la ramasse, indigne d’un jeu de 2010. Dans ce genre de cas, seul un gameplay solide et passionnant peut encore sauver les meubles. Mais force est de constater qu’avec ses combats bien moins techniques qu’il n’y paraît, ses énigmes simplistes et ses phases de jeu répétitives, Venetica accumule trop d’errances dans le domaine pour prétendre convaincre les adeptes du genre.

Profil de pixelpirate
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22 janvier 2010 à 17:32:02
12/20
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L'avis des lecteurs (22)
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14.7/20
Mis à jour le 22/01/2010
PC RPG Deck 13 Interactive DTP Entertainment AG
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